‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 210 sur 260 · PVbr c«p,,„d · texte numérisé non relu

PVbr c«p,,„d

M. La ville (socialiste). — « Et l'Italie ».

le JÜR seeo!ld’Jai l'a Belgique, la Pologne, et la petite entente ;

l'Empire bri’tLque’ * Grè°e Ct la Turtluie ! le quatrième

que pay^en ! ^ P0*** *** #Ccideot ““te’ J'ai“

des ^T1Ure’^Pinî * déclaré qUG nous devions en ^enir à l’ancien système - ‘ ances et que c était le meilleur moyeu d’arrêter les menaces de guerre,

“ ^nalons ce dernier incident avec le citoyen Laviile.

« M' ÏZT ~~ Li dfe O® natj-oaak doil Passer au premier rang de nos préoccupations.

M ’ ^aviixe. — La loi de trois ans..

avons éré^C U|'1'1" ~~ ^ arfaitement, ou du moins celle de dix-huit mois ou de deux ans Nous ^P^tiSTT ,l T5'" S0US ^ drapeaüM un Pea Plu* de temps eL dans des condinous vou ontTor^ " T * ^ pareC ««»• a coûté si cher que

pobtiq ue nouvelL " ^ ** d» 11 Pour T P-er, une

sânabwA. ?0maut ,la morale’ ne Peut reposer que sur le respect de la

Oue[,„ „ ' j 6 aural1 y avolr aucune révision unilatérale des traités.

que soit la formule que l'on emploie, ceci ne peut s’appeler qu’un manquement.

Ratification des dettes interalliées :

Extraits de presse sur mon interpellation du '29 mars 1929 sur la ratification des

dettes.

Je me sois opposé à toute ratification des dettes interalliées- Je prétends encore aujourd'hui que nous possédons sur l'Amérique une créance chiffrable et chiffrée qui annule celle que l’Amérique prétend posséder sur nous.

J'ai interpellé là-dessus le Gouvernement.

Voici quelques extraits de preste qui résument ma thèse ;

3 décembre 1931. Extraits :

La scandaleuse ratification : Les débats parlementaires de juillet 1929. — Le député qui semble avoir conçu la plus exacte notion de la difficulté serait M. Georges Scapini, Son point de départ est inattaquable* 11 dit ; « Pour étudier le problème, je suis obligé de remonter à l'origine do nos dettes. De quelle manière ont-elles été contractées ? L'Amérique est entrée comme associée dans la guerre, c'est vrai. Mais dans quelles conditions? Parce qu’attaquée. Ce n'est ^as moi qui le dis, c’est le Président Wilson. Il a traduit le sentiment de tout le peuple américain* Que fait le Congrès ? 11 approuve intégralement le Président Wilson. »

pio u v e lies éco no tniq u es , 23 j u i lie t 19 29 , Ext rai ts ;

A la Chambre. — Dans un débat qui a mis eu jeu ^indépendance financière de la France — -ni plus ni moins — personne, si ce n'est MM. Marin, Louis Dubois, Scapini et François de Weudel restés fidèles à eux-mêmes, n’a su s’élever au niveau des circonstances. En tout état de cause je n’accepterai jamais que nous ayons à payer à P Amérique plus que nous ne recevons de l’ Allemagne.

Plan Vomi g :

J’avais voté contre la ratification des dettes, mais à dater du jour où la Chambre a cru devoir ratifier il fallait, en face de celle sortie de caisse, placer soit une rentrée fournie par les contribuables français, soit rétablissement de modalités des payements que devait faire P Allemagne.

L’ancien plan Dawes avait été dénoncé par toutes les puissances signataires; de plus il n'était que temporaire. Le plan Youug restait donc seul. Il avait été négocie antérieurement par M, Poincaré, Depuis qu'il fonctionne, plus de 10 milliards de francs de payements allemands sont entrés dans nos caisses.

Réparations ;

Je ne conçois de relations internationales possibles que sous le signe du respect de la signature donnée.

