‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 48 sur 260 · CREUSE · texte numérisé non relu

CREUSE

Circonscription d’AUBUSSON.

M. BÉNASSY, S. F. I. 0.

Klu au deuxième tour de scrutin. — 7.439 voix.

Aux travailleurs de France !

Citoyens,

Une fois de plus, votre sort et le destin du pays vont dépendre de votre décision Le parti socialiste sollicite les suffrages de tous ceux qui forment l’armée du travail • culh ateu.s, ouvriers, employés, artisans, petits et moyens commerçants; de tous ceux que le nouveau capitalisme dépouillé et que le socialisme veut libérer

Noas avons conscience que les sociétés modernes ne peuvent plus refuser ne peuvent p us meme retarder I application des mesures de salut public qui s’imposent devant l’évo lution rapule des événements, devant la grande crise économique et^ociale quT a déjà provoque tant de souffrances, tant de déboires eL tanL de ruines J

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Nous dirons pour ceux qui pourraient l'ignorer encore, que ces quatre initiales signifient ; Section française de rioLernationale ouvrière.

Le parti socialiste est international ; il est par son essence un parti de défense et de protection des travailleurs de toutes les professions et de tous les pays. Le mot ouvrier veut dire travailleur.

Il est pour l'accord des peuples et l'abolition des guerres.

Il nJest pas contre la propriété individuelle.

Il n’a jamais été pour le partage des terres.

Il est contre les spoliateurs internationaux, contre les spéculateurs internationaux, contre les grands rapaces de l’argent papier, contre les auteurs de misère sociale et contre les organisateurs de guerres que le parti socialiste* veut défendre ceux qui produisent et ceux qui travaillent.

Il est pour ceux dont le labeur enrichit l'humanité, contre ceux dont les entreprises . frauduleuses la ruinent.

Il est pour les laboratoires scientifiques, contre les usines d'instruments guerriers.

Il est pour le petit retraité et le petit rentier, contre les requins de la bourse, détrousseurs d'épargne et contre leur presse vénale qui répand à jet continu, les mensonges et les fausses nouvelles.

Il est pour l’artisanat, le commerce et rindüstrïi, personnellement exercés, contre la spéculation financière.

Il est pour l'agriculture, éternelle victime des incohérences du marché mondial, contre les association capitalistes qui entretiennent ces incohérences.

U est pour les salariés de tous les métiers et de toutes les conditions, contre le chômage

et l'insécurité de l'avenir.

Il est pour l'enseignement à tous les degrés ouverts aux enfants du peuple. Il est pour le devenir meilleur de l'humanité. Il est, en un seul mot, pour le progrès humain.

C'est pour tout cela que travaille et agit le socialisme international, et c est tout ce programme que le parti socialiste entend réaliser.

C’est ainsi qu'il faut voir le sens des quatre lettres S. F. I. O., indicatrices de la section française du parti socialiste international.

Pour la réalisation de ce programme de raison et d'humanité, il faut et il suffit que F armée du travail se mette en marche disciplinée et résolue derrière le drapeau du socialisme.

Dans la nuit que la réaction capitaliste étend sur le monde, une lumière s élève qui doit guider vos pas vers la République véritable, vers une civilisation aux horizons de justice, d'ordre, de sécurité et de paix.

Aux urnes partout pour les candidats socialistes.

Libérez- vous travailleurs et libérez le Monde !

Vive la république sociale I

La Fédération socialiste de la Creuse .

Citoyens,

11 y a un an vous m'avez fait le grand honneur de me confier lu charge de représenter voire arrondissement au Parlement.

La fin de la législature étant sonnée, mes amis du parti socialiste m’ont désigné à nouveau à F unanimité pour venir solliciter vos suffrages.

Je le fais avec confiance , car j ai la tranquillité d esprit de penser qu en toute justice vous méjugerez.

Pendant les quelques mois où j’ai siégé au Palais-Bourbon, je n ai eu qu un désir : servir vos intérêts, défendre notre pays et la démocratie contre une politique dont vous savez tous les dangers.

