‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 45 sur 260 · I. — Lulie contre la' crise · texte numérisé non relu

I. — Lulie contre la' crise

Si le Parti socialiste arrive au pouvoir, il votera non pas des mesures de détail, mais de grandes mesures d’ensemble, seules efficaces. Dans cette crise où toutes les situations sont solidaires, les intérêts de la ville et ceux: de la campagne s’opposent moins que jamais. Le Parti socialiste veuL les servir tous à la fois.

P Soulager les chômeurs de la ville et diminuer leur nombre, c’est rendre à la classe ouvrière le moyen d’acheter les objets de première nécessite, que la campagne vend de plus en plus difficilement* Nous servirons donc Finférêt general :

— En instituant Fassiirancé-chômage comme service public; inutile de rappeler à la classe ouvrière de Dijon les insuffisances du régime actuel ;

— En instituant la semaine de quarante heures, qui permettra de réemployer immé^ diatement un grand nombre de sans-travail.

2a Aider le travailleur des champs, c’est lui permettre d’acheter davantage, et réduire ainsi le chômage urbain. Aussi vouions-nous, tout de suite :

— Supprimer la spéculation des grands intermédiaires, tels que producteurs d'engrais, gros minotiers, grands commerçants, grandes compagnies d’assurances : tous s'enrichissent aux dépens du petit producteur qui ne touche même plus le prix, de revient.

Producteurs de blé, planteurs de betteraves, petits vignerons trouveraient la sécurité r

Dans le création d'offices nationaux du blé, du vin, du sucre, où les représentants des producteurs, des consommateurs, des pouvoirs publics, élus par les intéressés eux-mêmes, seront appelés à réglementer la production, k stabiliser les prix, à s’assurer ainsi un juste bénéfice ;

Dans la reprise des monopoles capitalistes qui ruinent F Etat comme le particulier. Nous réaliserons la nationalisation de Fassurance-incendie ; nous ferons aboutir celle des chemins de fer, dont la Commission des travaux publics a déjà voté la déchéance.

La viticulture bourguignonne, si lourdement touchée par la crise actuelle, a besoin de deux sortes de mesures :

1° Mesures d’ensemble, concernant toute la production viticole de France et d’Algérie. La politique de coordination, amorcée par les lois récentes de blocage, de distillation obligatoire, de limitation des plantations des grahds vignobles méridionaux et algériens, doit aboutir à la création d’un Office national du vin ;

, 2° Mesures locales, telles que l’établissement rapide du statut de la Bourgogne viticole,

indispensable à la bonne harmonie qui doit régner dans l'ensemble du vignoble. Dans cette tache lourde et délicate, la meilleure méthode de travail consiste à demander des propositions précises à toutes les organisations compétentes, syndicales et professionnelles. Les pouvoirs publics doivent coordonner et légiférer, non décider seuls.

11 en va de même pour la production du cassis et autres fruits similaires. Devant la

situation exacte de nos communes déshéritées, — et elles sont nombreuses dans la circonscription — il convient de rompre définitivement avec la politique de paresse, d'inertie, de complaisance, que représente Je bluff de ta bonne humeur et de la prospérité,

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