L'Allemagne a fait de son mieux pour donner l’impression de son impécuniosité, c'est ce que j'ai démontré dans un article du Fiqo.ro en date du 12 décembre 1931 .

L'Allemagne et les réparations. — Le docteur Bruning a fait à la presse des déclarations intéressantes et graves puisque aussi bien dans ce meme temps siège à Bâle le comité d’experts chargé d'examiner la capacité de payement de 1 Allemagne.

Le docteur Bruning lie les payements de réparations à la crise mondiale , n dit ea substance :

« L’Allemagne n’ayant plus la possibilité d’emprunter à l'étranger pour faire face au payement des réparations, doit forcer ses exportations, ce qui aggraverait la crise écono mi que. »

des ^ 8éneUX C0Ue déclaraU°n ? et cIu’en la substance dans l’ordre

Du rapport do M. Parker Gilbert et du récent rapport de Bâle il résulte qu’au titre des réparations, qui comprennent les dettes de guerre dans h 1 ,

écoulée entre 1924 et 1930 inclus l’Allemagne Zv’ .Y f tempS qU1 S est

, , ., , . ln Allema&ne a paye au litre des réparations {comprises

les dettes de guerre) 10 milliards de marks or, soit 60 milliards de francs. P

Dans ^ même temps, sous forme d’emprunts à court et à long terme, elle a exLrait de 1 étranger 168 milliards de francs Faites la différence et vous constaterez que l’Allema™ a verse 60 mühards alors quelle en recevait 168. Le solde — 108 mllli- I °

Young.110 Cheï eHe; * repréS6nte P,US de dk années d'exécution du &plan

Le comique de l’histoire est que ceci nous permet de constater que d’après la thèse meme du docteur Brunmg, pendant toute cette période où l’Allemagne prétend avoir gémi sons le poids des répara Bons, elle a, dans le fait, réalisé un gain de 108 milliards de fr/ncT Alors J aimerais savoir a quoi correspondent toutes les lamentations antérieures du même docteur Bruning e de i opinion publique allemande qui prétendait être écrasée par ce sZl poids des payements des réparations. 1

J’ajoute que ce qui me frappe encore c’est que pour 1930 la balance commerciale alle-

::r tz •* —

ÏLTdTpc drrt°'dUP B‘Uning qUi COnSiste à dire : * Maintenant que ZIT «Wm Èï M Zf dempr“nter 4 H D0US est impossible L payer les répë-

, Z ZlléZevlTîl Être t0Ut aütre’ et dans le fait la balance commerciale et la balance omp es de 1 Allemagne se sont adaptées à sa situation de débiteur et l’incidence des payements de réparations sur la situation générale de l’Allemagne est loin d’être aussi importante que le Reich veut bien le dire. 6 6 3U

Si à 1 intérieur même des réparations on discrimine les dettes de guerre et les réparations proprement dites, on est fondé à soutenir que l’incidence des 4aratioL prZment dites sur i économie du Reich est' à peu près nulle. Seulement le docteur Brunit sent res len qu en rejetant tous le poids des fautes commises par le Reich sur un boucémisrequ ■ appelle les rejDarations et en proposant de sacrifier le payement des réparations n 1 issant subsister la dette qu’il appelle « privée », il crée contre la France une solSaZ

t Mésëi 8 iT ^ Aménque eL AnSleterre dont les capitaux se sont imprudemment avenpar doses massives et sans contrôle ni garantie dans l’économie allemande.

es per e bien que noos ne la laisserons pas s’en servir et qiFun clair exposé de retf*

l7a2TVn? ^ y0UX d6S Gouvernements alliés dont la politique actuellement n’a pour but que de soutenir certains intérêts bancaires privés. P

et Au.href’ (10US somraos créanciers hypothécaires alors que certaines banques anglaises

AI Wnnil3 50 GanC-èreS Chir°«raPha^S- Lorsqu’elles ont aventuré leur eapL en

A em agne elles connmssaient cette situation ; elles ont pris leur r.sque en toute connais-

ance de cause. J aimerais que MM. les Anglais et MM. les Américains nous montrent leur conception sportive du a fair play »,

Georges SCA FINI Député de Paria.

