III. — Contre ta réaction
Pour l'amnistie pleine et entière pour tous faits politiques et militaire. Pour l’abolition des lois scélérates.
Pour la suppression des tribunaux militaires, des sections spéciales et bataillons d’Afrique.
Droit intégral pour les travailleurs, de réunion, de manifestation et de presse. Abolition du Code de Lindigénat.
Front unique de classe.
Ce programme de revendications n'est pas limitatif- Le parti communiste se trouvera toujours à la tête des travailleurs pour mener, avec eux, la lutte pour toutes leurs revendications de classe.
Pour assurer leur unité d'action dans cette lutte, le parti communiste propose à tous les travailleurs, en particulier aux ouvriers socialistes, de réaliser un front unique de combat sur la base de La plate-forme du parti communiste.
Les élections législatives seront l’occasion pour les travailleurs de manifester pour leurs revendications, contre la misère, la réaction et la guerre. Ils le feront en votant en masse pour le parti communiste, en s’organisant dans scs rangs !
Sous le drapeau rouge du parti communiste, travailleurs unissez- vous l
Le Comité central du parti communiste français*
Mon cher Concitoyen
Une fois de plus, je reviens vers vous pour solliciter de votre suffrage le renouvellement de mon mandat, ^
Vous me connaissez : député de Seine-et-Oise - au scrutin de liste - depuis 1919 députe de votre circonscription depuis le retour au scrutin d’arrondissement en 1928 U “ l°Ut,eS ClPC°DStanceS> mamfesté mon inlassable dévouement aussi bien aux sellant ^ ^ ^ de Ia belie réSio" dont -Ie suis si fier d’être le repré-
Ees cantons de Maisons-Laffitte, de Meulan et de Poissy ont une physionomie complexe diverse : agriculteurs, commerçants, industriels et tous ceux quîls emploient y
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Vous rappellerai-je, parmi tant d’autres, les efforts heureux que j’ai accomplis pour a ie augmenter considérablement les subventions aux constructions scolaires, — ma victorieuse résistance au mois de juillet dernier, à l’augmentation imminente des tarifs de cheri f e,er> enerpe que j ai du déployer tout à la fois pour faire échouer le projet d«ta„o„ du. epaudug,, de I. Ville de Paris qui meuae.it tout. I. régie» de Meulan et des Mureaua et peur préserver !es intérêt, de. cullireteur, d Achères, de Carrière™.o ssy et de Chanteloup - les amendements que j’ai fait voter à la loi sur l’aménagement 3 rC^n Par,siennc afin que ne soient pas mis en péril les droits des particuliers appui elficace que je n’a. cessé de donner aux sociétés sportives, - mon concours actif à utes les mesures prises en faveur des anciens combattants, des mutilés et des veuves et °rpie ‘nS ( e guerre (retraite — devenue pension — du combattant, augmentation du taux penSf"®>” “ la campagne que j’ai entreprise sur la demande de nos syndicats agricoles
nrndi ^ T, me,,lear aménagement des Malles centrales dans l’intérêt commun des producteurs et des consommateurs.
j f/VJSM(b!Cn’ 11 me paraU déraisonnable de vouloir opposer les unes aux autres, comme lion nationale * Part'S’ CS dlfférentes classes sociales ou les diverses catégories de la produc-
r.(.,1|JeCr0,S’<rOUla?COntraire’ qu une étroite solidarité existe entre elles : l’industrie ne Li que souffr‘1’ « les agriculteurs, ses principaux clients, n’ont plus les moyens d’achetermêm? mVTf’ 1*«flcu,tape ressenüra bernent les effets d’une crise industrielle; de Dj . qU3nd es„ affaires d un chef d’entreprise vont mal, ce sont ses ouvriers ou ses cmles intêr* C°nnaiSSenl la réduction de salaire et le chômage; ainsi, dans tous les domaines, si d i.S escUoXeris sont solidaires, comme ils le sont d’ailleurs de ceux de l’Efat; et c'est n i x seGOue monde, la France est atteinte moins brutalement que d'autres,
festafi CJsemon^ f>arce qo elle a su maintenir un prudent équilibre entre les diverses manion activité et que, tout en travaillant au développement de son industrie et de
son commerce, elle a eu, au rebours d’autres nations comme l’Angleterre, la sagesse de ne pas sacrifier son agriculture.
Dans ces réunions électorales, ou les passions les plus folles se donnent libre cours, j'entends chaque soir mes adversaires critiquer le régime des droits de douane et des contingentements; et je me demande avec stupeur cc que deviendrait le pays, si, brusquement, par l’effet d’un changement de majorité, le système do protection était levé.
Oublie-t-on que toutes les autres nations se sont entourées de murailles douanières bien plus hautes que les nôtres et que, durant l’année 1931, la France a importé des marchandises étrangères pour 13 milliards de pluâ qu’elle n’a exporté ses propres produits?
