‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 66 sur 260 · EURE-ET-LOIR · texte numérisé non relu

EURE-ET-LOIR

lre circonscription de CHARTRES.

M, DESCIIAXEL, républicain de gauche.

Elu au deuxième tour de scrutin, 6,684 voix.

% Chers Concitoyens,

Ce n est pas sans émotion que je viens solliciter vos suffrages dans ce département bure-ei-Loir qui, pendant de si nombreuses années, a donné à mon père des témoignages d estime, de conhance et de fidélité qui demeurent un honneur pour notre famille.

Je sais que le nom que je porte me crée de grands devoirs. Je m’efforcerai de les remp ir loyalement, courageusement, dans la préoccupation constante de bien défendre vos intérêts et ceux de la France républicaine.

Né à Paris en 1904, élevé dans l’amour du pays percheron et beauceron, je me suis orce, apres mes études faites au lycée Louis-le-Grand, de me perfectionner — soit en suivant les cours de l’Ecole des Sciences politiques, soit comme attaché à un établissement de crédit, pu, s au cabinet du Ministre de l'Agriculture de MM. Poincaré, Briand et arC ,U ~ dans la connaissance des questions politiques, économiques et financières ma iS T1' à V0U, C°re 1f^iicain indéPclldallt de gauche, pour bien marquer eUibéiaîe T' traditiou paternelle> dans la édition démocratique, laitue

tr,vAanSUUali°n ‘frr el eX,LérieLlre dc Ia France’ à l’époque de grave crise que nous traversons, nécessite, dc la part des, candidats, des déclarations nettes.

n-1rll»epS.JeÜHeSffnéra(ti0nS V nalSS6nt à ia Vie Publi<lue> dégagées de la contrainte des paîtis et mettant la nation au-dessus de tout, aiment la franchise et la clarté.

Voici les grandes lignes de mon programme ;

Politique intérieure .

. anche v«d"bÏqUeM0it.6lv T™* 4 t0US- Ne S’en exduent (l"e ceux à droite ou à V ; . ’ . . mettre la légalité en vacance ou instaurer la dictature. L’union des répu-

^ < is est necessaire pour assurer une majorité stable à des gouvernements qui durent,

pour assurer une œuvre législative sérieuse, réfléchie, conforme au bien public.

tnntnV ^ é st la justice doivent être garanties à tous les Français dans le respect de

°ânta rt°ya"r-H1Ü .,erre d °pini0n’ liberté d’enseignement. Accession de tous les

uTe e IrnmT “ T , ! ^ de PHvilè*e ^ la fortune ; l’intelligence

seule entrant en ligne de compte.

L’ordre doiL être maintenu et la propriété protégée contre toute entreprise collectiviste, communiste et révolutionnaire.

Dans une démocratie, le suffrage universel ne doit pas marquer à des intervalles trop espacés ses volontés touchant la direction des affaires du pays. Le mandat de quatre ans pour les députés ne doit pas être prolongé.

Je considère la représentation proportionnelle comme le mode de scrutin le plus équitable.

Politique budgetaire et fiscale.

Des finances saines commandent la prospérité d'un peuple.

Le budget doit être voté en équilibre et sans retard. Des économies sont a rechercher et à réaliser dans tous les domaines. Plus de dépenses démagogiques! L'Etat doit donner !" exemple des restrictions. Une politique de déflation s’impose, ainsi que l'amortissement continu de la dette.

ïl faut protéger et encourager l'épargne, qualité maîtresse des Français, source de leur puissance au regard des autres peuples.

Le flot montant du fonctionnarisme doit être endigué dans V intérêt des financés publiques. EL précisément parce qu'ils revendiquent à juste titre un traitement, une pension qui leur permettent de vivre dignement, les fonctionnaires, les retraités sont les premiers intéressés à ce que leur nombre ne s’accroisse pas sans cesse En outre, leurs associations doivent se tenir sur le terrain de la défense des intérêts professionnels et ne jamais faire figure d'Etat dans l'Etat et encore mois contre l’Etat.

Pas d'impôts nouveaux : les contribuables ne pourraient les supporter. Refonte et simplification de tous ceux existants. Et, sur ce terrain fiscal, pas d'arbitraire, pas d'injustice, pas d'inquistion.

