II. — Lutte contre la. spéculation
Le Parti socialiste n’a jamais cessé de dénoncer les spéculateurs et les détrousseurs de Fépargne* Ou ne l a pas suivi. Nous exigeons : *
“ Le vote immédiat du projet socialiste pour la protection de l'épargne ;
— Le contrôle rigoureux des banques, qui réclament le concours de l’Etat quand elles sont aux portes de la faillite et se font renflouer aux frais du contribuable;
— Toute une série de mesures destinées à réorganiser la bourse., à contrôler les sociétés, à réglementer leurs bilans et leur publicité financière.
Nous voulons, en outre, une réforme profonde du budget. TI faut :
i° Réformer la fiscalité, qui pèse, de plus en plus lourdement, sur la consommation. Celle-ci supporte aujourd’hui 60 0/0 des impôts, 7 0/0 de plus qu’en 1925;
2° Combler le déficit. Le projet de notre ami Anton eîli, tout préparé, procurerait 4 milliards de recettes supplémentaires, grâce à la répression de la fraude, grâce au monopole d importation et de raffinage de l’essence, grâce au monopole de l assurance-incendie,
Ï1 prévoit 500 millions d’économies immédiatement réalisables sur iss services civils, et un minimum d’un milliard et demi, immédiatement récupérable sur le budget de la guerre.
IIL — Lutte contre les périls de guerre *
Les socialistes, qui avaient prévu la guerre de 1914, savent les dangers de guerre qui menacent le monde.
Ils savent le danger que créent les dictatures belliqueuses auxquelles le gouvernement français prête l’argent des contribuables, pour qu’elles puissent rembourser leur marchand de canons, M, Schneider.
Ils savent le danger que représente Hitler, subventionné par le grand capitalisme, et notamment par cette Skoda, dont M, Schneider est le vice-président.
Ils savent le danger qu’entre Lient la grande presse nationaliste, achetée par les métallurgistes et par les marchands de canons.
Lutter contre le capitalisme et lutter contre la guerre, c’est aujourd'hui tout un. Pour réduire les dangers de guerre, pour trouver la solution pacifique des conflits, une seule solution : le désarmement simultané, progressif, contrôlé.
G est une absolue nécessité pour tous les peuples, dont tous les budgets sont menacés * de déficit,
C est une nécessité pour le monde entier, qui plie sous cette charge monstrueuse : L25 milliards annuels de dépenses militaires.
G est une nécessité pour imposer silence aux marchands de canons de tous les pajs, tjui réalisent de scandaleux bénéfices : l'internationale des armements est la plus forte de toutes les internationales, et la plus prospère.
L actuelle conférence du désarmement doit aboutir à un résultat. Le projet de M, Tardieu, si les élections le maintiennent au pouvoir, la condamne à l'insuccès. Il laisse lutactes les aviations militaires et il ne réduit aucune dépense de guerre.
Il faut, tout de suite, un commencement de désarmement, contrôlé par les représentants des peuples, et seul capable de conduire à la véritable sécurité.
Soulj il meüni fus à la di plorna Lie secrète, aux systèmes d'alliances défensives ou offensives, aux équipées coloniales.
Seul, il préparera la paix du monde, que réalisera l’union des travailleurs, quand les travailleurs sauront la vouloir.
Citoyens,
Si vous élisez le candidat du Parti socialiste, celui-ci Lrav aillera, comme il Ta toujours fait, pour la classe ouvrière et paysanne.
Si la France travailleuse vote en niasse pour les socialistes, elle aura Lien préparé le régne de fa véritable justice.
Robert JARD1LLIER
Professeur au Lycée de Dijon.
Secrétaire général de la Fédération socialiste S. F. L O. de la Côte-d'Or*
2ê circonscription de DIJON,
M. GRUET, radical-socialiste.
Elu au deuxième tour de scrutin, — 9.023 vcix.
Mes chers Concitoyens,
Sollicité pat' un grand nombre des 7.626 électeurs qui m’ont honoré de leur confiance lè 29 avril 1928,
Désigné comme candidat par le parti radical, dans les rangs duquel M, Chariot a essayé «rènlber l’an dernier, " J
Encouragé par la plupart de mes collègues, maires, adjoints et conseillers municipaux dès sept cantons de la 2* circonscription de Dijon,
J ai 1 honneur de poser ma candidature aux élections législatives du Ier mai 1932,
Mon programme sera aussi simple et net que sont troubles et confuses les conditions dans lesquelles la législature sortante abandonne le pouvoir. L’avenir international est sombre, le budget en déficit, ïa crise se prolonge.
