COTES-DU-NORD
1" circonscription de DINAN.
M. GEISTDOERFER, radical-socialiste.
Elu au premier tour de scrutin. — 6.300 voix.
Electeurs,
Il y a quatre ans, je vous ai dit que mon seul but était de défendre la République et de contribuer de toutes mes forces à J a prospérité de la région dmannaise.
J’ai tenu ma promesse.
, . , Le,® f0tnCîionS de maire de Dinan’ ^ue j’exerce depuis 1929, m'ont facilité encore ma tache, toute la circonscription a bénéficié des créations que j’ai faites à Dinan, au point de vue social, enseignement* voirie et tourisme.
Je suis secrétaire de deux grandes Commissions delà Chambre et membre de vingt et un groupes (agricoles, commerciaux, maritimes, anciens combattants, colonies).
Malheureusement, qu’il s’agisse des ouvriers, des agriculteurs, des marins ou des petits commerçants, la majorité réactionnaire de la Chambre a paralysé l’effort républicain pendant toute la législature.
Cette majorité a ruiné la France et a essayé de porter atteinte au suffrage universel, base meme de la République,
ÏÏ fa ut. , aujourd’hui* relever le pays.
Au point de vue social :
Mettre fin à Ja crise de chômage, en faisant exécuter un programme de travaux utiles à tous* comme je Uai fait à Dinan ;
Organiser démocratiquement et gratuitement l’enseignement technique et artistique pour le peuple, comme je l’ai fait à Dinan ; 1
sélecfio™ h gl’atUité de renseiSnemcnt secondaire et supérieur aux enfants, après
Développer l’hygiène, l’assistance publique, les habitations à bon marché (Crédit immoorner, construction d’habitations à bon marché) ;
Développer les œuvres syndicales et artisanales (Chambres de métiers), de façon à
iarger c poids des impôts qui pèsent sur les ouvriers et petits commerçants.
Au point de vue économique :
Mettre fin à la crise industrielle et commerciale (supprimer les excès de la fiscalité et supprimer î impôt sur le chiffre d affaires) ;
Lutter contre la spéculation des gros mercantis et des monopoles de fait, qui rançonnent e consommateur et affament le producteur ;
Protéger l’Etat et renforcer les Services publics, en faisant collaborer les fonctionnaires, notamment les cheminots, contre les féodaux de la banque et de l'industrie, qui le ruinent.
Au point de vue financier :
Restaurer les finances publiques (îe Trésor, aujourd'hui, est vide et le déficit du budget est de 7 milliards) ;
Réduction des charges militaires et meilleure organisation de la défense nationale.
Au point de vue agricole :
Augmentation des subventions pour les chemins ruraux ;
Vote par le Sénat des lois sur la réduction des baux à ferme et de la liberté de la distillerie à domicile votée par la Chambre ;
Assurer les débouchés pour les produits agricoles ;
Protection des agriculteurs contre les calamités publiques ;
Loi sur la plus-value des fermes ;
Liberté d'entrée des engrais destinés à l'agriculture, La protection s'exerce, aujourd'hui, au profit des gros marchands d’engrais ;
Dénonciation des conventions avec les pays étrangers. En 1931, les exportations de produits alimentaires onL diminué de 45 0/0 ;
Permissions agri coins que la majorité a toujours refusé d'accorder depuis quatre ans.
Au point de vue maritime :
Mesures financières pour le relèvement de notre armement (prime proportionnelle au nombre de marins embarqués) *
Vote de la loi accordant le droit de vote aux marins embarqués, déjà approuvée par les Commissions de la Chambre ;
Attribution des secours de chômage par les soins de l'Administration do T Inscription maritime ;
Reclassement et réajustement équitable des pensions des inscrits antérieures à 1931.
Seule, une politique d’entente européenne, basée sur le désarmement simultané des nations, l'arbitrage, la sécurité et l'assistance mutuelle des galions, peut sauver ia France et l'Europe et éviter la guerre.
C’est la politique d'Aristide Briand, combattue ouvertement ou sournoisement par la majorité et les Gouvernements réactionnaires. Seul, un Gouvernement républicain, appuyé sur le pays républicain, peut la réaliser.
Ne vous laissez pas tromper l Ne vous trompez pas ! Votez tous contre îe cartel des droites !...
Pour la République I
Pour la paix 1
Vive la 1” circonscription de Dinan qui a toujours été républicaine!
Michel GEISTDOERFER
Député de la V* circonscription de Dinan - Conseiller général.
Maire de Dinan,
Secrétaire de la Commission du travail.
Secrétaire ée la Commission de la marine marchande.
Croix de guerre.
2 e circonscription de DINÀN.
M . de G 1 1 AP P E DELA IN E , ra à i e a 1 i ndépe h dan t . Elu au premier tour de scrutin* - — 8.025 voix.
Messieurs les électeurs,
J'ai l'honneur de venir solliciter vos suffrages.
Je place au-dessus de tout le culte de la Patrie, inséparable de la République.
La France républicaine doit tendre de tous ses efforts au rapprochement des peuples, à l'avènement de la paix générale et au règne de la justice et do la fraternité.
Héritiers de la Révolution française, nous voulons la suprématie du pouvoir civil.
La République garantit la liberté de conscience et le respect des croyances, mais dans l'intérêt même de ces principes, nous voulons le maintien intégral de toutes les lois laïques en particulier de celles-là cjui ont organisé notre enseignement public et qui le protègent.
Nous voulons l'égalité de tous les enfants devant l'instruction. J’ai la fierté d'avoir fait voter, comme rapporteur général, les crédits nécessaires à la gratuité de renseignement secondaire.
Nous continuerons k développer notre enseignement technique et professionnel.
La famille et la propriété individuelle demeurent les bases de Ja société moderne. Nous devons les protéger et, loin de vouloir détruire là propriété, nous devons eh faciliter l’accession aux travailleurs.
Agriculteurs :
La France est un grand pays agricole. Elle doit le demeurer. C'esi la condition même de son avenir. Nous avons pris les mesures nécessaires pour empêcher V effondrement des cours des produits agricoles. Il faut continuer ce système, pour que les cultivateurs gagnent leur vîe.
Nous poursuivrons la diminution des tarifs de transports pour les engrais.
Nous continuerons la grande œuvre de l'électrification des campagnes.
J ai fait voter, pour la construction ci 1 entretien des chemins communaux, les ré formes les plus importantes. Je continuerai à faire voter toutes les mesures et tous les crédits nécessaires pour qu'il ne reste pas un village, une ferme, un hameau, qui ne soit relié aux grandes routes par un chemin carrossable.
Nous poursuivrons inlassablement* devant le Sénat, le vote du projet d'indemnité de plus-value pour les fermiers sortants.
Nous sommes partisans du développement de l'enseignement agricole, des offices agricoles, du crédit agricole et de toutes les institutions qui sont elles^ mêmes de nature à engendrer, pour nos campagnes, de nouveaux progrès.
