BERGERY
Député sortant.
lre circonscription de PONTOISE.
M, FRANKLIN-BOUILLON, radical indépendant*
Mes chers Concitoyens,
J:ai rempli de mon mieux le mandat dont vous m’aviez investi* Je vous demande de me continuer votre confiance.
La législature qui finit a été particulièrement lourde de responsabilités pour les élus : le vôtre n’a jamais reculé devant ce qu'il considérait le devoir, sans autre souci que l’intérêt de la nation et de la paix.
Les questions extérieures, surtout depuis quatre ans, ont constamment dominé notre vie politique ; ce sera plus vrai encore demain*
Vous savez quelle a été mon action, J ai lutté de toutes mes forces contre les règlements que nous avons eu la faiblesse d’accepter.
J’ai lutté contre la ratification des soi-disant dettes anglo-américaines : elle nous a condamné, durant soixante ans, à un véritable tribut envers nos ex-alliés, sans aucune garantie de payement de nos ex-ennemis*
J’ai lutté contre l'évacuation anticipée de Mayence : elle nous a tait perdre la dernière garantie de notre sécurité sous prétexte de nous assurer le payement des réparations (plan Young) et Y Allemagne se refuse désormais à tout versement*
J’ai lutté contre l’acceptation du moratoire lloover : par lui, sans nous consulter, l’Amérique a dégagé l’Allemagne de ses obligations sans nous consentir la moindre réduction sur nos dettes qu’elle va nous réclamer. Le monde n’y a gagné qu’une aggravation redoutable de la crise économique et financière.
Ainsi que je l’a%rais fait en 1919 pour îe traité de Versailles, sans considérer les risques personnels, je n’ai cessé de signaler le danger à mes amis du Gouvernement et de la
majorité qui avaient une autre conception du devoir. Tous les événements, hélas, m ont donné raison.
Nous avons définitivement perdu les réparations ; nous n’avons absolument rien gagné du coté de T Allemagne comme le montrent ses élections répétées ; les sentiments de nos alliés demeurent aussi douteux* Notre isolement est autant dire complet.
Comment remédier à cet état de choses : voilà le problème de demain,
Avant tout il faut cesser de nous bercer d'illusions : il faut regarder la vérité en face : il faut la dire au pays auquel on Ta systématiquement, cachée depuis sept ans,
La France, dont le désintéressement est absolu, veut unanimement la paix. Mais les faits nous montrent que, malgré nos concessions répétées, d'autres n'ont renoncé ni à leurs ambitions, ni à leurs jalousies, ni à leurs haines.
Tout en continuant notre action pacifique à la Société des Nations, le bon sens indique qu’ü est indispensable de regrouper d’abord les peuples qui ont la même volonté de paix dans le respect des traités i la raison et 1 expérience feront bientôt leur œuvre chez les autres.
Il faut réorganiser l'Europe économiquement et politiquement, c’est Je seul moyen d'y ramener quelque prospérité, d’apaiser les ressentiments et de faire ainsi reculer la guerre en stérilisant les propagandes de violence de toutes les dictatures, rouges ou blanches.
C est cette organisation rationnelle du monde qui seule rendra possible un désarmement simultané et contrôlé : sans elle, désarmer n’aboutirait qu'à livrer les peuples de bonne foi aux peuples de proie,
if!
Les problèmes intérieurs posés devant nous ne sont ni moins graves, ni moins urgents.
La crise économique qui s'étend sur le monde nous impose des disciplines nouvelles, financières, économiques et sociales.
Nous dépensons trop, L’Etat coûte trop cher à l'individu : d’où l’excès de l’impôt qui écrase h la fois le consommateur et le producteur, L'Etat doit réduire son train de vie*
G est la honte d une démocratie que des politiciens laissent croire aux masses que les ressources de I Etat sont sans limites et qu’il peut tout donner à tous. Là encore il n’est que de dire la vérité sans souci de la popularité.
