‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 204 sur 260 · M. CHASSAIGNE-GOYON, U. R. D · texte numérisé non relu

M. CHASSAIGNE-GOYON, U. R. D

Elu au premier tour de scrutin, — 8,873 voix.

Mes chers Concitoyens,

depu“ plus de trente‘cinq ans- soit à mw de

^oits3 vos S] iber tés',C vo s intérêts™ aV0‘r ^ défailIance’ vos voyances, vos

delaComSont™^”8^ ^ confianceet dc sympathie que m’ont donné mes collègues pe«3Z^rSr^Iant’ à ^ ^ présider,8 me

à la Chambre comme' vous'méri^Xt^ref ^ dc V0US rePréaelUer encoro

Une ligne immuable.

Ma profession de foi ne sera pas longue*

La plupart d'entre vous, qui m'avez Fait confiance depuis tant d'années, savent en effet quelles sont mes convictions, et à quels mobiles j'ai toujours obéi*

Je n'ai pas eu d'opinions successives* Ma ligne de conduite n'a jamais varié* Eüc restera immuable, soyez-en certains.

Fidèle serviteur de la démocratie, que d'aucuns confondent volontiers avec la démagogie, sa caricature, j'ai donné mon concours sans réserve aux gouvernements de MM* Poincaré, Pierre Laval, Tardieu, que j'ai toujours soutenus de mes votes, comme les plus capables, à mon avis, d'assurer l'ordre a l’intérieur, et la paix du monde*

Pour la paix du monde.

M* le Président du Conseil, André Tardieu, disait, à la Chambre* le 31 mars dernier :

o Pour organiser positivement et contractuellement cette paix, on n'a encore rien fait de plus substantiel que ce qu'a fait la France, sous le gouvernement de M* Pierre Lava] d'abord, sous le mien ensuite i je parle de nos propositions de Genève, qui seront demain la base de l'effort commun de tous les peuples qui veulent le désarmement dans la sécurité et la paix dans l'assistance mutuelle. »

Et il ajoutait, s'adressant à M. Redouce : « A cela, vous ne pourrez rien répondre », L'orateur socialiste avait dénoncé comme certains « les méfaits de la politique de la paix armée et le danger que, selon lui, courait le pays, de se trouver, au cours de la prochaine législature, devant ie cruel dilemme du désarmement ou de la faillite »*

Déclaration bien audacieuse, en vérité, de la part d un groupement politique qui professe ouvertement le marxisme, générateur de la lutte de classe, qui finit, le plus souvent, par provoquer la guerre civile ou la guerre étrangère.

Le danger socialiste *

Le socialisme ne diffère du communisme que sur des opportunités de tactique. Ii préconise, lui aussi, la dictature d'un parti ou d’une classe ; la socialisation de tous les moyens de production et d'échange ; et, par suite, avec la suppression de toute liberté économique, l'abolition avouée de la propriété individuelle, et celle de l'héritage, qui la suit nécessairement, visant ainsi à retirer à un père ie droit de laisser à ses enfants le fruit du labeur de sa vie.

Son triomphe transformerait le monde entier en une immense caserne, où régnerai une prétendue égalité, dans la misère générale, sous le despotisme odieux de quelques individus utopistes ou criminels.

La crise économique dont nous commençons à souffrir en France depuis quelques mobt provient surtout, concurremment avec la surproduction et la so us-consommation, sans parler de la Russie (où rognent la famine et la terreur communistes), des expériences néfastes tentées par les socialistes évolutionnistes, qui ont pu prendre le pouvoir en * ng e terre, en Australie, en Allemagne, en Suède même et au Danemark Partout, leur adminis^ tration a engendré une prodigalité démagogique, un égalitarisme stérile, i imprévoyance plus dangereuse, et enfin le chômage, avec toutes scs conséquences douloureuses*

Il paraît invraisemblable que dans notre pays, où l’idée de liberté est si profondément ancrée dans les esprits et dans les cœurs, quelques-uns des chefs les plus avertis du parti radical-socialiste puissent encore envisager une alliance, même purement électorale' et parlementaire, avec le marxisme, négation même de notre régime démocratique.

Une telle alliance me paraît plus répréhensible encore, en la période présente de difficultés financières. Tous ceux qui connaissent ces difficultés savent que notre situation sans être inquiétante, appelle cependant, de notre part, l'attention la plus vigilante îa plus soutenue. Ils considèrent comme indispensable la formation, dans la prochaine Chambre d’une majorité homogène et stable, très résolue à travailler, avec la même énergie et lé

m nrrt iTi j*-* /"h I I 1./ 1 /Y llA ET a I n rk I n. ^ ^ T 1 1 f f ■ .. i

meme courage civique, selon la forte expression du Ministre des Finances, à remettre nos

budgets dans le droit chemin.

Le rôle de la future majorité.

Il n’a tenu qu’au parti radical (M. Tardieu l’a constaté une fois de plus dans son remarquable discours du 6 avril) qu’il en fût ainsi dans la législature qui s’achève

Sans doute, cette future majorité aura-t-eîie à tenir grand compte 'des aspirations raisonnables de -notre démocratie, au point de vue social, au cours de son œuvre délicate et complexe de redressement financier. Mais il conviendra de toujours mesurer leur réalisation aux forces productives de ceux qui payent l’impôt et dont les charges sont déjà si lourdes

Les assurances t sociales ,

Elle aura aussi à reviser profondément la loi snr les assurances sociales que M le Ministre du Travail s’est engagé, devant le Sénat, lors de la séance du 26 mars dernier à remanier et à.« mutualiser » dans la plus large mesure possible.

Je me ferai, soyez-en surs, auprès du Gouvernement, l’avocat infatigable des doléances Si légitimés des assujettis à cette loi.

'* ■ , uuu UK YjjLLULitcut'tîh son-inimence.

Vice-Président de ta Fédération républicaine de France et de l’Union des pères et

Paul CIIASSAIGNE-GOYON

Député sortant.

Chevalier de la Légion. d*hcmneur.

Ancien Président du Conseil Municipal de Paris, Ancien Vice-Président de Ta Chambre des Députés.

dont les fils sont morts pour U patrie.

Président de ia Commmission des finances de la Chambre.

lrS circonscription du 9* arrondissement,

M. OUDIN, républicain de gauche.

Elu au premier tour de scrutin. — - 4.508 voix.

