‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 63 sur 260 · EURE · texte numérisé non relu

EURE

Circonscription des ANDELYS,

M. FQRCINAL, républicain socialiste,

Flu au deuxième tour de scruLin. — 6.711 voix.

Citoyens,

Comme en 1928, ma circulaire sera simple parce que mes idées sont nettes et que je a1 ai rien à camoufler.

Je souhaite que vous relisiez ma profession de foi de 1928 pour juger, par mes votes que j ai été un élu fidèle à ses promesses,

fous mes contradicteurs, dans mes conférences, ont d’ailleurs dû reconnaître que mes votes ont été en harmonie avec ma position politique. Ce bilan de quatre ans au Parlement garantit que je serai également fidèle à ce programme dans Favenir :

— Pour enrayer U écrasement des classes moyennes.

Contre le nationalisme économique qui engendre le chômage et la misère,

— Contre le nationalisme belliqueux q;ui engendre la guerre.

Pour la Société des Nations plus démocratique et plus forte.

Pom la sécurité par le désarmement progressif, simultané et contrôlé sur place.

partout.

* Pour le contrôle des fabrications de guerre en France et à l’étranger.

' Contre les cartels et trusts internationaux qui accaparent les produits et engendrent îa vie chère.

Pour des économies et contre les excès de la fiscalité (impôts indirects trop lourds).

— Contre 1 égoïsme des financiers et féodaux, mais aussi contre le principe de la lutte des classes.

^ 0U:r continuer 1 accession des travailleurs à la propriété (les maisons ouvrières de mes œuvres sont très nombreuses),

“ * our développement toujours plus grand de renseignement et FmtangibiHtë des lois laïques.

Constitution de sociétés (comme j ai fait pour les habitations à bon marché) "pour construire des silos a blé et constituer des coopératives agricoles, diminuant Les frais généraux et augmentant les prix de vente aux agriculteurs qui ne peuvent attendre six mois pour vendre 20 ou 25 francs de plus le quintal de blé.

Ln résumé, comme dans 4e pas?é, c’est l’intérêt général qui me guidera. Les milliers

d’électeurs venus chez moi depuis quatre ans, savent que Forcinal reste le même homme quand il est élu que lorsqu il n’est que candidat.

Aussi, c'est an toute tranquillité d’esprit que je me représente et que je résume toutes mes pensées en disant que j arme l’arrondissement des Audclys et que demain, p]us qu’hUr

encore je me dépensera, pour le rendre plus riche et plus beau s. les électeurs me renouvellent leur conhance, comme j en ai la conviction.

Albert F0RC1KAL Député sortant.

Officier de la Légion d’honneur.

Candidat républicain socialiste.

Circonscription de BERNAY.

M. JOÏN-LAMBERT, U. Pu D.

hlu au deuxième tour de scrutin. — - 0.089 voix.

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ses continuateurs, MM. Laval et Tardieu. * 1 «corde, apportant mon concours à

Affaires étrangères.

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Maintenir les liens étroits qui nous ont toujours unis aux peuples de la Petite Entente, collaborer activement avec r Angleterre au relèvement de l'Europe et du inonde; apaiser^ par uti examen patient et loyal, les différends qui peuvent nous séparer des autres nations, telle a été jusqu'ici notre attitude, telle elle doit être dans l’avenir, à la fois conciliante et ferme.

Le plan Young, les accords de Londres et de Washington sc sont inspirés de cet esprit.

Nous combattrons avec énergie la politique étrangère préconisée par MM, Léon Blum, au nom du parti socialiste, et Bergery, au nom d'une partie clés radicaux : disparition des frontières politiques et économiques et désarmement presque immédiat. Ce serait la ruine politique et économique de la France.

Politique financière.

L1 oeuvre de M. Poincaré doit être continuée. Or la politique financière de la législature a été influencée et entravée par le fait que la plupart des Commissions de la Chambre ont eu à leur tète des présidents et des rapporteurs radicaux et socialistes : Commission des finances, MM. Malvy et Lamoureux, radicaux-socialistes; Commission des travaux publics, M. Moch, socialiste, rapporteur des questions relatives aux chemins de fer; Commission des mines, M. Baron, socialiste, etc.

Il en résultait que les radicaux et les socialistes maîtres de la Commission des finances, ont examiné et remanié le budget à leur fantaisie, que M. Lamoureux, qui était leur homme, Fa rapporté et qu'ils en sont, en réalité, responsables.

Socialistes et radicaux sont donc mal venus, aujourd’hui, à protester contre ce budget qiii est en partie leur œuvre et que les radicaux au moins ont voté.

