‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 229 sur 260 · SÈVRES (DEUX · texte numérisé non relu

SÈVRES (DEUX

Circonscription de BRESSUIRE.

M. TAÜDIÈRE, indépendant.

Elu au premier tour de scrutin, — 13,037 voix.

Messieurs 7

Je ne vous avais fait, en sollicitant vos suffrages en 1923, qu’une seule promesse : celle de consacrer mon activité à la sauvegarde des intérêts généraux du pays et de vos intérêts propres.

Je me suis appliqué à tenir exactement cet engagement : vous pouvez en juger par le compte rendu de mon activité parlementaire au cours de cette législature.

Vous avez pu constater aussi que je suis resté lidèle au programme que je vous avais soumis et à cette politique d’union et de paix que j’ai toujours poursuivie dans notre département et que mes concitoyens ont maintes fois approuvée à l’occasion des divers mandats publics qu’ils ont bien voulu me confier. Cette politique a dicté mes votes en faveur des Ministères Poincaré, Tardieu, Laval.

Elle devra être poursuivie demain plus que jamais.

Questions économiques et financières .

La crise économique, qui a si rudement secoué le monde entier, a eu en effet sa répercussion en France : retardée et amortie grâce aux mesures prises par le Gouvernement et par le Parlement, grâce à l’esprit de sagesse et de mesure, à l’effort de travail et d'épargne des citoyens français, ïa crise ne s’en fait pas moins aujourd’hui durement sentir. Les problèmes qu’elle pose dans Perdre intérieur aussi bien que dans le domaine international, exigeront faction énergique et clairvoyante d’un gouvernement stable, sûr de la collaboration de tous les hommes d’ordre assez courageux pour accepter la lourde responsabilité de îa direction des affaires publiques.

Les charges fiscales sont devenues écrasantes et le ralentissement des affaires diminue les ressources de l’Etat. Une politique d’économies et une gestion sévère des finances publiques s’imposent impérieusement.

Le réajustement des prix jde détail aux prix de gros doit permettre d’abaisser le coût de la vie, en maintenant au producteur la juste rémunération de son labeur. C’est pur celte voie, et par cette voie seulement, que pourra être réalisée la déflation budgétaire indispensable ; par cette voie aussi que la France sera en mesure de reprendre son activité économique à l’extérieur.

ld47 No 2145

Après le bouleversement des échanges internationaux l'.adra beaucoup d'effort, cl de temps pour- rétablir l'équilibre norme” "V°"S ‘

La France do, t y dire aidée par ses possession» coloniales si die sait des production, complémentaire, un éoh.nge harmoni.ua entre le, colonies et a mét™'' pôle. Un nouveau kr.f douanter devra permettre le remaniement de, accord, commeTctôv

“ ÜT” ““len“ * 1 a6ri“llU™ d"“* h « '• ^.é mCP

Politique intérieure.

Les difficultés à résoudre conduiront les diverses professions à s'organiser.

C est sur elles et sur la famille que peut être sainement édifié l’Etat Pour que la famille joue ce rôle, qui esL le sien, il faut instituer le vote familial avec ^;MT ^ man^a^ législatif, comme, comme pour les

L'Etat trouvera également un point d’apnui nrécieux nA j„„ qui oui donné la mosnro d. ,.„r JL ponr ET

#4 ssz-- saxiïï srf* —

I objet de mesures d exception ^ u eux ne soit

SXü:.SZ—‘ - '■ * *• — l ,!-r~T£

LO régime dos assurance, sociales appelle de nombreuses réformes dans le sens d'une 3^ "■ d d'u» p, us „rg, eonenurî des

R e la lions i n ternationa les »

p«i&„;: r et vît

ZZLVmZ S d“ubi'"”- *■ ~

et r™e dësir! “«organisation européenne ot mondiale de la vie économique et financière

ta,rrris“ ,taiui in‘"™“io"*1 d8! m°y“s d° *»<“« £ £

armemIntsPrn°P,0Se réduction simuUanée- graduée et efficacement contrôlée des

riales de sécuri’ÎTSr 71’ ï ^ Accroissement des garanties internatic-

strict d’assurer se* t/>r' ’ 11 absence de ces garanties indispensables, tout Etat a le devoir >ma ci assurer sa défense par ses propres moyens.