Le premier devoir de îa nouvelle Chambre sera d’organiser la paix,
La paix ne sera vi aiment réalisée que le jpur où, à un désarmement moral sincère aura succédé un désarmement général, progressif et contrôlé. Mais les étapes de cet ordre nouveau seront nombreuses et difficiles; L'intérêt des peuples, une diplomatie active, une propagande vigoureuse devront être mis au service des idées de rapprochement et de coopé-
ration, coopération et rapprochement nécessaires^ au point que, fauté c Vy recourir, l’Europe risquerait sans doute F effondrement de sa civilisation.
Aussi bien, les aspirations de la démocratie française tendent- elles unanimement à un ordre nouveau faisant succéder le régime du droit et du respect des contrats à celui de la
brutalité .
Mais si ardemment qu’il souhaite la paix, un parti de gouvernement, conscient des responsabilités du pouvoir, ne se départira jamais des mesures de sécurité que comportent I mcertitode actuelle et les aléas d’un proche a'.’enir.
La sincérité même de ses desseins pacifiques imposent à notre pays de conserver, avec son rang international, ^indépendance qui lui est nécessaire pour déclarer la paix au monde et engager les autres peuples dans les voies qui lui permettront de la réaliser.
Les règlements financiers internationaux consécutifs a la guerre devront être inspirés des mêmes considérations d’équité et de raison*
11 est inadmissible que la France puisse être condamnée a payer les créances anglaises et américaines alors qu elle-même cesserait d'être payée par l'Allemagne. Nous restons iiidéfectibleméut attachés au principe de la liaison des réparations allemandes et des dettes interalliées et nous répétons que dans la mesure même où notre pays cessera d'être payé par les Allemands il cessera de payer ses créanciers anglo-saxons.
Nous ne sommes point de ceux qui, faisant étalage d’une prétendue prospérité^ se mettent dans l'impossibilité de répondre aux réclamations de la finance étrangère.
Nous disons que notre situation est aussi difficile au point de vue économique que financier,
A la crise de surproduction industrielle, au chômage, au marasme des terriens, à la détresse des vieilles gens s'ajoutent des charges fiscales écrasantes pour les contribuables*
11 est nécessaire de mettre de l'ordre dans ce chaos, par une rationalisation industrielle qui comportera non point l'intervention d’un étatisme impuissant mais Je respect. des disciplines syndicales, base d’une économie dirigée.
La limitation des dépenses publiques doit résulter d'une transformation profonde des services et de leurs méthodes* Contrairement à une opinion trop répandue, les fonctionnaires, loin d’y être opposés, souhaitent tous les premiers ces réorganisations : si les contribuables et usagers souffrent des complications inouïes de certaines administrations, ceux qui ont h appliquer des instructions désuètes et vexatoires leur préféreraient de beaucoup des règlements mieux appropriés aux nécessités nouvelles.
Cette réglementation simplifiée incombe, ainsi que le contrôle des dépenses publiques, au Parlement. La Chambre future devra s’y consacrer avec activité et vigilance.
De cette manière et de celle-là seulement, elle pourra réaliser les compressions de dépenses et les économies indispensables. Une gestion sévère delà comptabilité publique est de rigueur et à cet égard les enseignements qu’ont légués à notre générations les censeurs vigilants tels que le regrette Joseph JVJagnin doivent être la loî des élus dé demain.
De la période des « vaches maigres » qu’il traverse, notre pays sortira d'autant plus vite que chacun à son poste fera le plus complètement son devoir.
Telles sont les directives principales auxquelles devra obéir la prochaine Chambre.
Respectueuse des lois fondamentales de la République et notamment de celles stm la laïcité telle que nous l avons toujours comprise, c'est-à-dire d’une neutralité à la fois base de 1 unité nationale et garantie de la liberté de conscience, elle devra s’attaquer, avec clairvoyance et continuité de vues, aux grands problèmes dont la solution consolider* a paix et
donnera aux citoyens la possibilité d’obtenir avec la rémunération complète de leurs effort' la securité du lendemain, r eil0r,s
Ainsi renouera-t-elle les traditions démocratiques de progrès économique et social honneur de ses devancières lointaines qui ont fait de la France, indissolublement unie à t République, le symbole même de l’idée créatrice et du génie humain.
