‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 218 sur 260 · M. BLOUD, Ü.R.D · texte numérisé non relu

M. BLOUD, Ü.R.D

Elu-au premier tour de scrutin. — 5.083 voix.

Chers Concitoyens,

Je sollicite avec confiance le renouvellement du mandat dont vous m’avez investi

en 1928. , .

Fidèle à mes engagements, j’ai soutenu de mes votes, de toute mon action parlementaire les Gouvernements d’ Union nationale, Les Présidents Poincaré, Laval, Tardieu, leurs collaborateurs au pouvoir, ont trouvé dans votre député l’appui que j’asais promis en votre nom aux dirigeants de bonne volonté.

J’ai rempli mon devoir tel que vous l’aviez fixé ; j'ai servi les intérêts de mon pays, tels que nous les comprenons, vous et moi.

En politique extérieure :

J’ai suivi les directives, à la fois conciliantes et fermes, que des Ministres solidaires ont unanimement et constamment préconisées.

En politique intérieure :

Je me suis associé à toutes les mesures de justice et d’apaisement. J ‘ai voté les articles 70 et 71 défendus au nom de l’intérêt français, de la liberté de conscience, de l’égalité entre les citoyens par les Ministres Poincaré et Briand, eL jusqu’ici arbitrairement retenus au Sénat. J’ai voté la gratuité de certaines classes de l’enseignement secondaire, sous réserve que la liberté de l’enseignemenL, loi fondamentale de la République ne serait point touchée.

En matière sociale :

J'ai voté le plan quinquennal d’babi tâtions salubres (loi Loucheur), le plan d’outillage national, dont la mise en œuvre au début de 1930 eût paré au chômage. J ai appuyé les divers projets destinés à améliorer la loi des Assurances sociales, dont le principe demeure, certes, intangible, mais qui requiert dans son application, de 1 avis de tons les intéressés, e profonds remaniements.

La législature précédente, sous le signe du Cartel, a crée, de 1924 à 1928, lo mi iar s d’impôts nouveaux. Nous avons, par des dégrèvements, diminué de 6 milliards en 1 920, de 0 milliards en 1930, ceüe insupportable charge. Cés allégements doivent être poursuivis. L’État ne s’enrichit point de ce qu’il prend aux contribuables, mais de ce qu’il leur laisse.

Parachever à l'extérieur, la consolidation de nos droits, ne rien sacrifier de ce qui est essentiel à notre sécurité, assurer nos frontières, n’abandonner aux organismes internationaux que ce qu’ils sont en mesure de défendre, pratiquer à 1 intérieur les économies sévères que les circonstances imposent, en un mot, mener à bien 1 œuvre de redressement que a Chambre parvenue au terme de son mandat, a inaugurée, telle sera la tâche de la prochaine

législature. t ,

Tâche lourde, à laquelle j’espère collaborer utilement après quatre années d’une expe-

aCqUiSG ^ ^ ^ PréoCCUPations> d'inquiétudes, parfois

Du moins y apporterai -je ce même esprit de justice, cette même volonté de bien faire qui, avec le concours de mes collègues de l’Assemblée municipale, m’ont permis de main- Lemr dans sa prospente légendaire, sans créer de nouvelles charges et malgré la crise uni

1,8 Ne"i,,r

Vive Neuillyl Vive la Képublique !

Vive la France !

Edmond BLOUD Maire, Député sortant.

10e circonscription de SAINT-DENIS.

M. GRISONI, radical-socialiste.

Elu au deuxième tour de scrutin. — 14.230 voix

M ON Fa 0 G RA MME .