La réforme de nos finances départementales et communales no saurait être ajournée plus longtemps.

Politique agricole et commerciale .

L'agriculture a beaucoup souiïërt de la crise* Le cultivateur, après avoir connu quelques années satisfaisantes, gagne difficilement sa vie. Sa protection par les pouvoirs publies^ s t une nécessité primordiale. L’agriculture commande la vie économique de la France.

Tous les produits de la terre doivent être vendus à un prix rémunérateur. Droits de douane et contingentements doivent régulariser les cours. Notre marché doit être protégé contre la spéculation et les dumpings de l’étranger. Une politique d’engrais à bon marché est nécessaire.

1/ élevage en général et celui du cheval percheron en particulier ont besoin des encouragements tangibles de l’Etat.

Nos cultivateurs ne sauraient trop affirmer leur solidarité au sein dos associations de défense de leurs intérêts professionnels ; leur parfaite entente constituera leur force pour faire aboutir en haut lieu leurs revendications, auxquelles, toujours, je m associerai de tout cœur.

Pour éviter la désertion des campagnes, que toutes les améliorations possibles soient apportées au bien-être de leurs habitants.

Le commerce, lui aussi, doit vivre et prospérer.

Il est enserré présentement dans un réseau d impôts et de taxes dont il faudra bien briser les mailles. Une taxe unique à la production devra notamment se substituer à celle, si justement impopulaire, sur le chiffre d'affaires.

Le cahier des desiderata soumis aux candidats par la « fédération des groupements commerciaux et industriels d’Eure-et-Loir » est sage et modéré. J y souscris pleinement

Cette’ sagesse et cette modération ne doivent qu’inciter davantage les législateurs * 1

*“ rrrr-rr, mt,'“lriels ^ ■» "“»« - °ma

- dat ne doit absolument pas concurrencer le commerce libre. Lorsqu’il emmêle A

ce domaine, c est le gaspillage. Aussi suis -je résolument hostile à Tétab Lemert de f"! nouveau monopole. ^ tout

Les artisans,, qui, dans nos villes et uos campagnes, constituent une catéenri» c; 1 .

rieuse de citoyens, m’ont également soumis leurs vœux. Je les approuve sans réserves' ir °‘ concours leur est tout acquis. 11 reserves. ,\Ion

Politique sociale.

Si Ion veut éviter les progrès du socialisme et les troubles qui résulteraient dr action continue en faveur de la lutte des classes, il faut que les rLblicaiufSt U? ment tournes vers le progrès social. Sur ce terrain, pas de conservatisme désuet ni dw' 0U mSUffi8amment rénéChle- Lc Vrai P^rês, celui qui porte et qui Z"

La loi dos assurances sociales, pour avoir été conçue dans un esprit étatiste et sans temr suffisamment compte de la diversité des conditions professionnelles à la ville et K campagne, soulève des protestations unanimes. Sa remise complète en chantier est urgente

sii;;:r^ 1 IffQ.VrBtr ie ,liS dC CelUl qU 0n appela “ le Pî'em‘cp mutualiste de France >>

Si JC ne disais pas qu il faut « mutualiser » nette loi la rendre nïns^n unU

et plus libérale. En attendant les sanctions devrait

rari A °7T 6t 7™ a-ncoie doivent trouver part égale dans les préoccupations

sociales des législateurs. Pour leur accession à la propriété, pour leur garantie „nn,L ,

^es risques qui les menacent, pour l’amélioration de leurs conditions de vie, pour la sécurité’ de leur travail : aux mesures déjà prises doivent s’en ajouter de nouvelles. L’œuvre soeiaL une création continue qui doit marcher de pair avec l’évolution économique des peuples

ses méfidte Tf M U° ° mf16Ur d" tSmpS préseot ^'ouvrier doiL être mis à Lhn de' ses méfaits. 1 faut lui procurer du travail et l’aider pécuniairement. La solution de la crise

m e re rechei chee, là, dans 1 action conjuguée de l’Etat et de l’initiative privée. Dérendons à bon renSiX ” * C°nCUrrenCe étrmigcre pour que nos ateliers et nos usines travaillent

Limitons la main-d’œuvre étrangère. Provoquons dans les diverses régions de France aux colonies des travaux utiles qui contribueront à la prospérité nationale.

