SEINE-ET-OISE
Ve circonscription de CORBBÏL.
M, DÀLIMIER, radical-socialiste.
Élu au premier tour de scrutin. — 8,815 voix.
Les preuves de mon
11 y a moins de six mois, j adressais « à mes concitoyens et à mes amis dn canton de Gorbeil 1 expression de ma gratitude profonde pour le témoignage éclatant de confiance qu'ils venaient, une fois de plus, de me donner.
Je leur demande, aujourd’hui, simplement, de ne pas se déjuger,
Et je me tourne avec une égale tranquillité d’esprit vers mes concitoyens et mes amis du canton d Àrpajon pour lequel, en plein accord avec André Simon, vice-président du Conseil général, et avec Tunanimité des maires et des municipalités, nous avons fait, dans une concorde et une union parfaites, tous nos efforts.
Les résultats sont là. Les témoins de mon activité sont là. Li dévouement à la chose publique sont présentes à tous les esprits.
Nul ne peut douter que — demain comme hier — ma porte demeurera ouverte jà tous, ma main tendue à chacun d’entre vous, que je continuerai à ignorer la haine ou la rancune, à respecter toutes les convictions, à servir — en un mot — autant que je le pourrai, ma
petite patrie, qui m’a donné, depuis plus d’un quart de siècle, tant de preuves d’amitié, et mon pays.
Je sais vos besoins et vos aspirations,
J ai écouté si souvent les cultivateurs, les commerçants, les agents des services publics et des services concédés, les combattants, les "sportifs, les médaillés ou les accidentés du travail, toutes vos organisations, toutes vos sociétés, je suis venu au milieu de vous tant de ois que je suis pleinement averti de tous les problèmes qui vous intéressent.
Bien des solutions heureuses sont intervenues. Je ne crains de [reproches de personne.
Maisc est la situation générale que nous devons examiner. Nous allons la regarder en ace telle qu elle est, en nous plaçant au-dessus des polémiques qui sont la rançon habituelle des luttes électorales.
Gela seul sera digne et de vous et de moi.
La situation extérieure et intérieure est angoissante.
La politique extérieure*
Une pensée hante tous les esprits : parviendra t-on à organiser la paix* ou les peuples devront-ils connaître, têt ou tard, la plus atroce, la plus inhumaine* la plus déshonorante des guerres, celle pendant laquelle, par dessus les armées combattantes* on ira assassiner les femmes, les vieillards et les enfants?
Je pose cette question avant toute autre, car* si une telle catastrophe devait se pro~ duire* elle emporterait avec elle la civilisation, toutes nos espérances humaines et tous nus rêves de justice.
Où en sommes-nous? La France, guidée par mou illustre ami Aristide Briand, dont je salue avec émotion et respect la mémoire* a fait h la cause de la paix de lourds sacrifices, je le dis nettement : aucun ne me paraîtra it devoir être regretté si* à ces sacrifices, correspondaient des garanties nouvelles de paix et de sécurité.
En a-t-il toujours été ainsi? jj
Cinq actes importants ont été soumis à la dernière législature :
1° On lui a demandé de ratifier les conventions intervenues à Londres et à Washington pour le règlement de nos dettes de guerre.
j’ai toujours pensé que ces dettes ne pourraieut être payées que dans la mesure où F Allemagne payerait elle-même les réparations. On [m’a pas obtenu que cette réserve soit inscrite dans la loi de ratification.
Nous avons voté contre* et nous le regrettons moins que jamais;
2° On nous a soumis le pacte Briand-KeUog* mettant la guerre hors la loi. Nous l’avons voté, mais nous regrettons que plusieurs gouvernements d’Europe n’aient pas cru devoir encore l’accepter et qu’il demeure sans sanction ;
iî° Au plan Dawes, pour le payement des réparations* on a substitué le plan Young, ïï comportait une réduction importante de notre créance et révacuation anticipée de la Rhénanie.
Nous n’avons formulé d’ objections que sur le mécanisme financier du plan. On nous a répondu qu’il était <i complet et définitif )>.
L’évacuation de la Rhénanie devait supprimer une cause permanente d’irritation, l’ aménagement des payements devait faciliter la tâche du déhiLeur, Nous l’avons accepté dans l’intérêt de la paix.
Mais ce plan « complet et définitif » n’allait pas tarder à être tenu en échec;
4° En juillet 1931, le président IToover* rompant la tradition de son pays* qui est de ne jamais s’occuper des affaires d'Europe, proposait un moratoire d’un au pour les payements de jf Allemagne.
Ce moratoire pouvait-il résoudre la crise économique allemande? En aucune manière* Les sommes empruntées par le Reich à F étranger étaient si importantes que le payement des réparations ne devait pas* ne pouvait pas aggraver sa situation, quoi qu’en prétendent tous les partis en Allemagne.
Ceux que le président Hoover voulait sauver, c’étaient les banquiers anglais et américains qui avaient, à un taux us maire, prêté à F Allemagne des sommes considérables.