Conclusion.

par la F™ q“ T”6* mU6 par “ ^ électoral le tuent

gravité. S ^ J dS qm Préfè,,ent Présenter le problème à nu dans toute sa

hoit de la h rance dépend d’un ensemble de vastes réorganisations, d’adaptation

d'un système archaïque aux nécessités modernes ; j’en ai esquissé les grandes lignes au cours

de cette brochure. Le bons sens doit avoir le pas sur la doctrine.

Le régime fiscal sur lequel nous vivons est constitue par des improvisations sans ordre, sans méthode ; de ce fait le citoyen de ce pays ne peut connaître qu une fois qu il a reçu sa feuille d’impositions le montant des charges qui pèsent sur ses épaules. Cette insécurité est préjudiciable à tous points de vue.

Nous voulons y substituer un système plus simple, fixe et stable afin que chaque homme connaisse d’avance la totalité de ses obligations:

Nous voulons que l'ELat règle son Lrain de vie sur la possibilité permanente des contribuables et non pas l’inverse, ainsi que cela est le fait actuel.

Nous voulons qu’en politique extérieure, à notre idéal et à nos générosités répondent l'idéal et les générosités des autres, car dans le cas contraire, ils feraienL de nous des dupes et la duperie dans- cet ordre d idée se traduit toujours par du sang versé.

Nous sommes résolument partisans de la paix; nous n’avons aucune ambition de conquête, mais nous exigeons le respect de notre sol.

C’est ce qu’en peu de moLs j'ai voulu exprimer dans cette courte profession de foi. J’espère fermement avoir été compris et j'attends avec confiance votre verdict

du i” mai.

2S circonscription du 17e arrondissement.

M. D EN AÏS, U. R. D.

Elu au premier tour de scrutin, — 6 .450 voix.

Mes chers Concitoyens,

Candidat d’union nationale en. 1928, je le suis de nouveau en 1932,

L’union nationale a sauvé la France pendant la guerre; seule, elle a permis le redressement financier de 1926 après l'effondrement du cartel des gauches.

Si elle n’avait été rompue par les radicaux-socialistes au Congrès d Angers en octobre 1928, elle aurait rendu singulièrement plus féconde la législature qui s’achève.

Nos légitimes préoccupations en face de la crise économique mondiale et devant les reniements des contrats internationaux les plus sacrés nous commandent de penser avec M. Raymond Poincaré que l’elTort à faire exige le concours de tous les républicains courageux qui mettent l’intérêt national au-dessus des préoccupations électorales.

Je ne veux connaître d’adversaires que ceux qui, de propos délibéré, s'excluent de l’union nationale sous prétexte qu elle n est pas avantageuse à leur parti.

Au-dessus des « partis », il y a la France-

l'admirable

La question extérieure.

La France a d'immenses ressources, des possibilités presque illimitées Exposition coloniale Ta montré aux plus ignorants.

Pour les mettre en valeur, elle a besoin de la paix au dedans et au dehois.

La paix serait compromise au dedans si le Gouvernement tombait sous la tute e partis de désordre, imprudemment agrégés à la majorité,

La paix serait ruinée au dehors si la France follement désarmée apparaissait comme une proie facile aux nations qui prétendent déchirer les traités, rêvent de revanche ou son

~ 1179 — No 2145

prêtes à obéir à leurs appétits inassouvis. La France forte, exempte de toute convoitise et gaidienne des traites fidele a ses alliances et à ses amitiés, mais* également prête à toutes les réconciliations loyales et aux accords les plus généreux pour réorganiser F Europe est vraiment le champion de la paix. Les propositions présentées à Genève par M André Tardieu, avec 1 assert, ment, du pays tout entier, permettent d’envisager un avenir meilleur ou, la sécurité eLant assurée, la réduction des armements pourra être pratiquée. Mais aussi longtemps que la Société des Nations ne disposera pas d une puissance effective capable de prévenir ou de réprimer Wconflits, la France ne doit consentir aucun abandon dontla paix du monde serait î immédiate victime.