Mes chers Concitoyens.

Il y a trois mois, vous m’avez fait le grand honneur de me choisir comme successeur de notre éminent député et regretté ami Paul Escudier.

Vous n'attendez pas de moi que je vous retrace un programme encore présent à votre

mémoire.

Je dois cependant vous rendre compte de mon court mandat législatif.

Républicain d’union nationale, j’ai soutenu de mon vote les ministères Laval et Tardieu, continuateurs de la politique de Raymond Poincaré.

Je veux avec eux l’ organisation d une paix durable, établie dans le respect des traites, mais ayant avant tout pour base la sécurité de la France,

J’ai volé à la Chambre l’amnistie, la retraite du combattant, la péréquation clés retraites, la propriété commerciale, la réduction du nombre des députés, La reforme électorale comprenant le premier tour de scrutin, le vote obligatoire et le vote des femmes, pour ne citer que les principaux scrutins auxquels j’ai pris part.

Parce que j’ai siégé à peine trois mois au Palais-Bourbon, dois-je me solidariser avec la Chambre sortante dans toutes ses manifestations?

Je ne le pense pas.

Je demeure l’adversaire résolu de la loi sur les assurances sociales, telle qu’elle est appliquée.

Si son principe se justifie, j’estime que la loi profondément remaniée doit prendre pour bases la mutualité et la liberté.

J’estime, d’autre part, que la prochaine législature ne doit apporter aucune aggravation au sort du contribuable.

La diminution des impôts doit s’opérer par une compression des dépenses et par de sévères économies.

Le contribuable doit être également protégé contre les abus de la fiscalité.

Combattre La crise économique, faire cesser le chômage dû aux fautes du cartel, tel doit être le but de la nouvelle Chambre par l’extension du plan d’outillage national et la protection de la main-d’œuvre française.

Il lui faudra aussi :

Faire aboutir le programme des revendications légitimes du petit, et du moyen commerce.

Organiser Partisanât.

Protéger les intellectuels, les créateurs et les arts appliqués.

En ce qui concerne les questions locales je ne puis mieux faire que de réitéré! naes Pr messes récentes :

Aménager définitivement le boulevard Haussmann prolongé sur mon înitiati Reconstruire sur place le lycée Condorcet,

Maintenir à la gare Saint-Lazare le plus grand nombre possible de lignes de chemins de fer. Redonner enfin ii Montmartre son éclat momentanément terni au profit d’un autre quartier.

Républicain, je veux 1 union de tous les Français, Je répudié toutes les oppressions, je veux la liberté des consciences, la liberté de renseignement, la liberté de la famille, la liberté du commerce et du travail, en un mot la liberté dans le progrès social.

Je suis 1 ennemi de toute surenchère et de toute démagogie. Je ne promets que ce que je peux tenir, ayant la fierté de pouvoir dire : que j ai toujours consacré toute mon activité à la défense du bien public.

Vive la France î Vive la République I Vive le 9* arrondissement [

Adeien OUDIN

Candidat républicain dVnion nationale.

Député sortant.

2* circonscription du 9e arrondissement, M. SOULIER, U. R. D.

Elu au deuxième tour de scrutin. — 4,736 voix.

Mes chers Concitoyens,

La législature qui sJouvrira le 1er juin 1932 devra avoir pour caractéristique première la réduction des dépenses publiques, et, par voie de conséquence immmédiate, la diminution d*s impôts.

Plus de fiscalité tracassicre et mortelle I

La France doit retrouver au plus tôt, par des mesures avisées et courageuses, son équilibre économique.

La loi sur les assurances sociales s’est, à l’usage, révélée impraticable et insupportable , elle devra être entièrement remaniée, pour être soumise à ces deux principes : la liberté et la mutualité.

Le suffrage féminin, que la Chambre vient, une dernière fois, de recommander au sénat par 463 voix, devra triompher.

Par mes conférences, par mes écrits, par mes propositions et mes interventions à la ambre, je n ai cessé de me dresser contre toutes les lois d'exception, dont je n’admets ni 6 Pr*ncipe ni la pratique. Je demeure leur adversaire déterminé et actif.

îoat suffrage donné au Cartel est un coup porté au franc ,

* Voter pour 1 un des trois éléments du Cartel : socialiste unifié, l’inspirateur; radicalste, l metteur en œuvre, saxon, 1 appoint, c’est atteindre la confiance et le crédit.]

'r pour un carLelliste ou un cartellisant — et vons savez qui ils sont — c’est vouloir

mettre le franc à un sou, c'est exposer la France k cet affaiblissement: qui appelle la guerre;

Seule, tous les hommes de bon sens le savent, l’Union nationale, qui a mené la France {Tune main prévoyante et ferme, peut la sortir de la crise dont nous souffrons tous. Seul, je représente devant vous l’Union nationale.

Pour servir, dans ces temps difficiles, vos familles et vos intérêts, F expérience et ^autorité que j’ai acquises demeurent à votre disposition.

Citoyens, vous qui vous rappelez les néfastes années 1924-1 926, résolus à voter sans faute le lftr mai et à choisir l’Union nationale, je ne doute pas que vous ne fassiez T honneur de l’élire une fois encore à votre tout fidèlement dévoué,

Edouard SOULIER

Candidat républicain d'Union nationale.

1" circonscription du 10" arrondissement.

M. SUSSET, républicain socialiste.

Elu au deuxième tour de scrutin. — 7.609 veix.

Progbamme

Le programme que vous 'allez lire et que nous vous soumettons n’a pas la prétention d’embrasser tous les problèmes d’avenir qui seront à résoudre sur les divers plans de la politique pour réaliser F ensemble harmonieux d’un ordre social parfait.

Sans perdre de vue ce but idéal, nous estimons qu’à l’heure grave où nous sommes, au moment où les événements semblent déborder les prévisions humaines, il est à la fois honnête et sage de concentrer nos efforts en vue de réalisations immédiates, limitées aux possibilités et aux nécessités de l’heure présente.

C’est, [pourquoi, en affirmant notre désir d’élargir plus tard notre action, nous envisageons simplement une série de réformes et de mesures que nous voulons faire, aboutir, le plus rapidement possible.