Pas un centime d’impôts nouveaux : une lutte sans merci contre le gaspillage des deniers publics, une économie rigide pour éviter le déficit menaçant, la justice fiscale par i égalité des charges, la défense de l’épargne imprudemment engagée, parfois même par 1 Etat (emprunt Young, emprunt hongrois) ou abandonnée aux puissances financières inter^ nationales. Voilà les directives qui s’imposent à la législature nouvelle*
De la réorganisation générale dépendra naturellement l'orientation de notre politique économique. Mais le bloc que forment la France et ses colonies doit tendre à se suffire à lui-même, nos exportations devant compenser l'achat à l’étranger de ce que nous ne produisons pas.
Il est un point qui retiendra toujours notre attention. Nous sommes une grande nation agricole. Si l'on n'assure pas à l'agriculture des conditions d'existence normales, toute économie nationale est en péril* L'allégement des charges, l'organisation rationnelle de la production et de la vente, le financement des récoltes, la continuation d'une politique ouanière appropriée, sont les conditions indispensables du « maintien à la terre
La défense de l’agriculture est une forme de la défense nationale : il ne faudra iamak J oublier, s
Mais qu il s’agisse de l’agriculture, de l'indusJne ou du commerce — qui veut notamment la taxe à la production au lieu du « chiffre d'aflaires » — c’est en réformant nos méthodes, en coordonnant nos efforts qu’on hâtera la reprise de l’activité nationale et qu’on mettra fin au chômage, contre lequel lie peuvent suffire les mesures provisoires — <ri justifiées soient-elles.
La législation républicaine est foute pénétrée d'un esprit social dont chacun peut être lier. Ce n’est pas dire, cependant, que toutes les initiatives ont été également heureuses, La- loi sur les assurances sociales, par exemple, votée hâtivement, doit être complètement réformée. On aurait dû procéder par étapes, éviter les frais d’une lourde administration cou 1er la gestion de la loi aux mutuelles. C’est dans ce sens que la transformation de la loi doit être entreprise sans délai.
En mettant fin au gaspillage, on trouvera les ressources nécessaires pour les œuvres d instruction, d hygiène et d’assistance ; une politique généreuse de natalité et de défense de la famille ; une politique de développement continu de l’éducation physique mit s imposent plus que jamais.
Faut-il dire encore que les anciens combattants continueront à trouver en moi, en dehors et au-dessus de toute politique, le défenseur résolu de leurs droits.
C est faire peu de cas de l’intelligence des électeurs que de les accabler sous les détails d un programme qui semble alors un panneau-réclame. Ce qui leur importe, c’est de connaître 1 homme auquelils donnent leur confiance, l’esprit dans lequel il agira et le but ou il tend.
Il me suffira d’ajouter que le souci des questions générales ne doit pas faire oublier la défense des intérêts locaux. La transformation de la région parisienne nécessite des mesures hardies qui assureront notamment la voirie, les transports ^chemins de fer el automobiles), 1 électrification^ les habitations, les écoles, les hôpitaux nécessaires. Il convient sui coût de simplifier et de faciliter 1 administration de plus en plus lourde de nos communes*., Four cela, comme je lai toujours fait, je maintiendrai l'entente étroite que nous avons établie entre tous les élus,
J ai le devoir, enk terminant, de m'arrêter sur la question de méthode qui commande toute faction.
Quelles que soient la bonne volonté et l'intelligence des représentants du suffrage universel, ils sont condamnes à une impuissance totale si les conditions de notre vie politique ne sont pas radicalement changées.
Le système parlementaire fonctionne mai. Trop de députés, mauvaise organisation des groupes et des majorités, vote par procuration, confusion dans les débats, lois bâclées, budget mal équilibré : il faut réformer tout cela.
Mais la question est vitale, c’est F union entre les élus du pays .
La guerre a démontré, en France comme partout, qu'il est impossible de venir à bout des problèmes immenses posés devant nous si la politique de parti doit continuer à jeter les uns contre les autres les citoyens auxquels leur intérêt commande d'être étroitement unis,
L union nationale, seule, nous a fàit triompher pendant la guerre ; seule, elle a sauvé nos finances en 1926 ; seule, elle peut assurer demain notre prospérité et notre sécurité.
