‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 209 sur 260 · C. “- Vote du budget · texte numérisé non relu

C. “- Vote du budget

Petit Journal , 29 novembre Î929, Extraits ;

« Le budget des Pensions est voté apres un débat orageux à propos des anciens combattants. — ... Sur Je chapitre 22 (allocation spéciale supplémentaire aux grands mutilés) , M. Seapini déclare que la Chambre servirait mieux les intérêts du pays et ceux des anciens combattants en votant les chapitres qu'en se livrant à une débauche de discours dont tous ne sont pas à l’honneur du Parlement. (Protestations à l'extrême gauche.) . „ . j>

D, — Anciens combattants de la Banque de France :

France combattante t 24 décembre 1931, Extraits ;

« Les combattants de la Banque de France . — Notre camarade Seapini est intervenu la semaine dernière à la Chambre des Députés dans le débat institué sur la Banque de France pour demander au Ministre des Finances de régler une fois pour toutes le sort de nos camarades, anciens combattants, de l'Institut national d'émission ... $

Politique religieuse et congrégations religieuses :

Le Gouvernement demandait aux Chambres d'autoriser quelques congrégations missionnaires et de leur donner la possibilité de recruter leur personnel religieux.

Tous les partis ont rendu hommage à Faction et au dévouement des congrégations missionnaires. Pour ma part, je n'avais pas besoin d’être convaincu, et j'ai même apporté dans le débat certaines précisions sur leurs bienfaits, notamment en Afrique et en Asie.

A cette occasion, le sectarisme outrancier d'extrême gauche a pu se donner libre cours, mais heureusement nous Pavons emporté et les congrégations ont été autorisées.

Les missions à l'étranger pourront donc à nouveau, comme par le passé, compter une majorité de Français, ce qui pour l'influence même de notre pays est capital.

Dans l'ordre général, je poursuivrai l'égalité de droit pour tous les Français devant la loi, aussi bien pour les religieux que l'on a su, au moment du danger, rappeler de leur exil de fait et qui n'ont pas ménagé leur sang.

Ma politique : pas d'immixtion de l'Eglise dans les affaires de l'Etat ; pas d'immixtion de l'Etat dans les affaires de 1 Eglise I Tolérance la plus large et la plus absolue : pas de sectarisme.

Alsace-Lorraine :

Ma première intervention porte sur la délicate question de l'autonomisme en Alsace et en Lorraine et j ai critiqué l’administration de ces départements recouvrés en proposant des solutions.

Voici comment la presse commenta le fait à l'époque :

L'Avenir du 6 février 1929. Extraits :

Débats sur l'autonomisme à la Chambre. — ... Alors M. Seapini monte à la tribune, applaudi dès qu'il gravit les marches sous la conduite d'un huissier :

« M. Poincaré, dit-il, a prouvé dans son admirable discours que la France a fait tout

son devoir à l’égard de l’Alsace. Néanmoins, il y a là-bas un malaise. A quoi est-il dû? A la propagande ? Je ne le pense pas.

« Et M. ScJfni dé dire qu’elle est, à son avis, l'origine du mécontentement. Depuis son rattachement a la France, au d.x-scptième siècle, l’Alsace avait toujours vécu sous „„ régime spéciale. Elle a pu cro.re que ce régime était menacé. En 1924, notamment la déclaration ministériel e de M. Hemot indique l’intention d’introduire en Alsace l’école laïque et d y supprimer I ecole confessionnelle. 4

« L’Alsace réagit spontanément : la voilà debout.