<om rS^iT’ ’r d!reCt;ves tîul" doivent guider l’action du Gouvernement au pourquoi j’ai confiance a P Srand,nümbre fentre ™us> Je ><= sais, les approuve. C’est Parlât u ™ qUe V°US ^ d°nnereZ IWUé nécessairc P°ur Poursuivre, au.

' ' k reabsat*o« on m’apportant, au scrutin du 1- mai, vos suffrages en masse.

Emile TAUDIÈRE,

Conseiller général des Deux-Sèvres.

Chevalier de la Légion d’honneur*

Croix de guerre.

Député Sortant.

Circonscription de MELLE,

M. Fkançois ALBERT, radical-social .iste.

Elu au premier tour de scrutin* — 10*852 voix.

Monsieur et cher Concitoyen,

lî y a quatre ans,, inconnu de la plupart d'entre vous, j'ai eu la satisfaction d’être élu au premier tour de scrutin* Depuis cette époque vous avez appris à me connaître et vous avez pu apprécier ma franchise et mou activité. C'est pourquoi, désigné à nouveau par le vote unanime du congrès de Melle, je viens avec mie entière confiance solliciter le renouvellement de mon mandat. Vous m’honorerez, j'en suis sûr, d’une majorité accrue ; car vous avez pu rendre compte en effet que, fidèle à tous mes engagements, je n'ai jamais dévié de la ligne droite.

Malgré 1: âpreté de la lutte, aussitôt après la victoire, je me suis appliqué à défendre les intérêts de tous et spécialement de T agriculture* Qu’il se soit agi des dégrèvements fonciers, de l'exonération des petits héritages agricoles, de ia baisse du prix des engrais, du régime fiscal des coopératives laitières, de la protection des produits laitiers contre la concurrence déloyale de la chimie alimentaire, de L'écoulement des pommes de terre dorp p h orées, on m’a toujours trouvé au premier rang de ceux qui prenaient en mams la cause des producteurs ruraux, si durement éprouvés par la baisse des prix depuis quelques mois. Plusieurs communes m’ont dû d'importantes subventions pour leurs travaux d adduction d’eau*

La protection douanière et les contingentements, qui ont permis aux agriculteurs de résister momentanément, quoique insuffisamment, k la crise actuelle* n'opposent à cette crise que des palliatifs de courte durée. 11 faut maintenant Faire diminuer les prix de revient par la baisse des engrais, des machines, du charbon, de l’ëLec triait ë, des essences. Aiasi le cultivateur pourra vendre moins cher, tout en gagnant davantage, et la consommation augmentera.

fl;

La gravité de la situation financière exigera demain tous nos soins. Le déficit budgétaire atteindra vraisemblablement à la fin de 1932 une dizaine de milliards. Cependant les 19 milliards deconomies, dont les gouvernants se montraient si fiers il y a trois ans, se sont complètement évaporés. Pendant la période des vaches grasses, on ne parlait que de la prospérité et on la prévoyait éternelle. Elle ne devait pas larder à nous fausser compagnie, contrairement à certaines prophéties imprudentes. On renflouait sans compter des banques en déconfiture et il ne reste plus d’argent pour renflouer Je budget de la nation, qui en aurait si grand besoin.

G est pourquoi de sérieuses économies s’imposent. On ne pourra les réaliser que par une réorganisation complète des services administratifs, où sévit une paperasserie routinière, qui occupe beaucoup de fonctionnaires pour un médiocre rendement. Il faut mo er niser nos administrations, dont quelques-unes n'ont pas modifié leurs méthodes depuis

siècle. , ftfi

La nécessité s’imposera pareillement d'établir un lien entre nos créances et nos c e ■ Pendant soixante années nous nous sommes engagés à payer des milliards à 1 Amérique,

à l' Angleterre, sans leur avoir signifié l’impossibilité pour nous de verser un sou de plus que nous n’aurions reçu de l’Allemagne et de nos divers débiteurs, tous défaillants. Une telle situation ne saurait se prolonger sans nous conduire à une injuste détresse. Par tous les moyens nous aurons à persuader nos créanciers qu’elle à déjà trop Iontemps duré.

