‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 205 sur 260 · P, MALINGRE · texte numérisé non relu

P, MALINGRE

vous montrerez que la démocratie du 11B sait reconnaître les siens, ceux qui ont bien mérité la confiance du pays, ceux qui ont consacré leur temps au service de la nation.

Vive la République démocratique et sociale !

Le Comité ,

1" circonscription du 12' arrondissement.

M. PÉCHIN, républicain de gauche.

Elu au deuxième tour de scrutin. — 5.6'27 voix.

Mes chers Electeurs,

Vous savez ce que je suis et comment j’ai compris mes responsabilités pendant la dernière législature : je n’ai pas besoin de vous redire, par le détail, mon programme et mes idées.

Mon attitude et mes actes d hier sont pour vous la plus sûre garantie de ce que je serai demain si vos suffrages m’envoient de nouveau à la Chambre.

J ai consacré tout mon temps, toute ma bonne volonté et toute ma compétence à mon mandat de député ; je le ferai demain, avec la même conscience, avec en plus l’expérience acquise pendant les quatre années qui s’achèvent.

Orientation générale ;

Mon souci consLanL sera de défendre vos intérêts particuliers à tous, sans les séparer de ceux du Pays tout entier.

Les uns et les autres sont etroitement liés. Une mauvaise gestion des affaires de la France porte immédiatement préjudice aux intérêts de tous. Pour améliorer la situation des individus il faut d’abord une politique de sagesse et de prudence permettant le progrès dans l’ordre : je prends l’engagement d’y consacrer tous mes efforts.

Comme par le passé, je ne ferai pas de politique pure, persuadé que les luttes de partis empêchent le travail fécond.

Je m’attacherai essentiellement à faire une saine politique économique et financière, la seule capable d’améliorer la vie sociale et de consolider la paix à l'intérieur.

Péfense nationale :

Ancien combattant, je garde le souvenir des horreurs de la guerre et je désire passionnément le maintien de la paix.

Je condamne le chauvinisme, ce super-patriotisme irraisonné et aveugle qui prépare les guerres, 1

Mais je considère comme une nécessité absolue de veiller attentivement k la sécurité de la France et d’assurer la défense nationale,

La France a fait pour la paix le maximum de concessions : elle doit rester vigilante et orte dans 1 intérêt même de la paix et pour décourager les agressions possibles.

Union nationale :

Comme en 1928, je suis partisan d\me politique française groupant pour un effort commun tout les républicains sincères.

, Seule 1 union des vrais républicains peut permettre de lutter efficacement contre les 1 cultes intérieures, contre le chômage, contre la crise industrielle et commerciale qui a aggrave , sèule une politique réunissant le maximum de bonnes volontés peut réaliser un progrès social véritable et améliorer le sort des travailleurs.

Je joindrai donc mes efforts à c eus des parlementaires qui chercheront k réaliser Tunion de tous les républicains.

Je ne me connais pas d’autres ennemis politiques que les socialistes S, F. I, 0, qui condamnent tout ce qui est national, et les communistes qui sont un danger public.

Je les combattrai ouvertement, de toutes mes forces*

Je ne veux pas de guerre civile, pas de lutte de classes, pas de révolution, pas de dictature du prolétariat.

Je ne veux aucune dictature, quelle qu'elle soit.

Républicain sincère, je veux une république digne de ce nom, où la liberté, 1 égalité la justice ne soient pas seulement des mots*

Liberté de conscience :

Je suis respectueux de la liberté de conscience et je la réclame pour tous*

Elevé à Fécole laïque, je connais la valeur de son enseignement et les belles qualités du personnel enseignant* Je suis partisan de Fécole laïque, je veux l’Etat laïque et strictement neutre au point de vue religieux.

Mais, je considère que chaque père de famille a le droit incontestable de donner à ses enfants une éducation conforme à ses convictions. Je suis donc contre le monopole de renseignement que réclament les socialistes.

Respectueux de la liberté de penser de tous, je respecte toutes les croyances, toutes les religions.

La religion est pour beaucoup une force que rien ne peut remplacer; elle suscite de beaux dévouements; elle csL une auxiliaire précieuse de la vie morale et de la vie sociale, alors que le matérialisme athée crée trop souvent l'égoïsme et les rivalités d'intérêt Je continuerai donc à defendre la liberté de conscience pour tous.