« A ces mots la gauche s’irrite, et la droite applaudit. Mais M. Herriot s’est levé d’un bond. D une voix forte, ,1 proteste contre l’interpréiation que vient de faire M Scapini

* Je regrette, dit- d, que dans un débat où tous les partis devraient se mettre d’accord dans lin Lé, et national on essaie de mettre en cause un parti qui n’aura pas de peine à

montre: que orsqu il était au pouvoir, il a mis tous ses actes au service de l’Alsace et de la patrie,

- * k e“°he d'a«“- "4. »■ ^ - »

d. mïZZSZT du ’9 J0i" W24' M' Herrio1 * décWé -> — i~ a—

« M. Herriot se lève encore et proteste derechef. Puis :

« Je suis prêt à m’expliquer sur mon discours du 19 juin.

« Voici, répond M. Scapini, le passage auquel je fais allusion :

« Ce tjui a subsisté en Alsace, c’est un concordat de fait. Le concordat de droit étant « brise, n existant plus juridiquement, le jour où le concordat est aboli en France il est du « meme coup aboli en Alsace ».

« Nouvelle riposte de M, Herriot, mais un peu embarrassée.

« La question de la valeur du concordai en Alsace était une question juridique diflifle. En touL cas, un lait est incontestable : c’est qu’après la controverse où j’avais exposé mon opinion, mon gouvernement, en proposant la suppression de l’ambassade du Vatican a déclaré que le concordat serait maintenu en Alsace.

Parce que dans 1 intervalle, le Conseil d’Etat s’était prononcé : crie M. Schuman... » Le Lorrain, 6 février 1929. Extraits :

,ri, LtaL7T? ,7 «*• S“P™ «ai b» raison quand, apro.avoir

«eltar .f d . " *ns laquelle M. Herriot désavouait, prêtes, e d. les cornue tout detnémi l' H "T , ° *î S°“ <Usoo,,,'s «!>»«•» *> 1» juin 1924, il souhaitait

Journal des Débats, 7 novembre 1929. Extraits :

félicitant M' Sc3pini aVait fait’ COn,mc le dit M- Bouisson, en le

souci de faire de 1 I f-TT' ^ Parla aVec le P,us g«“d tact, avec le seul

M. Herriot Au!, h M « ^ i ’ ^ I,rouvent ,es déclarations très nettes de

discours de M Sra 60 ' Hern0t 1 ^ aPPtaudl comme ^ ^ reste de la Chambre et le

Phère complèlêmein ‘apaisée, 3 ^ *“ PaSSi°nS’ " 1™B da"S unc al™s~

Le Temps, 7 février 1929. Extraits :

« Interpellations de MM* Scapini, Reibel et Guernut — . M, Scapini en faisant l’historique du mouvement autonomiste, a amené M. Edouard Herriot a préciser dans uûe intéressante déclaration, les intentions de l’ancien gouvernement du cartel au sujet du concordat et de l'école confessionnelle en Alsace. Avec une simplicité émouvante il a demandé aux députés alsaciens d’aider le gouvernement actuel a dissiper le malaise qui règne dans leurs départements*

La Croix } 8 février 1929, Extraits :

« . . , Que la Chambre et le Gouvernement suivent cette méthode comme l’ont fait dans leurs récents discours MM. Scapini et Reibel, et nous finirons par arriver à la solution, si désirée de tous, du problème alsacien* »

Petit Démocrate , 17 février 1929. Extraits :

Pas Perdus . * * La vie des martyrs. — ..* M. Scapini n’est point des nôtres .. * mais chacun doit s’incliner devant le magnifique exemple d’energie qu’il donna mardi en intervenant dans le débat sur l’Alsace, »

Assurances sociales et politique sociale :

La loi des assurances sociales ne donne satisfaction à personne. Lorsqu’elle fut votée le Gouvernement s’engagea à la modifier, si à l’expérience, son application se révélait mauvaise. L’expérience est faite et l’application est mauvaise ; j’en demanderai la révision sur h base suivante en reprenant la proposition que j'avais déjà déposée :

1* Suppression de l’obligation;

2* Gestion par la mutualité, comme pour les caisses primaires.

