M. BÉRENGER, S. F, L O
Elu au deuxième leur de scrutin, — 7,654 voix.
Citoyens,
De graves problèmes se posent actuellement : La crise agricole, le chômage, le déficit, la paix.
La crise agricole, je la surveille et la redoute. J’en connais les causes et aussi les remèdes. Dans notre contrée plus particulièrement, cest, avec i 'élevage, le blé et le lait dont les cours ne doivent pas êLre avilis a la production sous peine de ruine. Cela peut se faire, je l’ai démontré, tout en sauvegardant les intérêts des consommateurs, citadins et ruraux.
Une culture prospère, c’est du travail pour tous.
Le chômage est chose angoissante. Il peut être combattu par une meilleure organisation du travail, une réglementation de la ma in-^d œuvre étrangère comme le projet de loi socialiste Ta demandée.
Le déficit provient d7une mauvaise gestion des Ministres des Finances Paul Reynaud et Fl andin dans les cabinets fardieu et Laval, On a distribué généreusement aux grosses firmes capitalistes : Banque de France, 2 milliards 500 ^millions ; B, N, C., 1.500 millions ; Transatlantique, 1.S00 millions," Banque (f Alsace-Lorraine, 900 millions’, Aéropostale, etc*, etc,, sans compter les centaines de millions avancés à certains Etats comme la Hongrie fasciste.
Et c est la paix qu il faut toujours défendre et organiser^ si les gros financiers, les fournisseurs d équipements militaires, les fabricants de canons (Greusot) ont tout à gagner d'une guerre, nous avons, nous, tout à perdre.
Aussi, soyez-en persuadés, tant que je serai votre élu, jamais, jamais je ne voterai la guerre.
\ oilàj citoyens, dans scs grandes lignes, les directives que je continuerai de suivre.
Vous me connaissez tous.
Je ne doute pas que. pendant de longues années encore, nous collaborions ensemble*
Nous travaillerons a consolider la paix, la laïcité et la vraie République démocratique et sociale telle que la conçoivent les travailleurs*
Raymond BÉRENGER Député sortant.