La motion pour la paix votée le 21 juin 1931 par la Confédération nationale des anciens combattants et victimes de la guerre résume le sentiment de tons les Français.

L' organisation de VE (ut.

*** est trop souvent confu.ion, détordre, fa»*, sance. Je réclamais 1 organisation de la République. P

Cette oeuvre apparaît cte pins en plus urgente. L’Etat doit recouvrer indépendance et autorité se libérer de toutes les tyrannies, qu’elles viennent des puissances d argent des sjn icats politiciens ou desTrusts internationaux. 11 doit faire respecter sa volonté qui ne peut etre que celle de la Nation. Le suffrage universel doit, par le vote obligatoire et par le

FranSeÎ ’ ^ * V°lonté 110,1 Plus de de 40 millions' de Français et

roJfnCU°yCn d0!t Pr°iégé C°ntre Parbltr;nre Par Déclaration des droits dont une mu suprême comme aux Etats-Unis, assure le respect. Les fonctionnaires et agents de

Ife sitimt I13"8!’ °1Vent ay°ir ,m statlrt> des traitements et retraites équitables

1 iTd oensaM n’0'r Iis P*™** apporter une collaboration précieuse à

i. ifalÆSp aa”un|?Sv'' — 88 8"“'“8'- -w*. ».r»n„bi. ni

nuali^^ n!-*d°it P3S SCTÜr de S°n rÔle de direction, de tutelle et de contrôle. Il n'a ni .J. ;é ‘ apiude po^etre industriel ou commerçant. Les monopoles sont une erreur

aus-d^r^r^6* MleUX V3Ut rinitiative Privée, à base d’intérêt personnel mais et drns O bp0risabl lte’ etant. étendu que, là où il y a monopole défait, le contrôle de l’Elat fïnS cas’ “ participation aux bénéfices doivent être* organisés Des circonstances

» U.',0”; ” ™ » “« **"<*«» I- l’Intérêt public „pK^. Z

dont les principes et le mocanrsme sont également fâcheux.

mimm ELat m°derne a besoi,n des avis éclairés des citoyens, notamment en matière cconoprofesionneL^' ‘ y * ^ d °rgallIser ^ représentation des intérêts dans le cadre

Budget et fiscalité.

par fmanci®re de la P rance est solide, mais l’équilibre budgétaire est compromis

P contre-coups de la cimsc économique mondiale,

^™deTd^m8Qt-“C’ ' 1141 ugurée. par M. Poincaré, doit être poursuivie et ùu’èn to, r r de cuveaux sacrifices aux contribuables, plus lourdement chargés

10*10 aU *ü raa%r® ies 6 milliards de dégrèvements annuels votés- en 1928 1929 foi] p ’Pa,r UnG, 10lireuse contradiction avec les 10 milliards d’impôts nouveaux qu’en 1926 la folle gestion du cartel des gauches avait rendus nécessaires.

encore 7e 7/™ 7?' Vf’ ï îa ****** œuvre de detnain : j’ai dit à maintes reprises, et mettre fin __ 4 \ ® Chambre, combien elle était indispensable, à quels abus il fallait

comme colle ou’3862 VeXaÜOns ! Assez dc contrôles inquisitoriaux ! Assez d’inégalités de Pexonêr f* 1 Pi l 'if 65 COmm^ant9’ Pr°fesseurs> artistes, industriels, journalistes, etc., a ion a la base dont bénéficient justement les' salariés ! Assez de taxes injustifiables

sur les artisans, les chauffeurs d’automobiles, sur les modestes crédirentiers et retraités ! Amk d'impôts mal conçus et mal établis, tels que la taxe sur le chiffre d'affaire» !