Ayant des lors recouvré un pou d'élasticité budgétaire, nous pourrons procéder à une refonte des impôts, qui comportera notamment ;

1" Une simplification de ces multiples impôts, devenus si compliqués et si enchevêtrés que le contribuable ne s’y retrouve plus et devient incapable de se défendre contre les erreurs ou les abus du fisc ;

2° La substitution à la taxe sur le chilïre d’affaires d’une taxe unique à la production et à l’importation (on est entré dans cette voie, mais avec une lenteur et une timidité décourageantes) ;

d L extension aux artisans ruraux et aux petits commerçants de l’immunité successorale qui vient d être créée en laveur des petits propriétaires, dont l’héritier continue à faire valoir le domaine paternel;.:

4 «.. ne application pas brutale, mais loyale, de l'impôt sur le revenu, actuellement

payé en trop grande partie par les classes moyennes, qui n’ont pas le moyen de s’y soustraire par la dissimulation ou par l’évasion.

Gomme je vous 1 écrivais déjà, il y a quatre ans, ces remaniements de justice supposent comme condition l'indépendance absolue de l’Etat à l'égard des grandes puissances d’argent. Cette indépendance lui permettra d'envisager alors le contrôle des banques et la révision de la loi sur les sociétés anonymes, afin de protéger l’épargne contre les aigrefins qui l’exploitent avec une audace égale à leur impunité*

Lutin il devient tout à lait urgent de poursuivre l’ allégement de nos charges par la léduction des dépenses militaires* Depuis la fin de la guerre, il n’est question que de désarmement eL partout les crédits consacrés à la défense nationale augmentent sans cesse. Chaque pays y gagne-t-il en sécurité? C’est don Leux, car la course aux armements ne connaît pas de limites, créant ainsi parmi les peuples une inquiétude, une nervosité bien laites pour provoquer l’éclosion de conflits nouveaux* Sans retard, la France se doit de proposer et de soutenir à Genève une réduction simultanée et contrôlée des budgets de guerre, dont le poids écrase tous les peuples* C'est le procédé le plus efficace pour aboutir au désarmement proportionnel et progressif qui achèvera de remettre nos budgets d’aplomb.

Ainsi 1 ère du rapprochement entre les peuples d’Europe, puis du monde entier sera vraiment inaugurée. La fédération économique atténuera les effets néfastes d’une concurrence capricieuse et dévergondée, dont la spéculation internationale n’est pas le moins redoutable, surtout pour l’agriculteur, qui en subit les répercussions sans parvenir à en discerner les causes. Un des principaux ferments de V esprits belliqueux disparaîtra peu à peu et la paix rêvée par Aristide Briand se consolidera, grâce au désarmement des esprits et des intérêts antagonistes, condition indispensable au désarmement militaire*

Les sommes rendues ainsi disponibles pourront être consacrées à des œuvres de solidarité humaine* On ne sera plus réduit à marchander avec les victimes de la guerre, avec les anciens combattants dont nous avons fait inscrire la pension au grand Livre de la Dette

publique. Les mutilés du travail auront aussi leur part, on meme temps qu?on s'efforcera d'abréger la procédure interminable et imprécise qu’ils sont obligés d'affronter pour obtenir satisfaction.

Je ne veux rappeler que pour mémoire le maintien de la laïcité, dont l'idéal, pour reprendre mes propres expressions de 1928, est fait de raison, de tolérance et de chaude solIL CÏtude pour tous les enfants de la nation — - et le développement de l'école unique, à peine amorcé, qui assurera l'égalité de toutes les jeunesses devant ^instruction et la primauté du mérite sur le privilège de naissance*