Mes chers Concitoyens,
Gomme conclusion à la campagne qu'au cours des dernières semaines nous avons menee, mes amis et moi même, au sein de la circonscription, j’ai l’honneur de vous prier de bien vouloir trouver résumés ci-après nos conceptions, notre but, notre idéal.
,, J °US, nr™IonS PaS a’u,,e poIiti(Iue ruineuse pour le pays qui s 'oppose au contrôle cgi Unie de Etat sur les grandes entreprises, mais apporte des ressources publiques en secours de ces entreprises lorsqu’elles se sont imprudemment mises en péril. 1
, ons voulons protéger tous les producteurs, ceux qui vivent de leur travail, les ouvriers e es paysans, le commerce honnête, l’industrie laborieuse, mais non les spéculateurs invi
s bleB et ..-responsables dont l’action a si largement contribué au désordre actuel de 1 économie mondiale» - üe
Nous ne croyons pas que le rétablissement de cette économie puisse être opéré sans accoids entre les nations, soit dans l’ordre économique, soit dans l’ordre politique De tels accords sont pour nous la condition essentielle de cette paix, pour laquelle notre parti a lutté, sous les mjures et les calomnies de ses adversaires, et qui, grâce au grand citoyen Briand, nous a conduits du protocole de Genève à Locarno. g
lih^TÏ'-/1 J*®?", 1,1 disP°sUioû des Produits son travail dans le respect de la liberté individuelle et dans la paix générale : voilà notre but.
T)nss^,°US •*““”? k défe'1Se "alionale mais e" recherchant toutes les économies
P ibles sui les budgets militaires qui sont en constante progression et tous les moyen* de parvenir au désarmement des peuples. moyens üe
aui iPüTno!ei1fmeS P°UI Ia S°Clelj des Nations' pour la fédération européenne contre ceuï l , °PP°aeilt « nos programmes d’avenir que leurs ironies, leurs préjugés, leurs intérêts
4 C6Ue Pr6lendUe ^
rieu/enLTioll^r^uT " ^ Pf seu’ement un “«»■ Elle est le régime qui, à l’inté-
assurer toutes le- r-f ! ° “T” 7^? ^ f°rt’ S’appuyer sur les masses laborieuses,
femme et oui r'”6* SOC'aIes reallsables, étendre progressivement les droits delà
propres à assurer il T’fVeUt,qUe * 7™°* Pinitiaüve d* toutes les mesures
propres .1 assurer la réconciliation des peuples et leur fraternité dans la paix
on vaincu qu avec nous vous voulez, la neutralité laïque dans l’école, le respectée
toutes les consciences, la justice fiscale, l’indépendance et la souveraineté de l’Etat le
KÆ7 T ^ “ ™» — •*. r~C it
convie ïïe m 77 q” ^ ^mé vouloir les détruire, je rous
convie a le manifester sur mon nom le jour du scruLin. J
Mes chers Concitoyens,
Pofitioue lqUe 7"S "T rÇU V0US, * fait COm,aître ma profession de foi politique.
que commandent 7U ^ 7 ^ 1 0t’dre de réaHsaiidns constructives, telle est celle
que ie pT th- d" T™ 7 * * 1>qUe,le me conduisent »■ formation et l’expérience qiie je pms avoir des alFaires publiques, r
be,01S“'dwn^ d ê‘7 ie pouvoir dire que 1, connaissance q„e fai de,
d'en défendre n™ m" f,m!lk est d<=P™ «iècics, -»= P™“‘
ouvr “ “ ' XTT " Tmakm dS *- ou. .'valeurs clnnnJUs.
“ ™, r’.r ’ éprouvées par ]a crise peuvent en part.culier
compter sur mon concours, 1
La circonscription étant en majorité agricole, Félu de demain devra veiller à ce que les intérêts des terriens qui l'habitent ; producteurs de blé, de betteraves, de cassis et de tabac, ainsi que ceux des viticulteurs et des éleveurs, si durement éprouvés par la fièvre aphteuse, soient vigoureusement soutenus.
Quant aux houblonniers, la crise catastrophique qu'ils traversent exige que soit enfin pratiquée en leur faveur r action d'ensemble qui, en 1928, leur a été si abondamment promise en paroles qu’a emportées le vent.