Les engagements souscrits par l’Etat doivent être tenus - envers les anciens combattants les victimes de la guerre, envers les retraités, les épargnants... Mais il y aurait lobe criminelle à consentir des dépenses nouvelles qui ne seraient pas absolument nécessaires et

nulle économie possible ne doit être négligée,

La réorganisation administrative peut dégager d’importantes disponibilités qui rendront plus aisée la réorganisation fiscale : je souhaite que l’Etat renonce à frapper, selon la conception socialiste, le gain, l’effort, l’épargne, et que la base de l'impôt soit la dépense lorsqu’elle ne porte pas sur un des objets de première nécessité.

Les dangers de V étatisme .

L’intervention de l’Etat dans l’organisation sociale est nécessaire mais doit être strictement limitée à la détermination des principes, sans se substituer a l’initiative privée.

Les conséquences détestables de l’étatisme exagéré ont été rendues manifestes parla loi sur les assurances sociales. La conception générale étant sauve, elle doit être refondue totalement, comme il avait été promis d’ailleurs lorsque le vote de la Chambre a été sollicite : les risques de maladie et d'invalidité doivent être confiés à la mutualité; la prévoyancevieillesse comporte le choix entre de multiples moyens, depuis le versement unique à la Caisse nationale des retraites jusqu’à l’achat d’une maison et d’un jardin constitués en bien de famille incessible et insaisissable.

Le vote de la loi sur les allocations familiales, dont l’applicaLion est laissée aux organismes régionaux et professionnels libres, souligne ce qui peut, ce qui devrait être fait.

Par excès d’étatisme, l’effort, très onéreux pour les contribuables, accompli dans la question du logement est loin d’avoir donné les résultats souhaitables. Je ne cesserai pas de poursuivre la lutte contre le taudis et de réclamer la multiplication de logements sains à des prix modérés par l’initiative privée encouragée et non plus écrasée comme elle l’est par l’abus de la fiscalité.

Il est indispensable, urgent, de donner enfin un véritable statut à la propriété commerciale et de garantir aux intéressés une juste indemnité d’éviction dans tous^ les cas — par l’institution d'un système d’assurance mutuelle libre avec coopération de 1 Etat.

L’Etat doit aide et protection aux vaincus de la vie, à tous ceux qui souffrent, mais aussi à ceux qui travaillent et qui produisent. Beaucoup de citoyens employés, concierges, etc., — 'réclament justement un statut. Les vieux travailleurs, les titulaires de la Médaille d’honneur du travail même, ne sont pas protégés I Les rapports de la maind’œuvre sont anarchiques alors qu’ils devraient être coordonnés pour assurer une collaboration féconde permettant la diminution du coût de la vie, le développement de la puissance d’achat et l’amélioration du statut social de tous les Français.

Des mesures spéciales s’imposent pour que la concurrence de la main-d œuvre étrangère n’engendre pas le chômage. Celui-ci doit être combattu, non seulement par une assistance suffisante aux chômeurs, mais par une politique économique sagement réglée qui stimule a production et redonne vigueur à nos exportations.

Le plan d’outillage national, dont le vote fut malheureusement retardé, peut provoquer une heureuse reprise d'activité; il doit être étendu pourvu qu il ne soit appliqué qu a travaux productifs.

Pour la famille.

Entre tous ceux auxquels l’Etat doit une protection intelligente et efficace mais tyrannique, il faut inscrire les familles nombreuses, , ~

La famille est l'armature et la force de la nation française. Elle doit jouer un ro e an PEtat — grâce à l'institution du vote familial. Elle doit être honorée, encouragée.