Nous nous sommes d’autant moins prêtés à cette opération que nous avions alors dit et prévu qu’un moratoire d’un an amènerait ïa fin des réparations que, des socialistes à la droite, tous les partis* en France, ont reconnu légitimes, alors qu’en Allemagne, déjà droite aux socialistes, tout le monde en conteste îa légitimité.
Nous n’ avons pas touché ce qui nous était dû.
Et* comme nous T avions prévu* le moratoire continue. La Conférence de Lausanne s’efforcera de résoudre le problème. Ce qui est certain, c’est qu’en Juillet prochain, nous devrons verser 500 millions à .l'Amérique, sans avoir rien reçu de plus des signataires du plan Young.
Je nie félicite que mon parti n ait,, dans cotte situation, aucune part do responsabilité*
5° Entre temps, nous étions saisis du projet d'entente douanière entre l'Allemagne et l'Autriche, connu sous le nom d’ « Anchl'uss ».
Cette initiative était contraire aux traités. Nous l'avons combattue nettement.
Les traités ne sont pas des pactes éfernels; Le plan Dawes a modifié le traité de Versailles, Ï1 a été modifié lui-même par le plan Young.
Ce qui est inadmissible, quand des conventions sont signées, c’est que l’une des parties contractante les modifie par sa seule volonté.
Si on le tolérait, il n y aurait plus de morale internationale, plus de conventions internationales possibles.
Notre thèse est celle que Paul-Bon cour a soutenue et fait triompher à la Cour de Justice de la Haye.
La situation financière.
Par fidélité à nos doctrines, pour assurer la continuité de l’Etat, nous avons voté tous les budgets, même le dernier, mais avec les réserves nécessaires,
En réalité, ce budget fait état de ressources non permanentes. ïî escompte les versements hypothétiques de l’Allemagne, Son équilibre n’est pas réel. Le rapporteur générai, au nom de toute la Commission des finances du Sénat, a évalué son déficit à deux milliards et demi.
La situation de la trésorerie n’est pas meilleure.
Certes, on a fait des amortissements. On a fait six milliards de dégrèvements, dont mil ne s’est, d’ailleurs, aperçu, parce qu’on a éparpillé l’effort au fieu de faire, comme nous l'avions demandé, un dégrèvement massif sur les transports, par exemple, dégrèvement qui, lui, aurait produit des effets salutaires.
Les dix-huit milliards laissés, il y a deux ans, par M, Henry Chéron, se sont réduits à
irn seul.
On a prêté à des pays étrangers des sommes considérables. On Ta fait en l’absence du Parlement, alois que, depuis 1870, plus de cent milliards de 1 épargne française sont partis à l’étranger et ne sont jamais revenus,
bi certains de ses prêts sont acceptables, faits à des nations amies, il en est que rien ne saurait justifier et dont le remboursement demeure plus qu’incertain, tel le prêt à J a Hongrie, qui s’est empressée de l’utiliser pour augmenter ses armements.
On a, en outre, prêté à des banques (plus de deux milliards — déjà — à la Banque nationale de crédit), à des compagnies privées pour les renflouer et sans avoir la certitude d’y parvenir.
Noos avons protesté ; mais il était trop tard. Le fait brutal est là, La trésorerie est dans une situation difficile.
Quant au prochain budget, tout le monde est j d’accord pour déclarer que son déficit est , d'ores et déjà, de sej>t milliards.
Je veux être juste. Les événements — plus forts que les hommes — ont leur large part dans cette situation inquiétante.
Mais j’ai bien le droit de constater une situation quon nous reprocherait sévèrement si en pouvait nous en imputer la responsabilité.
Les conséquences de la crise,
La conséquence la plus douloureuse de la crise mondiale, c est le chômage. Il atteint dans le monde des millions d’êtres humains. Il est générateur de misères et de colères, La f rance a été atteinte la dernière.
Le plus impérieux de nos devoirs était de nous porter au secours de ceux qui étaient contraints à une oisiveté douloureuse.
J ai demandé, dans l'intérêt de nos communes, une participation plus importante de l’Etat dans IVttribtition des secours, la suppression de certaines conditions d’admission à ces fonds de secours, et, par dessus tout, la renonciation à la limite des cent quatre-vingts jours, que rien ne saurait justifier.
En le faisant, je défendais la thèse si juste et si mesurée de la G, G. T,
Je n’ai pu obtenir satisfaction sur tous les points; mais la création, sur ma demande, d’un centime départemental de solidarité nous a permis d'aider efficacement de nombreuses familles.
Il semble bien, à cette heure, que, loin de continuer à s’aggraver, la crise diminue.
Cette crise a atteint, par un contre-coup fatal, l’agriculture, le commerce et l'industrie. Les exportations se sont raréfiées. Notre balance commerciale est nettement déficitaire. Les pays étrangers ont dressé des barrières douanières et ce, à une heure où chacun reconnaît que, seules, des ententes économiques peuvent rétablir la prospérité commune.
De notre côté, nous avons contingenté les importations. Ce fut une mesure heureuse, mais qui ne saurait être que provisoire.
Ayant examiné sans passion, sans parti-pris, la situation extérieure, la situation financière et la situation économique, j’ai le devoir de tracer un programme.