Cette réforme est d’aiîïeurs en marche; elle est indispensable. D'autres améliorations de détail sont aussi nécessaires; le projet de M. de Lasteyrie les contient et je my suis rallié.

Je n’ai pas la place ici pour un grand exposé de la politique sociale, mais une partie des mesures est envisagée et traitée au chapitre sur la famille*

Quant au surplus, nous avons le devoir au xxe siècle de nous pencher sur le sort des classes laborieuses, de lutter contre le taudis pour l’hygiène; c’est la meilleure façon de parer à la crise de dénatalité*

j] ne faut pas non plus s’endormir et si l'alcoolisme est eu régression eu France, il est nécessaire de ne pas le laisser s’y réinstaller.

Le combattrai toutes les mesures qui tendent à permettre la plus libre circulation de

l'alcool.

Il est indispensable d’accorder à ceux qui se sont montrés de bons travailleurs et d honnêtes serviteurs au cours de leur existe uce et à qui 1 Etat a remis la médaille d lionneiu clu travail, des emplois sédentaires compatibles avec leurs possibilités.

Indemnité parlementaire :

Lors de la première lecture j'étais partisan du relèvement de 1 indemnité parle tnen tau c. Les frais afférents à l’exercice du mandat sont élevés ; pour ma part je déclare que je me passerais volontiers de cette indemnité si ces seuls frais étaient simplement remboursés.

Cependant, il était à mon JTvis indispensable de réduire 'le nombre des Députés et i’ai

l’indemnité parlementaire. o n le 1 augmentation de

(Voir Journal officiel du 29 décembre 1928).

Protection de l'Epargne :

J’ai demandé pour ma part la suppression des actions à vote olurai m,i i„ 'a tant d’abus el je me suis associé aux délégations qui sont allées devant le Ministre' des 1 lnanC6S *“ demandCr dC f“™ S°rt- le ^ loi réglementant la profession de ban^.e"

dL: niÉ;::Èz™: indi“ * ^

la situation des petits rentiers, déjà si cruellement éprouvés depuis la guerre e7 " pourraient subir une amputation de leur maigres revenus. f b qU1 110

L’institution d'une compensation équitable s’impose en leur faveur

xsæx ri;-: — r -

d'émission d'amprnut étranger mrcon.p.ot dans ... anlori.ations

Ecole unique, - Instruction publique. - Education physique :

Dans I esprit d irn bon nombre de ceux qui la défende monopole de InisLruction au bénéfice de l’Etat Dans le fait V f repreSente le

Seatdté£ïed^l2!!n^SSÎ, ^ t™ com— llaire avoué la et elle implique la disparition totale d^renM^neniMt If^e^ïà-d^ ^ 15 milJi^ds-

intellectuel, sans déboucbéTiiSe6 ’ ^ *# ^ SÛ1’te d° P"»»*

** -*• * ■« » .e,uc, 10

spiri tu e U e& e 1 7 e ^ ne rfe c ti ôïm e ^ T^t d-ne 7" Procède de I équilibré entre l’éducation

généralisée d«W£ “ d "«£? r ^, , mmme- C’eSt donü vers UI1C harmonie

sports et de 1 instruction que tendront mes efforts.

y a dans cette voie encore beaucoup à faire Outillage national, - — Chômage ;

“ “0°re 0“,erl* “ f'r“Ce’ f *-»* »v.c insistance

Non. voulions cire prêts pour que, grâce au vole du plan d'outillage national, le pays

puisse supporter la crise sans trop de chômage. L’opposition a systématiquement empêché le projet d'aboutir soit en faisant de la surenchère, soit en empêchant la nomination de rapporteurs. C’est dans ces conditions que j’ai été obligé d’interpeller le Gouvernement de M Steeg et je ne puis mieux faire que de donner 1 extrait du Jawnal officiel qui a reproduit cette interpellation*

Chambre des Députés

Séance du 19 décembre 1930. {Journal officiel du 20 décembre 1930*)

« M, le Président» — La parole est a M* ScapinL

a M. Georges Scapini. — Messieurs, j’ai le souvenir que chaque année les débats de la Chambre se prolongent presque toujours jusque dans la nuit du ,11 décembre.