L’enfant doit être garanti contre les dangers physiques et moraux depuis le berceau jusqu'à la fin de l'apprentissage. Les plus grands soins doivent être donnés à l'éducation autant qu’à l’instruction, et celle-ci mise à la disposition de tous suivant les aptitudes intellectuelles et selon la volonté des parents. Si l’école unique, formule vague, est dangereuse en tant qu'elle conduit au monopole de l’enseignement et à « la socialisation » de l'enfant, le régime des bourses peut être largement étendu et assoupli tant pour les études secondaires que pour renseignement professionnel et technique*

La France a besoin d'enfants, de beaucoup d'enfants, pour n’être pas submergée, conquise, par ses voisins* Elle a besoin d’élites dans tous les domaines, dans toutes les branches de l’activité sociale. Elle ne saurait consacrer trop d'efforts à leur formation* Et parce que la bonne santé du corps est le corollaire et la condition de la bonne santé morale, tous les sports doivent être encouragés, les terrains de jeux multipliés, la culture physique généralisée.

Pensons à Vâme de h France !

Les efforts tentés pour résoudre les problèmes d’ordre matériel ne réaliseront pas un progrès véritable si nous négligions ce qui touche Pâme de la France, sa spiritualité, sa figure morale dans le monde, le perfectionnement de chacun de ses enfants*

Avant tout, la liberté de pensée et de conscience doit être respectée avec ses corollaires: liberté d’enseignement, liberté d’association, liberté des cultes. Toute disposition législa- * tive créant à l’encontre d’une catégorie quelconque de citoyens des délits exorbitants du droit commun doit être abrogée* Le fait de la laïcité de l'Etat ne saurait impliquer aucune hostilité contre les idées religieuses ; il s'accorde avec le respect de toutes les convictions, il ne comporte — non plus que la neutralité de l’école publique — ni brimade, ni faveur pour aucune affirmation, ni aucune négation*

Le développement de l'instruction importe au plus haut degré, mais il faut aussi former les cœurs et les volontés, développer les sentiments sur lesquels toute divergence serait criminelle — tels l’amour de la pairie, le respect du drapeau, la fraternité sociale — combattre les instincts criminels et vicieux, l'immoralité ei le dévergondage au même titre que les fléaux sociaux tels que la tuberculose et le cancer*

Dans tous les domaines, il importe de substituer à la lutte des classes, stérile et méchante, l’union et la collaboration dans un esprit réciproque de justice et de fraternité.

Quelques problèmes locaux *

Certains problèmes locaux réclament l’activité du Député en même temps que celle du Conseiller municipal. Je citerai seulement :

La réinstallation du bureau de postes de la rue de la Condamine, notoiremment insuffisant, et la création de bureaux auxiliaires:

Aménagement des fortifications et de la zone ;

Le développement économique de la région parisienne (Paris port de mer et transport en commun) ;

La transformation de la ligne Auteuil— Pont Cardinet et son raccordement au réseau Métropolitain par un embranchement Pont Cardinet — Villiers — 'Madeleine ;

L’arrêt du plus grand nombre possible de trains de banlieue au Pont Cardinet,

AL

P a r V union p o u r la p a tr te !

Mes chers Concitoyens,

J'ai été long, non pas complet,

La Fédération des comités républicains libéraux et patriotes, dans un premier appel vous a dit à grands traits ce que j’avais fait pendant les quatre années de cette législature'

N’ayant jamais changé de convictions ni dattiludes depuis vingt-quatre ans que j ai l’honneur de représenter notre cher quartier des Batignolles, je suis fier seulement de travailler pour h. France et pour vous.

Si vos libres suffrages m’en donnent mission, je persévérerai, fidèle à une politique de large et fraternelle union nationale dans une République accueillante à toutes les bonnes volontés.

Veuillez, mes chers Concitoyens, me croire votre bien dévoué,

Joseph DENA1S Licencié ès lettres j licencié on- droit.

Diplômé des Eludes supérieures riliistoira et ds géographie (Université dé. Paria à Député des Bn tign ol le s 1 (191 l -f 9 1 9 e t i 92 m 932) i Conseiller municipal (1908-1912 et 1919-1929).

Ancien Président du Comité du budget du Conseil nnmidpaL Membre de la Commission des ânances.

Président de la Commission du règlement.

Président de la Sous-Com mission des services concédés et subventionnés.