La crise sociale :

Il est urgent de remédier efficacement à la crise sociale qui sévit dans le monde entier et qui semble s’accentuer en France.

Cette crise est née du déséquilibre entre la production et la consommation w

! endant la guerre on a du intensifier. les moyens de prod uct ion pour produire beaucoup dans un minimum de temps*. Après la guerre, les besoins de la consommation étant moindres ? il eût fallu établir un rapport plus exact entre lâ production et la consommation possible* Or cela n'a jamais été fait*

Je considère comme une nécessité absolue d harmoniser la production et la consommation, sur le plan national d’abord.

Sur le plan international ensuite*

En effet, la crise actuelle est mondiale et non seulement française et Ton ne peut en atténuer les effets si I on ne tient pas compte de la solidarité économique qui lie les grandes nations.

J estime qu il faut donc chercher à réaliser une entente économique avec toutes les nations qui ont comme la France l’amour de la paix, à l'exclusion de celles qui rêvent d’employer la violence pour asservir les autres et les voler* C’est dans cet esprit que je travaillerai à améliorer la situation industrielle et commerciale actuelle*

Réformes sociales :

Lcaucoup de réformes sociales doivent être réalisées dans tous les domaines.

Commerçants, industriels, fonctionnaires, artisans, travailleurs de toutes catégories, vous attendez tous des pouvoirs publies des réformes qui seraient justes et qu’on vous a promises.

Pendant le, quatre années de mon mandat, je me suis employé sans relâche à vous faire obtenir ce que, dans les domaines divers, vous réclamiez justement

Vous pouvez avoir la certitude que je ne serai .jamais en arrière lorsqu’il s'aéra de son ir vos jusl.es revendications. 1 ®

tenir

Le moment est proche où vous aurez à exprimer par votre vole votre volonté de IravaiJier dans l ordre, dans la paix, en pleine liberté. ua

. Les f°clahsLes S. F. I. O. vont tenter un -ranci effort pour essayer de prendre le pou voir Hautement, ih -lieront leurs véritables intentions et pendant quelques IL 1' feront en apparence toutes les concessions nécessaires pour tromper les électeurs

En fait, vous U savez ils rêvent de prendre le pouvoir pour préparer la révolution

= la guerre cwile, bouleverser Tordre social et étabj leu/dlnal^

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Quant à moi, si je sollicite, une fois encore vos suffra-es in u (■„;„ , - .

que je puis en conscience me présenter devant vous la têleVnte sentiment

Je me sms efforcé pendant quatre années de défendre vos intérêts rom™. ; r ■

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1 eïallte eillr0 1 homme 0t Ia femme dans tous les droite civiques et politiques. Enseignement r

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lunés montrant des dispositions pour ces études. 3 tous lea enfants Peu ^

tiennent à un étab^ssLelTde mT ^ P°Ur les enfants indigents, qu’ils appar-

Je veux nom îÜ T - Ut °U * unc école lib^. Ainsi le veut l égalité! conscience les attache! ^ °Jr°nS ^ cJr°,t ^ Ia faciliLé (io pratiquer le culte auquel leur

Liberté0 claES le dro"t commun.

dans les écolSioïehoix àL?* 1® hireioaner à ses enfants une instruction obligatoire

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ssociation complété pour tous les citoyens. Aucune exception.

Je veux une protection efficace du petit commerce contre les grands magasins, et pour cela le dégrèvement des petites patentes, l'augmentation des patentes pour les grands magasins basée sur la variéLé des articles mis en vente par eux.

Taxe sur le chiffre d'affaires. — Simplifier sa perception en la réduisant à une taxe

unique à la base.

Partisan de la propriété commerciale, .Te Tai votée.

Modification de la loi sur les assurances sociales.

Son application pendant deux ans est concluante. L’abus de la paperasserie, la complexité insupportable des formalités commandent des remaniements profonds.

Les circonstances économiques mettent en lumière les erreurs commises.

Aussi, dès la rentrée, je réclamerai du Parlement le vote d’un projet de remaniement profond qui, les principes généraux étant saufs, fera rentrer la loi dans le cadre de la mutualité,

Dr PÉCHIN Député sortant.