« A la rentrée le Gouvernement va, bien entendu, nous demander d'aborder, toutes autres affaires cessantes, la discussion du budget. Cela revient à dire que ta discussion du projet relatif au perfectionnement de l’outillage national sera renvoyée à une date que personne ne pèut fixer. (Très bien ! très bien ! à droite et au centre.)

t Or, Messieurs et je m’adresse tout particulièrement à MM. les socialistes qui

désirent, bien entendu, sauvegarder les intérêts de la classe ouvrière — nous sommes, actuellement, vous le savez, les victimes, â un moindre degré que d’autres pays, d’une crise mondiale de chômage qui commence à nous toucher.

« Vous savez, Messieurs, que le projet relatif au perfectionnement de l'outillage national était attendu par la classe ouvrière — et avec quelle anxiété — (Applaudissements à droite et au centre. — Interruptions à l’extrême gauche et à gauche) comme étant peutêtre le seul moyen de conjurer une crise qui pourrait être sévère pour elle.

« Le Gouvernement — si mes renseignements sont, exacts - avait l’intention de nous soumettre un projet à propos duquel il savait que certaines difficultés seraient soulevées. Courageusement,' pour éviter précisément ces difficultés, dans le vain espoir de conserver quelques semaines de plus des portefeuilles dont les titulaires ne sont même pas au complet (Interruptions à gauche cL à l’extrême gauche. — Applaudissements à droite et sur divers bancs au centre.), ce Gouvernement, alors que l’intérêt majeur du pays est en jeu.'.. (Nouvelles interruptions à gauche et à l’extrême gauche.) Est-ce là, Messieurs, votre façon de comprendre le régime parlementaire 7

« M. Grumbach. — Les intérêts majeurs du pays existaient également au mois de juillet dernier.

« M. Georges Scapini. - L’intérêt majeur du pays, à l’époque où nous vivons, avec les dangers qui nous menacent, c’est d’abord d’éviter le chômage,

« M. Grumbach. — Les intérêts majeurs du pays sont permanents.

« M. Isidore Thivrier. — Si le chômage existe, ce n'est pas le Gouvernement d’aujourd’hui qui en est cause.

« M. Georges Scapini, — La question du chômage se posera et vous avez pris, avec le Gouvernement pour lequel vous avez voté, une singulière responsabilité. Vous en répondrez devant le pays. (Interruptions à gauche et à l’extrême gauche.)

« Au lieu d’aborder cette discussion qu'il redoutait, le Gouvernement a pris une fuite éperdue. (Applaudissements au centre et à droite, — Interruptions à gauche et à l’extrême gauche*)

« Nous eti prenons acte devant la Chambre du suffrage universel dont vous entendez faire respecter les prérogatives. L'opinion publique en prendra acte aussi* (Applaudissements à droite et au centre. — Protestations à l'extrême gauche.) »

Lorsque la crise de chômage s'est ouverte, sans que le plan soit volé par suite de la carence de r opposition, j’ai proposé ;

1 ° Une loterie nationale pour alimenter le fonds secours aux chômeurs sans grever les contribuables (proposition n° 6300) ;

3» Le rejet de la main-d'œuvre étrangère parce qu’il me paraissait équitable que le travail, en France, fut reserve aux Français. Cette loi fut votée. (Projet n° 5567).