' Entre les hommes, entre les partis, doit s'établir une « trêve nationale » de longue
durée. Nul n'eji sera exclu, sauf ceux ' >
esprit de loyauté absolue, basée sur ]e résout* du^T”1 eUS~mÈ™es- Conclue dans un reprise des vieilles querelles, elle nous permettra de mn,!l -T"0 P°«r éviter la
de faire face à toutes les difficultés économiques et d’assu^T " rC ”*•"*"«* financier,
e ;a paix dans ‘la sécurité.
C ii6ur6 est vcniiê de choisii*
comme elle a ruiné notamment la Russie et la Chine ‘ rU,ner^ -^Angleterre et l’Australie, Laie politique de réformes hardies et de
groupera toutes 10S forces de la nation pour le saluée l ’T ^ Vunioa’ 9“
C“‘ » ««. Po'iüq™ que j-,i V0„Pé „£*** “'rtriompher. ‘ Je vous demande de m aider à la faire
Vive l’arrondissement de Pontoise !
Vive la République !
Vive la Nation !
IIexrv franklin bouillon
Ancien .Ministre.
Anc.en President de la Commission des affaires étrangères. Député sortant,
Cmlia.. Jtah. Moa.l, « j. ^
2e circonscription de PONTOISE.
M. CATHALA, radical indépendant.
Llu au deuxième tounde scrutin. — 10.922 voix
Chers Concitoyens,
«ont devetffis^amim ur^de q untrtTannées V* q™ ^ ^ 9^ mms unissent
Comme je m’v étais en-^T ’’ pI'1S nombreu* et plus forts,
suis efforcé de résoudre pratique™ en U es prLè'^ ^ à noLre *&<*■ et je me
aüon dans le département de “l^r,è“s " '“oal! r‘m“ *■ 1>
déf8Tr
]m lmr «™it été promis. Lés groupes suol’.l.i? ° T' h ’ubstanliel
îf* ««**• U. hôpitaux existants Ôutéél"'0 P b point
Ui orM. ‘ °"‘ ele cmfMr,s „„ «grandis; „„ hSpiul ,
^ " P‘“ * - «. parisionuc .ion, d,tr.
Partout des travaux sont en cours pour développer les moyens de communication, pour réaliser des adductions d'eau, pour assainir les communes surpeuplées. Ce sont des faits que tous peuvent constater.
Bien des choses, certes, restent à faire. Si je me représente devant vous, c’est pour vous offrir de continuer.
Vous connaisse/, ma méthode. Je me suis efforcé à l'intérieur de notre circonscription de me tenir en dehors des querelles personnelles et des luttes de parti, pour être vraiment ce que doit être un représentant du peuple : le député de tous, Avec les corps élus, avec les groupements et les associations de toute nature, je n’ai cessé de collaborer, souvent en toute amitié, toujours en toute confiance, pour les aider dans leurs difficultés et pour aboutir à des résultats tangibles*
J’ai voulu être un homme de réalisation*
A vous de dire si j’ai bien rempli mon mandai et si vous devez me renouveler votre confiance*
Certains me reprocheront peut-être de mettre au premier plan de mes préoccupations les affaires locales, 1 administration des communes et du département; je leur répondrai que dans une région comme la nôtre* ces questions* par leur ampleur et par leur acuité, dépassent le cadre régional et ne peuvent être résolues que sur le plan national*
Je ne cherche pas* croyez-le bien* à éluder les indications sur la politique générale que je vous dois. Au cours des années qui viennent* des problèmes redoutables vont se poser; ceux qui auront la charge des affaires publiques seront aux prises avec de terribles responsabilités.
Notre pays subit le contre-coup de la crise mondiale qui est née et qui s’est développée hors de nos frontières. Notre Gouvernement a, d’abord, pour devoir essentiel d’en limiter chez nous les effets et pour cela de pratiquer une politique systématique de protection et de soutien du travail français sous toutes ses formes.
Ceux de nos concitoyens, qui ont parue aujourd hui à trouver les emplois indispensables, ont un droit sacré à être encouragés et secourus.
Maïs, l'exemple de l'étranger le démontre* les allocations rte doivent jamais constituer
une prime indirecte au chômage.
En pareille matière, l'allocation n’est pas un remède, ce n'est qu’un palliatif, indispensable certes* mais insuffisant.