D’abord :

— Organiser 3a paix ;

— Vaincre la crise économique ;

— Supprimer le chômage ;

— Barrer la route au déficit ;

— Développer les œuvres sociales,

P o li t iq ue int ern aiionale*

Développement de la politique de paix internationale, objet essentiel de notre action.

Multiplication des ententes économiques entre les nations et spécialement entre les nations européenes, afin d’arriver à une organisation économique de 1 Europe assurant l’équilibre de la production industrielle et agricole de tous lès peuples, en tenant compte dés tendances économiques et des besoins de chaque nation.

Mise à la disposition de la Société des Nations de toutes les aviations civiles et nin taire s qui sont un danger mortel pour les centres urbains eu cas: de menaces de guerre.

Interdiction dit commerce international privé des armes de guerre afin d'empêcher ^organisation1 clandestine de conflits armé^

Organisation de la sécurité internationale par la mise en œuvre de ï 'arbitrage obligatoire et par la limitation progressive et simultanée des budgets, des armements et des effectifs des diverses nations.

Contrôle international des effectifs, des armements et des budgets, assuré par des commissions de techniciens opérant sur place.

Publication officielle annuelle des budgets et des effectif a.

Mesures internationales de contrôle pour rendre efficaces les conventions interdisant la guerre chimique et bactériologique,

Po litiq ii e in tè r te a re .

Développement et perfectionnement de nos institutions démocratiques,.

Lnttei résolue contre toutes les dictatures, quelles qu’elles soient.

Respect du suffrage universel et maintien du scrutin uninominaf à deux tours.

Respect absolu de la liberté de conscience, entraînant la laïcité, c’est-à-dire l’imparliai dé souveraine de 1 ELal dans les question philosophiques ou religieuses.

Accession gratuite de tous les enfants du peuple aux différents degrés de l’enseignement conformément à leurs aptitudes et à leurs tendance.

Politique financière.

Lquihbre sincère du budget sans emprunt ni charge fiscale nouvelle.

Pour combler le déficit évalué à 7 milliards prévu au budget de 1933 et qui sera l’une des premières taches de la législature ; 1

Pour gager d autre part des réformes sociales indispensables:

V Mise à la charge de la caisse d’amortissement des intérêts de. la dette contractuelle ralentissement ou, le cas échéant, arrêt de l’amortissement du capital de la dette ;

-i , Sur les ^penses militaires qui représentent actuellement six fois

dp h \ 0 CÜ ^ L rna*lL ^Lleiie* On peut réaliser facilement, en tenant compte en particulier

d a‘SSC dcs Prlx de gros, une économie sur les achats nécessaires à l’armée :

Pü °™e administratlve avec la collaboration des syndicats de fonctionnaires.

4 toPlolLatlori directe du monopole de fait existant pour les essences,

des i™n*iCflftl0n Ct S™Pll^eallori du calcul de l’impôt direct en supprimant la superposition sion j/r* "'T13"'11, 3 m^me ma^ère imposable, ce qui entraînerait notamment la suppresim P° sur salaires et sur Jes bénéfices commerciaux.

circula " ^^semeKt c* un plafond pour Jes billets de la Banque de France (au chiffre de la

, ° K UCiaire actuelle J seul moyen d’empêcher l'inflation et le drainage de For.

,)armi.er lch°n a b Gouvernement de faire aucune avance sar la trésorerie autrement que mesure legislative, pour empêcher la répétition de récents abus,

^es étions de placement des titres des ionds d'Etat aux trésoriers généle Gouvernement de l Ktat^ ' res01'' de iae°n à évlter la pression des grandes banques sur

Protection de V épargne publique.

profession i ° ^Poser un cautionnement, pour les particuliers qui veulent exercer la ■osÉaHfagk banque^ Uier* ^ ^eUX cen^s ^°*s va^eur iocative.de l'immeuble où est

Afin de garantir la sincérité des bilans, gage de la sécurité des déposants, institution du contrôle de la comptabilité des banques par l’inspection des finances avec droit, pour l’inspecteur, de saisir en cas d’urgence, le procureur de la République et le tribunal de commerce.

Politique économique .

Suppression des marchés spéculatifs à la Bourse ’du commerce.

Contrôle des grandes entreprises faisant appel aux subventions de i Etat.

Aménagement de l'impôt sur les transports, clément essentiel de la vie chère.

Réorganisation du régime des chemins de fer et contrôle de la gestion des compagnies avec la collaboration du personnel et des usagers.

Accords internationaux assurant la stabilisation définitive des monnaies par l'institution d'une banque internationale d’émission.

Organisation internationale de la production en facilitant la circulation et la répartition des produits.

Mise en œuvre d’un vaste plan d’outillage national susceptible d’apporter sans délai an palliatif au chômage, et destiné à donner du travail aux chômeurs, en vue d'améliorer l’équipement économique du pays.

Ce plan qui ferait appel à des ressources extra -budgétaires serait finance par le moyen de l’emprunt.

Politique sociale*

Le plan d’outillage national devra faire une large part aux habitations ouvrières pour lutter contre le taudis.

Construction d'habitations à loyers très réduits.

Organisation de cités-jardins dans la périphérie des grands centres urbains, reliées à la ville par des moyens de transports rapides et bon marché.

Augmentation du budget d'assistance aux vieillards, aux infirmes, aux mères abandonnées, aux orphelins, aux familles nombreuses et aux femmes en couches.

Lutte contre les fléaux sociaux : tuberculose, syphilis, cancer.

Equipement de dispensaires, de pavillons d'isolement, d établissements de cure.

Création de preventoria et de sanatoria.

Pour les anciens combattants.

Mise en application du principe : « Moins pour la guerre, plus pour ceux qui 1 ont faite, a

La retraite des anciens combattants doit être réversible sur la tête de la veuve, oh S1 y a lieu, des orphelins mineurs.

Admission de tous les anciens combattants aux soins gratuits.

Possibilité de se mettre en instance de pension nonobstant toute forclusion.

En faveur du travail.

Réduction internationale de la journée de travail afin de taire suivre à la productî le rythme du développement du machinisme, tout en maintenant un salaire qui LLbe a égale puissance d'achat aux travailleurs, dans Fintérêt même du commerce.