Je ne vous apporterai pas une longue liste de réformes, une longue suite de promesses. Je n’ai jamais pratiqué la politique de la poudre aux yeux. Je m’adresse à vos consciences et à vos raisons. à une heure où ni un homme, ni un parti ne peuvent se vanter de déienir à eux seuls les formules magiques capables de remettre de l’ordre dans le monde.
Pour la paix.
Dans un de ses discours à Genève, Aristide Briand, alors Ministre des Affaires étrangères du Ministère Poincaré, a prononcé des paroles graves. Il a dit :
« Ce qui rend la situation actuelle si difficile, c’est que trop d'intérêts travaillent contre la paix. Ceux-là sont contre nous qui croient (ils ne croient pas, ils en sonL sûrs) que la suppression de la guerre les léserait dans leurs intérêts matériels. Les fabricants de munitions, les constructeurs d’armoments travaillent contre la Société des Nations, contre le pacte de Paris, et ils payent des campagnes de presse qui, à chaque instant, entravent nos efforts. Los articles contre la paix sont écrits avec une plume taillée dans le même acier que les canons et les obus.,. »
On sait avec quelle violence, quelle injustice, Aristide Briand, couvert, toujours, par les chefs des Gouvernements dont iî a tait partie, a été attaqué et injurie.
On sait avec quelle persévérance on s’esL efforcé de diminuer l’homme qui avait dans le monde le plus magnifique prestige
On se souvient qu’au lendemain du jour où, lassé, écœuré, il avait quitté le Pouvoir, le chef du groupe 1e plus important de la majorité s’écriait à la Chambre : « L’homme a disparu. C’est sa politique qui doit ruai n tenant disparaître ».
Pourtant, ce chef et ce groupe avaient toujours voté pour lui. Pourtant, au nom du Gouvernement, on devait — devant son cercueil — affirmer que son œuvre serait poursuivie.
On saisit là l’équivoque qui a pesé sur toute la législature.
Et du meme coup, on comprend pourquoi, mes amis et moi, n’avons pu accepte t e collaborer au Pouvoir avec les représentants de 1TL R. D, qui, dans une autre circonstance
~ ldü/ — N0 2145
qu cm n’a pas oubliée, déclaraient « exécrable „ la mémoire de Jules Ferry et condamnaient 1 ecole publique dont nous avons célébré avec Lant d’éclat le cinquantenaire dans un accord
T mr PRe' ,NOlIS "T' tOUlS ClUente avec ccu* « entravaient les efforts „ de
paix, Jit cc n est que cela qui nous a été offert.
Pour poursuivre une politique de rapprochement, il faut se garder de ce que, dans son discours du b avril, le chef du Gouvernement appelait « le nationalisme négatif » Il est en effet dans tous les pays, un obstacle à la politique nécessaire. 11 a paralysé, dans le nô’tre, les efforts inlassables du grand b rançais qui vient de disparaître.
La Conférence tin clésarmement est réunie. Vers elle sont tendue, le, esponrnce. de
tout,, le» mer». Dee.nl elle faut l’avenir de monde „ j„„.r. Quelle est noir, thèse
affirmée lors de notre dernier Congrès ? 1
Elle est connue. Elle a reçu des adhésions sans nombre et je ne puis oublier on’à Cor. bed 1= 11 novembre dernier, le représentant do 1, pl„, 6ra„d. do nos «ssoeialioo, d’ancien, combattants est venu y donner une adhésion sans réserve.
Je la résumé : limitation simultanée, progressive et contrôlée des armements, considère comme un gage nouveau, mais 11 ou comme un gage absolu de. sécurité. - Organisa ion d une justice in crnationale pour déterminer l’agresseur. - Organisation d’une force internationale mise a la disposition de b, Société des Nations.:- Internationalisation de 7?,? COinmCrC;al(:1 d0S llS,10S dG chemi™ de fer et de navigation, interdiction de la
national tlesünTà ^ f P™ des ™s- ~ Organisation d’un contrôle inter-
national destiné a rendre efficaces ces mesures.
Si on n arrivai L pas à cela, la course aux armements reprendrait. L’Allemagne revendi-
^^d armer librement. Qui pourrait l’en empêcher, - 1, n’y aurait plus de
les catïllaZr 0,7 et"0i ~ *“ de la nationale, en laltant contre
217!v a- Q 7 û°raprCnH que - ^ «oit notre effort - nous sommes à la
rioT pas réSerro ^ d'une coaiition d* auxquelles nous ne pour-
garant7 ‘ ' ' vUe 3 que soient ses sacrifices, une nation isolée ne sera jamais
or,amLVGnÎ!e7PTi(!teSiSOpt cîair^anU *ai veule»t, * toute leur âme,
que dénonçait R •' \ V '01*' PoL1I> C<7e tache caPltale> je ne récuse personne, hormi ceux ^ ^ naod, hormis ceux qui ne songent qu’à leurs intérêts*
P o u r V or g a n isatio n éc on om îq u e .