Les ouvriers français réclament, avant tout, du Ira v ai *
Le devoir des pouvoirs publics est de tout faire pour leur en procurer*
Le projet d'outillage national, proposé dès 1929 par M. André Tardieu, aurait pu* s il avait été voté sans délai* atténuer la crise dans notre pays, peut-être même la conjurer complètement.
L’intérêt de parti s'est oppose une lois de plus à 1 interet general.
De loute manière il faut, à l’heure actuelle* ouvrir de nouveaux chantiers et soutenir f industrie par des commandes*
Les statistiques le démontrent, les stocks qui pesaient sur la production sont sur le point d être épuisés; la reprise des affaires, qui seule fera disparaître le chômage, peut êtn
prochaine, elle doit l’être* .
La condition préalable c’est, une fois de plus* la confiance qui* seule* provoque 1 activité des transactions et permet la distribution rationnelle des crédits.
Il faut, aussi, alléger les charges de la production et réaliser des économies* On ne pourra y arriver que par un effort méthodique cL soutenu de réorganisation in teneurs, \ une véritable refonte de l'Etat.
À Theure où nous sommes, la vie de notre pays est commandée par la politique exté Heure; la France dont- la volonté pacifique est certaine, doit poursuivre, comme elle na
ces,é de I. taire à Genève, son effort pour lorganieetion jndiriqn, de la part. La création d ttne force internationale et l'tna, italien de l'.s.i.leno. mut’elle entre le, E al pe“ s opposer a toute agression, nous apparaissent comme la base mërru> U - -, P
la condition préalable du désarmement, comme le prélude naturel du rapprXml"e
de 6P“,xe.S “mm' d" réi“iS,r d9S é“""”!8‘ enftatantieUea ,ur les bud^etl
Pour (aire face aux difficultés intérieures et aux problèmes menaçants de l'extérieur ie STkBM“l eSt V6nl! PIUS d* sentendre entre FèanS^f
Comme je l’écrivais déjà en 1928 : « Aucun oarff rtan= ?»ai„i i , ne saurait prétendre à la majorité absolue indispensable pour gouverner 2 u'eoll' T ^ fondes partis, dans le cadre de la République et dans le respect de ses oi e7d 7» condition essentielle de toute action féconde. » P ’ 1 donc la
faction"’6 "eSt P,U?’ ^ ^ aUX diSpUteS StérÜeS' 3UX luUes épuisantes des clans et des
Les partis doivent savoir prendre ensemble au pouvoir leurs responsabilités
La b rance requiert : une majorité stable; nu gouvernement solide • dans tous les domaines, une action continue ’ * l0US les
Ms=|'ï;ecss“-=::fcr—
C’est cette politique qui, selon moi, doit s’imposer à la Chambre prochaine.
Rlle doit permettre de poursuivre la réalisation du programme suivant :
Action locale ;
(^ZÉé,aol”“ pour,uiv“‘ méth»-
feas He°te ^ projLt elakore par le Gouvernement pour renforcer la loi du 12 juillet 1924 (cas des promesses de vente, des cités-jardins, etc ) J Ji4
•b„ Jt|F Bd.“ ’°°ié rt d'éP‘r8”e' pr0l“‘i0n d“ Pelil! ■**"» ««a. lé» exigences Pk“ d'S“'”bb P°” “ « •»*«>" de 1. loi
«Æzsii “ rési0“ p,risie“*' *■ d» ''«4“
.»rp»*îpZe! P°U' "’”rer r‘lime"'*li0" “ eau P°,ablé lotissements et des communes t ravaux d'hygiène et d’assainissement.
Développement des moyens de communication. Défense des ,i„ . . ,
locaux.1Iab°ratl0n aV6C 168 S°CiétéS Gt gr0Up°menLs P°ur rétude ^ la' défense desTntérêts m^IustUuüon dans notre région d’un Conseil des prud’hommes et d’un Office de place-
* Srf s de Seinfi-et- 0isei au point de vue des -«4-,
Finances :
Contrôle sévère ides dépenses publiques .
Protection de l’épargne, des valeurs .mobilières, des retraités, des .petits rentiers. Rejet.de tout impôt sur le capital.
Extension des mesures fiscales prises en faveur des familles nombreuses.