Il est souhaitable que dans la prochaine Chambre l’influence socialiste cesse et qu’une majorité, à la fois homogène et stable, permette de suivre une politique financière nette : maintien de la Caisse d'amortissement; poursuites d'économies sévères dans les services publics; contrôle attentif de l’emploi des crédits et suppression efficace de l’initiative parlé men taire, au cours de la discussion du budget, eu matière de dépenses.

Résolument hostile à l’extension des entreprises d’Etat, je m’opposerai à l'augmentation du nombre des fonctionnaires.

Nous avons, conformément au désir de tous les commerçants et des industriels supportant la taxe sur le chiffre d'affaires, voté chaque fois que c’était possible sa transformation en taxe unique. Je continuerai dans cette voie.

Politique économique.

Elle doit tendre à maintenir la vie économique de la France qui, en matière agricole comme en matière industrielle, peut, avec ses colonies, presque complètement se suffire â elle-même,

J’aï contribué à la création de la Chambre des métiers de l'Eure, je continuerai k apporter aux artisans ma collaboration.

Par une politique douanière raisonnée, impliquant des concessions réciproques qui permettront à nos industries d’exportation de continuer à travailler, par la pratique des contingentements qui ont évité, depuis un an, à notre agriculture et à notre industrie d’être écrasées par la concurrence des produits étrangers dépréciés par la crise mondiale, on doit parvenir à éviter h la France les troubles si graves qui ont sévi en Europe dans Je monde.

A plusieurs reprises, je suis personnellement intervenu pour obtenir la réduction de l'impôt sur les bénéfices agricoles (réduction des coefficients pour les terres cultivées en céréales).

J’ai voté la proposition de loi sur les baux ruraux actuellement soumise au Sénat.

Je suis intervenu personnellement avec mon ami M* Alexandre Duval, pour obtenir que LEtat encourageât l'initiative des cultivateurs qui organisent le stockage du blé, refusant de remettre ce stockage à l’Etat, et encore moins à l'autorité tu i H taire.

Si, comme je l’espère, l'initiative prise en la matière par le Syndicat agricole de la région d’Evreux réussissait, je m’efforcerais à obtenir qu'une organisation du même ordre soit créée dans notre région, permettant aux cultivateurs de vendre leurs récoltes dans des conditions acceptables et évitant la chute brusque du cours des blés.

Le tourisme est une des richesses de la France Ce sont nos sites qui, dans notre pays, attire les étrangers; le rapport de la loi ur la protection des sites, dont j’ai obtenu le vote par la Chambre dans un accord unanime, a été mon œuvre.

Dans notre belle contrée, l’application de cette loi a déjà produiL d’heureux résultats. Saluant ici tous ceux qui, à Bernay et dans l'arrondissement, ont pris h ce sujet des initiatives, je leur apporterai toujours, en dehors de toute arrière-pensée politique, mon concours*

Bouilleurs de cru .

Membre du groupe de défense des bouilleurs de cru, je suis un des signataires de la proposition de loi de M. Gau t ru destinée à rendre aux bouilleurs rie cru leur liberté.

Le texte de ceLte proposition, voté par le Sénat, devra être examiné, dès le début de la nouvelle législature, par la Chambre*

Notre premier soin sera de reconstituer le groupe de défense des bouilleurs de cru et de demander la mise à Tordre du jour de la proposition de loi.

J unirai mes efforts à ceux mes amis du Calvados, de TOrnc, de la Manche et de la Bretagne pour obtenir que liberté soit enfin rendue aux exploitants, bouilleurs de cru.

Politique sociale*

La famille et l'enfant.

I* — Aide matérielle à la famille :

En toutes matières, nous nous sommes efforcés d’aider la famille.

Un de mes amis, M. Delâchenal, est l’auteur de la loi sur T encouragement national aux familles nombreuses.

La politique financière de M. Poincaré a seule permis d'accroître, depuis 1928, les allocations qu’accorde cette loi.

IL — L’école :

Nous aurions voulu multiplier les bourses et permettre ainsi à tous tes enfants de bénéficier de T instruction qu’ils peuvent recevoir avec fruit.

Le Parlement a préféré recourir à l'école unique*

Pour moi, j ai toujours cherché à écarter de T enfant les querelles stériles.

La plupart d’entre vous ont pu constater que j’apporte â tous ceux qui s'efforcent d améliorer les conditions matérielles et morales de nos écoles primaires publiques, de nos lycées et de nos collèges, où d’ailleurs j’ai poursuivi moi-même mes éludés, un actif concours.

La liberté de l'enseignement implique la vie de renseignement libre.

Il ne laut pas proclamer la liberté de renseignement et hypocritement T étouffer. Membre de la Commission de renseignement, c’est en envisageant uniquement l’intérêt élevé de la famille et de l’enfant que j'ai toujours étudié les décisions à prendre* C’est dans ce sens que je continuerai.

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