2e circonscription du 12e arrondissement*

M. GARCHERY, socialiste-communiste.

Élu au deuxième tour de scrutin. — 9.812 voix.

A tous les travailleurs de Picpus — Bel- Air.

Désigné par le Parti d’unité prolétarienne, comme candidat à la prochaine élection

législative, 2e circonscription du 12*, j’ai accepté.

J’ai accepté cette mission de confiance sans hésitation aucune, et sans méconnaître l’étendue de la tâche qui m’incombe au cours d’une bataille politique à laquelle les événements donnent une importance et une gravité exceptionnelles.

““En premier lieu, j’ai le devoir de vous rendre compte de douze années de mandat rempli tant à l’ Hôtel de Ville de Paris qu’à la Chambre ; à vous faire juges de mon activité et de mon travail dans ces Assemblées.

A cet effet, un Comité de rédaction a été constitué pour réunir et vous présenter tous les éléments d’information puisés dans les documents et textes officiels, sur lesquels votre

opinion éclairée pourra librement se former. . ^

En lui laissant ce soin, j’ai pleine conscience de n’avoir jamais agi que pour servir e défendre partout les intérêts et les droits du salarié, du locataire, du consommateur e u contribuable.

pius de trente années vécues parmi vous, et entièrement consacrées à ce bu , c tuent ma caution et sont là devant vous : ouvriers, employés, artisans, petits commerças», pour en témoigner. Je suis bien résolu à y persévérer.

Jean GARCHERY

No 214?

lrf circonscription du 13" arrondissement.

M. G ÉLIS, socialiste- communiste.

Elu au deuxième tour de scrutin, — 8.246 voix.

Cher Concitoyen,

J'ai été et je reste le champion d'une politique d’édification et non pas l’homme d’une unique et trop simple politique de bavardages et de destruction.

Au corps législatif, mes paroles seront des actes.

En tenant compte des réalités, je ne consulterai que la raison eL les intérêts de la collectivité que je représente pour voter les lois utiles sans m'arrêter a des questions secondaires issues presque toujours d’un sectarisme ridicule, mais non toujours désintéressé.

A l’heure actuelle, (rois grandes questions dominent la politique générale du pays :

La crise économique et le chômage qui, loin d’être résolue, reste particulièrement menaçante.

Celte crise, dont nui ne peut prévoir la fin ni ses répercussions, appelle des mesures énergiques que la Ghamb.e expirante n’a pas su prendre. Je persiste à penser que si l’on avait nus en oeuvre un programme d’outillage national, effectué les grands ouvrages d’urbaion e a \ ille de i aris et dn Département de la Seine, cet ensemble de travaux eût

s coûte aux differents budgets que les secours de chômage onéreux, insuffisants et improductifs.

^estio“ financière n’est' pas moins grave. Le déficit du budget va s’accentuant.

, , 6 1 Plii!) pour 1932, un découvert de plus de 7 milliards ? Les impôts vont grosis-

j; ’ ecra(sarl le P,etit exerce et les peLites industries, mais du fait de la crise les rentrées mmuen . ms charges de l’Etat étant toujours considérables, l’inflation devient inévitable, mis' i ^ 6 G 61 lu*ne fies petits rentiers et des retraités, tous ceux qui ont écono-

i’tm i Z* r^1'.ia^l^e esPr*t fie prévoyance le capital modeste mais nécessaire pour assurer I honorabilité el le pain de leurs vieux jours.

nacifista n'l ^ m^ème question . la guerre, qui malgré les théories elles diverses conférences Trots non K011 C laCün S acc01’fie n reconnaître la sagesse, n’en reste pas moins menaçante, on les énoT*? e.nC°re sontceux fi 111 semblant faire de la guerre leur idéal, conduiraient, si charnier ^ ** ’ ^ ^ U'le noavefie hécatombe et feraient de la terre un immense

eux là me trouveront toujours en travers de leur route.

ie ne re^r ^ Sl’a''es fiuestio!ls, je chercherai les solutions pratiques et croyez bien que je ne regarderai pas l’avenir avec des yeux de myope.

Et:

près s an tn n 3 ^ 1 P er m e Lt ez“m °L avec votre appui moral dont je suis sûr, de faire un appel a votre concours à matériel.