Simplification du mécanisme des assurances sociales, en liaison avec les organisa i mutualistes et les groupements syndicaux.

Révision de la loi sur les accidents du travail, avec extension aux maladies p10 e-

No 2145

nelles et augmentation du taux de rente en tenant compte de l’intégralité du taux d'invalidité.

Développement de l’orienta Lion professionnelle et organisation contrôlée des cours d'apprentissage.

Congé annuel payé.

Développement des contrats collectifs qui sont une garantie pour les travailleurs. Suppression de l’impôt sur les salaires.

En faveur de l' artisanat.

Exonération de la patente pour les petits artisans assujettis à l'impôt sur les salaires Autorisation d’employer 3 personnes en dehors des membres de la famille.

Organisation des chambres de métier.

Développement du crédit artisanal.

Droits aux abonnements de travail sur les chemins de fer.

Institution au Ministère du Travail d’an office de Tartisanat Création du brevet professionnel artisanal.

hn faveur des petits industriels et commerçants*

Kelorme de la loi sur la propriété commerciale, afin d’assurer d’une façon véritable aux commerçants la propriété de leur fonds de commerce.

Remplacement de la taxe sur le chiffre d’affaires par une taxe à la base ou à la production, ce qui supprime l’inquisition fiscale.

Application immédiate de la réforme de la patente.

Abattement à la base.

Déduction dans tous les cas du salaire de la femme du commerçant.

Organisation rapide du crédit commercial sous le contrôle de l’Etat afin de permettre a épargné publique de fourmr au commerce, en toute sécurité, des moyens de crédit.

Politique agricole *

la Achète ’don^ff" d,°f PaS néSl’ger U P°1Uique a&ricole P°ur combattre efficacement a vie chere dont souffrent les consommateurs urbains*

Création d’un office du blé et d’un office du vin.

Création d’une caisse nationale d’assurances contre les calamités publiques, olitique des engrais à bon marché.

Politique coloniale.

Mise en valeur de nos colonies.

Politique de Iibre-echange absolu avec les territoires français d’outre.mer ^mancipation progressive des indigènes. r0anisation de I instruction et de l’enseignement professionnel. eveJoppement des œuvres sociales et de l’assistance médicale.

Au point de vue administratif.

des assurances soci al es ! & PaperaSS6rie administrative spécialement de celle des services

Réforme Scîmîl’R>nC^0nna'reS daPar^enicn^aux oa communaux.

réaliser dWrUnt^L*™6 !* c°llaboration des syndicats de fonctionnaires en vue d ^portantes économies administratives.

Conclusion

Citoyens,

Vous avez lu mon programme.

Je me permets de croire qu’il est conforme à vos aspirations*

11 doit réaliser Tunion des hommes de bonne foi, la concentration des vrais républicains, l'entente de tous les travailleurs*

Je suis b homme de ce programme*

C’est sur lui que je vous demande de me juger*

Avec confiance;, j’attends l’expression de votre volonté*

Raymond SUSSET,

2a circonscription du lO arrondissement*

M. FâRRYj républicain de gauche.

Elu au 20 tour de scrutin* — 6.474 voix.

De 1932 à 1936 la France devra faire face :

1° À la crise économique actuelle, que caractérisent :

a) La paralysie des courants commerciaux, h) la désaffection du crédit à long terme.,

c) l'arrêt de la production,

d) le chômage

2° A la crise de l’Etat que révèlent les difficultés budgetaires ,

3° A la crise de sécurité qui pourrait naître de l’échec ou même d’un résultat à moitié

satisfaisant des négociations en cours à Genève ; ,

4» A la crise de population : qui s’accusera à partir de 1931 et jusqu en 1940, par l'effondrement des contingents annuels des jeunes gens et jeunes filles de 20 ans, conséquence directe de l’effondrement des naissances pendant la guerre.

Ignorer ou taire ces difficultés, serait faire preuve d’incapacité ou de démagogie

Le programme type du candidat qui sait tout et qui promet tout, le boniment ronflai) mais -creux des charlatans de la période électorale, ne sont pas de saison.

Seuls, doivent entrer en ligne de compte le choix et la valeur des moyens propres p faire face à une situation sérieuse. Leur efficacité dépendra du caractère des .homme ,

choisis par vous, en assureront l’application.

La première condition à réaliser est la stabilité du gouvernement.

Les difficultés actuelles ne seront iamais ré-snlii»» i incertaine, se succédant de trois mois en trois mois. ^ lî°llver,lemellts de durée

Pas davantage, elles ne sauraient l’être par des gouvernements de parti Les gouvernements de parti s’épuisenl i sauvegarder des siluaüous de parti et des programmes de réunion publique. Ils piétinent sur place F

Seuls, des gouyémemc^i d uuien, délivrés du souci' de vivre au jour |. i„„. „„v„ lient pour le pays et vont de 1 avant. * J ’ e*Juver-

Tout doit être tenté pour réaliser un gouvernement d’union.

cartel! “ P" & aUCUn ^ n'aèoept8r u" gouvernement socialiste ou de

Les huit gouvernements carieHistes de parti s’obstinant à garder le pouvoir nous ont

en 1926 au bord <ie rabîme- :défi

Dix milliards d’impôts supplémentaires;

L’effondrement du crédit.

Les expenences de gouvernement socialiste en Allemagne en u - i

Danemark, eu Australie, en Angleterre, nous ont rapporté : ‘ h ” ^

La paralysie des échanges, l’arrêt de la production, le chômage -

Le marasme des affaires, les moins- values d’impôts, les difficultés de nos budgets

On ne mene pas le franc à 240 et la livre à 88 sans qu’il en reste quelque chose "

lonsa ®2 d^Ii^SeC §*££ ZZll^ “ '* ** m°ra,e ^ ^ * dé-

Voilà où nous ont mené les théories socialistes et les complaisances des socialisants :

L Etat socialiste, c'est TEtat touche-à-tnnf ],ïrta+ a* - T

buables, l’Etat industriel, commerçant’ assureur h! P T avec les dcnier9 de« contritravail, dispensateur de rentes. ’ ’ nquier’ transporteur, distributeur de