En terminant, je reviens à la culture! par où j'ai commencé* Je réclamerai pour elle une extension toujours plus large du crédit agricole, de renseignement posLscolaire? agricole et technique, de l’électrification rurale, de 1T alimentation en eau potable* Nous lui devons également des moyens de communication perfectionnés sans cesse, des chemins mieux entretenus, des routes où les chevaux puissent circuler avec la même sécurité que les automobiles, le désenclavement des villages, dont l’accès est demeuré impraticable*

Tel est le programme de réformes nettement démocratiques sur lequel je vous offre de vous compter le 1" mai. Il est conforme aux aspirations de ceux qui ont fondé la République, non pour eu faire un tremplin à l'usage de ceux qu’on voit si souvent prêts à la desservir, après s'être servis d elle. C'est sous les auspices de ces grands aînés que je veux placer ma candidature, assuré d'être compris par tous ceux qui n’ont pas perdu le souvenir de leur foi et de leur désintéressement. S’ils étaient encore parmi nous, ils vous expliqueraient que la réaction camoutléel est plus dangereuse encore que la réaction affichée. Vous entendrez leur voix, j'en ai la conviction, et je vous en remercie d’avance.

Vive le pays mellois 1 Vive la République l

François ALBERT.

Député sortant*

Ancien Ministre,

Candidat du Congrès [républicain, radical et radical- socialiste.

,1" circonscription de NIORT

M. JOUFFRAULT, radical-socialiste .

Eh. au premier tour de scrutin. - 7.541 voix.

Mes chers Concitoyens,

L œuvre de la prochaine législature dm'f

C’est un budget en équilibre en éauilibiV ■ C?uraeeux elFort de redressement, sabla à notre pays. 4 ’ * hh' * ^ et Sîncère- ^ avant tout, est indispen

tt * r“iiser ™c -

refonte de» 8êrvice,|i,flss„ntd6Sob|igalionsu^eiiles,’10n 1105 Repenses militaire» ol d. *• qui permettra IW éeonomi,»,

obtfe ;:z:r« li^"5a”‘ ^'r.;«lre déf“dn,s; tm,t M •*** -■«- >.

douanière» doivent être raisonnable^ ,t étudiées' jJt .Z"'™' J'" Protecli»"!

deuaZre' di'i^r “mpfcLnf 1'^.^^“^" ■»"*"»

inique!* ““ *•*"*? “ lriP'° P™‘ <• vue .oci.i, mer.l joono.

-ÆîKSl Stir°^Vd°PPSr ^ «- '« as.ur.„ce,

*“,* d’abord ieer» sftû wLZZ ^ -M* “

ioi™“ — 4 »

ont r.t“S “ *“ » * U B«erre, qui

sacrifice. Le temps ne saurait amoindrir la grandeur de leur

%ir:::,î* ::;;:rL?irz iz ::ù Gisst

régime0.^ 14>ubllcain doit considérer les lois laïques comme des lois fondamentales de not nières années. N‘est pas^aiW^' ^ ^ dt‘l'endlje’ nous nous en sommes aperçus ces de

dire r r de ^as^Eut"SSt::.proportionnelIe scoiaire’ ^

tent sans condition de for tu"* *ntefi:ra,eT son lrltell.gence eL son travail le lui perniel

infant des eampa“ne ln ^ ^ "e sera comPiet lorsqu

campagnes pourra en profiter comme l’enfant des villes.

WBêSSBÊ >- - 4P

îk *

Noua nous sommes opposés à l’attentat contre le suffrage universel, qui a été essayé par les partisans de la suppression du second tour de scrutin.

En ce qui concerne Apolitique étrangère, nous avons toujours cherché à garantir l’indépendance et la sécurité de notre pays vis-à-vis des autres peuples, tout en pratiquant une collaboration confiante entre eux et nous.

- ty accord avec les associations] d’anciens combattants, nous avons toujours soutenu

cette thèse : « La France ne doit pas payer aux cx-alliês et associés plus qu'elle n’aura reçu

de l’Allemagne. » . , . ,

Mais, cette thèse, nous l’avons soutenue en vain, car la majorité en a décidé autrement

et a ratifié, sans clauses de sauvegardes, sans condiUons, les dettes interalliées.