Commerçants et industriels :
11 y a quatre ans, je vous avais promis de faire diminuer les charges écrasantes qui pesaient sur vos épaules. J'ai tenu ma parole; comme rapporteur général du budget, j’ai demandé et j ai fait voter moi-même plus de 6 milliards de dégrèvements. Je m'engage à
poursuivre un aménagement meilleur des impôts, de façon à alléger encore les charges des petits contribuables. Je m'efforcerai également, de substituer la taxe à la base à l’imnôt „,r le chiffre d’affaires.
Anciens combattants et victimes de la guerre :
J’ai fait voter la carte du combattant et les avantages qui y sont attachés, le rajustement de vos pensions au coût de la vie, et plusieurs autres mesures en votre faveur ; vous pouvez compter dans l’avenir sur toute ma sollicitude.
Fonctionnaires, cheminoLs, inscriLs maritimes, pensionnés :
Nous avons rajusté vos traitements et vos pensions au coût de la vie. Vous trouverez
en moi dans l’avenir, comme dans le passé, un ferme défenseur de tous vos droits et de tous vos intérêts.
Je demanderai le droit de voLe pour les marins*
Ouvriers :
Je veux que le travailleur soit garanti contre tous les risques du chômage, les accidents e la maladie et de l'invalidité sous toutes ses formes. Je veux qu'il puisse finir ses jours k abri du besoin, et dans k dignité. — Nous continuerons à protéger les familles nombreuses, a développer les institutions d'hygiène et de prévoyance sociale, à supprimer le taudis et a lutter contre la tuberculose.
Politique financière et économique r
La h rance a été atteinte par la crise économique mondiale qui, heureusement, n’a pas exerce chez nous les ravages dont ont souffert les autres pays. Nous atténuons la crise du eue mage par 1 exécution du plan d outillage national, |
Le malaise économique a diminué les recettes de nos impôts,
( ne sage politique d’économie et la reprise des affaires, qui, déjà, se fait sentir, nous
peime tront, dans 1 avenir d équilibrer nos budgets sans augmenter les charges des contribuables, °
Je suis partisan du contrôle des monopoles de fait et de ces puissantes coalitions d'in* térets qui, abandonnées à leurs seules ambitions, seraient de nature à tuer la libre concurrencc et a maintenir la cherté de la vie*
Électeurs,
A I heure où la réaction compte sur les manœuvres des faux républicains pour abattre
vo ne epute, je me tourne vers tous les hommes de gauche, vers tous les républicains et jeteur crie : « Au drapeau !» * J
Vive la République !
Louis de CHAPPEDELA1NE
Maire de Plénde-Jugon — Conseiller généra!. Député. — Ministre des Colonies, Candidat républicain gauche radicale.
l'0 circonscription de GUINGAMP.
M. LORGERE, radical-socialiste.
Elu an deuxième tour de scrutin. — 7.647 voix
Mes chers Compatriotes,
Pour la deuxième fois, je viens solliciter de vos libres suffrages, le mandat de vom représenter a la Chambre des Députés.
Je le fais sans crainte,
N faSn clurant ces C|Uatre années’ teml au Parlement, les engagements pris devant vous en 1928, d accord avec la grande majorité des électeurs de la circonscription ?
Auss1 anjourdhm, désigné à 1 unanimité dans un congrès groupant plus d’un millier
de m,htants de 111011 Partb encouragé par la quasi-unanimité des élus de gauche de celte région, je viens vous demander de me garder vclre confiance.
Mon programme vous le connaisse,. C'est celui du grand parti, présidé par Edouard H en lot. C est celui du paru radical-socialiste qui, contrairement aux pronostics téméraires ci adversaires trop pressés de fêter sa disparition, a vu, aux élections cantonales dernières le peuple de France lu. apporter une victoire faisant bien augurer pour lui du résultat de k consultation électorale prochaine.
En effet les grands principes auxquels il est demeuré fidèle lui ont permis de réaliser des reformes positives tant dans l'ordre politique que dans l'ordre social et économique
Au premier plan de ses préoccupations : la crise mondiale, le maintien et la consolidanon ne la paix*
U est convaincu que seule une collaboration confiante des peuples peut donner la solulion ciu malaise économique mondial*
Desl pourquoi, nous appuyons une politique de rapprochement franco -allemand, prélude a une entente européenne précédant une coopération internationale, seule capable de mettre un terme au desordre d’une production déréglée, génératrice d'un désarroi écononuque portant en soi tous les germes de la guerre.
Nous persistons à penser que la politique de paix commencée par Herriot, traduite
dans les faits par le protocole de 1924, les accords de Locarno, l'acte général d’arbitrage est ia seule possible, °
Nous estimons qu’une trêve des armements s'impose, qu'il est nécessaire de réaliser dès a présent des actes d’assistance mutuelle pour aboutir dans l’avenir, à l’organisation d’une ponce internationale, seule capable de garantir la paix*
Dans l’ordre financier, nous tenons à marquer devant l’opinion française, le bilan delà o lion des partls de dr0lte> à Peu près constamment au pouvoir depuis 1928
Déficit dans le budget, gaspillage des ressources de k trésorerie, dégrèvements fiscaux a conçus n ayant apporté aucun allégement sérieux aux contribuables. Situation grave qui ^ laisser aux Gouvernements à venir une brèche de plusieurs milliards à combler
r ]te,T f?*’ P°ut'7a part- à e™sel' une politique d'impôts nouveaux: l’excès de üacalile tue la fiscalité elle-même,
am.‘îUSS1 e7? bi6n plutôt par Ia impression de certaines dépenses publiques, par un L agement plus rationnel de la législation fiscale, par le développement du système de k
taxe à la base dans le but de faciliter les transferts et échanges de marchandises, par la rédaction maxîma des dépenses militaires que l’équilibre financier pourra à nouveau se réaliser.
Des mesures de protection de l'épargne française doivent compléter cette organisation de défense des deniers publics.
Le financement d’un large plan d'équipement national serait pour l’épargne le plus sûr emploi et en même temps le meilleur moyen de remédier à la crise aiguë du chômage qui sévit sur nous.
Nous n’oublions pas davantage que nous sommes, -comme nous bavons toujours été, un grand parti paysan, et nous voulons tout faire pour ne pas voir arriver le moment où îa terre ne nourrira plus celui qui la cultive.
Nous voulons protéger le cultivateur contre la baisse de ses produits : le contingentement des importations dans le cadre d’accords internationaux est devenu une nécessité non discutable, si l’on veut éviter Te (Tendrement des cours qui conduirait notre production à la ruine.
Nous voulons1 lutter contre les trusts, les monopoles de fait qui rançonnent le cultivateur en matière d’engrais, de distribution d’électricité.
Extension du crédit agricole, assurance contre les calamités atmosphériques, subventions pour électrification, caisse d’avance aux communes, dotation de l'agriculture d’un outillage économique cl social susceptible de réduire ses prix de revient (chemins vicinaux, ruraux, d’exploitation, etc.), révision et ajustement du prix des fermages, indemnité de plus-value aux fermiers sortants.
Telles sont rapidement et incomplètement résumées les améliorations que nous envisageons pour l’existence d'une classe paysanne prospère indispensable à la santé du pays, en n’omettant pas davantage les améliorations apportées et à développer au régime des petites successions rurales.