Protégeons la sanie publique contre les fléaux sociaux, tels ]a tuberculose et le cancer A sur tout reservons tout notre appui à la famille, cellule de la civilisation source du

%Lz C£:S 8 4 “ daM Jc co,"flè,’m“i ■ *«*. ~

Politique extérieure.

extérieure!01’^ UmmIme ^ *“pla de maintcnir Ja Pai^ commande notre politique

tenions de l'^viel V 7 ^ F?jX’ n0US avons déjà beaucoup sacrifié des droits que nous

HnUiaZ d it1"' T “ dëlCndre Ct la SerWr’ nous avo.,s pris â la Société des Nations demeure impériSm^t “ d* paCtes aux^!s leso™ir * M’ ¥a“d

sUiontZe!i!iSeJh :désa,;“LsimuUanév progressif et contrôlé des peuples, la propoplus 'e ffi oac e ! ■>e pa:> M’ T*««» est la plus1 substantielle et la

mioue et bi’îsoi'61''^ ■'a?P1°C^ien?eilt * interpénétration des peuples sur le terrain écono- S r ainsi c es occasions multiples de conflits, notre gouvernement poursuit des

— 6Ai — N° 2145

pourparlers dont l’heureuse issue finale triomphera, il faut l’espérer, d’obstacles inévitables Pour resserrer autour de nous nos alliances, des entretiens heureux sont, en cours.

Nous demeurons le peuple généreux et chevaleresque que nous fûmes toujours depuis les premiers âges de notre histoire, le peuple pacifique par excellence; nous marchons à la tête du mouvement de fraternité universelle. C’est très bien ainsi. Tous nos efforts pacifiques doivent être poursuivis résolument à 1 abri de cette garantie indispensable et qui prime tout ■

J’appartiens à une génération trop jeune pour avoir fait la guerre. Aussi je m’incline avec respect et déférence devant tous ceux qui y ont pris une part glorieuse et douloureuse. J assure tous les anciens combattants, les mutilés, ainsi que toutes les victimes de ce fléau abhorré, de mon entier dévouement à leur cause sacrée.

Mes chers Concitoyens,

C est dans les sentiment que je viens de vous exprimer en touLe simplicité que j’aspire au grand honneur d’être votre représentant à la Chambre des Députés.

Je vous donne l’assurance que, m’inspirant des grands exemples de foi démocratique et d action républicaine que m’ont donnés mes parents vénérés Emile et Paul Deschariel ie saurai être digne de leur mémoire et dé votre confiance. " ! J

Je me tiendrai constamment à votre disposition. C’est parmi vous que je viendrai par

des comptes rendus très fréquents de mandat, puiser les directives de mon acLivité parlem en taire* 1

Ma seule ambition est de travailler utilement, dans l’union de tous les républicains smeeres, au bonheur du peuple, à la prospérité de la France, à la grandeur de la République.

Vive la Ve circonscription de Chartres !

Vive la France l Vive la République !

Ji^apï DESCHANEL,

2e circonscription de CHARTRES,

M- TRIBALLETjj républicain socialiste.

Elu a u deuxième tour de scrutin. — 10.551 voix.

Mes chers Concitoyens,

Une telle situation imposera à la nouvelle Chambre une politique vigoureuse de lessement qui ne peut être accomplie que par l’union des forces de démocratie.

déficit budgétaire mettant notre monnaie à la merci do la finance internationale L T’. Pref>aye SOn oifensive’ la première tâche à (accomplir sera d’assurer l’équilibre supporter^ imP°Ser ^ ^ D°UVeIIeS char8cs ^'i[ Ile ««ait plus en mesure de

la effet- COmpreBS10n des dé^enses ““‘itaire# par ; une refonte des lois organiques

marineTt'de dU gasplll“°e’ le contrôle sévère des marchés de la guerre, de là

Mise en œuvre d’un vaste plan d’outillage national quinquennal ou décennal, de manière à résorber les chômeurs, redonner de l’activité économique au pays et faciliter ainsi des rentrées budgétaires;