Commerce et industrie :
Développement de la protection et des échanges. Mise en valeur de la France-et.des
colonies.
Développement des communications et des moyens de transport.
Aviation commerciale. Création de ports, aériens.
Amélioration de la loi. sur la. propriété commerciale.
Rejet de nouveaux monopoles de 1 Etat. ,
Extension du crédit à l’artisanat, au petit commerce et Ua petite industrie.
Agriculture :
Protection douanière.
Défense des produits de la terre.
Faire aboutir la loi sur la révision des baux à ferme déjà votée par la Chambre. Indemnité au fermier sortant en cas de plus-value apportée à la propriété.
Caisse d^ssurances contre les calamites atmosphériques.
Application de la loi sur les habitations à bon marché dans les campagnes. Développement du crédit agricole.
Politique sociale :
Respect de la propriété privée*
Accession à la propriété des travailleurs et des épargnants.
Application de la loi nouvelle instituant des allocations familiales professionnelles. Respect des lois ouvrières.
Collaboration avec les) syndicats professionnels.
Institution pour les travailleurs des vacances payées déjà votées par la Chambre, Procédure de conciliation pour les' conflits du travail.
Assistance proportionnelle au coût de la vie.
Assurances sociales :
Révision de la loi du 20 avril 1930 pour associer étroitement la mutualité à son apph-
cation et à la gestion des caisses.
Simplification du mode de perception des cotisations.
Lutte contre la paperasserie.
Augmentation, comme le permettent les ressources des caisses , du taux des prestation à ^assurance maladie.
Pour la race :
Lutte contre le taudis et les fléaux sociaux: Développement des habitations à bon
marché, ,
Armement sanitaire du pays lpmv la combinaison des : dispensaires, des hôpitaux, des
maisons de cure, des sanatoriums et des préventoriums.
Développement des sports et de l'éducation physique. Terrains de jeux. Colonies de
vacances.
Extension des droits de la femme (suffrage féminin).
Protection de la mère et de Y enfant.
Application de la loi nouvelle sur les allocations familiales et professionnelles» Enseignement, :
La gratuité de l'externat dans les lycées, déjà instituée pour les classes de sixième, de cinquième, de quatrième, devra être étendue aux classes supérieures.
Elle devra être combinée avec un régime nouveau des bourses, pour permettre aux enfants de la banlieue et des campagnes de bénéficier de la réforme.
Allègement des programmes d’études..
Défense de l’école et du corps enseignant.
Pas de monopole de renseignement.
Application effective de îa loi sur l'instruction primaire.
Prolongation de l'âge de^ la scolarité:
Création dans la région parisienne d’écoles techniques, d’écoles primaires supérieures et d’établissements d'enseignement secondaire.
Encouragement à la recherche scientifique et aux laboratoires.
Pour les anciens combattants et les victimes de la guerre :
Défense et maintien des avantages institués <en leur, faveur.
Adoiptioiiidesi revendications établies -.par la Confédération nationale des anciens, com^ battants.
A ppli cà tio n pl u s? r a pide de la loi s u r 1 e s e mpl oî s ré se r vé s da n s 1 es ad mi n î s tr a t i ons Titularisation des auxiliaires.
Politique extérieure et défense nationale :
Continuation de la politique de paix.
Négociation en vue d'établir une liaison juridique entre notre créance sur 1 Allemagne et notre dette vis-à-vis de nos anciens alliés.
Préparation du désarmement par Y organisation1 préalable de T assistance: mu tu elle entre les Etats.
Respect des traités, seule base de droit interna tionah
Renforcement de la Société des Nations (force internationale, sanctions! économiques) * Coopération économique internationale. — Législation internationale du travail.
Ce programme précis et limité n'esL que le développement, et la continuation de celui que je vous ai soumis en 1928, et qui, sur beaucoup de points a été réalisé au cours de la législature.
Vous m'avez va à l'œuvre, il vous appartient aujourd'hui de vous prononcer sur mon action.
Je suis à votre disposition pour la poursuivre.
En face de nous, nous retrouvons comme il y a quatre ans, 3e même adversaire ; Je parti de la révolution, toujours menaçant, qui prépare ouvertement la destruction de la République et de la patrie.