Nous demeurons, est-il besoin de le dire, sans pour cela cesser d être respectueux de toutes les religions eL de toutes les convictions sincères, profondément attachés aux lois fondamentales de la République. Nous ne songeons pas un instant à oublier notre ferme action en faveur des idées de laïcité, inséparables du régime de tolérance et de libre examen qu’est la République.
Nous entendons persévérer dans notre action démocratique en vus de réaliser Légalité devant l’enseignement et nous veillerons à la consolidation des résultats déjà obtenus dans ce domaine.
Nous n’entendons pas davantage renoncer au développement de la législation sociale de la République, L’amélioration du sort de ceux qui peinent et de ceux qui souffrent doit être notre constante préoccupation. Pour cela noos voulons nous dresser contre les congrégations économiques, les spéculateurs qui contribuent à rendre la vie chère et â entretenir la misère.
C’est pour ce programme, mes chers concitoyens, que je me suis battu il y a quatre ans. C’est à le défendre encore que je m’apprête. Aussi bien, vous n’avez cessé de me dire que j’avais raison et votre sympathie et votre confiance m’ont encouragé à persévérer,
A deux reprises différentes, aux élections du Conseil municipal de 1929, aux élections du Conseil général en octobre dernier, vous avez par des votes de plus en plus massifs affirmé votre fidélité. Concours précieux dont je vous suis infiniment reconnaissant et qui me donnera le courage et L'énergie nécessaire pour défendre vos justes droits.
Ouvriers, marins, employés, commerçants, industriels, travailleurs de toutes catégories, mon concours vous est acquis.
Cultivateurs, ne doutez pas de ma sollicitude. Sachez bien qu’en aucune circonstance, je n’ai oublié et votre rude labeur et la crise dont vous étiez victimes. Ne croyez pas, notamment, paysans liniculteurs, que je n’ai pas songé à vous. Contrairement aux bruits répandus par des adversaires intéressés, j'ai voté les primes à îa Jiniculture et je suis inter vu à ce sujet à in Chambre lors de la discussion du budget. Depuis plusieurs mois, je n’ai cessé de
réclamer le versement des primes qui vous sont dues, de signaler les injustices dont certains d'entre vous seraient vicLimes, si les décrets pris pour application de la loi n'étaient pas modifiés.
Je n’ai aucun mérite à vous faire une place privilégiée dans mon activité.
Cultivateur, je ne le suis pas, mais vous n’ignorez pas non plus, que dans nombre de communes de la circonscription, ma famille travaille la terre. Vous savez mes origines terriennes et je serais un ingrat si les oubliais.
Il n’est pas nécessaire, soyez-en assurés, d’exercer votre noble mais si dure profession, pour avoir le désir de vous défendre. Il suffit d’avoir l’amour de son sol natal, la volonté de travailler au bonheur des siens. Je me sens, et je dis, sans aucune fausse modestie, tout aussi apte que mes concurrents cultivateurs à défendre d’une façon utile vos intérêts à la Chambre des Députés»
\ oih’i mes chers compatriotes, les considérations que je voulais faire valoir avant de vous adresser an nouvel appel.
Vous savez qui je suis. Vous savez que I on peut s’adresser à moi, qu'il s'agisse de défendre des intérêts collectifs ou de remédier aux erreurs ou aux injustices particulières dont vous êtes victimes.
Pas un parmi vous ne peut me faire reproche d’avoir négligé les uns ou les autres.
Enfin vous connaissez mon rôle au Parlement, Membre de la Commission de législation, membre de la Commission de#Ia marine militaire, membre de la Commission du suffrage universel, membre de la Commission d'enquête, et à trois reprises différentes, désigné par mes collègues pour faire parti du bureau de l'Assemblée, je n’ai pas à regretter mon action parlementaire.
Je peux donc, j’en aî la conviction profonde, vous demander de m'apporter la masse accrue de vos suffrages. Ils renforceront l’autorité morale qui m’a souvent permis de vous défendre ces dernières années.
J’ai tenu mes engagements,
A vous de le reconnaître.
Le 1er mai vous ferez triompher sur mon nom, les idées de justice, de laïcité, de progrès social et de paix qui nous sont chères.
Vive la République!
André LORGERË
Haïra de Guingaïup, — Conseiller général.
Député des Càtea-du-Nord.
Secrétaire de la Chambre des Députés.
Secrétaire du parti radical et radical-socialiste.
2" circonscription de GUINGAMP.
M. de KÉROUA’ËTZ, indépendant,
Klu an deuxième tour de scrutin. — 7.869 voix.
Mes chers Amis,
En avril 1930, je vous présentais un programme dont j'avais écarté toute promesse illusoire, désirant rester sur le terrain des réalisations, — le seul qui compte.
Vos suffrages lui ont donné une première ratification.
Durant les deux années qui viennent de s'écouler, j’en ai poursuivi, point par point, l'exécution. Votre confiance va m’investir d’un nouveau mandat; les mêmes objectifs r esteiont devant mes yeux, et je continuerai à leur consacrer toute mon énergie,
Politique extérieure :
Ancien combattant comme beaucoup d entre vous, je veux ardemment le maintien de la paix, qu'assureront l'arbitrage, la sécurité, le désarmement. Volonté d'organiser la paix, rapprochement entre les peuples, dépôt à Genève de propositions rationnelles et concrètes, offrant la limitation des armements, et mettant à la disposition de la Société des Nations une force internationale ; telle a cLé l’action de la France.
11 faut poursuivre cette politique généreuse et gagner a notre pays l’amitié des autres nations. Seul l'achèvement de cette œuvre peut permetlre une réduction progressive des dépenses militaires.
Politique intérieure :
Dans la dure crise que traversent le monde et la France, l’heure n’est plus aux dissensions. Il faut, pour le redressement nécessaire, l’union de tous les républicains, dans la paix et l'ordre intérieurs,
■Fermement attaché aux institutions républicaines, j'estime qu'elle ne peuvent être sauvegardées que dans le respect des libertés, la protection de la famille ctle progrès social.
Agriculture :
j’iu soutenu une politique qui, dans des circonstances particulièrement difficiles, a fourni, pour la défense de notre agriculture, un effort de protection et d’organisation sans précédent. 90 0/0 de la production agricole sont actuellement protégés, et l’équipement rural est largement amorcé.
St les résultats se sont montrés inférieurs à nos espérances, c’est que la baisse de la consommation d'une part, le dumping étranger d’autre part, sont venus à l’encontre des mesures prises. Nous avons pu néanmoins, dans la plupart des cas, enrayer la baisse et éviter une catastrophe.
Je continuerai à considérer comme primordiales les questions agricoles, m’efforçant d obtenir la défense résolue des intérêts ruraux par toutes les mesures qui s’avéreront nécessaires, en particulier par une énergique protection douanière équivalente à celle de 1 industrie et par un effort soutenu d'amélioration rurale.
Grâce à une série de décrets protecteurs, l’effondrement qui a atteint les céréales dans
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tous les pays du monde nous a été épargné. Les cours du blé sont, en France, de HO francs supérieurs à ceux des autres pays.