“ “ Fors qu’en 1931, le président des Etats-Unis Iloover a sollicité un moratoire pour 1 Allemagne le parti radical a estimé que la France ne devait pas accorder ce moratoire sans conditions; il nous apparaissait, en effet, possible et nécessaire de demander à l’Allemagne une contre-partie à l’autorisation qu’elle nous demandait de ne pas nous verser pendant un an ce qu’elle avait à 'nous payer.

Là encore nous avons été battus. EL la majorité, par son vote, a donne a I Allemagne l’habitude de ne pas régler ses dettes envers nous.

L’Allemagne ne nous paye plus.

Nous restons débiteurs envers l’Angleterre et l’Amérique.

Tel est le bilan de la politique étrangère de la majorité qui a dirigé notre pays ces der nières années*

Le but que nous devons poursuivre et Atteindre, c’est l’organisation de la paix, dans la

dignité et la sécurité des nations. , . , ,

Les principes dont il ne faut pas"s’écarler ont été rësumésjdans la formule du president

Herriot :

« Arbitrage j sécurité/ désarmement* »

Le moyen est la Société des nations* f . ,

Nous saluons le grand nom et la mémoire^ Aristide Briand, « qui a bien mente de la

pairie ». Son oeuvre doit être continuée sans relâche.

Dans notre effort vers la paix, aucun obstacle ne doit rebuter, aucun échec ne doit décourager. Aujourd’hui, l’on se rend compte, enfin, qu’un peuple se grandit moins par son courage guerrier que par sa volonté de paix et son désir de conciliation. N est a. pa- J

un progrès vers la paix définitive ? r t ■ n

C’est à notre pays de prendre hardiment la tête du mouvement vers la réconcilié

des peuples et rétablissement de la paix. Mais cette politique ne peut être menée a bien que

par ceux qui y sont profondément attachés*

Le 2 1 juin 1931, le Conseil national de la Confédération nationale des anciens oom a tants volait une motion sur l'organisation de la paix* Nous ne saurions mieux dire, et nous en rappelons les passages essentiels :

^ — Nécessité primordiale du désarmement moral.

« — , Universal té de la Société des nations.

a Acceptation générale de l'arbitrage obligatoire et sanctionné.

« — Organisation de moyens de coercition collectifs contre les Etats qui auraient recours à la guerre au lieu de se soumettre à l’arbitrage.

« — Réduction simultanée, graduelle et efficacement contrôlée des armements nationaux, en corrélation avec l’accroissement des garanties internationales de sécurité en vue du désarmement général.

« — Organisation européenne et mondiale de la vie économique et financière.

« — Tous les engagements Internationaux, tant qu’ils sont en vigueur, sont la loi des parties et doivent être loyalement observés. Conformément à l'esprit de la Société des nations et au pacte, ils ne sont pas intangibles, si la nécessité de les modifier est reconnue d'un commun accord. »

Mes cher amis5

Vous êtes appelés à faire entendre votre voix. Le dimanche 1er mai, le peuple de France fera connaître sa volonté. Vous avez à choisir. J’ai confiance. Je suis certain de votre verdict.

La première circonscription de Niort restera fidèle à son passé.

Il y a quatre ans, j'ai fait appel à tous ceux qui comme moi sont partisans d’un grand parti républicain, puissant et agissant, pacifiste et humain, auquel je donne comme limite à droite les réformes sociales et la laïcité, et à gauche le respect de la propriété individuelle et le maintien de l’ordre. . ,

Je m adresse a nouveau à ceux qui m ont suivi il y a quatre ans, et aussi à ceux, qui

depuis cette époque ce sont rendu compte que leur place est à nos côtés.

Le parti républicain radical et radical-socialiste, par l’autorité morale dont il jouit, aussi bien en France qu’à l’étranger, prépare l’avènement pour notre pays d’une ère de progrès, de justice et de paix.

Je voudrais que par un vote massif, dès le premier tour de scrutin la première circonscription de Niort montre clairement qu’elle est toujours à sa place, et en bonne place dans l’armée républicaine.

Tous contre la réaction !

Et d’avance je veux vous remercier du vote que vous émettrez le dimanche 1er mai.