«vaC*cL°ZrSuéa!,Xlamdesntr î“ °U de leurs amis> « serait dans les

l'inventaire des fortunes rexorooria"! • V* la ProPr,ëté individuelle, l’inquisition fiscale, nisme, la lutte de da "2 rZTfP C°nfisCatl0n’Ce *»» avec le comm„:

failli tte et la misère ’ epf'rgne menacés’ le9 e"^™nts de l’Etat reniés, la

Je m’opposerai à tout retour offensif du cartel.

de ranionnationa,e lous les

Le culte de la Patrie j

La^sfri cte'obser!^ lion ^ es^contra^? * ^ * rapprochement des peuples ;

Le respect de la propriété ;

transmission ; 1 épargné, de sa libre acquisition, de son libre emploi, de sa libre

l’école laïque^11 ^ '* neutral,té absolue et bienveillante pour toutes les croyances, de La liberté de renseignement;

La liberté de conscience et par conséquent le respect des manifestations extérieures de la conscience ;

La liberté de pensée, la liberté de croyance, la liberté du travail sous le contrôle des lois sociales,

Une outre condition essentielle à réaliser ést 1 équilibre du budget, garantie de la stabilité financière et qui, seule, permettra :

De continuer la politique d’amortissement réalisée par 1 union des partis et la majorité des gouvernements : Poincaré, Tardieu, Laval, 20 milliards amortis en cinq ans;

°De reprendre la politique des dégrèvements d’impôts inaugurée par les majorités des gouvernements Poincaré, Tardieu, Laval. Politique compromise par la dénonciation de T’union nationale au congrès d’Angers en 1928 par les radicaux. - Six milliards de dégrèvements d'impôts en 1928, 1929, 1930, 1931, après l’effroyable punition due au cartel, de dix milliards d’impôts supplémentaires en 1927 et 1928.

Mais pour y parvenir, il faudra à la lois :

Augmenter ou rétablir les recettes, c est-à-dire le rendement des impôts. On y parviendra sans impôts nouveaux par le rétablissement des courants commerciaux ,

Diminuer les dépenses par une politique d’économie.

Les économies ne peuvent être recherchées que dans :

Les dépenses de défense nationale, les dépenses sociales;

Les dépenses de la dette, les dépenses des services publics.

Ici, l’intérêt national, les engagements de l'Etat, les intérêts privés les plus respectables

entrent en Jeu. . *

Il sera facile par le moyen des calomnies électorales d'alarmer ces derniers : interets

privés des fonctionnaires, des retraités, des anciens combattants, des petits rentiers.

A eux de voir, en définitive, où est la mauvaise foi, la démagogie, de distinguer qui exploite leurs besoins réels, leurs ambitions légitimes, leurs souffrances et la misère. Il « un temps aussi où le cartel leur promettait beaucoup, il n’a même pas pu leur donner du fmne papier sans valeur. Seul, le gouvernement d'union nationale, seuls, les gouvernements Tardieu et Laval leur ont donné quelque chose, peut-être moins qu'ils r.' espèrent, mais en Lout cas, en monnaie stable et saine.

L’équilibre du budget dépend aussi du règlement des dettes extérieures. Il est bien entendu et je le déclare bien haut, que nous ne payerons l’Angleterre et les Etats-Oms que dans la mesure où l’Allemagne payera les réparations.

Les dépenses de défense nationale sont très lourdes. Nous les réduirons dans- toute h mesure compatible avec notre sécurité, telle qu’elle sortira des accords de Genève.

Je suis partisan résolu de romanisation de la paix :

Far le rapprochement des peuples;

Par l'institution de l'arbitrage obligatoire;

Par le respect des traités ;

Par l’organisation rl’une force de police- internationale : juge, loi, gendarme pour les individus, arbitrage, traités, police internationale pour les peuples.

Depuis douze ans, mon action, personnelle n’a cessé de s’exercer dans ce sens.

Je suis à Genève pour réaliser ce programme en dehors duquel dans l’état actuel de l’Europe, on ne peut pas espérer réduire sérieusement nos armements défensifs, déjà ramenés au strict minimum compatible avec notre sécurité.

Je continuerai à les tenir à ce minimum mais ne consentirai jamais à descendre audes bous.

La défense nationale est le seul moyen d’éviter la servitude politique et l’oppression économique. Nous la devons à nos enfants précisément parce qpe nous les avons élevés dans l’amour de la paix et qu’ils sont (seuls en face des jeunesses allemandes et italiennes) moralement désarmés.

J’ai horreur de la guerre, parce que je l’ai faite, parce qjm j’en ai souffert, parce que j'élève des fils.

Ces budgets faciles à bander et des dégrèvements d’impôts dépendent encore d’une production organisée et productrice.

Je préconise comme en J 928 ;

A la base : l’orientation professionnelle de la jeunesse, cherchant sa voie dans le commerce, dans 1 industrie, dans la banque, etc,, la formation du travailleur dans les ateliersécoles, le placement méthodique des apprentis, la protection de l’ artisan et l’aide au petit perse miel de toutes catégories.

. Plus haut : la transformation des méthodes industrielles pour obtenir des prix de revient meilleurs ; la collaboration féconde des syndicats patronaux et- ouvriers au lieu de la lutte de classes stérile ; la sécurité donnée au capital, principal agent et metteur en œuvre □es decouvertes ; l’attachement des travailleurs aux moyens de production et leur participation a u>: bénéfices.

An sommet : la collaboration des organisations syndicales et la mise en valeur économique du pays : 1 Etat arbiLre assurant seul la responsabilité politique de gouverner. De eux choses 1 une : on P Etat, affirmant son autorité, associera, sons sa direction, les syndicats a sa tâche économique, les mettra en présence de l'intérêt général et il intensifiera la proc uclion } ou bien 1 Etat se désintéressera du problème et lire à hue et à dia par les syndicats Individualistes, il périra et ce sera l'anarchie.

ï onctionnement du conseil national économique, chambre économique, représentation ûr Gnieat ^es métiers et des professions, sont des solutions à envisager.

Jjf sfc

Enfin, je crois nécessaires :

t, ] K politique de sage protection agricole et industrielle, permettant la reprise et le ‘^oppemeiit do notre commerce d'exportation,

p* i xchision de la loi de finances de toutes dispositions autres que celles relatives à a'!a 10ri ^dettes et à la fixation des dépenses, initiative des dépenses réservée au Gouvernement.