Politique économique. — Politique coloniale ;

La situation est telle que pour une amélioration générale il faudrait la collaboration de tous les peuples. Le fait brutal est que si nous l’offrons, les antres la refusent

Exemple : Echec de la Conférence de Londres sur l’Union danubienne, échec de la Conférence du ble, etc*

Dans ces conditions, le problème pour nous est de vivre jusqu’à ce que les aulres comprennent que leur intérêt est lié au nôtre. Pour cela, il faut nous protéger du dumping par le contingentement cL développer l'économie de notre domaine colonial °

Notre production agricole se chiffre par HO milliards, la production' industrielle par 1,70 milliards Notre balance commerciale est déficitaire de 1! milliards 800 millions. Nous

achetons a etranger pour plus de 30 milliards de produits manufacturés, matière première ou cereales de soudure, 1

Nos colonies pourraient nous en fournir une grande partie et de fait devenant riches absorber au moins partiellement nos marchandises d’exportation, seulement il faut les

outiller, et par conséquent y investir des capitaux, ce qui serait plus intéressant que des placements a 1 etranger* 1

CelLe combinaison n’exclut pas les accords internationaux, mais elle s’y superpose.

Propriété commerciale :

Je me suis occupé activement de la propriété commerciale.

Mon objectif a toujours été de tenter l’accord entre les propriétaires et les commerçants sur des bases quz sauvegardent leurs intérêts respectifs. J’ai dit à la Chambre que la complexité du texte proposé était infiniment trop grande el qu’il y avait deux problèmes •

-1 ?eu rrPr,°PnéLf rmrrCiale Ët Ce!uî dGa mû!iUI’eS à P"»*™ « vue de passer une penode difficile ou la loi de I offre et de la demande était faussée par l’absence de locaux

vacants. Cette situation étant temporaire j’ai demandé deux textes, ces deux problèmes devant etre traités séparément. r

La Chambre ne m’a pas suivi, mais à mon avis le principe essentiel et fondamental c vn . que tout commerçant dépossédé de son fonds de commerce il doit y avoir une indemnité compensatrice du préjudice causé et que cette indemnité doit être payée avant l’expulsion, j ai donc voté la loi. *

Un projet me paraissait avoir recueilli l’assentiment tant des propriétaires que des commerçants; il émanait de M. Denais et consistait à établir une caisse de compensation alimentée de la manière suivante :

Les commerçants versaient 0,50 0/0 de leur loyer et les propriétaires versaient la même somme pour leurs loyers commerciaux moyennant quoi les commerçants dont le bail n’était

pas renouvelé auraient touché le prix du fonds de commerce. Il eût été versé par cette caisse. *

J ai défendu ce projet qui n’imposait qulun sacrifice léger aux propriétaires et aux locaaires et évitait l’ingérence de l’État (sauf pour la création delà Caisse et de son statut).

e projet mettrait un terme aux conflits entre locataires et propriétaires.

Intervention de l’État dans le domaine économique :

A. ~ Aide à la Banque d’Alsace et de Lorraine et à 3a Banque nationale de crédit nisi qu aux entreprises comme î’Aéropostale et la Compagnie transatlantique.

■ j f ^ ^osteMlité économique actuelle î Étal a été amené à intervenir pour

etablissements de crédit en péril, soit des sociétés commerciales ou indus-

iridiés en difficultés. Son intervention a été motivée par le fait, que T écroulement de Time Ou de l’autre de ces deux banques eût provoqué de telles perturbations sur le marché, de telles ruines elle?. les déposants, qu’une panique s’en serait suivie et le sort de la monnaie eût pu être compromis*

LTune de ces opérations a été faite sous un Ministère cartelliste (Ministère Steeg, Banque' d'Alsace et de Lorraine), l'autre avec l’appui de notre majorité. G est l'intérêt national qui était en cause et nous avions le devoir d’y veiller.

Des responsabilités très graves dans la direction des deux banques ont été révélées. J'ai insisté pour ma part auprès du Gouvernement pour que des poursuites soient exercées contre ceux des administrateurs dont la gestion coupable avait mis en péril l'épargne publique.