Vous voterez, comme je vous le demande, je n'en doute pas, dans l’amitié, dans la confiance et clans la clarté, pour la République et pour la paix.

Vive la première circonscription de Niort!

Vive la République démocratique, laïque, sociale et pacifique!

André JOUFFRAULT

Chevalier de la Légion d'honneur, crois de guerre* Député sortant*

Candidat désigné par îe Congrès républicain*

2ü circonscription de NIORT-

M. Reké RICHARD, radical-socialiste.

Élu 'au 'deuxième tour de scrutin. — 7.009 voix.

Mes chers Concitoyens,

Le devoir républicain.

Il appartient au pays républicain de mettre fin à une situation qui, ai elle se prolongeait, risquerait de nous conduire à une catastrophe.

Je n'ai pas besoin, je pense, de définir une fois de plus mes opinions politiques, car, à l’encontre de certains qui voudraient vous faire croire que de multiples changements de doctrine sont une garantie de stabilité, je suis aujourd’hui ce que jetais hier.

Une crise économique grave, due notamment à l’augmentation déréglée de 3a production, à la fermeture d’un grand nombre de marchés, à la diminution du pouvoir de consommation qu’accroît encore le chômage, s’abat sur notre pays- Pour y faire face, les remèdes empiriques ne suffisent plus. Il faut adapter le régime économique actuel à des conditions nouvelles. Rien ne serait plus dangereux que de laisser croire aux producteurs qu'il suffit d’élever indéfiniment les droits de douane pour les mettre à l’abri. La France ne peut vivre en vase clos ni se prêter à une politique de représailles.

L’heure est venue des larges ententes internationales contrôlées qui permettent seules d'opposer aux besoins réels des peuples la création et la répartition des produits*

Le rapprochement des nations dans les relations économiques doit marcher de pair avec le rapprochement politique.

Pour faire face à la crise économique et a la mauvaise situation financière actuelle, la prochaine Chambre devra envisager des solutions nouvelles et hardies.

If abord la paix ,

Et en tout premier litëüy sur lé plan international, lutte pour la paix entre les peuples pour le désarmement général et contre toutes les folies impérialistes et guerrières, ce qui nécessite le développement et l'extension de la Société des Nations.

L'outillage national

Sur le plan intérieur ;

Reprise d'un vaste plan d’outillage national, en abandonnant la lourde erreur d asseoir des travaux de longue durée sur des ressources aussi variables et mobiles que les ressource’! de la trésorerie, mais en le finançant par des opérations de crédit, les grandes collectivites intéressées (départements, villes, syndicats de commerce, chambres de commerce, etc.) étant autorisées à faire des emprunts garantis par l’Etat ; et ce sera la meilleure lutte contre le chômage.

— 1355 — No 2145

Dans r impossibilité évidente d'avoir recours à l'impôt et devant le danger d'une inflation, large déflation budgétaire.

Protection des avoirs du Trésor, en évitant de les faire servir, en dehors du Parlement, à des avances à l'étranger, alors que leur emploi en France eut été si utile pour nos agriculteurs, nos commerçants et nos industriels*

Po lit iqn e agricole.

Défense de l'agriculture ; contingentement des importations dans le cadre d'accords internationaux; extension du crédit agricole; assurance contre les calamités atmosphériques; vote du statut des coopératives; réglementation des bourses de commerce ; lutte contre la spéculation ; abaissement des tarifs de transports; aide aux communes et aux collectivités pour le développement des chemins vicinaux et ruraux et pour l'électrification progressive et la plus large possible des hameaux et des écarts de communes; amélioration de la circulation grand routiôre pour permettre la circulation des chevaux et des animaux de ferme, tant par la circulation des attelages hippomobiles que par F obligation des travaux agricoles.

Po l î tique c q mmerç ia le, éconotn iq ne et so cia le .