mentfnéceTsaiVesT16 ^ datrSSSe gé’lérale ^ faV01’iSe paS !es accoKis ou *es ™PP™he-
Victor HuLf°nC’- de.t°ute L'v ldence< réaliser la Fédération européenne, souhaitée par Briand. g ’ preC°IUsée par Uon Bourgeois, voulue par Édouard Herriol et Aristide
vivre mÏTrf0"188^ h p!’°ducUoa et ,a consommalion, en permettant à chaque nation de pourra s'attacher a' ’ °? 1° ProsPérité’ la confiance, et le monde, sorti du chaos,
la civilisation rfcoderaè^1'68 C 6 Vi6’ réparC1> leS injustices sociales> assurer la continuité de
Bu marne coup, les budgets des différents États retrouveront leur équilibre .ans cela, comment faire face à un déficit de 7 ou 8 milliards?
Les éco7mil?lt ?e qU6SUt7 d’imPôts nouveaux. Le contribuable est à la limite de l’effort. dépeases mîli7î° 7P°SSlb,es sur nos mai^es bud»ets ^ciaux. Elles ne le sont que sur les données ^ danS 3 mesure oü des Senties nouvelles de 'sécurité nous seraient
Pourtant, que de misères encore, que de détresses lamentables, que d injustices!
Nous manquons d’écoles, nous manquons d’établissements d’enseignemenL secondaire,
ce qui rend illusoire la gratuité de cet enseignement.
Si j’ai la certitude qu’un lycée de garçons et de filles se dressera bientôt à Corbeil- Essonnes-, je ne puis oublier que l’effort doit être généralisé.
Il reste des taudis. 11 reste de vieux ouvriers sans ressources, pour lesquels nous avons déposé une proposition de loi leur assurant une retraite. Les médaillés du travail, vieux serviteurs dignes de tous les respects, n’ont aucune allocation. Notre département est injustement coupé en deux pour les abattements à la base des impôts et pour les indemnités de résidence. L’Assistance règne encore, là où devrait jouer la solidarité.
Je le répète : aucun pays ne retrouvera la santé, seul. Les peuples sont solidaires. C’est à leur prospérité commune que nous devons travailler, si nous ne voulons pas voir tous nos efforts paralysés.
Tâche facile ? Certes non. L’échec compleL de la dernière Conférence de Londres souligne la difficulté qu’il y a à faire comprendre aux peuples leur intérêt véritable. Mussolini •muverne encore. Hitler menace. Le monde semble tourné vers la folie bien plus que vers la raison La France, loyale toujours, est isolée. On l’accuse d’impérialisme. On ne lient aucun compte de ses sacrifices. Que doivent souhaiter pour demain ceux qui aiment pardessus tout leur pays et la paix ?
La majorité de demain .
Il n’est pas acceptable que la droite, que les adversaires de Briand et de Jules Ferry
demeurent les arbitres des destinées de la République*
En rejetant le « nationalisme négatif », le chef du Gouvernement semble en avoir
mesuré le danger. ' .
Il n’est pas tolérable qu’on continue à drainer l’épargne, à tromper tous ceux qui cherchent l’emploi de leurs laborieuses économies, qu’ils soient plus longtemps les victimes de financiers sans scrupules. Il n’est pas tolérable que 'des spéculateurs invisibles et irresponsables puissent continuer, contre l’intérêt des producteurs, des ouvriers ou des paysans, leur action, qui a créé le désordre actuel de l’économie mondiale. Il faut organiser le contrôle de l’État sur les grandes entreprises qui viennent lui demander de combler leur déficit. Il faut défendre la masse contre la cupidité des grands financiers internationaux, à cette heure dénoncés unanimement.
Alors, l’Union des républicains? — Oui, de tous ceux qui accepteront les responsabi-
iités du Pouvoir. i t ,
Le Pouvoir, pour les hommes comme pour les partis politiques, c est 1 ecoie de a
sagesse, de la mesure et de la raison. Nul n a le droit de s y dérober.
Critiquer, promettre, voter les dépenses sans voter les recettes, fuir le Gouvernemen
est la tâche à la fois la plus facile et la plus vaine. .
Nous sommes prêts à réaliser, avec ceux qui sont conscients de leur devoir, V enten e des républicains pour former un Gouvernement solide, durable, capable de faire face a ous
les événements.
Ces événements 3 nul ne
peut les prévoir, et c'est pour cela qu il est impossible de
tracer un programme complet. ? ^
Ce qu'il importe de connaître, dans les conjonctures présentes, c est I orient ^ d'esprit, les sentiments profonds de celui pour lequel on se décide. Ce n est pas 1 berne
inconnus ou des débutants.
Mes chers Concitoyens,
Il y a un an, tous les chefs du parti républicain m apposaient, à Essonnes, le témoignage de leur confiance, C'éLaît la récompense de la fidélité*
En janvier dernier, mes amis et mes collègues me portaient au fauteuil de vice-président de la Chambre. C'était le gage de leur estime.
Je n en ai conçu aucun orgueil. J ci? ai reporte tout 1 honneur sur mes amis dévoués de jour en jour plus nombreux, que je sens autour de moi dans cette circonscription.