3e circonscription du 17e arrondissement,

M. F OU RES, radical indépendant.

Elu au deuxième tour de scrutin, — 5.919 voix.

Mes chers Concitoyens,

Le pays, a une heure grave, va prendre ses responsabilités i et décider lui-même de son

sort.

Four n êlrc pas aussi atteint que la plupart des autres, grâce à son équilibre et à son épargne, il if en sou lire pas moins cruellement.

Mais les e preuves qu il traverse ne lui ont rien fait perdre de son robuste et tradition* nel I bon sens. 'Plus encore qu’en 1928, il repoussera les formules démagogiques qui. lui ont coûté si cher dans un passé- encore récent.

Le premier et plus urgent devoir de la Chambre nouvelle sera de se consacrer à résoudre tous les problèmes nés de la crise, et la crise elle-même,

1 ou r ma modeste part, si vous me faites 1 honneur de m’envoyer au Parlement, je m appliquerai de mon mieux à cette tâche qui prime toutes les autres, m’engageant d’ores et déjà à ne pas cumuler les deux mandats.

Anciens combattants.

Je pose le principe absolu des droits acquis des anciens combattants. On leur a dit souvent qu’ds étaient les créanciers du pays tout entier, on a eu raison comme aussi de. leur consentir quelques avantages bien mérités.

Ma sollicitude leur est d'autant plus acquise que ma place est marquée dans leurs rangs. Ils pourront en toute circonstance compter sur mon dévouement absolu.

Au point de vue extérieur :

Je veux la paix., J’ai fait la guerre et j'ai des fils; deux raisons qui ne permettent pas de mettre en doute mes sentiments.

Mais la paix 11e peut être assurée que par un accord entre les peuples sur une réduction simultanée de leurs armements, rendue possible par h conclusion d'un pacte d'assistance mutuelle.

C'est là le principe des propositions françaises à Genève. 11 faut qu’il aboutisse par une réalisation, car aucune nation ne saurait continuer à supporter le fardeau des charges militalres auxquelles l'astreint sa sécurité*

La Société des nations, dont on ne saurait méconnaître les résultat*, encore qu'ils n'aient pas toujours répondu aux espoirs un peu hâtifs de certains, est une institution indispensable à la vie politique et économique internationale.

Le respect et 1 intangibilité des traités est la garantie première bonnes relations mondiales.

Au point de vue intérieur :

Je desire 1 union de tous les républicains d ordre, soucieux de réalisations, adversaires des paradoxes socialistes qui ne sont qu une duperie habilement exploitée par quelques intellectuels et bourgeois profiteurs.

Le mode d'élection du. Sénat doit être modifié; les incidents de cette législature Font prouvé une fois de plus. Il est inadmissible qu'une Assemblée is^ue du suffrage restreint puisse renverser un gouvernement soutenu par les élus du suffrage universel.

Dans un pays de liberté, le respect des lois acquises et la neutralité de l'Etat doivent se concilier avec les droits d enseignement et dissociation.

Pour la famille française, je veux une protection et des encouragements plus effectifs dont le vote lamilial serait la meilleur garant.

U femme participe de plus en plus à la vie sociale et en supporte sa part déchargés, pourquoi, dès lors, lui refuser un droit de vote que la plupart des nations, même nouvelles venues au régime républicain, lui ont accordé?

le système administratif, à tous ses degrés, doit être complètemenl refondu, simplifié et modernisé. L'œuvre est de longue haleine; il n’en est que plus urgent de l’amorcer.

La réorganisation des méthodes de travail parlementaire s’impose pour que les projets «s plus importants ne se heurtent plus à une obstruction systématique, scandaleuse, quelque soit le parti qui la pratique*

Au point de vue financier :

Le contribuable français, le plus chargé de tous, ne saurait supporter la moindre charge supplémentaire. Je pose ce principe de la façon la plus formelle.

, Ce contribuable ne saurait s'adapter aux besoins, plus ou moins justifiés, du budget ;

cet nu mdget à s adapter aux possibilités réduites du contribuable et â restreindre scs exigences.