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Je n’ai pas besoin d’appeler à mon aide pour faire la lumière, autre chose que la simn, ver: e. Vous savez quelles subventions j’ai obtenues pour la réfection des routes nation sur lesquelles un gros travail a été ellectué. Vous savez aussi que nous avons ob tenu d subventions assez nombreuses pour la construction des chemins ruraux ~

Vous savez d’autre part, que mon effort a été constant, pour soutenir et faire aboutir les projets formes par nos communes. Au Parlement, au cours de mon année je suis il venu il cinq reprises différentes. " ^ 4e uUls intei-

Ko premier lieu, .J ai protesté contre la lenteur avec laquelle on. secoure les cultivateurs ZTZ 7T* ferê,leS- etc.) et j’ai signalé que l’insuffisance de ec i I

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Le cultivateur a besoin d’etre assuré contre les incertitudes du lendemain nar I-,

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tAAmS] n0US — <**«» un crédit de 280 millions qui va être esp ce réparti dans quelques semaines aux sinistrés qu’on a fait trop attendre. ' ’ J

J ai obtenu du Ministre de la Défense nationale le mainiien du camp de Fc ni ers Ajouterai je.que je n a: pas cessé de me préoccuper de la question grave de la crise de

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promesse * l'ouverture d'un eréiit pour une oo,„mI,e£ i nZ“' ’du.û” ’ J'“ble“i,IS

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Un peu de clarté.

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Voilà quelques résultats, fis peuvent paraître insuffisants à ceux qui désirent me rem p , mais je suis certain que votre bon sens fera justice de leurs reproches

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Supp^v:nTlesUnI>!e; '^7“*»“ en ^organisant la machine administrative, en supprimant les emplois mutiles et en réduisant les gros traitements.

économies sur le budget de la guerre et de i, „„ ; r • , ,

s la manne en laisant le rapprochement des

peuples et le désarmement, et en réalisant en attendant, le service militaire de neuf mois et la suppression des périodes de réserve.

Puis, une fois 1T équilibre budgétaire effectué, il faudra songer à faire un effort pour nos campagnes qui se meurent, pour le commerce et l'industrie de nos régions qui 'végètent et pour assurer a l'ouvrier la possibilité de gagner sa vie par un travail rémunérateur*

De tontes parts, il faut apporter de l’ordre et de l’organisation, le parti socialiste vous y convie.

Républicains,

j’ai confiance en vous et je suis certain que vous ne vous prêterez pas à cette immorale coalition qui amène une foule de candidats à se présenter, en restant prêts à s'allier, le cas échéant, aux partis de réaction*

Mes chers amis,

Vous me connaissez, vous savez que j'ai tenu la promesse de venir habiter T arrondissement, que je suis passé aux vacances dans vos campagnes, recevant tous ceux qui désiraient un entretien, apportant à tous, sans distinction, mon concours*

Vous savez cela*

J'ai confiance en vous. Le l01* mai vous méjugerez.

J’attends avec calme votre verdict,

Camille BÉNÀSSY Député sortant*

Circonscription de BOURGANEUF*

M, RIFFATERRE, S. F* I. O*

Elu an premier tour de scrutin* — 7.287 voix*

Auæ travailleurs de France*

Une fois de plus, votre sort et le destin du pays vont dépendre de votre décision.

Le parti socialiste sollicite les suffrages de tous ceux qui forment l'armée du travail : cultivateurs, ouvriers, employés, artisans, petits et moyens commerçants, de tous ceux que le nouveau capitalisme dépouille et que le socialisme veut libérer.

Nous avons conscience que les sociétés modernes ne peuvent plus refuser, ne peuvent plus même retarder Y application des mesures de salut public qui s’imposent devant révolution rapide des événements, devant la grande crise économique eL sociale qui a déjà provoqué tant de souffrances, tant de déboires et tant de ruines.

Les découvertes de la science, le développement prodigieux du machinisme et des transports auraient dû créer partout du bien' être et de la sécurité. C'est le contraire qui se

manifeste. Un chômage mondial livre à la misère des millions de travailleurs, démoralise toute une jeunesse en la condamnant à l'oisiveté, paralyse les affaires du commerce et de l'industrie, ruine l1 agriculture et les ressources financières de toutes les nations civilisées Un déficit croissant dans les budgets, une situation économique sans précédent obligent les Etats à chercher un remède précaire et incertain dans des lois improvisées et souvent contradictoires.

Une diplomatie nationaliste 11c réussit ni à organiser la paix, ni à rapprocher les peuples, ni même à empêcher les conflits.

Les dépenses d’armement continuent leur course insensée* Cependant la finance dépouilles les épargnants et ruine les petits rentiers ; les spéculateurs rançonnent tout à la fois le petit et le moyen commerce, l'artisanat, la production agricole et la masse découragée des consommateurs*

Les fabricants d'engins meurtriers entretiennent une presse et un parti politique qui viennent chaque jour ajouter aux difficultés présentes la grandissante menace d’une nouvelle guerre d'extermination*

Citoyens, il faut en finir ! Exigez de la franchise !