Vous condamnerez (es méthodes de violences, vous répudierez la démagogie.
Vous vous prononcerez :
Pour le développement de notre région ;
Pour le progrès démocratique;
Par 1 union des républicains,
Pierre CÂTHÀLA Député sortant.
3e circonscription de PONTOISE.
M, BALLU, républicain de gauche.
Elu au deuxième tour de scrutin, — 8.853 voix.
Mes chers Concitoyens,
. A ' ®xPlraLl0n du mandat que j'ai reçu de vous en 1928, j’ai l’honneur de me représenter a vos su tirage s, conscient devoir mérité votre estime et votre confiance. Adversaire déclaré de tous les sectarismes, j’aî toujours recherché dans l’uuion des républicains la solution des problèmes de politique intérieure et extérieure.
j’ai constamment voté personnellement à la Chambre des Députés et je dois être juré sur mes actes, J &
J ai, en toutes circonstances, pris nettement position ;
Pour l’ordre, contre le désordre;
5 s Pour les réalisations pratiques ;
Contre les surenchères démogogiques :
Pour la paix nationale et internationale;
Four mes camarades anciens combattants et mutilés;
Pour le petit commerce, la petite industrie et l’artisanat;
Pour le redressement économique et la lutte contre le chômage.
J’ai défendu sans arrêt les revendications légitimes des mal lotis, en contribuant à application de la loi Sarraut sur les lotissements défectueux, en votant la loi Loucneur et en organisant, dans le canton, une Société d’habitations à bon marché.
Je suis reste en tous points fidèle au programme que je vous ai exposé en 1928 et que vous avez approuvé en me dormant vos suffrages.
Je continuerai à ne tromper personne et à ne trahir aucun engagement.
Je reste attaché à une laïcité de l’Etat respectueuse des libertés religieuses, séparant nettement les deux domaines de la religion et de la politique, du temporel et du spirituel.
L Etst ^ îndép&ndBïit cl c s di v& fs 0 s 4 fri ]epc . 1 ■
publique doit être, comme l’Etat, loyalement neutre Ttro toute “*“^iIIai,te- ^cde rechercher le plus large recrutement possible de l’élite dans I 1 "°>rances et doit peuple. La liberté de l’enseignement doit être assurée sous la ~ara„r 7™?- VPr°fo,ldeB dü et sous les conditions requises d’hygiène, de moralité et de patriotisme"* ? ^ ^ Je suis partisan de la gratuité de l’enseignement secondaire n i travailleurs et intelligents dont les parents n’ont pas les moyens d’aller Français Je sms oppose à l’enseignement gratuit accordé par la loi n 1 instruction, enfants fortunes parce qu’avec les ressources provenant de ceux lui ' T™ * ^ pou, raü distribuer ainsi aux enfants sans fortune des bourses d'internT ^ ^ °n
Je suis opposé, comme je l’étais en 1928, au monopole socialiste d, r ■
Je continuerai à demander, comme ie l'ai fait rL, , , ' , 1 ensclguement.