B. — Aide aux entreprises. — Pour ^Aéropostale et la Transatlantique, mêmes observations : faute de gestion des administrateurs pour lesquels il est nécessaire de réclamer des sanctions, mais obligation aussi de ne pas laisser mourir des entreprises dont, dans Tordre général et dans L’intérêt du prestige national, personne ne peut contester futilité.

Le dumping, F anarchie économique mondiale ont mis plusieurs des branches les plus importantes de notre industrie en péril, de même que notre agriculture, -Fai dit dans la partie politique, économique et coloniale comment je conçois l'ensemble de cette politique.

Ce que je constate c’est que quel que soit le marasme des affaires en France il est infiniment. moindre que dans n'importe quel autre pays du monde, ce qui semble prouver que notre politique sur ce terrain n’a pas été mauvaise.

Aéronautique :

J'appartiens à la Commission de l'air et j’ai apporté tous mes soins et mes efforts à la réorganisation de notre aéronautique marchande et de notre aéronautique militaire,

J’aî demandé la constitution d’un Ministère de la Défense nationale pour établir la liaison entre la Gueire, la Marine et l’Air. J'ai critique {et je crois avoir fait ainsi une bonne besogne), l’organisation de notre aviation militaire.

Voici quelques extraits de presse sur l'interpellation que j'ai adressée au Ministre de l'Air en février 1932.

La Liberté 7 12 février 1932, Extraits :

« Garantissez-nous la paix, — ... I^a discussion n’aura pas été vaine. À côté de pas mal d’injustices et de beaucoup d'errêurs, de salutaires critiques auront été formulées. Nous songeons tout particulièrement en écrivant ceci, au discours si documenté de M. SeapinL.* n Paris- Midi, 8 février 1932. Extraits :

« O ii en est l'Aviation française ? — Quant à notre aviation de bombardement, M, Georges Scapini a donné à la Chambre, qui entendra d'ici quelques jours une nouvelle série d'interpellations, une idée de ce qu'elle vaut, par ces édifiantes comparaisons qui n ont pas été démenties :

« La France possède 290 appareils susceptibles de transporter a 300 kilomètres 254 tonnes d’explosifs; à 450 kilomètres 119 tonnes d’explosifs, et rien à 1.000 kilomètres,

« L'aviation allemande disposé de 225 appareils qui peuvent transporter, à 300 kilomètres 190 tonnes d’explosifs ; à 450 kilomètres 136 tonnes d'explosifs ; à 1.000 kilomètres* 54 tonnes d' explosifs,

« Enfin, l’aviation italienne compte 260 appareils susceptibles de transporter à 300 kilomètres, 212 tonnes d'explosifs; à 450 kilomètres 212 tonnes d’explosifs, et a 1.000 kilomètres, 152 tonnes d’explosifs.

« Le fait cju un certain nombre de lignes aériennes françaises préfèrent aux nôtres des avions étrangers ne constitue-t-il pas aussi un symptôme inquiétant ? i>

L' ordre ,-21 janvier 1932. Extraits :

« Les interpellations sur 1 Aviation. ■ — , Il faut, disait le colonel Brocard, remettre de I ordre et de J autorité dans 1 aviation. Ilelas, ce n est pas là seulement qu’il en faudrait remettre.

« Le vrai moyen serait sans doute, comme Fa indiqué M. Scapini dans F excellent discours qu'il a prononcé, d’instituer un Ministère de 3a Défense nationale, qui rassemblerait tous les services de la guerre, de la marine, de l'air sous une môme autorité, »

Défense nationale ;

J ai été de toutes mes forces aux côtes de M. André Maginot pour Inorganisation défensive des frontières et j ai insisté sur la nécessite de donner à l'aviation dans la Défense nationale, la place qu'elle devait occuper.