Ma seule ambition — après tant d'années pendant lesquelles j'ai pu maintenir la paix publique et l’ordre, apaiser les conflits, me pencher sur les détresses — c’est de mériter à nouveau la confiance de l'immense majorité d'entre vous*
Si vous en trouvez un plus digne, mieux au courant de vos besoins, capable de vous représenter au Parlement avec plus d'autorité ou d’expérience, ehoisissezrie*
Je m'inclinerai, car je reconnais pour maître le suffrage universel que, dans une circonstance récente, je me suis refusé à laisser mutiler.
Si vous croyez, au contraire, que je peux utilement vous servir encore, en servant les intérêts de la nation, si vous sentez le prix du libéralisme, si vous avez confiance clans mon patriotisme, dons mon amour de la liberté, dons ma foi démocratique, dans mon respect des consciences, dans ma volonté passionnée de justice et de paix, si vous êtes assurés que les partisans de la a iolence ne trouveront jamais grâce devant moi, venez en masse m’apporter vos bulletins de vote.
Je suis devant vous la tete hante* Je crois vous avoir représentés avec dignité, avec dévouement, avec loyauté.
J’oüends votre jugement sans inquiétude*
Albert DâLIMIER
Avocat k la Cour d’appel, ancien Ministre*
Vice -président à la Chambre des Députés*
Conseiller général de Selne-et Oise*
Président du Groupe parlementaire de défense des intérêts de la banlieue. Membre du Conseil supérieur d'aménagement de la région parisienne*
2* circonscription de GOBBEIL.
M, MIDOL, communiste*
Elu au deuxième tour de scrutin. — 20.257 voix.
Notre Programme de ri-vexdi cation s immédiates,
T* — Contre la misère.
&) Pour les travailleurs :
Contre toute réduction des salaires et des traitements, pour leur augmentation, pour la journée de sept heures et la semaine de quarante heures sans diminution de salaires* Pour de véritables assurances sociales comprenant l'assurance-chômage et aux seuls frais de l’Etat et du patronat.
Egalité de droit entre les ouvriers étrangers et les ouvriers français.
Institution des délégués à l'hygiène et à la sécurité. Congé annuel payé d'au moins quinze jours pour tous les travailleurs. Retraite a 55 ans, à 50 ans pour les métiers insalubres.
En attendant l'institution de P assurance-chômage, ïe parti communiste réclame des secours immédiats dTau moins 20 francs par jour, l'exonération des loyers et des impôts pour tous les chômeurs.
b) Pour les jeunes travailleurs :
Interdiction de J exploitation des jeunes au-dessous de 14 ans. Elévation de Page scolaire à 14 ans avec rétribution aux jeunes de 12 à 14 ans, rétribution prélevée par P Etat sur les bénéfices patronaux. Droit de vote pour les jeunes des deux sexes à partir de 18 ans. Journée de six heures dont deux heures d1 apprentissage.
c) Pour les femmes :
Droits civils et politiques pour les femmes, égaux à ceux des hommes. A travail égal, salaire égal. Congé obligatoire payé à salaire entier deux mois avant et deux mois après l'accouchement. Droit à l'avortement avec garantie médicale, suppression des lois de répression existantes.
d) Pour les paysans travailleurs :
Subventions immédiates pour tous les paysans travailleurs touchés par la crise. Exonération complète des impôts directs pour les paysans pauvres. Révision des baux en faveur des fermiers. Partage de la récolte sur la base des deux tiers au minimum pour le métayer ; suppression de toute redevance, prestation ou corvée; suppression des dettes hypothécaires.
il. — - Contre la, guerre,
a) Contre la guerre impérialiste, pour la défense de TU, R. S. S. et pour la paix :
Rappel immédiat des troupes et des navires de guerre de Chine et d'Indochine, Conlre les transports d'armes et de munitions,
Licenciement des militaires de carrière. Pour F abolition des périodes de réserve et de la préparation militaire. Pour l'expulsion des gardes blancs.
Pour l’annulation de toutes les dettes de guerre et des réparations. Pour l’abolition du système des traités de Versailles, du plan Young, du plan Hoover,
Pour le soutien de la révolution indochinoise. Retrait immédiat de tous les corps de troupes d'occupation et des fonctionnaires français des colonies et de l'Alsace-Lorraine»
ô) Pour les soldats et les marins :
Droit de vote, d 'organisation } de lecture de la presse ouvrière et de fréquentation des réunions publiques par les soldats elles marins. Prêt à 2 francs, soixante jours de permission avec voyage gratuit.
Réajustement des pensions des victimes de la guerre au coût de la vie.
Ml. — Contre la réaction.
Pour l'amnistie pleine et entière pour tous faits politiques et militaire. Pour l'abolition des lois scélérates.
Pour la suppression des tribunaux militaires, des sections spéciales et bataillons d'Afrique.
Droit intégral pour les travailleurs de réunion , de manifestation et de presse. Abolition du Code de Pindigénat,
Front unique de classe.