des assurances sociales qui ne donnent actuellement satisfaction Z Z éff’8iatUre’ la réforme La mutualité, qui a fait ses preuves, devra assurer le foncL P T’ “ * r°uvrierdont j’approuve le principe, mais qui ne peuvent continue ' ”nncment de ce8 assurances actuelle et dont le résultat pratique a été la création ^ 3 on‘:llonner s°os leur forme
--<**• vJr nouveaux
libre choix du médecin* Je défendrai W* rîp<= v ■ ra alsser aux asaurésHe
- - *. «4-tsir^ c:;rr;rri“^rili”" .-r
ment exclus* ° h ae Plus de oO ans présente-
Je demanderai à nouveau la suppression iusou’à lônnn r , „•
saiarres eL traitements. — La substitution nmo- J . , ' ' °° franc8’ de 1 impôt sur les taxe à la production ou à la 8 8 taxe surle chilfre d’aflaires, d’une
pour le calcul ,1e l'impit de. iudu.triel, et comméré - T, M f 1* ,0'00° soutiendrai enfin, les vœux émis nar la Férl â r \ ' L reforme cîe la patente, — Je
«U. de Seine-et-Oise, au „0 “J 1 " ** et conooer-
Au point de vue social :
3e eonlinucrai * “ do,”,“1 de vde“r 1u'a“
l.ge»e.?, ’ ~ J' " “ “S!é d“ le H" ~ «». politique généreuse du
obligatoire.1' LemJ ^ Parl“ ^ '““f*0’ vole des femme., le vole familial, k vote
me ce terrain, ma collaboration avec la C G. IV ~ ' eontinuerai,
d’œuvre française, pour rendro^ux’tra vam' ^ ^f Sl)clal,stes Pour la protection de la main- «1 qu’occupent ie. étranger, dan. i„ admioTtratiZa da„‘, tTdl“ We" '°“r
Au point de vue municipal :
des finances départen^ntaltrefca30 d a“éa*Jêincnt de la banlieue parisienne, la réforme qui désireront ma collaboration tviT^lv" ^ Z reSleral È la disPositi°n des municipalités ^). Je suis h’anSPOrtS' C°nStr0CtiOnS SC°]ai-’ ^
Au point de vue financier :
difflciie’ La dlrTèrflLÏat^e TL situatiûI1 Anomique mondiale actuelle rend législature a fait tout son devoir et son oeuvre, malgré des critiques
, 'ii i'..i|n,p pi la reconnaissance' du pays. Nos finances, sage--
injustes et intéressées, a mente Marna * “ MU
r&g&cssz n * 1921 * «■> '■
*0i‘^; “Z ‘iÜqZ' saines, et si nous n'avions vigouenusement résisté à 1» d»„Soe» socialiste, nous aurions à enregistrer un formidable déficit;
Au point de vue extérieur :
Nous avons montré- au monde le désir sincère qu’a la France d'établir la paix eth sécurité et les sacrifices consentis sont une preuve de -notre volonté de lutter contre la
guerre. Noos sommes de bonne foi, nous attendons les antres
Le président Tardieu a indiqué, nettement à Genevc. la position, de la T rance e sa volonté de collaboration loyale avec les autres pays, dans un esprit de bonne o.
d'honnêteté. 1 i __
Nous avons. fait des sacrifices, nous ne voulons pas etre des dupes.
inouïs «ivoua lüLiv i; j lipiirps difficiles que nous trar
Faisons taire nos mesquines querelles de p< - " " p luHons ensemble
verso,»- Do tout notre coeur, de toute noire énergie de toutes nos forces, luttons. ensemble pour le redressement économique mondial et contre le chômage.
Pour le rapprochement des peuples.
Pour le désarmement des esprits et des cœurs 7 Pour le maintien de. k paix, universelle,
Pour la sécurité et la prospérité de la France,
U^on lSZl seule nous a fait triompher pendant la ^ ^
finances en 1926, seule elle peut assurer demain notre prospecté et notre
Vive la France républicaine !
Vive le canton du Raine} dont je suis et que j’aime.
Guillaume RÀLLU
Député de Seine-et-Oise.
Chevalier de la Légion d'honneur.
Croix de guerre.
Membre des Commissions de renseignement, du travail et des pensions.
4e circonscription de PONTOISE.
M. PATENÛTRE- DESN 0 V ERS, républicain de gauche. Élu au deuxième tour de scrutin. — 13.922 voix.
Mes chers Concitoyens,
Une crise de chômage sans précédent atteint notre pays. Cette crise est mondiale. Pour laTésoudre, l’entente économique des nations est indispensable; En attendant, des mesures ,onl été .prises pour venir en aide aux chômeurs, et d'autres sont envisagées.
Alors, devant les menaçantes ambitions économiques de certains peuples, devant la misère qui règne dans le monde entier, et aussi devant les dangers extérieurs possibles, j’ai le devoir de vous dire que, seule, l’union entre tous les Français peut conjurer le péril.
Partisan de la politique préconisée à Genève par le président André Tardieu, fidèle au souvenir de la politique de concorde du président Poincaré, je fais appel, pour le scrutin du 1er mai prochain, à l'union de tous les républicains, respectueux de l’ordre et des traditions nationales, pour affirmer, sur mon nom, leur volonté d'assurer k paix extérieure et intérieure par la concorde entre tous les Français.