Chers Concitoyens,

4’ai l’honneur de solliciter à nouveau vos sufï rages

MZZZ "'T C°m" “ ‘e1, ™“ “ r'lr°UV“ ^jourd hui, avec la force

UO que donne 1 expérience quotidienne d’nno grande administration

financier' TT?? T idé“ meS VUes pénales au point de vue politique, économique, "l"1 1 Je vous rappellerai c.pend.nl, sur ces différents sujets, I

programme de réalisation pratique que je défendrai avec toute mon énergie et mon indé- P ance si vous me faites l’honneur de m’envoyer siéger au Parlement,

Politique générale,

Respect de la souveraineté populaire j

lom™“i0dWcl,t“’ ‘““e Parli' "<rémifs- p“ *• <«•«».. "i JW

à 10 ■"—***>■ L'idéal républicain esl d'offrir à l’ouvrier,

l'intérêt ^ pe''Spectlves de botlheur Rîus immédiates et plus conformes à

l'elïort eouirnuttistei la J”““ ”>= 1™ L» anéantira 1. plu, sûrement

centr«tion<"réimi,d ' révol“Uon,: ctl la f°™“18 1“> *»l grouper, en une véritable eon-

Rousseau à Paul ^ IOmmes de bonne volonté> « des disciples de Waldeck-

1 “ d ‘ a^.B°ncour seule susceptible de réaliser un programme utile

mspect des lois laïques, de la liberté de conscience et de la liberté religieuse. (Le

maire, maître à sa mairie ; le juge, à son tribunal ; le curé, à sou église ; l'instituteur, à son

— Gratuité de l’enseignement h tous les degrés, et respect de la liberté de l'enseigne-

meilt^ Défense des idées d'ordre et de progrès social dans la légalité ;

— Guerre à toute guerre impérialiste ; la sécurité du pays assurée dans une parfaite dignité ; mais guerre aussi à la guerre civile et à l’émeute, conséquences inévitables de la

lutte de classes ;

— Défense de la propriété individuelle ;

Droit de vote et éligibilité pour les femmes ;

— Défense de la paix, des accords de Locarno et de Thoiry, Kellog, Briand ;

— Renforcement de la Société des Nations. Arbitrage, sécurité, désarmement. Réorganisation de l’aviation française ;

Défense de la famille, de la cité, de la patrie, puis de 1 humanité.

Programme diction économique et financière.

D'abord :

Equilibre du budget. Son aménagement. Bas d’inflation monétaire. Déflation budgétaire. Economies sévères. Assez d’impôts. Amortissements moins massifs et plus lointains pour ne pas tout faire supporter à la génération sacrifiée au ieu.

Bas de réductions de salaires avant la réduction du coût de la vie.

a) Combattants et victimes de la Guerre :

Respect dû aux droits acquis par les victimes de la guerre et les anciens combattants.

b) Question de la vie chère :

Lutter par tous les moyens contre le renchérissement de la vie. Réduction de 1 impôt sur les transports.

c) Habitation et logement :

Favoriser la construction d habitations a hou marche ,

— Disparition des taudis ;

— Création de bains-douches populaires ;

« Application plus généreuse des lois Ribot, Loucheur, Ronnev&y, pour aci iLer p us

largement F accession à la petite propriété.

</) Question des sports. — L’éducation physique intéresse au plus haut point la nation française (Les sports : un cerveau sain dans un corps sain) :

— Organisation rationnelle et sagement comprise des sports, suivant les vœux émis

par les sociétés sportives ; . . . ...

Encouragement à ces sociétés. Subventions pour création de piscines, st. ->

terrains de jeux, etc, e) Mutualité ;

— Défense de toutes nos magnifiques associations de mutualistes et confiance en elles pour l’application rationnelle et économique des assurances sociales.

/) Economie organisée. — Pour éviter l’anarchie, la surproduction et le déséqu’ actuels. Procéder à de meilleurs distributions et répartitions. Collaborer mieux etdavan ag avec le Conseil national économique.

g) Commerce, industrie et artisanat ;

— Liberté du commerce ;

— Suppression des intermédiaires non patentés. Pas d’étatisme •

“ °éfenSe du honnête- contre les spéculateurs et les mercantis.

Meilleure organisation du crédit, dégrèvement et réduction des taxes prohibitives ■

— Respect de la propriété commerciale ;

■ ■ Simplification des lois fiscales et de la paperasserie ;

— Réalisation le plus tôt possible de la Laxe unique à la production pour faire complè-

tement disparaître la taxe sur le chiffre d’affaires ; 1

— Suppression de la taxe de luxe ;

Révision de la loi sur la faillite et la liquidation judiciaire *

— Egalité fiscale ;

— Soutien sérieux de l’artisanat comme du petit commerce et de la petite industrie ; Accession à la propriété commerciale, industrielle et artisanale

h) Epargne :

— Défense énergique et sévère de l’épargne.