Dans de nombreuses interventions, et) particulier à la -Chambre, le 8 mai 1932 j'ai réclamé l'obligation d’incorporer !es blés légers {très nombreux en Bretagne -celte année) la protection des céréales secondaires, le contingentement du maïs, la répression de? fraudes, l'indemnisation des producteurs de blé victimes des intempéries de l’été 193J
Demain je continuerai mon action pour, maintenir la stabilité des cours du blé et obtenir un relèvement des prix des céréales secondaires.
Je me suis énergiquement opposé à la suppression du droit d’enLrée sur les semences de pommes de terre, à la libre circulation des tubercules provenant de zones contaminées et susceptible d’introduire le doryphore en Bretagne. J'ai demandé que soient prises à l’égard des pays qui lions interdisent leur marché, en particulier l’Angleterre et l’Allemagne? de sévères mesures de réciprocité.
Nous %roulons obtenir, en effet : l’extension des cultures de semences, - la préser^ vation de notre région contre le doryphore par de vigoureuses mesures de protection — le marché français réserve à la production nationale, dans les limites de ceLle production
A plusieurs reprises, et notamment à la Chambre, le 20 février 1931, jai réclamé le relèvement des droits de douane sur le bétail, les porcs vivants et les viandes Le 4 décembre 1930, j’ai déposé une proposition de loi qui fut volée, et promulguée le 20 mars 1931 ; elle permit au Gouvernement de relever les droits de douane non seulement sur les porcs vivants ou abattus et les viandes de porc, mais encore sur les produits dérivés des viandes, qui ne figuraient pas jusqu’alors dans la « loi de cadenas » et n’avaient pu être sérieusement protégés. 1
J’ai aussi réclamé une réduction des quantités fixées par les décrets de contingentement, Ces réductions ont été opérées, en ce qui concerne les bovins et les porcs par le décret du 31 mars 1932. J ^
Bar la suite, je m'efforcerai d’obtenir, par des contingentements et des tarifs douaniers aussi rigoureux qu il sera nécessaire, le relèvement des cours du bétail bovin et porcin.
Portant le plus vif intérêt à l’élevage chevalin, si magnifiquement représenté dans la circonscription, j ai insisté pour que soit relevé le tarif douanier et non renouvelé l’accord commercial de 1928 avec î’Union belgoduxcmbourgeoise. J’ai signé la proposition de loi îailliandier portant à 2.000 francs les droits do douane sur les chevaux et à 400 .francs au lieu de Su francs les droits sur les chevaux de boucherie. J’en ai demandé le vote d’urgence qm a été acquis le 31 mars dernier, j’avais également réclamé un contingentement des chevaux importes ; cette mesure a été prise par un tout récent décret.
Pour les chemins ruraux, si nécessaires dans notre région, un gros effort a été fait tant par l’attribution de subventions élevées que par la mise à la disposition des commune? de crédits a un taux d’intérêt de 1,50 0/0,
En outre, la totalité des prestations sera laissée, à partir de l’an prochain, à la libre disposition des communes pour l’entretien de leurs chemins vicinaux et ruraux.
u? Ur Pa.rL- JC mü Slm assoclé à un amendement qui a permis d’augmenter de
, millions les crédits destinés à subventionner les constructions de chemins ruraux J’ai demandé (séance du 12 mars 1931) la faculté pour les communes d’appliquer leurs prestations aux chemins ruraux non reconnus, leur donnant ainsi la faculté de faire des chemins pour tous.
Je poursuivrai à l’avenir cette politique et demanderai une plus équitable répartition entre les communes des charges de la voirie vicinale.
Prenant la part la plus active à la discussion de la loi de révision des baux, j’ai déposé trois amendement qui ont abouti aux résultats suivants ; extension de la faculté de révision aux baux de trois ans, — suppression de toute restriction à la demande en révision — création de commissions paritaires composées par moitié de fermiers et de propriétaires chargées d évaluer la valeur locative équitable.
Il appartient maintenant au Sénat de voter rapidement la loi, ainsi d ailleurs que la loi de plus-value au fermier sortant, adoptée par la Chambre il y a plusieurs années.
Dans les circonstances actuelles, uue augmentation des facilités de crédit est pour 1 agriculture une question de vie ou de mort J'ai déposé une proposition de loi tendant à faciliter aux petits propriétaires 1' obtention des prêts à long terme.
Le désir d'améliorer les conditions d existence des travailleurs ruraux a inspiré mon amendement de 1930 (affectation de 100 millions à l'assainissement et à l'amélioration des habitations rurales) et me fera réclamer l'augmentation des crédits destinés à subventionner la pose des toilutes incombustibles, ainsi qu'une application plus simple et plus large de la loi sur les habitations à bon marché dans les campagnes.
En ce qui concerne les transports, j’ai pu obtenir de nombreuses améliorations notamment pour les éleveurs se rendant aux comices et pour les colis bretons à destination de Paris, etc. Je suis intervenu a maintes reprises en faveur des usagers du canal de Nantes à Brest,
Dans ce sens, je poursuivrai ; l'amélioration du téléphone rural (pour lequel j'avais demande un crédit de 20 millions), — du service postal (particulièrement pour la région de Gouarec et de RosLrenen), — 1 application de tarifs réduits pour les engrais et produits du soh — la remise rapide en état de navigabilité du canal de Nantes ù Brest et l'indemnisation des usagers.
Ouvriers agricoles :
Il faut les protéger contre la concurrence de la main-d’œuvre étrangère et leur faciliter l’accession à la propriété en leur accordant des prêts à faible taux et à longue durée.
Artisanat rural :
Inscrit au groupe parlementaire de défense des artisans ruraux, j’appuierai leurs revendications : extension des avantages fiscaux et du prêt artisanal. Admission de tous les artisans habitant les communes de moins de cinq mille habitants aux privilèges de 1 artisanat rural proprement dit.
Commerce :
hn défendant les cultivateurs, j’apporterai une aide efficace au commerce, dont j appuierai en outre les revendications professionnelles : déduction du salaire de la femme mariee, — suppression de la patente sur les loyers d’habitation, — remplacement de la taxe sur le cbiiFrc d affaires par uue taxe à la production.
Politique sociale :
■ j "4d\eisaire des assurances sociales obligatoires que je n'ai d’ailleurs pas voulu voter, jt demande la réforme de la loi sur trois points principaux :
1° S oppression de l’obligation ;
■2* Suppression du précompte, c’est à-dire de la responsabilité de l’employeur en ce qui concerne le versement de l'employé \
A° Application de la loi d’une façon économique, par la mutualité, remplaçant 1 olatisme. 1
l 'oui les familles nombreuses une injustice a été réparée. Les enfants de 13 à 16 ans, apprentis agricoles chez leurs parents, peuvent désormais bénéficier de l’encouragement iititiona , dont le taux a, par ailleurs, été relevé dans certains cas. La défense et la protection de la la mille resteront au premier rang de mes préoccupations.
i.e développement de l’instruction dans les campagnes doit être favorisé par la cons-
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truetions de locaux scolaire?, l'accession des ruraux à la gratuité de renseignement secondaire, grâce à la] création de bourses d’internat en nombre suffisant, l’extension de renseignement agricole qui donne aux enfants le goût de rester à la terre.