Plus d'hommes aux attitudes plus ou moins contradictoires.

Plus de programmes attardés, plus de formules timorées, mais des solutions hardies et rapides vers l’ordre nouveau qui sauvera la civilisation en abolissant les motifs de la guerre.

Des républicains mal avertis s'inquiètent devant les quatre lettres initiales du Parti S, b. I, 0. qui au dire des profiteurs réactionnaires énoncent la pire menace contre l'ordre social et la propriété individuelle.

Nous dirons pour ceux qui pourraient l'ignorer encore, que ces quatre initiales signifient : Section Française de l’Internationale Ouvrière*

Le I arti socialiste est international ; il est par son essence un parti de défense et de protection des travailleurs de toutes les professions et de fous les pays. Le mot ouvrier veut dire travailleur.

Il est pour 1 accord des peuples et l'abolition des guerres*

U n’est pas contre la propriété individuelle*

EJ n'a jamais été pour le partage des terres.

C est contre les spoliateurs internationaux, contre les spéculateurs internationaux, confie les grands rapaces de 1 argent-papier, contre les auteurs de misère sociale et contre les oi ganisateurs de guerres que le Parti socialiste veut défendre ceux qui produisent et ceux qui travaillent,

C est pour ceux dont le labeur enrichit l’humanité, contre ceux dont les entreprises frauduleuses la ruinent,

C est pour les laboratoires scientifiques contre les usines d'instruments guerriers,

C est pour le peLit retraité et le petit rentier contre les requins de la Bourse, dévorateurs d épargne et contre leur presse vénale qui répand à jet continu les mensonges et les fausses nouvelles,

C est pour 1 artisanat, le commerce et l’industrie, personnellement exercés, contre la spéculation financière,

L est pour 1 agriculture, éternelle victime des incohérences du marché mondial, contre les associations capitalistes qui entretiennent ces incohérences,

L est pour les salariés de tous les métiers et de toutes les conditions, contre le chômage et 1 insécurité de l’avenir,

U est pour 1 enseignement à tous les degrés ouvert aux enfants du peuple ; c'est pour le c\enir mei eur de 1 humanité. C est en un seul mot pour le progrès humain,

es! pour tout cela que travaille et agit le socialisme international ; et c’est tout ce programme que le Parti socialiste entend réaliser*

C'est ainsi <ju?il faut voir le sens des quatre lettres S. F. L O. indîcaRices de la section française du Parti socialiste international.

Pour la réalisation de ce programme de raison et d'humanité, il faut et il suffit que farinée du travail se mette en marche disciplinée et résolue derrière le drapeau du socialisme.

Dans la nuit que la réaction capitaliste étend sur le monde, une lumière s’élève qui doit guider vos pas vers la République véritable, vers une civilisation aux horizons de justice, d'ordre, de sécurité et de paix,

Aux urnes partout pour les candidats socialistes.

Libérez- vous, travailleurs, et libérez le monde !

Vive la République sociale !

Programme local. — Manifeste des candidats socialistes.

(Test dans le cadre de la vie locale, dans la petite commune où il a son champ, où son métier Tattache, que le travailleur a sa véritable petite patrie ■ c’est pour lui que le Parti socialiste veut la doter des charmes et des bienfaits que le capitalisme concentre dans les grandes cités. Universaliser les facilités de vie, les commodités de relations, l'hygiène ; alléger le labeur par l'adaptation du machinisme aux travaux agricoles, voici l’œuvre que nous nous devons d’accomplir parce qu'elle est possible dans la société moderne où surabondent les richesses et les moyens d’action.

Vicinalité, électrification, adduction d’eau, coordination et extension des moyens de transport, des relations postales et téléphoniques ; organisation des services d’assistance hospitalière et médicale pour la lutte rationnelle contre les grands fléaux (cancer, tuberculose), pour la protection de l’enfant et de la mère ; perfectionnement de la vie scolaire, lutte contre l'ignorance, développement moral et intellectuel de notre jeunesse : toutes ces œuvres de progrès, c’csi dans le cadre du département qu’elles doivent se réaliser, par l'action combinée de l’Etat et des autorités locales.

Le chemin, l’électricité, l’eau pour tous ! Peut-on demander moins au xxe siècle ?