Réprimer les fraudes qui rompent l’égalité fiscale, protéger 1 épargne ,

Réformer la fiscalité dans le sens de la justice; poursuivre le remplacement de la taxe sur le chiffre d’affaires par une taxe unique et sans cascade perçue à un seul stade de la fabrication, réforme des finances départementales et communales ,

Harmoniser les intérêts de toutes les classes laborieuses qui concourent à 1 activité du pays : agriculture, commerce, industrie, travailleurs intellectuels et manuels, petits

rentiers ;

Organiser le crédit commercial ;

Développer le crédit agricole et artisanal ,

Améliorer les lois sociales et d’hygiène, et en particulier celle des assurances sociales ;

Assurer la sécurité des travailleurs ;

À la guerre économique qui dresse les peuples les uns contre les autres et n aboutit qu’à légalité dans la misère doit succéder une politique d'entente européenne d’abord, internationale ensuite, liant les dettes et les réparations, répartissent la production entre les différents pays, et facilitant les échanges par des accords compensatoires.

En résumé, substituer à l’anarchie économique l’ordre économique ; discipliner la production, la mettre en rapport avec les besoins de la consommation dont il laut maintenir et même développer le pouvoir d’achat ;

Contrôler et réglementer par une législation appropriée les grandes coalitions d interets qui briment les classes laborieuses et constituent une véritable féodalité moderne ;

Fidèles à la tradition républicaine de la Révolution française, nous ne reconnaissons d’autre souveraineté que celle du peuple ;

Poursuivre dans l’intangibilité des lois républicaines et laïques, le développement de l’enseignement professionnel et de l’enseignement général, avec la gratuité à tous les degres et sans autres limites que colles de 1 intelligence et du travail.

Telles sont les idées essentielles qui nous paraissent devoir inspirer l’activité de la prochaine Chambre.

Mes chers Concitoyens,

Rien entendu, tout cela ne sera rien si le Parlement comme le Gouvernement ne sont pas animés d’une solide volonté de paix et si les peuples continuent do s orienter dans a course folle des armements :

103 milliards consacrés chaque année aux dépenses militaires par les nations du monde entier, alors que tous les budgets sont en déficit, conduisent fatalement les peuples à la ruine

et à ia catastrophe. , , >

Nous sommes résolument pour la politique Briand, contre celle de M. t e en e ,

Comité des Forges ;

Pour :

La réduction progressive, simultanée et contrôlée des armements de tous les pa\s, L'interdiction du commerce privé des armes et des munitions de guerre,

Le renforcement du pouvoir de la Société des Nations, la réalisation de ar i rage

obligatoire ;

L'internationalisation de l'aviation civile;

La constitution d'une gendarmerie internationale par la remise à la Société des Nations de la seule force pratique dont elle peut disposer : les aviations militaires .

S’unir oo mourir I Tel est le dilemme aujourd’hui posé devant les peuples. Il fauL choisir. Nous avons choisi.

Mes chers Concitoyens,

Il s’agit en un mot de permettre à la France de développer, à l’abri de nos institutions démocratiques, sa prospérité économique avec le minimum de conflits, grâce à de justes lois sociales, et avec le maximum de sécurité, grâce à une France pacifique exerçant tout son prestige au milieu d'une Europe organisée et apaisée.

Vive la République laïque, pacifique et sociale !

Henri TRIRALLET Dépu lé sortant-

Circonscription de GHA.TEAUDUN,

M. MITTON, radical-socialiste.

Elu au premier tour de scrutin, — 10.444 voix.

Chers Concitoyens,

 côté de ces corrections nécessaires et de ces réformes indispensables, il faut bien dire que la majorité au pouvoir n’a su ni prévoir, ni concevoir un plan d’ensemble susceptible de maintenir Péquilibre de nos finances et de prémunir notre économie nationale contré les effets de la crise.