Demain, la confiance se fortifiera et, avec elle, la restauration économique s’affirmera si, par votre vote, vous- empêchez le retour d’une coalition cartelliste, dominée par une dictature socialiste. 1
A la politique stérile des partis, opposons demain une politique de concorde et d’union pour assurer la sauvegarde des droits de la France à l’extérieur et la sécurité des inslitulions républicaines à l'intérieur de notre cher pays.
C’est ce programme d’économie et d’ordre politique, qui est aussi celui de la Fédération des unions cantonales des comités républicains de la quatrième, circonscription de Pontoise (cantons d’Ecouen, Montmorency, Taverny) que je défendrais si vous me faites i honneur de me continuer votre confiance.
Vive la France 1
Vive la République 1
Mve la circonscription des cantons d'Eeouen, Montmorency et Taverny I
PÀTEN DTR Er dssno vers
Député sortant, industriel.
Maire d'Engbien-Ies-Bams.
Trésorier de L'Association des maires de Seine- ct-Oîse, Ancien combattant*
Candidat de concentrât îon républicaine et d’union nationale.
Programme de la Fédération des Comités républicains des cantons de Montmorency, T avertît et Ecouen.
A. — Politique intérieure.
L'ordre dans la me, la liberté do travail sauvegardée.
Défense de la démocratie contre toute tentative de dictature d’où qu'elle vienne.
Egalité des droits pour tous les citoyens adhérant loyalement au régime républicain,
Laïcité et neutralité de Y Etat dans le respect des croyances.
Application des lois laïques excluant tout esprit de sectarisme.
Neutralité de l'école publique et fréquentation scolaire obligatoire.
Organisation rationnelle de renseignement technique.
Développement de l’éducation physique ; terrains de sports, scolaires et autres.
Liberté de renseignement.
Une démocratie a besoin d’élites, elles existent à ! état latent dans toutes les classes de la société. Nous demandons pour tous les enfants particulièrement doués la possibilité d'en faire partie en leur facilitant T accession aux enseigne ment s secondaires et supérieurs. Noas voulons la gratuité totale pour ceux qui ne peuvent payer, et des bourses d’internat équitablement distribuées aux enfants des campagnes comme à ceux des villes particulièrement doués. Nous rejetons le monopole d'Etat ou de fait comme contraire au principe démocratique et aux droits sacrés des parents.
Protection de la main-d’œuvre nationale.
Reconnaissance définitive des droiLs des anciens combattants et des mutilés.
Droit de vote pour les femmes et vote familial.
B. — Politique économique et financière.
Equilibre du budget.
Réduction de !a masse des dépenses administratives par une réorganisation et une simplification des administrations publiques.
Poursuite progressive de la politique d'amortissement de la dette publique.
Réduction des impôts en général et simplification du système fiscal.
Diminution des impôts de consommation qui pèsent lourdement sur les prix des denrées de première nécessité.
Remplacement de la taxe sur le chifire d'alYaires par une taxe sur la production.
Suppression de l’index économique né de l’instabilité du franc: diminution des prix de beau, du gaz et de l'électricité.
Politique rationnelle des transports par fer, par eau, par roule, en tenant compte des nécessités spéciales de la banlieue parisienne.
Réserver les adjudications des services publics et de l'Etat uniquement aux industries françaises*
Pour remédier en partie à la crise économique et au chômage et équilibrer notre balance commerciale de plus en plus déficitaire, proposer les mesures suivantes :
— Mise en valeur de nos colonies, dont le développement économique est un facteur de prospérité ;
— Diminuer la fiscalité pour les industries travaillant à l'exportation ;
— Organiser l 'assurance-crédit à l'exportation ;
— Suppression des droits de douane pour les matières exportées après transformation ;
— Développement de notre marine marchande ;
— Création de ports francs afin de dériver sur ces ports une partie des importations de Y Europe ;
— Défense des entreprises françaises dans les colonies, les pays de protectorat et les pays sous mandat ;
— Favoriser Tétude des tangues étrangères et la direction d'une élite vers les pays étrangers et les colonies.
Protection de l’épargne publique par la réglementation stricte des établissements y faisant appel.
Réorganisation de la bourse des valeurs, lutte contre la spéculation,