Le I ailement votera moins de dépenses le jour où le Gouvernement seul aura pouvoir Q ea Proposer sous contrôle.

La Chambre prochaine devra renoncer au déplorable système qui consiste à amorcer sur un budget, dos dépenses qui, autonriafiquemsntj se trouvent multipliées dans les suivants,

L amortissement de la dette ne saurait être suspendu ni réduit pour l'équilibre du budget.

Les dégrèvements demandent à être élargis à la base sur les impôts directs ; le minimum de salaire indispensable à la vie devant être totalement exonéré.

La taxe sur le chiffre d’affaires, source de vie chère, devra être remplacée par une taxe unique à la production.

Les dettes interalliées forment un bloc. Accepter une réduction de nos créances sans réduction égale de nos dettes serait compromettre gravement notre situation économique, au seul bénéfice d’une Allemagne qui s est formidablement outillée tandis que nous étions absorbés par la reconstitution de nos régions dévastées par elle.

Au point de vue économique :

La liquidation de la crise domine toutes les autres questions.

Je m'attacherai donc plus particulièrement à Fétude et à la réalisation de tous les moyens susceptibles de la résoudre, et en attendant, de procurer du travail aux chômeurs afin de leur permettre d’assurer leur vie et celle de leur famille.

Le reLour d’une crise aussi grave ne sera évité que par le développement de la solidarité économique entre les nations, coordonnée avec une protection efficace et. légitime des productions.

La mise en valeur de nos colonies, poursuivie hâtivement du côté de la production ne l’a pas été suffisamment au point de vue de la consommation, ce qui est venu aggraver la crise de la métropole.

Le petit commerce trouvera en moi à la Chambre le même défenseur de ses droits quà Y Hôtel de Ville, en particulier en ce qui concerne la propriété commerciale et la révision des taxes nombreuses — telle la patente — qui le frappe en se cumulant.

Enfin, à d'autres doctrines, j’oppose la mienne : collaboration sous ses formes les plus étendues du capital et du travail.

Au point de vue social :

La révision de la loi sur les assurances sociales s’impose dans le double sens d’une simplification indispensable et d*une efficacité plus réelle.

Sous toutes leurs formes, le travail et l’artisanat doivent être protégés ; pour l’instant, il faut leur accorder, ainsi qu'à tous ceux que la crise met en difficulté, les dégrèvements et delais pour l’acquit de leurs contributions.

Je demeure partisan du développement des syndicats corporatifs dans leur rôle professionnel, de la loi de huit heures, clés congés annuels; et je crois avoir témoigné àl Hôtel de Ville de l'importance que j’attache à la lutte contre les taudis, contre la tuberculose et les maladies Infantiles, ainsi qu’à l’assainissement des centres urbains et de banlieue.

La question de la zone retiendra toute mon attention. Mes efforts tendront à établir une harmonie nécessaire entre les besoins de l'agglomération parisienne qui veut un amenagement rapide et complet de cette partie du territoire et les intérêts si légitimes des propriétaires zoniers.

Mes chers Concitoyens,

Je ne prétends pas dans ce bref exposé avoir touché à tous les problèmes de 1 heure. Du moins pourrez-vous dégager de la lecture de ces pages, les principes essentiels et duec

— lii*> — No 2145

Leurs de ma politique sociale, économique et financière. Je prêterai, volontiers l’oreille à toutes les suggestions que vous croirez utile de me faire. C’est avec une bonne volonté qui ne connaîtra jamais de défaillance, qu’en concours avec vous tous, je travaillerai au bien général dans le respect et la défense des droits de chacun.

Croyez, mes chers concitoyens, à mes meilleurs sentiments.

Louis FOURÈS

Viee-Préeideüt du Conseil général.

Conseiller municipal*

Chevalier de la Légion d'honneur* ^ Croû de guerre. Candidat d'Unioa républicaine et sociale*

circonscription du 18' arrondissement.

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