P rog ra m me $ oc ta l .

- Respect des lois ouvrières, syndicales et autres, votées sous la République et qui

constituent la charte du travailleur; r 4 4U

Large politique de l’enfance. Concoure de l’Etat aux communes pour assurer le développement total de toutes les œuvres d'hygiène et de protection de l’enfance. (Natalité Colonies de vacances. Ecoles de plein air. Dispensaires. Mater-

“ f af liter le Préapprentissage qui permet l’amélioration du sort des travailleurs - Lutte contre le chômage. Pr.se en charge par l’ELat des indemnités et secours versés

dLfa r:rUI SOtU P.°Ur la,P,1US 8raiidC pyrÜC à la dlar*edes Etablissement

un large programme rationnel de travaux subventionnés par l’Etat ;

~ Amelioration du sort des vieillards. (Maisons de retraite, etc ) •

— Justice sociale.

Programme banlieusard.

aux iJlm-fPP(lirerai-à être b dépUlé C,C t0l,S’ et’ s-tout, le déPuté banlieusard travaillant ■ interets de là nation, mais aussi de la banlieu et de notre circonscription

pubücr. zü«:Tr"T r’atuchepai sero,it d’aw *-«■**■ ****** ^

de fer) .* J‘ ’ ë ' eiectricite> transporta en commun (Métro, autobus, tramways, chemins

budgets locaux 'Tl Guf PanS et tOUles leS ProPOBitIons pouvant toucher aux

du «parisien»' d < ^ 7 " ne soit Pas considéré comme le parent pauvre

finances locales’* WeZZ 7^ “7^^ ^ “ r6ndre à SOn travaiL Réf™ deB des fonds communs Zl-Z *1 d’avanf(;s aux communes et la répartition

Pi . ' ‘ ^ 1 heure actuelle, la banlieue parisienne esL défavorisée) *

__ J1 "Siisement des ponts de Neuilly et de Charlebourg ; ’

avec aména.mmenTd1!' d® ‘'"“-Z c|e la Grande-Armée jusqu’à Saint-Germain-en-Laye, « Ut du rond-point de la Défense (projet Julien Roger) ;

■inondation t^'sunn8113 7" ^ ^ ^ traVaUX d<5 Protection del" banlieue contre les

«'a nous a été Z 7 " niveau de Boia-Cnlombes à Colombes (comme

d ( Le Promis eL convenu) ;

Electrification de toutes les lignes dans Je département de la Seine;

lâ4

Mise en chantier de dispensaires antituberculeux, anticancéreux, antisyphililiques, de maternités, d’un hôpital intercommunal ;

— Des laciliLés d'accès à tous les degrés d’enseignement doivent être accordées aux enfants de la banlieue, notamment par la création d’écoles primaires supérieures, d’écoles professionnelles et d’un lycée absolument indispensable dans notre région très peuplée {pour éviter des risques à nos enfants). . ,

Toutes questions que je connais bien, n’est-ce pas ?

Chers Concitoyens, vous me connaissez. J’habite la circonscription et suis visible très facilement, vous le savez. Vous savez aussi quelle activité utile je déploie. Jamais 'aucun de vous n'a fait appel en vain à mon concours.

Mes actes de maire et mes réalisations sociales sont garants de ce que je puis faire dans l’intérêt d une région complètement abandonnée depuis longtemps par un mandataire négligent et indifférent qui s’est complètement désintéressé de nos soucis et de nas besoins.

Je fais appel à tous las républicains sincères, « des disciples de W aldeck-Rousseau à Paul-Boncour ». Il faut que notre chère circonscription reçoive les satisfactions auxquelles elle a droit.

A vous, mes chers Concitoyens, de faire triompher sur mon nom le programme réaliste et d'action que j’ai l’honneur de défendre à nouveau devant vous. D avance, merci de votre bien dévoué*

André GRISONI

Ancien go m battant, — Croix de guerre.

Maire de Courbevoie.

11* circonscription de SAINT- DENIS-

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