Dans le cadre de ces principes directeurs et sans manquer jamais aux obligations qu'ilscréent; en défendant sans ménagements Tordre et la liberté contre le communisme qui yit de haines, prêche la violence, prépare T émeute et la misère ; je m'efforcerai de réaliser les réformes suivantes :

Programme fiscal :

Respect absolu de l1 égalité fiscale entré tous les citoyens et toutes les catégories d’entreprises.

Simplification du système fiscal.

Généralisation dans tous les cas Toti cela est possible du système de la taxe unique, abolir la taxe de luxe.

Reprendre dès que possible les dégrèvements d'impôts commencés en 1928 (abattements à la base, diminution des taux sur les impôts, sur les bénéfices industriels et commerciaux,, sur l’impôt sur les salaires, sur l'impôt des professions non commerciales) ;

Suppression des vérifications vexatoires de comptabilité pendant cinq ans, ou toul au moins réduction sensible de ces délais.

Achever la réforme en cours de la patente-

Programme économique :

Mettre en valeur nos colonies.

Etablir des courants d’exportation stables.

Etudier un régime douanier adapté à la situation économique nouvelle.

Rendre la liberté au commerce.

Pratiquer une politique intelligente de crédits.

Défendre T artisanat, véritable trait d’union entre le capital et le salariat.

Programme social ;

Défendre énergiquement la famille et surtout la famille nombreuse (préservation morale, politique de développe ment de la natalité, lutte contre la tuberculose, allocations familiales, bien de famille).

Défendre la propriété et favoriser l'épargne.

Développer les sociétés d'habitations à bon marché de crédit immobilier et de jardins ouvriers.

Satisfaire aux justes revendications des anciens combattants et aider fraternellement les veuves, les orphelins et. les mutilés de la guerre.

Donner a la propriété commerciale sa forme définitive en contrôlant le droit de reprise et en limitant le prix du loyer à un maximum juste et raisonnable.

Reviser la loi sur Jcs assurances sociales, conserver l’obligation pour l’assurancevieillesse; rendre T assurance-maladie facultative et en confier T administration aux sociétés de secours mutuels. jj

Ce programme, volontairement étendu en raison des difficultés de Theure, que trop de démagogues complaisants cherchent à escamoter, un parti seul le réalisera toujours difficilement.

En mai 1928, le pays avait voulu 1 union des partis et donné pour mission à ses élus de s’opposer à une nouvelle expérience cartel liste.

Cependant, en septembre 1928 le parti radical-socialiste à Angers, a, sans raison dénoncé l'union nationale.

Ainsi la volonté du corps électoral a été trahie. L’action du Parlement ramenée à des luttes stériles et incessantes, a été, eo partie paralysée.

On a fait de la politique et non pas les affaires du pays.

Que le pays impose à nouveau l’union de tous les républicains, qu’il condamne le socialisme, qu il rejette ceux qui s en réclament, recherchent et acceptent son appui et ses bulletins de vote !

Ainsi :

— il garantira sa sécurité extérieure,

— il établira la paix sociale,

— il respectera toutes les confessions,

— il imposera l'apaisement,

— il dira qu’il préfère une République de liberté à un collectivisme de contrainte.

C’est cette République de liberté que je veux. Je fais appel à tous ceux qui la veulent avec moi; juste, forte, respectée.

Jêà* FÀBRY

Député sortant, — Ancien Ministre*

Délégué de la France à la Conférence du désarmement à Genève.

lr[* circonscription du 11" arrondissement.

M. HENR Y-PAT Éj radical indépendant,

Élu au premier tour de scrutin, — 5 . 335 voix.

Citoyens,

*!/ 9 V.lngt'd?U* ails’ la Folie-Méricourt envoyait siéger à la Chambre des Députés,

L malr,Pr.em‘ere- °1S’ 6 Clt0J'en Henry-Paté. Depuis 1910, il a été constamment réélu avec nés majorités toujours accrues.

sflnweiCDmité de. conceniration républicaine et socialiste indépendant a l’avantage de prénouveau a vos suffrages, la candidature du Citoyen

HENRY-PÀÏÉ

Vice-Président de îa Chambre des Députés. Député sortant.

grandir H °^re^uar^er ^ePuis vingt-deux années par de solides amitiés qui n’ont cessé de

trer aux èlTP' i ^ COnnU d° t0US' NoUS Éensons ^ n*est Poirtt nécessaire de démonles reoré^ni ^ " u° f CIrconscr^P^on tous les mérites de celui qui, depuis tant d'années,

but essentiel i *U ^ emenÉ y défend les institutions républicaines et sociales, qui sont le essentiel du programme de notre Comité.

Maîgwé' les hautes situations- qu’il a occupées, Ibinrj- Pâté est toujours resté en contact avec les citoyens du quartier.

IL u>a jamais oublié, depuis qu’il est notre élu, que sou mandat constituait pour lui une charge et non un simple honneur. Il s’est toujours souvenu cju il avait été envoyé à La Chambre pour soutenir activement les intérêts généraux du pays,, qu’il avait le devoir de recueillir les indications, les avis de ses électeurs et d’en tenir compte.

On ne connaît pas d’ennemis à Henry- Pâté. Il a, certes, des adversaires, mais ceux-ci reconnaissent loyalement en lui fhomme probe. Il est doué d’un véritable talent oratoire, souvent mis à contribution par différentes organisations. Son influence lui a permis d’acquérir une popularité rayonnant sur le pays tout entier* Son action a été bienfaisante pour réaliser l1 union des républicains.

Sa compétence, sa puissance de travail, le désignaient tout particulièrement pour faire partie de nombreux gouvernements.

Son autorité, sou énergie, de même que la confiance et la sympathie dont il jouit au Parlement ont amené ses collègues à lui confier la Vice- Présidence de la Chambre des Députés. Il préside l’Assemblée avec un brio que les journaux de toutes opinions elles Députés de tous les partis sont unanimes à reconnaître.

Ouvriers, employés, commerçants, industriels, artisans, petits façonniers, vous qui déployez tant d’énergie et de travail, vous qui consentez tant de sacrifices pour donner une extension toujours plus grande à vos entreprises, vos efforts tendent chaque jour davantage à intensifier votre production en perfectionnant et en modernisant voLre matériel, afin de lutter efficacement contre la concurrence étrangère.