Pour les anciens combattants, lfallocation a été transformée en retraite. Des allocations aux grands invalides ont été créées. Les ascendants, les enfants infirmes ont fait l’objet de mesures favorables,
11 reste à faire, cependant. Les veuves remariées et redevenues veuves doivent obtenir satisfaction. 11 faudra également créer une carte du mobilisé pour tous ceux qui n’ont pu bénéficier de la carte du combattant, et régler enfin l'indemnité aux prisonniers de guerre.
Politique fiscale :
11 faudra, dans les années à venir, comprimer énergiquement les charges de l’Etat, en restreignant les dépenses improductives et en supprimant les emplois inutiles, pour pouvoir équilibrer les budgets et poursuivre le dégrèvement des éléments producteurs du pays.
Marquant une première étape dans cette voie, déjà l’impôt sur les bénéfices agricoles et la contribution foncière ont été réduits d une façon appréciable, les petits propriétaires exploitants dégrevés*
La taxe sur le ch i lire d’affaires a été ramenée de 2 à 0,55 0/0 sur la plupart des produits provenant de Y exploitation agricole, et supprimée pour les farines et les issues. La taxe de luxe a été réduite de moitié. Les entrepreneurs de battage ont été exonérés du chiffre d’affaires.
11 faudra enfin remanier tout le système fiscal en vue de le simplifier, de réaliser une plus grande justice fiscale, de stimuler la production.
Tels sont, dans leurs grandes lignes, les buts que je m’efforcerai d’atteindre. Ils correspondent à vos désirs et à vos intérêts, et j’aurai à cœur de les réaliser.
O. de KÉROUARTZ
t Républicain- — Candidat agraire.
Député sortant.
Circonscription de LANNION.
M, LE GAG, radical-socialiste.
Elu au deuxième lour de scrutin. — 11.001 voix.
Citoyens,
Par 8.817 voix, vous m’avez manifesté votre confiance le 13 avril 1030. Fort de cette confiance, je me fais un devoir de solliciter aujourd’hui vos suffrages. Adhérent aif parti radicaL socialiste je me présente à vous avec le programme de ce parti :
Question agricole :
Dans un département comme le nôtre, elle est au premier rang de mes préoccupations.
Les cultivateurs constituent l’armature de notre pays breton. Toute la prospérité de la région est liée à leur sort. Il est donc urgent de hâter l’évolution de la classe paysanne vers plus de bien-être et de prospérité.
L 'électrification en lumière et en force de toutes nos campagnes est en voie d’organisation. Je ferai tous mes efforts pour son développement.
La réfection et l’amélioration des chemins vicinaux et ruraux est en voie de réalisation J’apporterai rna plus grande attention à cet important problème.
Je suis partisan des subventions sur le produit des jeux en faveur des travaux d'adduction d’eau concernant les communes, les villages et les fermes, ainsi que les travaux nécessités par l’hygiène : iosscs à purin, lavoirs, abreuvoirs, fontaines.
Je suis pour le développement et la modification du crédiL agricole, pour l'abolition des taxes sur le transport des denrées agricoles et des" engrais, pour l'organisation méthodique de la verte du blé.
Je demanderai des mesures sévères contre les spéculateurs*
Je suis partisan du statut juridique de la coopération, de i indemnité de plus-value accordée au cultivateur à la sortie de la ferme améliorée par lui et do la révision des baux k ferme*
La loi sur les assurances sociales doit être appliquée, suivant un rectificatif s’inspirait des intérêts légitimes des cultivateurs en accord avec les voeux des organisations agricoles et des chambres d 'agriculture.
Commerce :
Los commerçants supportent de lourdes charges fiscales, auxquelles L administration ue doit pas ajouter un esprit d'inquisition abusive. La taxe sur le chiffre d affaires doit être progressivement transformée -en une taxe unique, apres consultation des corporations intéressées*
Question ouvrière :
Je défendrai toutes les revendications de la classe ouvrière syndiquée dans la Confédération générale du travail,
Familles nombreuses :
Je suis favorable à toutes les mesures de politique d'encouragement aux familles nombreuses.
Marins :
Grâce aux efforts des Commissions de la marine, l'augmentation des pensions auxquelles les marins avaient un droit indestructible a été votée* Cette augmentation ne répond pas
encore d’une façon absolue aux vœux des marins. Je m’attacherai à compléter l’œuvre si bien entreprise.
Tous mes efforts tendront au développement de l'organisation du crédit maritime qui lient d être institué dans le département des Côtes-du-Nord par voie de décret.
Retraités et mutilés ;
L tat n a pas le droit d oublier les anciens serviteurs de la patrie* En accord avec les a œux de leurs associations, je m'efforcerai de leur faire donner les satisfactions qui leur sont dues afin que la dignité de leur vie soit toujours assurée*
Ecole unique :
La gratuité de l'enseignement qui permettra à l’enfant bien doué de prendre ta place qui revient à l'intelligence*
Hygiène et assistance :
Rien 11e sera négligé par moi dans le domaine de la protection de la famille. Lois d’hygiène j d'assistance, de mutualité. Lutte contre les fléaux sociaux, bourses d’ éludes, allocations, politique de l'habitation, etc*
Hôtellerie et tourisme :
Les pouvoirs publics doivent encourager 1 industrie hôtelière et la libérer des taxes trop lourdes dont elle est grevée.
Participer aux travaux publics exigés par F a ménagement des stations balnéaires*
Créer des routes de tourisme, apporter une aide effective aux projets d urbanisme (terrains de sports, d’aviation, jardins d'enfants, etc.*,)
Je suis partisan de la modification de la date des vacances scolaires*
Membre d’un parti de liberté, d ordre et de progrès continu* je suis un républicain laïque fermement décidé à maintenir les conquêtes de la démocratie laborieuse et à poursuivre inlassablement notre marche vers la justice sociale* La République doit être respectée dans sa forme et dans son esprit*
Je veux une France pacifique poursuivant sa tâche de paix universelle et definitive, mais je ne permettrai jamais qu’elle soit livrée, sans moyen de défense, à une politique d’aventure*
Confiant en l’arbitrage de la Société des Nations, instaurée par notre illustre et regrette compatriote Aristide Briand, j’approuverai toute politique qui permettra au peuple de France, uni dans l’ordre et le travail de suivre la voie du progrès, fidèle à son idéal de justice, de liberté et de paix*
Yves LE GAC
Candidat du Parti radical-socialiste.
Girconscriptioa de LOUDÉAC.
M* LE VÉZOUET, radical indépendant.
Elu au deuxième tour de scrutin* — 7*997 voix*
Messieurs et chers Concitoyens,
Le 6 mars dernier, un congrès composé de plus de 690 militants appartenant a toutes les nuances de l’opinion républicaine de la circonscription de Loudéac, après avoir entendu le compte rendu de mon mandat parlementaire et 1 exposé de mon programme a acclamé à l1 unanimité ma candidature républicaine*
C’est en cette qualité que j’ai rhontieur de vous présenter mon programme et de solliciter vos suffrages*
Situation générale :
Les élections de 1932 ont lieu à un moment où les difficultés rencontrées par la nation sont grandes tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Ce sont ces difficultés auxquelles i^ faut apporter, non des remèdes passagers et faciles, mais des solutions profondes et durables, qui doivent conditionner l’activité d’un homme politique sincèrement dévoué à 1 interet général. Comme par le passé je serai cet homme*
Politique extérieure :
Toute la vie de la nation est actuellement subordonnée aux problèmes que posent la liquidation définitive de la guerre et l'organisation de la paix* Je suis avant tout partisan de la paix. Pendant quatre ans j'ai constamment soutenu la politique de Briand ; je continuerai dans cette voie.