Ce programme de revendications n’est nas limifafif r » „ .•
toujours à la tête des travailleurs pour mener avec eux la /Je nour TTT^ “
lions de classe. 1 pour toutes leurs revendica-
Pour assurer leur unité d’action dans cette lui le In „„ les travailleurs, en particulier aux ouvriers socialistes de ré r 1 COm“luniBte Propose à tous »r la b™ d. la plate-forme do parti co JZZ “"“»t
izzzz “z rrr ,m"
pour le parti communiât., en „’orSa„i,a„i dan, m ,L, ' V“'"nl ™ maree
Sous le drapeau rouge du parti communiste, travailleurs, unissez-vous !
Le Comité central du parti communiste français.
Circonscription d’ETAMPES.
M. DORMANN, radical indépendant.
Plu au deuxième tour de scrutin, — 6.588 voix.
Cher Concitoyen,
- Pr®an,knl« de, pensées que je tiens à
Je vous disais :
*•«•. ia* r»™a‘-»>
“ rz ™ ~ - ---zr el *•
pensable e. I, lui,, des parti, ^ *“
par une évolution * - * r' ormes mora^&7 sociales, économiques et financières
HT “ ”°n' P*' '* Si la pars dàa„nZ
•Zd, h FmÏÏ tZTiTÏ "T1! par ■***• * la *“"« - * ta vie de, .**.
taarLlSi^r'” pe"°nrl,<le; dépu,é»’ J’«#~ que ce s.rait ainsi (ai,-, prendre ■OnJZZi . da P®aP'« * **«*• k. raisons du retour anZn.in
KbreZZZ7”Û“ui'7imnnm0",',It l0"j«an* la »«■”« *«•«*. Un équi-
De i • • *>ourtu s imposera plus encore que par le passé.
Mimtul" danS rétabliS8enient d” prOChain ba^
a assiette de 1 impôt devra faire l’objet d’un projet de révision qui comprendra plus de
clarté dans la façon dont il sera établi, plus de simplicité pour le contribuable et aussi plus
de justice* , ( . ,
Une réforme dans notre administration devra etre tentée.
Placée sous le signe de la décentralisation, elle ne portera scs fruits que si cl e est fade d’accord avec les organisations de fonctionnaires puisqu’elle bénéficiera ainsi de leur expe-
rience*
T'i politique Amortissement, si heureusement commencée sous le Gouvernement du grand Français qu’est M. Poincaré, et qui fut l’une des premières pierres apportées a édifice de la reconstitution financière, doit être continuée.
* -»«* pl” '”"sta,ps
C°nt 0„ ^ment ïKnSre d/^8 été une Chambre pay™ Il faut
- sss îwçsç -
„„ (p'ivail la mar»e de bénéfice qui leur est nécessaire.
C.Ue marge de bénéfice ne doit pu »e tronver dan, des peut pin. .leva,, ma» d»,
Per"™^“ placée sous le confie de PEtat.1
avec laTaHlei, müon de ee dernier ponr permettre IW.ncc de, r,aqne, W a pre», couverts par des subventions non en rapport avec les dommages sub . , ,
Il flïdra venir an.,1 a la coopération, non .enlemen. ponr ob Xnr““om„t.7eoÏ facile de, produit,, mai, ,»*i ponr fnire le, ,ch,t, oireTS^im, . concerne particulièrement les semences, les engrais
!* “tëTatopératTon .ortir, également I. formule de la main-d'œuvre mécanique qui
l’installation du téléphone, l’amélioration des chemins, si souhaitée par es agric notre région, ont préoccupé mon esprit depuis que je suis au Parlement . ^
r résultats obtenus dans L'arrondissement cl h lampes durant ces qua ^ r
couronnant mes efforts, apparaîtront à vos yeux comme la meilleure réponse aux prome que je vous avais faites et la garantie la plus sûre de mon activité fuit •
" La politique d’habitations * bon marché s’est épanouie sons celte Ieg.«lalu« et gg>
fier d’y avoir collaboré; mais elle demandera à être complétée en lenan coinp des populations rurales, et je ne saurais faillir à cette tache. ,
Ma sollicitude et mon encouragement iront toujours aux familles nombre^ .
Il a fallu la guerre pour s’apercevoir tout ce que les enfants perdaient du fait
de leur père. , , nombre tendant à instituer
Une proposition a été par moi déposée sur le bureau de la Chamb.e ^
les pupilles de l’aide nationale, en faisant accordera ces orphelins du r l \ is
eaux et les frais pharmaceutiques, à leur faire obtenir des Nurses d lude c ^ PI P ^
sage, à suppléer enfin, d’une manière générale, à la disparition toujours jus-
de famille La dépense à inscrire au budget serad couverte par les crédits accord j
qu’a lors aux pupilles de la nation, crédits qui tendent à disparaître au fur et à mesure que les années nous séparent de la guerre, les pupilles de la nation devenant majeurs.