J ajoute que, visant un but tant d économie que de méthode, je puis, sans trop de forfanterie, dire que mes efforts incessants depuis le début de 3a législature pour aboutir à un Ministère de la Défense nationale ont été couronnés de succès. Toutefois j’ai sur l'organisation intérieure de ce Ministère un certain nombre de critiques à formuler, que je ne manquerai pas d exposer dans la prochaine législature si vous me renvoyez à la Chambre,

IL — Politique extérieure ,

Je suis secrétaire de la Commission des affaires étrangères.

J ai été chargé de plusieurs rapports notamment celui de la Conférence du désarmement,

J ai interpellé a plusieurs reprises le Gouvernement sur une politique qui me paraissait dangereuse, qui nous menait à des abandons sans aucune contre-partie et sans aucun bénéfice pour l'organisation pacifique de l’Europe.

Je me suis efloreé de démontrer que 1 Allemagne tendait a reconstituer un groupement de puissances et que sa poli Li que offrait avec celle de J 'Italie une étrange concordance sur un thème nettement opposé au nôtre.

Limitation des armements :

Lorsque vint [le projet sur FAnschluss qui confirmait malheureusement mes appréhensions, j’ai réitéré à la tribune mes observations,

\ oici comment l'Homme Libre résuma cette interpellation ;

L'Homme Libre , 10 mai 1931.

« M, Scapîni a 3a parole pour développer son interpellation sur les mesures que le Gouvernement compte prendre pour s’opposer à la réalisation du traité austro-allemand. jG déPut® de 1 aris, très écouté par la Chambre, rappelle tout d’abord que la nouvelle de Amçhluss a éclaté avec une soudaineté à laquelle nul ne s’attendait.

<f L Allemagne, ajoute-t-il, se propose, en réalité, de saper par la base toute notre poi tique dans les Balkans et * — chose plus grave — elle marque son opposition a l’esprit qui inspire la politique europénne de M. Briand.

w Ln ce qui concerne le désarmement, la France avait une politique précise : celle du protocole de 1924 : « Sécurité, arbitrage, désarmement ».

« Où en sommes-nous, ^aujourd’hui ? On a décidé de traiter à part la question du désarmement en 1032 sans ^occuper du problème de la sécurité.

a En ce qui concerne nos relations avec l1 Italie, M. Briand les veut amicales, conformes à la tradition des deux pays.

« Mais nous nous séparons de ntaïie sur plusieurs points : qu'il s'agisse des relations avec la Yougoslavie, de la rectification de la frontière trïpolitainc, de la situation des ressortissants italiens en Tunisie, de la parité navale, tontes les difficultés que nous avons avec l1 Italie ne pourront être résolues que d'un point de vue politique.

« L'accord naval est en échec. . .

« M. Aristide Briand, Ministre des Affaires étrangères, fait observer qu'il est en cours de négociations,

a M. Scapini conclut en rappelant que le Reich traverse une grave crise économique et que nous ne pouvons l'aider que s'il ne se sert pas de cette aide contre nous.

« On a tendance ici à représenter les Français comme divisés en deux catégories : ceux qui veulent une entente internationale et ceux qui n'en veulent pas,

k Cette division trop simpliste est aussi absurde que fausse. Tous les Français veulent une entente, seulement nous désirons, nous, qu'elle soit sincère et nous considérons de notre devoir de nous tenir en garde contre les arrières-pensées,

« Je suis en droit de dire que :

« 1° Nous avons tendu la main au monde entier pour une meilleure organisation politique afin d’établir la sécurité.

« 2* Certains l’ont refusée alors que d’autres ont mis de telles conditions pour la prendre qu'elles équivalent à un refus,

« 3° Notre conception de Ja sécurité des Etats était identique à celle de la sécurité des individus, dans le cadre de U nation, c'est-à-dire avec un droit, des tribunaux et des gendarmes — jusqu'ici seule « Petite entente » a répondu à notre appel,

« 4° On peut regretter qu'aucune solution ne soit intervenue, mais on doit constater que la sécurité internationale n'est pas encore réalisée, que le droit n'est pas fixé et le gendarme pas défini. Ne désespérons pas, mais :

« 5° jusqu'à ce que ceci soit réalisé, nous n'avons pas le droit de désarmer seuls, de céder à l'idéologie trop facile et dangereuse. Nous savons trop ce qu’il en coûte, les souvenirs de la guerre sont là pour le rappelés à ceux qui roùbïieraient. »

Sécurité :

Mon interpellation a etc commentée par plusieurs organes de presse. En voici un extrait :

8 novembre 1930.