Révision des taxes qui frappent si lourdement les commerçants et les industriels, aujourd'hui atteints au maximum, en les faisant bénéficier des facilités et des avantages accordés aux autres catégories de contribuables ; et pour cela réforme d'ensemble de notre législation fiscale à la fois trop lourde et trop compliquée, comprenant notamment : transformation de la taxe sur le chiffre d'affaires et extension de la taxe à la production qui doit arriver à remplacer la première ; suppression de la taxe de luxe ; réduction de l'impôt sur les transports ; assiette des patentes limitée aux locaux industriels et commerciaux ; même abattement à la base ; admission dans les frais généraux du salaire de la femme du commerçant travaillant avec som mari aux lieu et. place d'un employé ; limitation delà période pendant laquelle le fisc peut présenter ses réclamations ; organisation du crédit à court terme pour permettre de, faire face aux difficultés^ de trésorerie d’entreprises saines, et du crédit à moyen et long termes en vue de l'aménagement, delà transformation, de l'extension d'entreprises existantes commerciales et artisanales.

Ata i n ti e n , m ai s a m é n agem ents nécessaires et ado u v isse ment s, de la 1 oi . sur 1 es ass u ra ne e s sociales ;

Politique d'affection et de soutien effectif envers nos camarades anciens combattants ;

Réajustement de la législation qui concerne 3es; mutilés du travail;

Maintien et extension de l'indépendance eL du statut des fonctionnaires, reforme administrative et chasse aux grosses sinécures ;

Laïcité de l'Etat, c'est-à-dire neutralité entre toutes les confessions ; amélioration de l'enseignement secondaire, supérieur et professionnel, pour l'accession de tous les enfants à tous les ordres de renseignement, suivant leur mérite et non plus suivant leur fortune.

V union des gauches.

N'y a-t-il pas là, dans cette énumération qui ne saurait évidemment être limitative et qui ne prétend pas prévoir tous les problèmes qui se posent, matière à labeur et matière à union entre tous les républicains sincères.

Pour en obtenir la réalisation, il faut une représentation nationale résolument orientée à gauche, car seule l'union des partis de progrès social est un gage d'action.

C'esl vers cette œuvre que je vous demande de tourner vos pensées; c’est à elle que je vous demande d'apporter vos réflexions.

Les marais mouillés,

J 'ajoute t sur un terrain plus strictement local, q l’ayant apporté toute mon attention et tout mon appui, avec des réalisations, à Tim portant problème des marais mouillés, je continuerai à servir cette cause, étant bien entendu que les collectivités et syndicats intéressés doivent, en plein accord avec les élus et le Gouvernement, apporter eux mêmes, avec des plans précis et une volonté unanime, l'énergie nécessaire à la réalisation.

La réalité.

Ayant toujours lutté dans ce département et dans cette circonscription pour l’union des gauches, inscrit depuis mon entrée au Parlement au groupe radical-socialiste, au nom duquel j'ai été chargé d'interpeller le gouvernement Laval, je me présente à vous avec la même étiquette et le même programme*

La liberté.

II a plu à certains, qui croient tenir seuls la vérité républicaine et qui proclament leur infaillibilité, d’accumuler gaffes sur gaffes clans cette circonscription, de heurter violemment le sentiment populaire fait de justice, de droiture et de loyauté. Il leur a plu, malgré leurs erreurs et leurs échecs, de persister à vouloir imposer leur volonté au suffrage universel, avec tous les moyens de pression, de mensonge et de truquage* Qu’ils n’essaient pas aujourd’hui de détourner les responsabilités qui sont exclusivement et entièrement les leurs*

Le devoir *

Le suffrage universel est libre, et c’est à cette liberté que je fais appel. Je suis sûr que, comme en 1928, pour barrer la route à la réaction, il saura mettre en tête au premier tour de scrutin celui qui lui paraîtra le mieux qualifié pour battre le candidat des droites et le plus sûr de le faire, tant par sa sincérité politique que par ses attaches dans la circonscription*

J’attends avec sérénité le verdict souverain de notre maître à tous : le peuple républicain, jaloux de sa liberté et lier de son indépendance*

Vive la République protectrice des humbles I Vive la liberté 1 Vive la paix !

René RICHARD

Député sortant.