La paix doit être organisée suivant les règles établies par le Protocole de Genève, par la conclusion d’accords internationaux ^ous le contrôle de la Société des Nations*
Arbitrage* Sécurité* Désarmement :
Ces trois termes sont inséparables et permettent, par une application souple et vigilante, de sauvegarder les droits de la France qui a souffert de la guerre, qui soulFre du désordre mondial et qui veut qu'on respecte les traités acquis par le sacrifice d’un million de ses enfants.
Par le développement des accords entre les peuples, nous ferons reculer le spectre hideux de la guerre que ne doivent pas connaître nos enfants, nous assurerons la sécurité de notre patrie et la paix du monde. G est l'assurance de cette sécurité qui nous permettra d’alléger le lourd fardeau des budgets de guerre.
Le peuple français a enfin 3e droit d'être délivré du cauchemar de mort qui l’étreint. Sur du lendemain il travaillera avec plus de joie, et l’assurance de la paix durable fera renaître dans le monde la confiance et la prospérité*
Je travaillerai de toutes mes forces pour la paix* Je vous en donne l'assurance formelle.
Politique économique et sociale :
La V rance subit aetelïement une crise économique sans précédent qui a gagné toutes les classes de îa nation.
Cette crise ne pourra être conjurée que par le travail, l'économie, la paix sociale, îa prolecLion accordée aux masses laborieuses eL la répression impitoyable contre ceux qui spéculent sur la misère publique,
F agriculture souffre considérablement, les produits du sol ne rémunèrent plus le travail* Cela doit changer; le producteur, celui qui crée la richesse, a droit absolu à la protection*
Cette protection doit porter :
Sur la production qui doit être encouragée par une politique d’amélioration des rendements* de sélection des produits, d abaissement du prix des engrais et des transports, pour permettre d obtenir les résultats les meilleurs avec un minimum rationnel de frais de culture*
Sur les débouchés, par l'organisation du marché français et étranger, ce qui demande une politique agricole et internationale assurant la protection de notre agriculture contre I invasion massive de produits étrangers, permettant, par des accords avec les nations amies, l’exportation de nos excédents et de nos spécialités*
Il faut aussi une application stricte des lois sanitaires et un contingentement méthodique des importations en rapport avec la situation de la production française*
Je suis partisan du développement du crédit agricole et de F amélioration des lois sur la propriété familiale afin de permettre aux cultivateurs d’accéder à la propriété et leur assurer îa sécurité en période de crise*
Je suis aussi le défenseur résolu du fermier* J’ai demandé la révision de la loi sur les baux de longue durée permettant de corriger en faveur du fermier le caractère unilatéral de là loi du ü juin ULL* Je demande que soit hâté par le Sénat le vote de cette loi déjà votée par la Chambre* ainsi que la loi accordant l’indemnité de plus-value au fermier sortant*
A côîé de ces mesures de protection, il faut continuer à améliorer le sort de nos
populations rurales^ et développer le bien-être, condition esssenlielle du maintien et du retour à la terre*
C'est pourquoi je serai le défenseur d’une politique comportant : l’amélioration des transports de toute nature, la diminution de la taxe sur les mutations, Téléc t ri fi cation des campagnes, l'extension des chemins ruraux, la construction d’habitations hygiéniques par la continuation des subventions de la loi Loueheur, qui permet aux petits propriétaires agricoles, aux commerçants, artisans et ouvriers de se créer une habitation saine et gaie ; la création d'abattoirs frigorifiques régionaux qui permettront de régulariser le cours de la viande et auxquels T Intendance pourrait faire appel pour les besoins de T armée*
Je continuerai à m’occuper activement de Tencouragemeut de l'élevage des races cheva- Unes; bovines, ovines et porcines, qui sont une des richesses de notre région.
Enfin, dans un ordre d’idées plus élevé, il faut :
Organiser le marché du blé, de la viande, des denrées de première nécessité, dans T intérêt commun du producteur eL du consommateur.
Développer l'artisanat ainsi que l'enseignement scolaire et pos ^scolaire des sciences agricoles et ménagères.
Reconnaître aux chambre d'agriculture et aux syndicats professionnels, ainsi qu’aux voeux qu’îls émettent l'autorité et l'importance qu’ils possèdent réellement*
La prospérité de l'agriculture conditionne dans notre région la prospérité des autres classes sociales. Une agriculture prospère fera revivre notre commerce durement atteint, procurera du travail à nos artisans, donnera à chacun le bien-être auquel il aspire.
Le commerçant et l'ouvrier doivent aussi être protégés par les pouvoirs publics* Le commerçant se plaint avec juste raison de la multiplicité des impôts et de leur caractère trop souvent vexatoire. Ces impôts, mal compris, s’étageant les uns sur les autres grèvent lourdement le commerce et par suite la consommation.
Je défendrai une fiscalité simplifiée : Abolition de la taxe sur le chiffre d'affaires eL son remplacement par une taxe unique à la production ; établissement de la patente sur les locaux commerciaux ; compression des taxes de consommation; défense de la propriété commerciale.
Je défendrai aussi la justice fiscale et T égalité de toutes les catégories sociales devant les impôts, par : l'aménagement de l'impôt sur le revenu ; l’abattement à la base pour le calcul des bénéfices commerciaux ; la déduction du salaire de la femme pour rétablissement de l’impôt sur les bénéfices*
Les ouvriers sont, eux aussi, des producteurs de richesses* Ils ont besoin de bien-être et de sécurité* C’est par l'extension et l'amélioration des lois sociales que leur sort sera amélioré.
Assurances sociales. ~ Cette loi n'est pas au point; elle ne donne satisfaction ni aux agriculteurs, ni aux patrons, ni aux ouvriers. Elle doit être révisée jjdans un sens mutualiste et professionnel. Mon appui est acquis à toutes les réformes qui dans Tordre et la paix sociale émanciperont moralement et matériellement les travailleurs : Lois sur l'hygiène sociale, lutte contre les maladies; protection de la famille, de la natalité; extension des droits de la femme; amélioration du sort des victimes du travail; consécration des droits des mutilés, anciens combattants, et des victimes de la guerre*
Organisation du travail; arbitrage des conflits sociaux, lutte contre le chômage, accession de la propriété aux travailleurs. Protection des petits retraités et des fonctionnaires, etc. Extension du sport et aménagement de terrains de jeux.
Fiscalité et réforme de l'Etat :
Le budget accuse un lourd déficit. Il faudra l'équilibrer sous peine de voir sombrer tout effort de redressement économique. D'autre part nous sommes arrivés au plafond des impôts.