Mais il y a encore en Creuse un millier de villages enclavés. La construction des chemins ruraux commence à peine et se poursuit avec une lenteur exaspérante. L’entretien de l’ensemble des routes et chemins est médiocrement assuré, souvent lamentable. Des centaines de kilomètres de chaussée coûteux, périclitent faute de rechargement et de protection, L’amenée d’eau potable dans les villages est entièrement à réaliser.

L’électrification va s’achever, mais la dépense concentrée d’ailleurs sur un petit nombre d’années, est trop lourde pour la part laissée à la charge du département et des communes. Dans ces dernières, elle représente des majorations d’impôt de 25 à 40 0/0 et pour nos maigres budgets, des sacrifices qui se chi firent par des centaines de centimes additionnels. Grand progrès, mais par la carence de l’Etat, ruineux pour les finances locales. Pris entre la nécessité d’assurer au moins le fonctionnement des services publics de première nécessité, dont un seul, la vicinalité est une charge excessive, et le devoir impérieux de ménager l’effort, fiscal, injustement demandé pour les dépenses locales aux seuls travailleurs, conseil général et municipalités ont une tâche au-dessus de leurs forces.

Pendant ce temps, l’Etat qui ruine la nation en dépenses militaires improductives et continuellement accrues, ne consacre qu’une poussière de crédits à l’œuvre de rénovation de nos campagnes et de nos petites villes ; elles s’anémient et meurent.

L’unîté de vues et d’efforts d’une représentation homogène, animée d’un même idéal, apparaît de plus en plus indispensable pour défendre le département contre l’arbitraire qui, trop souvent, préside à la répartition des subventions.

Elle est indispensable également pour tenir en échec la puissance oppressive des grandes sociétés de production et de distribution d’énergie électrique. Il faut sauvegarder les droits

des usagers : unifier les prix, supprimer , où il existe, le minimum de consommation, obtenir des tarifs dégressifs pour la petite force motrice agricole. Dans certains secteurs, les conditions du cahier des charges constituent une véritable barrière prohibitive. Si le département disposait, comme le veut la loi du 16 octobre 1919, des quantités d'énergie suffisante et à bas prix qui doivent être réservées à la collectivité dans toute concession hydraulique, iî ne serait plus à la merci des féodaux de I électricité.

Les candidats du Parti socialiste vous offrent, pour la défense des in Lérêts départementaux la garantie de leur solidarité absolue. Mais ils pensent aussi que le succès en cette matière, implique une coordination étroite de l’effort des municipalités. L’avenir est au syndicalisme communal. 11 mettra fin à la dispersion ruineuse, à l’éparpillement des activités et des ressources. Il arrachera les petites communes à l'isolement et à l'impuissance.

Pour la prospérité de la Creuse, les élus socialistes s'efforceront d'être les animateurs de ce mouvement*

Mes chers Concitoyens,

Je n'ajouterai que quelques mots à l’appel du Parti socialiste.

Quatre années de législature vous ont permis d'apprécier mon attitude à la Chambre des Députés.

Vous direz si elle a été celle d'un républicain et d'un socialiste.

Vous direz si j'ai eu le souci de défendre constamment les intérêts des travailleurs.

C’est pour eux que, depuis tant d’années, je me dévoue.

Et personne ne me démentira, si j'ajoute que, pas une fois, je n'ai manqué à ce devoir de sollicitude bienveillante qu'un élu doit à tous, sans distinction.

J'ai la fierté d'avoir rendu quelques services à mon pays.

Vous me jugerez en toute Indépendance sur mes actes qui, seuls, comptent.

Je ne vous ferai pas l’injure de rabaisser un débat aussi grave que la consultation électorale actuelle à de misérables querelles de vanité, d'ambition déçue.

Fidèle à vous et fidèle à moi-même, demain comme hier, si votre confiance à nouveau m’est donnée, je m'efforcerai de faire mon devoir.

Vive la République sociale I

Camille RIFFATERRE

Avocat.

Chevalier de la. Légion d’honneur.

Vice- Président du Conseil général. — Maire de Bourganeuf. Président de FÛfficô agricole du département de la Creuse, Président de la Fédération des syndicats d’électrification de la Creuse et du Syndicat d’électrification des cantons de Bourganeuf et de Bénév en t- l'Abbaye,

Président de la Caisse de crédit agricole mutuel de Bourganeuf, Rapporteur du budget départemental.

Circonscription de BOUSSAG,

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