J ai besoin de vous !

L'incessant labeur que j’ai fourni au Conseil municipal en qualité de membre ou rapporteur de diverses Commissions ne m’a pas enrichi.

Tout en me flattant d’avoir les poches vides, il n'est pas moins vrai que, si je ne yquz pas me trouver désarmé en présence d’adversaires riches en munitions, il me faut avoir recours à votre générosité.

Je sais d’avance qu’elle ne me fera pas défaut ; aussi bien, aurais- je mauvaise grâce d’insister davantage sur un sujet particuliérement délicat, qui est pourtant cle la plus haute importance pour gagner rapidement la bataille que nous allons entreprendre avec tout notre courage.

J’espère donc pouvoir ainsi vous adresser prochainement un programme plus complet dans lequel j’exposerai avec tous les détails nécessaires quelle sera ma politique au Parlement*

De toutes façons, et quoi qu’il advienne, n’hésitez pas à vous adresser encore et toujours à votre ami fidèle et sûr-

Louis G ÉLIS Conseiller municipal de Paris.

2e circonscription du 13e arrondissement.

M, MO NJ A U VIS, communiste- Elu au deuxième tour de scrutin ■ — 6,880 voix.

Notre Programme de revendications immédiates- L — Contre la misère»

a) Pour les travailleurs :

Contre toute réduction des salaires et des traitements, pour leur augmentation, pour la journée de sept heures et la semaine de quarante heures sans diminution de salaires- Pour de véritables assurances sociales comprenant Tassurance-chômage et aux seuls frais1 de 1 Etat et du patronat.

Egalité de droit entre les ouvriers étrangers et les ouvriers français.

Institution des délégués à l’hygiène et à la sécurité* Congé annuel payé d au moins quinze jours pour tous les travailleurs. Retraite à 55 ans, à 50 ans pour les métieia insalubres.

En attendant P institution de Passurance-chômage, le Parti communiste réclame des secours d’au moins 20 fr\ par jour, T exonération des loyers et des impôts pour tous les chômeurs.

b) Pour les jeunes travailleurs :

Interdiction de l’exploitation des jeunes au-dessous de 14 ans. Elévation de 1 tC0 laire à 14 ans avec rétribution aux jeunes de 12 à 14 ans, rétribution prélevée par 1 Etat sur les bénéfices patronaux; Droit de vote pour les jeunes des deux sexes à partir de 1$ Journée de six heures dont deux heures d’apprentissage.

c) Pour les femmes :

Droits civils et politiques pour les femmes, égaux à ceux des hommes. A travail égal, salaire égal. Congé obligatoire payé à salaire entier deux mois avant et deux mois après l’accouchement. Droit à P avortement avec garantie médicale, suppression des lois de répreagion existantes,

d) Pour les paysans travailleurs :

Subventions immédiates pour tous les paysans travailleur g touchés par la crise. Exonération complète des impôts directs pour les paysans pauvres. Révision des baux en faveur des fermiers Partage de la récolte sur la base des deux tiers au minimum pour le métayer; suppression de toute redevance, prestation ou corvée; suppression des detLes hypothécaires.

IL — Contre la guerre *

a) Contre la guerre impérialiste, pour la défense de l'ILRS S* et pour la paix. Rappel immédiat des troupes et des navires de guerre de Chine et d'Indochine. Contre les transports d’armes et de munitions.

Licenciement des militaires de carriers* Pour l'abolition des périodes de réserve et de la préparation militaire* Pour l’expulsion des gardes blancs*

Pour l'annulation de toutes les dettes de guerre et des réparations* Pour 1 abolition du système des traités de Versailles, du plan Young, du plan Iloover.

Pour le soutien de la révolution indoehhioisê. Retrait immédiat de tous les corps de troupes d’occupation et des fonctionnaires français des colonies et de l’Alsace-Lorraine,

b) Pour les soldats et les marins. Oroît de vote, d’organisation, de lecture de la presse ouvrière et de fréquentation des réunions publiques par les soldais et les marins. Prêt à 2 francs. Soixante jours de permission avec voyage gratuit

Réajustement des pensions des victimes de la guerre au coût de la vie*

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