« Le débat sur la politique extérieure, — Au début de la séance, à trois heures, c'est MP Scapini qui est monté le premier à la tribune pour développer son interpellation sur la politique extérieure du Gouvernement. Il a commencé par protester contre la campagne actuelle du parti S, F. I, O, qui tend à représenter certains Français comme des amis de la guerre, 11 a ajouté :

<t Cette campagne qui repose sur la formule € la paix à tout prix et n’importe comment » est la même que celle qui, en 1.914, nous aurait, si elle avait triomphé, conduits à 1 esclavage, (Interruptions à T extrême gauche. Applaudissements à droite.)

« De 1871 jusqu'à la guerre, sous cinq chanceliers, l'Allemagne a poursuivi la meme politique ; isoler la France, l'affaiblir à l’intérieur pour, le jour venu, lui imposer ses conditions ou lui déclarer la guerre* Ce fut le temps de la triple-alliance, à laquelle fit bientôt équilibre la triple-entente,

— H75— No 2145

", 8“ î?19’ T5 aUt;'e f°™uIe de sécurité recherchée, et au système de l'équilibre jut substitue le système de soldante qui devait se réaliser par la Société des Nations Nous allons examiner ce qti il a donné >.

« M. Scapini n’a pas eu de peine à démontrer à quels échecs nous avons abouti en ce qUl concerne la solidante des peuples, le désarmement moral et h sécurité des pays nui comme la France, sont des pacifiques. On a dit : Abitrage, mais le fameux pacte n’a reçu

1 adhesion que de quatre nat.ons. Sécurité ? à l’exception de la France, les peuples se sont

dérobes et le protocole de 1924 n’a pu être accepté. 1 p se sons

« Désarmement ? Les conditions n'en étant pas réalisées, impossible d’y songer et M Paul-Boncour a Im-meme écrd dans le Journal que la pire erreur serait de croit que

!on rêTememCn 6St’ parlul‘mcme 11116 sécurlté- L;‘ Société des Nations n’a donc pas rempli

. .* C’est aî.?rs’ ar,:'j ;nt6 roratonr* M- BH“d s’est rabattu sur ridée « très noble et >V "ne aLl°n eUr°PénMe* Mais 11 faut le même échec du plan

« La France a sacrifié beaucoup de choses et a fait des efforts généreux pour arriver à un rapprochement avec 1 Allemagne. K er a uü

i J A SfS °0ncess!0ns- quoi l’Allemagne a-t-elle répondu ? Par la politique en partie double qu a eloqnenrment dénoncé hier M. Franklin-IîouiHon. Le 27 juin 19.30, au Reichsta^ M. Curfius déclarait qu un accord amiable entre la France et l’Allemagne sur la question de la Sarre, ame horemt auLant leurs relations que l’évacuation de la Rhénanie Mais cette évacuation, quel effet a-t-elle donc produit en Allemagne ? Une crise de nationalisme amu marquée par la mobilisation du Stahlhem sur le Rhin. g ’

« Après avoir rappelé les principaux faits d’hostilité marquée à notre endroit comme la vaille, M branklm-Bouillon, M, Scapini a cru devoir rendre hommage à la sincér™ a générosité de M. Briand et de sa politique. Il a ajouté : sincérité et la,

« Il a été trompé.

« Pendant qu’il faisait cette politique — qui n’avait pas, du reste, pour conséquence

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