Les Lourdes charges qui atteignent les contribuables sont arrivées a 1 extrême limite de leurs possibilités. Ces impôts doivent être diminués et mieux répartis ; nous constatons en effet que le monde commercial et industriel paye environ SG 0/0 clés impôts cêdulaires sur le revenu, alors que l’impôt sur les bénéfices agricoles donne un rendement inférieur à l’impôt sur les salaires : injustice inadmissible qu’il faut rapidement faire disparaître; tout comme doit être supprimé l’impôt sur les salaires.

Nous demandons comme vous que la propriété individuelle soit garantie, que vos intérêts soient sauvegardés, de même que soit institué le crédit au commerce et à Findustrie.

Vous pourrez ainsi travailler dans la sécurité et la paix. La 1H rance qui traverse actuellement une crise sans précédent, a besoin dans 1 intérêt de tous, de retrouver le calme et la confiance.

Henry- Paie est un ardent défenseur de toutes les libertés. Jl a demandé que la loi sur la propriété commerciale, soit complétée en assurant au commerçant une juste indemnité dans tous les cas d’éviction. II a maintes fois réclamé la suppression des vexations et de

FinquLsition fiscale et Î1 est intervenu pour que soit établie la justice fiscale.

Anciens combattants, mutilés et victimes de la guerre, qui vous êtes sacrifiés pour le pays, nous connaissons et nous partageons vos légitimes revend i cations. Henry-Pâté a toujours fait les plus grands efforts pour les faire aboutir. Il est votre ami et votre fidèle représentant.

La paix sociale est également l'une de ses préoccupations. La lutte des classes est pernicieuse. Les hommes sont égaux en droits et en devoirs, et il faut toujours chercher à fis unir pour créer chaque jour plus de bonheur et de mieux-être. Henry- Pâté na jamais manqué de témoigner aux travailleurs son affectueux dévouement. Dans la crise redou a e qui pèse sur eux depuis de trop longs mois, il a tout tenté. D ailleurs, pêne sans cesse sur les misères humaines, il n’a jamais attendu que Ion lasse appel a sûn appui pour laisser parier son cœur et s’intéresser fraternellement a ceux et à celles que la souffrance a si injustement atteints. Les citoyens qui ont eu affaire à lui peuvent en témoigner.

Dès son retour à la Chambre, il continuera son action vigoureuse pour que le chômage prenne fin.

Nous ne reculerons devant aucune réforme si elle esL juste, mais nous nous dresserons sans merci contre ceux qui, recevant le mot d’ordre de l’étranger, nient la Patrie et compromettent la République,

Partisans de la liberté de pensée, de la liberté de conscience et de la liberté d’opinion, de toutes les libertés, nous ne tolérerons aucune violence et nous protégerons tous les citoyens auxquels on voudrait supprimer ce droit. Le citoyen Henry- Pat/ est partisan de modifier la loi des assurances sociales, suivant l’avis déjà énoncé par les intéressés et d’en confier 1 application aux Sociétés de secours mutuels.

De même que nous demandons pour les citoyens une solidarité et un rapprochement nécessaires à la vie nationale, nous voulons ardemment que les peuples comprennent que leur mission en ce monde n'est pas de se haïr et de s’entre-tuer, mais au contraire de se rapprocher, d’apprendre à s’aimer, pour éviter que les générations nouvelles ne connaissent les h erreurs de la guerre.

La France est à ta tête du monde pour établir la paix universelle et pour travailler au rapprochement des peuples. Mais son action bienfaisante pour l’humanité n’exclut pas le souci qu’elle doit avoir de sa propre sécurité.

Allègement des impôts, modification des lois fiscales, reprise du travail, condition de la fin du chômage, assurant aux ouvriers comme aux patrons la sécurité du lendemain, fraternité des peuples, maintien de la paix, telle sera demain l’œuvre qu’accomplira au Parlemen*le citoyen Henry-Pâté que vous élirez au premier tour de scrutin, avec une majorité encore plus imposante qu-en lt)28.

Le vote a lieu cette année le 1 er mai. C’est Je jour de la fêle du travail. A vous tous, citoyens, elle donnera 1 occasion de téter comme il convient le succès 'du grand travaîlleur qu'est le citoyen

HENRY-PATÉ

qui, dans tmis semaines tq tournera à la Chambre pour la sixième fois lier d'avoir été dhoisi à nouveau par ] e quartier si laborieux de la Folie- Mé ri court.

Vive la République démocratique et sociale !

Vive la Folie-Méricoiirt I

Pour le Comité :

La Commission exécutive ,

2e circonscription du 11* arrondissement/

M. BESSET, radical indépendant.

Élu an deuxième tour hde scrutin. — » 8*955 voix.

Mon cher Concitoyen/

En sollicitant une fois de plus vos libres suffrages, je ne vous demande pas de faire sur mon nom une manifestation personnelle, mais de rester fidèle aux idées que nous avons fait triompher ensemble en 1928*

Ces idées vous les connaissez, elles comportent :

La résistance à tous les sectarismes d'où qu'ils viennent ; et en particulier au plus dangereux de tous, celui du parti communiste, du parti qui prépare la révolution universelle.

La résistance à toute reconstitution du Cartel, dont la politique a valu à la France en 1926, îa chute du franc et à l'Angleterre, en 1931, la chute de la livre. Son retour au pouvoir ajouterait à îa crise économique mondiale dont nous souffrons une nouvelle crise monétaire qui nous est fort heureusement épargnée*

La résistance à l'internationale de la finance, qui prétend mener le monde et se dresse partout contre le payement de nos réparations*

Mais il ne suffit pas de marquer ainsi notre hostilité à certains, nous sommes pour une politique constructive, qui ramène la confiance au dehors comme an dedans, confiance sans laquelle -la crise qui désole Lu ni vers et îa crise nationale qui en est la conséquence ne sauraient être conjurées.