J’ai eu la joie de voir ce projet approuvé après discussion par la Commission de prévoyance des assurances sociales de la Chambre des Députés, et je serais heureux de le reprendre pour le faire définitivement voter*
Deux fois avant le dernier vote de la loi des assurances sociales, de retour du Sénat, je suis monté à la tribune pour demander de ne pas appliquer trop vite celte loi mal comprise parce qu insu ffisamment expliquée a tous ceux qui devaient en être les bénéficiaires*
Malgré ces sages avertissements, elle lut votée et appliquée de suite. On connaît aujourd’hui le mécontentement générai et la déception des assurés obligatoires qui escomptaient davantage de cette loi.
Au cours de la discussion, prévoyant déjà les difficultés, j’avais Fait adopter divers amendements favorables à la mutualité*
J ai déposé enfin en 1930, avec mon collègue Jean Monligny, un projet rectificatif tendant à muLualiser la loi, c'est-à-dire à autoriser les sociétés de secours mutuels à faire ^application de ces dispositions legislatives suivant les principes de la loi du VT avril 1898,
J'ai entrepris une croisade dans le pays en faveur de ce projet et je ne cacherai pas le bonheur que j'éprouve aujourd'hui, après cette active propagande, à voir l'unanimité de la Mutualité française faire sien ce projet qui, demain, apportera les apaisements réclamés par tous.
Ainsi la mutualisation se substituera à l’étatisation.
Les assurés deviendront ainsi leurs propres assureurs. En l’état actuel cette loi sî complexe est appliquée par de multiples fonctionnaires ; avec le projet Dormann-Montigny, qui sera bientôt une réalité, elle pourra Fêtre par les intéressés eux-mêmes, c’est-à-dire sans frais inutiles, en assurant des prestations supérieures avec des cotisations qui pourront sans doute être réduites.
Cette mesure aura de plus comme conséquence de limiter l’afflux des sommes considérables dans les caisses de l’Etat, ce qui pourrait un jour devenir dangereux.
Le commerce et 1 industrie retiennent également toute mon attention. Une politique d'union à l'abri des expériences extrémistes, maintiendra la confiance, en même temps qu elle permettra une saine et profitable exploitation des capitaux français qui sont aujourd hui Ihésaurisés ou appelés trop souvent à se disperser au profit des industries étrangères par le mirage que font naître la spéculation et les opérations de bourse.
Il faudra ausgi, dès que les circonstances le permettront, comme cela a déjà été tenté pour certains produits, prévoir la diminution et finalement le remplacement par paliers de la taxe sur le chiffre d affaires par la taxe à la production, Fimpôt actuel pesant trop lourdement sur le coût de la vie,
La question des transports et particulièrement la situation des compagnies de chemins de fer mériteront une attention qu'on ne saurait différer.
Adversaire de 1 étatisation, j estime que le problème doit être mis à l'étude sans attendre davantage La convention de 1921 doit être re visée et les réseaux devront apporter de profondes modifications dans leur exploitation.
Je ne suis pas partisan d’un relèvement des tarifs qui aurait pour conséquence une nouvelle diminution des trafics et pariant une nouvelle hausse du prix de la vie.
Je suis persuadé que si les compagnies étaient obligées à un meilleur aménagement de leur exploitation, en tenant compte de toutes les conditions modernes, à la révision de tout le haut personnel, à la commercialisation totale de leur entreprise, les déficits diminueraient et seraient même appelés à disparaître. C'est donc dans ce sens que je voterai sur cette question si grave de conséquences*
L Exposition coloniale aura été la manifestation la plus éclatante de l'existence et de la vitalité de nos possessions d'oui re-mer ; partisan convaincu de la politique humanitaire de colonisation que nous avons employée jusqu’à ce jour, et qui nous a valu au moment de la guerre tant de loyauté et de dévouement de la part des indigènes, nous devrons accentuer
la mise en valeur des produits de leur sol et de leurs richesses puisque» pour une large partie, nous pouvons être assurés de trouver chez elles des matières premières pour lesquelles nous sommes actuellement tributaires des nations étrangères.
Plus que jamais je demeure partisan d'une politique scolaire qui permettra de ne pas laisser perdre une parcelle du trésor national représenté par l'intelligence de nos enfants.
Rien ne devrait être négligé pour leur faciliter l'accès gratuitement dans les établissements de renseignement secondaire ou supérieur, lorsque Ton se trouvera en présence de sujets d'élite, mais je ne cache pas que je comprends mal le sens de la formule « école unique », trop large et trop équivoque à mes yeux.
Seuls les enfants des parents qui habitent les lieux où exisLent des établissements d'instruction peuvent profiter des mesures prévues en leur faveur. Je votera toujours les propositions qui seront faites tendant à faire accorder aux enfants méritants des campagnes des bourses d; internat, fidèle ainsi à ma pensée déjà exprimée sur ce point.
Ancien combattant, je dirai à mes camarades du front — mais ne le savent-ils pas déjà ? combien est grand mon dévouement à leur cause. Toutes leurs revendications seront étudiées et par moi défendues dans la mesure où elles pourront être réalisées.
J ai le respect de toutes les libertés comme de toutes les croyances, et j’estîme que le « mieux sopial » doit cLre obtenu par la collaboration du travail et du capital en même temps que doit être facilitée l’accession de tous à la propriété, sauvegarde la plus certaine contre le communisme.