Le rapporteur général du budget à la Chambre, M. Lamoureux, et le rapporteur généra du budget au Sénat, M. Abel Gardey, ont fait un réquisitoire sévère de la politique finan-^ cière du Gouvernement* lous deux déclarent que le budget de 1933 accusera un déficit qui peut elre évalue à i milliards. L'honorable rapporteur du Sénat souligne que 4 milliards d avances ont été consenties à des gouvernements étrangers ou bien à des établissements de crédit en difficulté, dans des conditions irrégulières et illégales, sans que le Parlement ait été consulté, eL que le vide des caisses provient en grande partie des faiblesses ou des irrégularités de la politique financière du Gouvernement,

Le seul remède est dans la déflation des dépenses publiques qui, aujourd’hui, s’élèvent d o 5 milliards. Il tant bannir cette politique ruineuse pour le pays qui s’oppose au contrôle légitime de 1 Etat sur les grandes entreprises, et qui apporte des ressources publiques au secours de ces entreprises lorsqu'elles se sont imprudemment mises en péril.

Il faut proLéger tous les producteurs, ceux qui vivent de leur travail, les ouvriers et les pajsans, le commerce honnête, l’industrie laborieuse, mais non les spéculateurs invisibles et irresponsables dont l’action a si largement contribué au désordre actuel de l’économie mondiale.

Pour cela, il est de toute nécessité de conclure des accords entre les nations, soit dans ordre économique, soit dans Tordre politique ; c'est la la condition essentielle de cette Paix qui, grâce au grand citoyen Briand, nous a conduits du protocole de Genève à Locarno.

La libre disposition des produits du travail de chacun doit être garantie par le respect e a liberté individuelle et dans la paix générale.

La defense nationale doit être assurée, mais en recherchant toutes les économies possL

laites- sur les budgets ïfiilitaires, qui sont en constante progression, et tous les moyens de parvenir au désarmement des peuples*

Nous sommes résolument :

Pour la politique Briand, contre la politique de ceux qui veulent revenir a cette prétendue politique d’équilibre qui nous a valu, dans le passe, tant de guerres ;

Pour la réduction progressive, simultanée et contrôlée des armements de tous les pays ;

Pour l'interdiction du commerce privé des armes et des marchés de guerre ;

Pour îe renforcement des pouvoirs de la Société des Nations ;

Pour la réalisation de F arbitrage obligatoire ;

Pour l'internationalisation de F aviation civile ;

Pour la constitution d'une gendarmerie internationale par la remise à la Société des Nations de la seule force pratique dont elle peut disposer : les aviations militaires,

La situation actuelle impose k la nouvelle Chambre une politique vigoureuse de redressement qui ne peut être accomplie que par F union des forces de démocratie,

Cetie politique devra :

— Assurer Féquilibre du budget sans imposer au pays de nouvelles charges, qu’il ne serait plus en mesure de supporter ;

— Comprimer les dépenses militaires par une refonte des lois organiques ; réprimer rigoureusement le gaspillage ; contrôler sévèrement les marchés de la guerre, de la marine et de Fair ;

— Mettre en œuvre un vaste plan d’outillage national, quinquennal ou décennal, de manière à résorber les chômeurs, redonner de Faetivité économique au pays et faciliter ainsi des rentrées budgétaires ;

Réprimer les fraudes qui rompent Fégalité liscale ; protéger Fépargne ;

— Réformer la fiscalité dans le sens de la jusliçe ;

“ Poursuivre le remplacement de la taxe sur le chiffre d'affaires par une taxe unique et sans cascade : perçue à un seul stade de la fabrication ;

— Organiser le crédit commercial ;

— Développer le crédit agricole et artisanal ;

— Améliorer les lois sociales et d’hygiène ;

— Assurer la sécurité des travailleurs ;

— Remanier profondément la loi des assurances sociales, dont le fonctionnement actuel crée des mécontentements en raison de Tahus de la paperasserie et des complexités insupportables des formalités ;

— Poursuivre dans F intangibilité des lois républicaines et laïques, le développement de renseignement professionnel et de renseignement général avec Ta gratuité à tous les degrés, ce qui sera la réalisation de l’école démocratique de demain.

Citoyens,

La France a besoin de travail et de paix.

Ni réaction, ni révolution ; telle est ma formule.

J'attends votre verdict en pleine confiance*

Vive Farrondissement de Châleaudun 3

Vive la République démocratique et sociale I

Jules MITTON

Maire de CourtatïLin.

Conseiller général d*Eurb->et4joir.

Chevalier de la Légion d’homicur.

Député sortant.

Circonscription de DREUX.

Page 1