Plus d’impôts nouveaux. Economies* Amortissement et dégrèvement. — Les impôts
actuels peuvent être aménagés, simplifiés et mieux repartis. Les groupements syndicaux de producteurs, de contribuables, de fonctionnaires ont étudié ces questions et proposé des solutions logiques. Ce sont leurs vœux qui me guideront au Parlement.
Des économies peuvent être réalisées dans les administrations publiques. Les fonctionnaires eux-mêmes en réclament, II faudra donc simplifier et faire rendre davantage noire administration à tous les degrés. Une profonde réforme de THtat est nécessaire. Il faudra avoir le courage de l'entreprendre. Il faudra aussi opérer d’importantes réductions sur les budgets de la guerre, réductions possibles sans compromettre la sécurité nationale, en évitant le gaspillage et en renforçant le contrôle parlementaire sur les dépenses engagées. J'estime aussi que le sort d’une grande nation ne doit pas être à la merci des puissances financières et quTune surveillance des monopoles de fait, de coalition et d'intérêts s'impose.
C’est là un lourd travail auquel je ne faillirai pas, car je soutiendrai toujours l'intérêt général et le bien public.
Politique intérieure :
Je suis républicain. Je défendrai toujours la liberté et les conquêtes de la République,
Je suis fermement attaché à la laïcité de l’Etat basée sur la tolérance et la neutralité* parce qu'elle est la garantie de la liberté de conscience et des cultes, comme de la liberté de la pensée et de la parole.
je suis partisan de la liberté d’enseignement qui se concilie parfaitement avec 1 ecole laïque, ouverte à tous, eL où, sans distinction de croyances, les petits enfants apprennent l’amour de la patrie.
Notre époque et l’état actuel de notre pays ne permettent pas de négliger les intelligences : je suis donc partisan du perfectionnement de l’enseignement technique et professionnel, ainsi que la gratuité de renseignement à tous les degrés, seule façon de donner aux enfants des pauvres, comme aux enfants des riches, les mêmes droits à l’instruction-
Mes chers Amis,
Entre tous les concurrents qui se présentent, je puis solliciter sans crainte votre verdict. Vous connaissez mon long passé de militant et de travailleur. Je suis votre compatriote, vivant parmi vous.
Je vous ai présenté mon programme : il est le vôtre, celui de vos associations, celui dont vous m’entretenez dans nos conversations amicales, dans nos réunions publiques, dans nos manifestations agricoles.
En 19^8, vous m’avez fait l’honneur de me choisir pour vous représenter au Parlement. Je tfai pas démérité. Dans des circonstances difficiles, j'ai toujours tenu haut et ferme le drapeau de la République, soucieux d’assurer le rayonnement de la France, la cause de la paix et de la démocratie laborieuse.
J’ai fait mon devoir et ce m’est une grande satisfaction morale; j’ai gagné votre sympathie, ce sera l’honneur de ma vie politique.
Je vous demande donc de me confirmer votre confiance et je vous assure en retour de tout mon dévouement et de toute mon ardeur à défendre vos intérêts.
Vive la République !
Vive la France !
Henri LE VEZOUET
Député- maire de Loudêac.
Candidat républicain.
lre circonscription de SAÎNT-BRIEUC,
M, MICHEL, radical-socialiste.
Elu au deuxième tour de scrutin, — 8. 848 voix.
Chers Concitoyens,
Répondant à de nombreuses sollicitations, je viens, eu toute confiance, me présenter à vos suffrages.
Républicain sincèrement laïque, la politique que j'ai suivie depuis vingt-cinq ans n'a jamais varié.
Je suis maire de la commune de Trémuson depuis vingt-trois ans. J’ai toujours eu pour principe « Honneur et droiture » dans les idées comme dans les faits.
Mon programme, dégagé de toute surenchère démagogique, s'inspire des nécessités pressantes de l’heure.
Pal* entre les hommes. Paix entre les, peuples.
Plus de bien-être pour les travailleurs de toutes catégories. Aide la plus large possible aux chômeurs et à leur famille par une application rationnelle et suivie du programme ^outillage national.
Politiq u e eælër i eure ,
Le peuple français veut la paix. Je suivrai les directives de notre grand homme d’Etat, Aristide Briand. Je soutiendrai tous les efforts qui seront tentés près de la Société des Nations pour les accords entre, peuples. Il faut perfectionner l'organisation de la sécurité, préparer sérieusement la réduction des armements et la coopération économique internationale.
P o U lïq ue int ér ieu re ,
Je suis pour le respect de nos lois qui proclament la laïcité de l’Etat, Gratuité complète de 1 école pour les enfants pauvres, et à tous les degrés, si élevés soient-ils. Je suis partisan absolu de la liberté de conscience.
P o ! il ique économ iq ri e *
L'agriculture doit être spécialement encouragée et fermement soutenue. Les chemins ruraux ayant la plus grande importance pour les cultivateurs, je m’efforcerai, de même que je Tai fait au Conseil général, de les faire améliorer et développer, en diminuant le plus possible la- part des communes et des particuliers.
Mes efforts tendront a faire disparaître la crise qui sévit si lourdement sur les cultivateurs.
Je veillerai au maintien des mesures prises, pour assurer des prix- satisfaisants au froment, au bétail, au lin et aux primeurs, dont la mévente, inconnue jusqu'à nos jours, frappe sî durement le petit producteur par suite des interdictions d’exportation. Je demanderai des mesures douanières pour protéger tous nos produits contre la concurrence étrangère.
La circonscription exporte beaucoup de produits et d animaux à des grandes distances. J ai déposé un vœu au Conseil général demandant qui! soit accordé au département des Côtes-du-Nord le même privilège qu’a d’autres départements français, c'est-à-dire une réduction des transports.
■Je porterai le même vœu devant la Chambre des Députés,
La question de la plus-value en faveur des fermiers sortants trouvera en moi un ardent défenseur. Enfin , cultivateur, enfant de cultivateurs, mes besoins sont les vôtres. Je vous demande simplement d'avoir confiance en moi. J’ai fait mes preuves.
Marine marchande i
Amélioration de nos ports et, en particulier, des petits ports de pêche complètement délaissés.
Prime à l'armement, — Développement du crédit maritime sous toutes les formes.
Tout mettre en œuvre pour que nos navires ne vieillissent plus dans nos ports faute de fret.
Inscrits maritimes. — Droit immédiat à la pension après trois cents mois de navigation. Pension proportionnelle à 50 ans pour tout inscrit réunissant cent quatre-vingts mois et sans conditions d'époque.
Augmentation des allocations pour enfants, qui ne sont plus en rapport avec le coût de la vie.
Augmentation très large du secours des veuves.
Réduction des tarifs de transport pour le poisson.
Vote des marins par correspondance.
Commerce et industrie :
Réduction des tarifs de transports qui pèsent si lourdement sur le commerce. — Défense des petits commerçants.
Exonération de certains impôts vexa tomes tels, par exemple, le chiffre d’afïaires, qui paralyse les meilleures volontés, font la vie chère et le chômage et atteignent particulièrement les familles nombreuses. Développement des organisations touristiques et aide efficace aux syndicats d’initiative qui s'emploient à faire connaître notre beau département, secondant ainsi toutes les branches du commerce.