Convaincu que la concorde, entre tous les Français, doit assurer la prospérité du pays, et connaissant trop personnellement ce que fut la guerre, je reste fidèle à la politique de paix entre les peuples dans le cadre des traités et dans le respect des signatures .librement données. J
témoin des e (torts par nous accomplis depuis la guerre dans la voie du désarmement, je donne mon approbation sans réserve au mémoire présenté il y a un mois par M, André Tardieu à Genève, seul acte constructif accompli depuis longtemps dans ce sens.
Mais tant que la Commission du désarmement n’ aura pas arrêLé un texte d'accord définitif, soucieux avant tout de la sécurité de mon pays, je voterai toujours les crédits demandés pour la défense de nos frontières.
Dans le règlement définitif des dettes de guerre qui interviendra un jour, n’ayant déjà pas pour mon compte voté la ratification qui nous avait été demandée, j entends que mon pays ne verse aux Etats, étrangers, qui sont nos créanciers, pas un centime de plus qu'il ne touchera lui-même de l'Allemagne et des Etats qui restent nos débiteurs.
Ce programme est vaste, mais il ne sera pas dit qu’avec un effort prolongé et de la bonne volonté on ne pourra en réaliser une grande partie. Pour cela je considère indispensable, je le répète, l’union de tous les Français, car il ne sera pas de trop de doutes les volontés pour maintenir à notre pays la place qu'il occupe dans le monde.
En toute confiance je m adresse à vous, mon cher concitoyen. Vous me connaissez. Depuis quatre ans j’ai pu vous donner la mesure de mon dévouement et de mon activité.
Le lef mai prochain le pays dictera sa destinée.
En faisant triompher ma candidature au premier tour vous affirmerez, une fois de plus, votre désir de voir la politique du Gouvernement de demain s’orienter vers une union -éconde, entre tous les républicains, dans une France encore plus grande et plus prospère.
Vive F arrondissement d’Etampes î Vive la France et vive la République !
Maurice DORMÂNN
Officier de la Légion d’houo eu r. — Croix de guerre.
Conseiller général, — * Député sortant.
Candidat d’union et de concent ration républicaine.
Citoyens,
Dam les comptes rendus demandai, je vous ai montré que j’étais, depuis quatre ans, resté scrupuleusement fidèle à mon programme de 1928.
L heure est maintenant venue de formuler notre programme pour la prochaine législature.
Nous voulons :
1° La paix par :
Le désarmement général, progressif et contrôlé, principal élément de la sécurité -
L'artn Lrage international sans restriction, au-dessus des souverainetés et des traités eux- même s ;
L’éponge sur l’ardoise de toutes les dettes internationales ;
L union economique, sans exclusive contre aucune nation ;
La création d’une force internationale enfin, couronnement de l’édifice de la paix.
2° La lutte contre la crise par :
Le retour à la collectivité des monopoles de' fait .(engrais, assurances, pétroles, etc.).
Le contrôle de l’économie et sa rationalisation dans l’intérêt des travailleurs- et des consommateurs,
3* L’équilibre du prochain'1 budget' en déficit- prévu de 8 milliards; sans. emprunts- et sans impôts nouveaux, par la réduction des dépenses militaires, la nationalisation des trusts; la. répression de k fraude fiscale sut les valeurs moùilièrcs et, au besoin, la suspension provisoire de ramortissement.
4q L'égala té scalaire par Téwle: unique.
5° La défense des intérêts des porteurs de fonds 'rosses et' la reprise des relations normales avec la Russie- nouvelle; conformément à la résolution que j’ai fait signer par lift membres d& loÉ Chambre appartenant à tous les partis.
6* Des assurances sociales sans paperasseries, sans cotisations, et couvrant le risque de chômage, 1
„ 7* Da défense de la terre par rabaissement des droits sur les engrais ; la création dhin o me du blé se substituant à la spéculation pour la fixation des prix ; l'équipement massif es- campagnes au point de vue mécanique, électrique et hydraulique ; la- simplification du ea cul de 1 impôt sur les bénéfices agricoles ; un contingentement efficace pour le bétail et
peur, les céréales secondaires ; le perfectionnement de la nouvelle loi (1930) sur les déeâls
du gibier. 8
8* Une politique commerciale comportant un abattement fiscal à la base, égal à celui
autres cédules ; la déduction du salaire de la femme mariée; la réforme des impôts
départementaux et communaux (patente) ; le remplacement de la taxe sur le chillre d'affaires.
9* La suppression des conseils de guerre, 1 abolition des lois scélérates, 1 amnistie politique intégrale*
Citoyens !
Autour de ce programme,
Contre les forces coalisées de la droite et du centre, c'est-à-dire des réactionnaires et des conservateurs,
Vous réaliserez l'union indestructible de toutes les forces de gauche, de toutes les forces neuves, de tous ceux qui veulent avec nous travailler à 1 abolition de la guerre, à la suppression des crises, à l'édification de Ta venir*