Connu personnellement de la plupart de vous, et spécialement de mes concitoyens du canton d'Auxonne qui m’ont renouvelé, en octobre dernier, le témoignage de leur confiance, avec une majorité largement accrue, je ne puis vous indiquer meilleure référence que celle des habitants des communes dont j’ai T honneur d’être Je mandataire au conseil général.
Ils vous diront si j'ai pris à cœur la représentation et la défense de leurs intérêts et si, depuis dix- neuf ans, mon dévouement agissant leur a jamais fait défaut.
C'est dans le même esprit que je m’efforcerai de soutenir les intérêts généraux et particuliers de la 2e circonscription de Dijon si, à nouveau, le Ier mai, vous m’appelez à l’honneur de vous représenter.
Paul GRUET
Ancien député de la 2e circonscription de DijotU Conseiller général ei maire d'Auxonne*
Circonscription de SEMUR.
M* PO ILLOT, radical indépendant.
Elu au deuxième tour de scrutin, — 9*929 voix*
Mes chers Concitoyens,
La gravité de l’heure présente m’a déterminé a me mettre, une fois encore, à voire disposition.
Lourdes seront pour le législateur les responsabilités de demain ; ce n’est pas à moi de m’y dérober, mais à vous de prononcer si je puis y faire face*
Une crise telle qu’on n'en vit jamais sévit sur les deux mondes. Vous en connaissez les causes ; la France, après tous les autres Etats, en subit les pénibles conséquences : accumulation des stocks, raréfaction des échanges, gêne dans les budgets de l'industrie), du commerçant, du rentier, chômage de l’ouvrier.
La gêne des uns, la misère des autres ont, par voie de conséquence, affecté les ressources du budget et accru ses charges. De là, déséquilibre. La sauvegarde de notre monnaie demande que, sans retard, il y soit paré.
G est aux économies seules qu’il faut demander les ressources nécessaires* Au cours de plus de quatre-vingts réunions, j'ai indiqué où et dans quelles proportions les réaliser ; 1 amputation des gros traitements civils et militaires, celle de l’indemnité parlementaire, 1 élévation du taux de l’impôt sur les traitements moyens, la réduction de l'armée des fonctionnaires, celle du nombre des sénateurs et députés, la simplification de la loi sur les assurances sociales, 3a suppression, dans les budgets de la défense nationale, de dépenses
souvent lourde qui, au lieu de la fortifier, l’alibi Usent ; autant du mesures indigna.» t et suffisantes pour assurer l'équilibre budgétaire que, des deux mains, je voterai * 65
La reforme de notre fiscalité doit être énergiquement et prudemment poursuivie i’im n ‘‘ la Productlon remplaçant de plus en plus celui sur le chiffre d affaires supprimant™ f tracasseries et diminuant 3a cherté de la vie. 1 nfes
Les ^possibilités de crédit en faveur de l'agriculture, du commerce et de parfU, , doivent ctre élargies et facilitées, de même que les droits consolides dos anciens comteS sei ont reconnus a de nouvelles unités quand les capacités budgétaires le permettront
otre pohflfrque étrangère demain comme hier, à l'abri de notre sécurité, poursuivra a. Lausanne et a Geneve,. par la réalisation de sês projet?, la, paix entre les peuples
permettrait le désarmement simultané et ferait à jamais disparaître le spectacle LrriL T la guerre. UJC
L’école laïque, non exclusive de la liberté de l’enseignement,, doit rester la seule école n.itmti de de meme que Lous les enfants du peuple doués d'une intelligence etd'uue aptitude leTdegrés ° Patrllïlome Au PaJ’s doivent recevoir gratuitement l'instruction à tous
Pour assurer dans l'ordre, 'à l’abri des surenchères démagogiques, les réformes ,Vtf pensables au salut et au développement de la nation, un Gouvernement assuré de la stabT Ide, ayant derrière lui une majorité compacte et large, formée de ' tous les éléments L acceptent les dois fond amen tabs de la République et le développement progressif de démocratie dans l’ordre et le travail, est nécessaire. F 0 , !l
néce«ilé.',0l“li0n' ni : Vi°i!'8 f0rmUle ,“i’ 4 I'h,ur' “”S«rvo tout* „■
■‘“'"M"" «® vivons, jo „ représente i vo.
A vous de décider !
Vive la République démocratique et sociale
J- POILLOT
Député sortant.
Candidat républicain radical.
No 2145