Pensionnés et victimes de la guerre :
Préoccupation constante du sort des mutilés, réformés, orphelins, ascendants, veuves, anciens combattants et prisonniers de guerre ; j 'attacherai la plus grande importance à toutes leurs revendications.
Retraités :
Beaucoup ont été privés de ce qui vient d’être voté par la dernière loi, je ferai tout mon possible pour faire aboutir ce qu’on leur promet depuis si longtemps.
Œuvres sociales ;
Protection de la maternité et de la première enfance. Relèvement de l'allocation aux familles nombreuses et aux vieillards, infirmes et incurables. Construction d’habitations â bon marché. Encouragement à tous les sports.
L ne politique généreuse de réformes ouvrières, collaboration étroite entre patrons et ouvriers.
Accession à la petite propriété pour tous les travailleurs. Suppression des taudis, foyers des pires contaminations.
Vote rapide de conventions internationales du travail.
No 2145
En ce qui concerne les assurances sociales, la loi actuellement en application doit être simplifiée et l'exécution de ses prescriptions soit plus rapide. Qu'elle soit rendue facultative pour tons les travailleurs.
Politique financière.
Veiller à ta bonne gestion de nos finances, sauvegarder la petite épargne contre les spéculateurs.
En somme, politique résolue d’économie, de justice fiscale et de réduction des impôts dont certains frappent, avec excès, les travailleurs et les familles nombreuses.
Mes chers Concitoyens,
Ma vie politique est connue de tous. Un grand journal régional l’a caractérisée touL récemment en ces termes : « M. Pierre Michel a un passé parfaitement net », C'est tout dire.
Je suis convaincu que je ne fais pas appel en vain à votre confiance. Je saurai m’en montrer digne.
Si vous me faites l’honneur de m’envoyer vous représenter au Parlement, je m'engage à venir à chaque période de vacances, vous rendre compte de mon mondât.
Cultivateurs, marins, commerçants, ouvriers de tous métiers, votez pour Pierre Michel, travailleur comme vous.
Vive la République [
Pierre MICHEL
Conseiller général de Saïnt-Brieue-Nord*
Maire de Trémusom
Administrateur de la Caisse de crédit agricole d es de ai cantons de Saint-Brieiic*
Officier du Mérite agricole.
Officier <f Académie*
Cultivateur exploitant.
Candidat républicain radical.
2e circonscription de SAINT-BRIEUG.
M. CORNU, radical indépendant.
El u au deuxième tour de scrutin. — - 10.553 voix.
Chers Concitoyens,
Jamais élections ne se firent en des heures plus difficile* La paix est encore incertaine et vos labeurs sont menacés par une crise sans précédent. Le moment est venu de choisir vos hommes pour défendre à la fois le pays et la République,
L un et l'autre ont besoin d'une majorité solide autour d’un gouvernement sans faiblesse*
Politique extérieure :
La paix dans la .sécurité, le respect des contrats, le renforcement de la Société des Nations ■ la paix dans un allégement simultané des charges militaires ; la paix sous l'égide du grand Français Aristide Briand, dans la tradition de sa politique franchement appliquée*
Politique intérieure :
L action disciplinée d’une majorité vraiment républicaine, unie sur mi programme de laïcité sans violence, ni sectarisme, de progrès social sans désordre, de vigoureuse protection dans la crise économique, de clairvoyant accord dans l'Europe effondrée.
Budgets et finances ;
Ln budget en équilibre ; des finances loyales. Les impôts sont trop lourds, les dépenses trop fortes. Le temps n'est plus de& gains faciles et de la gabegie.
Où trouver des économies ? Sur le dos des travailleurs ? Jamais. Ce serait une erreur et une faute.
Deux compressions possibles : P celle du budget de la guerre réduit et modernisé sans la moindre atteinte aux sauvegardes encore indispensables ; Scelles des administrations publiques, dont les syndicats avertis dénoncent eux-mêmes l'extension monstrueuse et la routinière bureaucratie.
Cultivateurs ;
Les débouchés se ferment aux produits de la terre comme à ceux de votre élevage ; le marché national lai-même est envahi.. Avant les réalisations qui viendront en leur temps : accession plus facile à la propriété du sol ; développement du crédit agricole; garantie du bien familial ; modernisation de la vie rurale.
Quatre progrès immédiats : Protection du marché ; baisse des engrais ; réfection des chemins ; .révision des; baux, dans un esprit d équité pour îa juste adaptation des fermages à la baisse des prix.
Commerçants ï
Les affaires vont -mal. Les transports sont trop coûteux, les taxes accablantes ; leur perception trop souvent vexa to ire ; les centimes et les patentes mal compris. Vous travaillez un jour sur trois pour l'État ! Qu'il vous apporte au moins la transformation de Timpôt sur le chiffre d'affaires ; une organisation rationnelle des transports ; la réforme attendue des finances locales.
Une des principales sources de prospérité pour les populations bretonnes est le tourisme : que les Pouvoirs publics en sauvegardent, avec énergie- lés intérêts.
Ouvriers et marins :
La crise generale entame déjà vos salaires, le chômage menace vos métiers et vos bateaux sont désarmés. Vous demandez Justice et non pas charité. 10 0/0 d’ouvriers étrangers, c est encore trop. Assurons d’abord aux ouvriers français la semaine intégrale et le juste salaire. L application d un plan d’outillage national largement financé doit garantir :
A -vos bras : le travail ; à vos foyers : l’aisance ; aux activités 'du pays : ]© réveil.
Llaopui. de. vos suffrages manque souvent à vos justes revendications. Le vole pan correspondance est à réaliser pour tous cenx que. les chantiers, la, pêche ou la navigation ;fdnt. absents du foyer.
Œuvres sociales :
Rien ne- doit interrompre l’œuvre de progrès social dont la République s’est fait un honneur et une tradition.
Nos lois d assistance sont à simplifier ; celle des assurances sociales esta mettre au
point* Le soutien des familles nombreuses n'est pas une aumône, c'est la juste et faible ristourne de leurs charges trop lourdes*
La gratuité de renseignement primaire doit s'étendre à tous les degrés et l'extension du régime des bourses doit ouvrir toutes les études aux bons élèves sans fortune*
Il est temps enfin d' harmoniser unefois pour toutes le régime incohérent des retraites et des pensions*
Anciens combattants :
Je suis Tun des vôtres, vos justes revendications sont les miennes, vos groupements ont en charge les droits sacrés des mutilés, des veuves et des orphelins de la guerre. Je fais confiance à votre action ; j'en appelle à votre contrôle pour dépister la fraude et trier les excès*
Républicains !
Ardents ou modérés, le vieux combat que Fou croyait éteint se rallume* Le marquis de Robien a rallié ses Blancs. Debout les Bleus ! Pour une laïcité de concorde dans le respect absolu de toutes les croyances; pour votre indépendance, pour vos intérêts et pour votre honneur, contre la servitude des hobereaux; pour la valeur des hommes contre l'injustice des coteries ; pour la paix et la démocratie ; contre la guerre et la réaction*
Vive la 2e circonscription de Saint-Brieuc î Vive la République !
Directeur air MîniàfcèVe de V Intérieur. Commandeur de la Légion d’honneur.
Candidat des républicains.
André CORNU