Devons-nous nous abandonner devait la vague de surproduction d’autres peuples et laisser submerger notre industrie et notre agriculture au risque de provoquer leur ruine et la plus effroyable crise de chômage? Ou bien ne devons-nous pas assurer la protection indispensable à notre production aussi bien, d'ailleurs, qu'à notre main-d’œuvre, qui, plus désireuse de travail que d’allocations, a le droit d’exiger que lui soit réservé le plus largement possible tout travail français?
Hélas! la politique, la maudite politique de partis vient vicier tous les problèmes; et, de meme qu’elle a empoché le vote, en temps opportun, du projet de gratids travaux publics par lequel M. André Tardieu voulait conjurer par avance le chômage, elle pousse les partis de gauche et d’extrême gauche a critiquer amèrement notre situation financière, au moment même où, de tous les coins du monde, les banquiers et les capitalistes envoient leur or dans les caves de la Banque de France comme dans le pays le mieux administré et le plus sûr; de même dans l’ordre international, ces partis s’unissent pour condamner la thèse de sagesse par laquelle notre Gouvernement, à Genève, se déclare prêt au désarmement de la France, sous la seule condition que notre securité soit garantie et qu'une force de police soit mise à la disposition de la Société des Nations, lui permettant d’assurer, par des sanelions efficaces, le maintien de la paix du monde.
Tous mes concurrents, sans exception, attaquent avec véhémence le Gouvernement d’André Tardieu, tous sont possédés de lardent désir de se ménager, eu cas de second tour, l’appoint des voix socialistes et même, si possible, des voix communistes.
Pour ma part, je suis l’adversaire déclaré des théories de M. Léon Blum ou de M. Cachin; et la terrible histoire des années 1924-1926, durant lesquelles le Gouvernement radical-socialiste fut dominé parle parti socialiste, m’est assez présente à l’esprit pour que je veuille, à tout prix, en éviter le retour.
Vous connaissez mes opinions politiques : républicain du centre gauche, je suis, à la Chambre, présidenL du groupe d’action démocratique et sociale, qui compte parmi ses membres plusieurs ministres du Cabinet Tardieu; je suis, dans le pays, vice-président d un grand parti républicain, l’Alliance démocratique, dont la devise est : « Ni réaction ni révolution », eL dont le titre est, à lui seul, tout un programme : nous souhaitons, mes amis et moi, qu’au Lieu de ces luttes funestes qu'a déchaînées le « Cartel » des radicaux et des socialistes révolutionnaires, se constitue une large majorité républicaine correspondant vraiment à l’opinion de l’immense majorité des citoyens qui, quoi qu’on puisse dire, ne sont en général ni « blancs » ni « rouges », mais souhaitent tout simplement un régime d’ordre et de liberté leur assurant la possibilité de travailler en paix, sans avoir à redouLer les formules d’étatisme chères aux socialistes, dont la loi des assurances sociales est un si funeste exemple.
Nul plus que moi na travaillé et ne travaillera demain à cette union de tous les grands partis républicains de Gouvernement, à l’exclusion de la droite et des parLis collectivistes (socialistes et communistes), union que j’ai connue et pratiquée au sein de trois Gouvernements où j’ai travaillé en pleine confiance avec des hommes comme MM. Steeg, Albert Sarraut, Queuille, et qui seule permettrait d’assurer à l’action gouvernementale la stabilité et la continuité nécessaires.
J’ai le sentiment que ces opînious sont les vôtres; et je pense que c’est surtout à cette communauté de vues entre vous et moi que je dois l’accueil si affectueux que je reçois dans
toutes vos communes et qui me louche si profondément; le plus souvent, me* réunions publiques ressemblent moins à une campagne électorale qu'à des rencontres amicales
C’est peut-être aussi parce que pas un de vous, fût-ce le plus humble, fût-ce mon adver sa.re politique, no s est jamais adressé à moi pour me signaler une injustice ou une erreur sans que je me sois aussitôt employé de toutes mes forces à la faire redresser
Je n'ai fait ainsi qu’accomplir mon devoir de député, el, de ces services que i’ai DU vous rendre, vous ne me devez aucune reconnaissance. ^ J *■
J. seulement y .puiser le droit de seuliguee auprès de vous eombien le, élection,
|Suer.Ies prochaine, sont »„ événement redont.ble, dont dépendront le, destins de h r rance »
Nous ne voulons plus connaître ni la guerre ni la ruine : ni 1914, n; 1924 Votre sort, celui du pays sont entre vos mains.
J’ai pleine confiance, mon cher Concitoyen, dans votre raison et dans votre bon sens Je vous assure, pour demain comme pour hier, de tout mon cordial dévouement.
Vive 3a France I Vive la République!
Charles REIBEL.
Député sortant, ancien Ministre,
Chevalier de k Légion d’honneur. Croix de guerre* Candidat d’Uoiüïi nationale et do Concentration républicaine.