Mes chers concitoyens,

Enfant du peuple, ancien ouvrier, je reste profondément dévoué aux intérêts de la démocratie; vous savez, vous mes chers amis des classes laborieuses, que je suis et resterai toujours un des vôtres.

A ousne mettez pas en doute non plus, comme on a osé le faire, mon profond attachement a mes anciens camarades de guerre et mon dévouement à ceux qui, comme moi, ont souiTei t dans Joui chair pour la défense de la patrie. Comme eux, comme tous ceux qui ont ait a guerre, je suis, plus que tout autre,' profondément attaché au maintien de la paix, dont la meilleure garantie consiste d’abord à assurer par nous-mêmes notre sécurité.

, Ue Sécurlte lnd ^pensable à Paix, je suis le premier à désirer qu’elle s'obtienne avec le minimum de charges pour la nation ; et dans cette voie, la législature qui se termine a déjà réduit considérablement les effectifs de l'armée et a ramené à une année la durée du service militaire.

Il conviendra de progresser encore dans la mesure du possible vers l'allègement des charges militaires dès que les rapports internationaux le permettront»

haut-il vous rappeler que père moi-même de six enfants, je ne perds jamais de vue les intérêts si respectables des familles nombreuses.

Dans un ordre d’idées analogue, je ferai toujours tout ce que je pourrai pour protéger les travailleurs français, tarit en m'opposant à F envahissement inconsidéré de la maind'œuvre étrangère qu’en m'efforçant d’assurer, dans une juste mesure, la protection de nos Industries nationales.

„ classe intéressante des agriculteurs, qui constitue la force principale de notre pays, continue d être 1 objet de ma plus vigilante sollicitude et je m'honore d’avoir soutenu sans défaillance les ministères Laval et Tardieu qui, après les ministères Poincaré et Briand, ont su, par des mesures appropriées, empêcher notre agriculture de sombrer dans la crise mondiale, dont les elfets sont encore bien plus graves à l'étranger que chez nous.

Epris de justice, j'estime qu’une équitable réglementation des rapports du capital, de l intelligence et du travail doit être l’objet des études du Parlement. Dans cet ordre d'idées,

J ai appuyé, dans toute la mesure de mon influence, l'élaboration de la loi autorisant la révision des baux à ferme au profit des exploitants.

La législature qui vient de s’écouler a vu bien des scandales, bien des cataclysmes financicrr, , nos adversaires essaient de les exploiter en en rejetant la responsabilité sur la majorité de la Chambre. C’est évidemment commode î Mais sans remonter bien loin dans istoire de notre pays, on pourrait faire quelques rapprochements, et d’ailleurs, s’il y a es scandales, vous avez pu discerner de quel côté était la majorité des compromis»

Nous avons commencé l'année 1932 en pleine période de crise et cette crise atteint à

Clovis MACOUIN

son tour l’agriculture. Les mesures prises par les gouvernements Laval et Tardieu ont limité cette crise, et déjà on aperçoit le redressement attendu se dessiner à 1 horizon. , et ce qu'on peut affirmer, c'est que ce n’est certainement pas à ceux dont la gestion a conduit la France à deux doigts de la faillite, en juillet 1926, qu’il faut avoir recours pour ramener le pays vers une ère de prospérité*

La paix par tous les moyeux meme au prix de nouveaux sacrifies consentis avec toute la prudence que peuvent nous imposer les circonstances et notre sécurité, une politique de justice et d’équité, de bonne entente entre les Français dans la plus large et la plus tolérante liberté, tel est le but que je poursuivrai sans défaillance.

Ma vie publique, ma vie politique, ma vie privée s étalent au grand jour, et c’est en parfaite connaissance de cause que vous vous prononcerez sur moi.

J'attends d’ailleurs avec confiance votre verdict ; et. demain comme hier, vous pouvez compter sur mon affectueuse camaraderie et mon entier dévouement.

Vive l'arrondissement de Parthenay !

Député sortant.

Conseiller général de Sccondigny.

Mfdre de Moncoutaut, Chevalier delà Légion d'honneur* Crois: de gcerre. — Croix de Saint -Georges.* Candidat républicain d'union nationale*

Vive la paix î

Page 1