Cette politique repose avant tout sur le développement de la paix :

À l’extérieur, dans îe cadre des propositions françaises formulées par MM* André Tardieu et Paul-Boncour à Genève, pour la limitation des armements d’une part et le maintien de la sécurité de l'autre*

A ^intérieur, par le retour à l’union qui nous a sauvés en 1926 et qui nous sauverait encore aujourd'hui, car elle permettrait d'aborder, à l’abri des luttes stériles de partis, sans surenchère et en toute impartialité, les deux grandes questions que la nouvelle Chambre devra résoudre et qui sont :

La diminution des charges fiscales et la déflation budgétaire, indispensables si l’on îie veut pas laisser écraser, sous le poids des impôts, la production nationale.

L'exécution d'un grand programme de travaux publics qui mette fin au chômage, vivifie notre économie nationale et permette d’attendre la fin de la crise mondiale.

Telles sont les idées générales dont je m’inspirerai si j'obtiens votre confiance.

Mais le mandat de député ne comporte pas seulement un rôle politique, mais aussi certains devoirs, communs à tous les mandataires du peuple, devoirs auxquels je m honore de n'avoir jamais manqué, à savoir :

A la Chambre, l'assiduité aux séances, qui permet le vote personnel, à l’exclusion du

vote par procuration do„t je suis l'adversaire ; le développement du travail dans les commissions, plus leçon d que bien des manifestations de tribune.

Dans la circonscription, le contact constant avec les électeurs, notamment à la perma- „ ou, deux fois par semaine, pendant quatre années, je me suis tenu à la disposition

Pour moi le rôle de député est à la fois polit, que et social. Il comporte parfois des obligations de conseiller et de guide, auxquelles je n’ai jamais failli P

Je sollicite de vous l'honneur de les remplir encore.

Vive la République démocratique et sociale !

Lucien BESSET

Député sortant.

Secrétaire de la Commission du commerce ot de l'industrie. Membre de la Commission de l'armée.

3e circonscription du il* arrondissement.

M. MALINGRE, radical indépendant.

Elu au deuxième tour de scrutin. — 9/074 voix.

Ghers Concitoyens,

tjJSl pfu|: “r de V Cir““Cl:ipLli“ d“ 1 1* arrondissement ont témoigné au DépS, ' ‘n“ “ e chargeant de le, représenter à la Chambre des

wn/l“ *{T* ? ' 3'““ V0iji de m*Je,filé. «pim programme républicain d’nnion nalionale dans son œuv're lIŒ ^ ^

G0“V'"'™“lS d“ *“• Tardieu cl Pierre Lavai, wntinna^eurs de^sa

tlfalLT °‘U° ““Vre °'*il ^ P°urs“ivie da” Sunion qui avait au Congrès d’Angel ’ r°mpüe P3r h V°lonté sectaire de ^'ques-uns

se sltVorl eï cïlcune3 deUter ^ ^ *m^aa*«* ^ 3 soutenus

républicains. ’ ‘ h CnS6S mmisterielIes» de reconstituer l’entente de tous les

sigeance de ceux qui^ont mN le°Ur0: "t * 5 deSUCCes’ la responsabilité en incombe àl’intransions, il faut bienqle \ S!.es quef0n/ de personnes au-dessus des principes. Ces divi-

développement do & ^ *-g*«

Paul Malingre °a défend tout “ ? ^ * C011statfr qu’en tout« circonstance, le citoyen

notre pays. “ d“’ t0Ut en Proclaniant 5es devoirs envers les autres, les droits de

Fidèle aux engagements pris devant vous, il a successivement combattu par la parole et par ses votes : la reconnaissance des dettes de guerre et les accords conclus à Londres et à Washington, qui devaient avoir pour conséquence l'obligation pour nous de payer à nos alliés le montant de dépenses engagées pour la cause commune.

De même, i! s’est refusé à approuver le plan Young, qui consacrait un nouvel abandon de nos droits aux réparations, sans contre partie suffisante, et dont la ratification devait amener, quelques mois plus tard, le Président Hoover à se croire autorisé à proposer à la France l'abandon de ce qui lui restait de sa créance sur P Allemagne, tandis que les Etats^ Unis prétendaient ne pas renoncer à celle qu’ils possèdent sur nous.

Le citoyen Paul Malingre a donc repoussé ce nouvel accord franco-américain, estimant qu'il faisait table rase des engagements pris et des signatures librement échangées et portait ainsi atteinte au respect des conventions sans lequel aucune entente intei nationale n est possible.

Sans ce respect de la chose signée, aucune i imitation des armements ne sauiait en effet être sérieusement envisagée, aucune paix durable établie, ni aucune sécurité, seules capables de me Lire fin à la crise économique, au chômage et à la misère qui sévissent, actuellement sur le monde.

Devant cet angoissant problème, il n’a, représentant à la Chambre d’une grande circonscription laborieuse, d’industriels, de commerçants, d’employés, d'ouvriers, cessé de mettre tout en œuvre pour enrayer le mal ou tout au moins pour en limiter les effets.

C’est pourquoi il a, dès l'origine, soutenu ce projet d'outillage national, qui, appliqué en temps utile, pouvait détourner la crise de notre pays.

Pour des fins politiques, l'opposition aveugle de quelques-uns a retardé la mise en exécution de cette grande entreprise jusqu’au jour ou, en raison de 1 étendue du mal, eile ne pouvait plus être qu'un insuffisant palliatif.

C’est dans le même esprit d'économie sociale qu’il a voté le programme d habitations à bon marché, véritable charte de l'habitation, dont l’application progressive doit hâter la fin de la crise du logement.

Pour parer aux conséquences funestes du chômage, il a propose et obtenu, pour 1 exercice actuel, le vote de 400 millions de crédits, grâce auxquels i! sera possible de venir en aideaux ouvriers sans travail, que la société a le devoir de protéger et de soutenir.

Enfin, convaincu de la nécessité d’une politique de stricte économie budgétaire, il a jugé qu’un représentant du peuple n’était qualifié pour la faire aboutir que s’il donnait luimême l'exemple. En votant contre l’augmentation de l’indemnité parlementaire, en votant pour la réduction du nombre des députés, il n’a pas eu seulement en vue de diminuer les dépenses publiques, mais il a voulu aussi montrer qu’il était vraiment possible d'imposer des économies aux autres qu après avoir montré qu’on était capable d’en supporter à son détriment.

Beaucoup de candidats qui sollicitent la confiance du corps électoral vous apporteront des promesses nombreuses, des affirmations contradictoires. Nous vous apportons, nous, des actes précis.

En votant pour le citoyen "

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