FINISTÈRE
Iro circonscription de BREST.
M. G OU DE, républicain- socialiste.
Elu au premier tour de scrutin. — 9.45G voix.
Travailleurs,
Vous avez pris connaissance du programme que je vous ai soumis, et qui n est autre que celui du parti socialiste, où mon intention a toujours été de reprendre ma place*
Qu'il me soit permis, maintenant, de vous rappeler que des solutions hardies et rapides vont s'imposer à la Chambre de demain*
Il faut, en effet, que puisse naître, sans effusion de sang, un ordre nouveau remplaçant un régime ébranlé par la guerre et par la crise économique.
Le régne des financiers doit prendre fin ;
La production capitaliste, qui a fait surgir la misère de l'abondance des richesses, doit céder le pas à la production sociale ;
La paix doit être établie dans' la réconciliation des peuples, par leur organisation internationale et leur désarmement ;
Toutes les ressources des nations doivent être consacrées à développer le bien-être de l'individu et ses garanties sociales ; à lui donner, par l’école unique, plus d'instruction, plus de santé morale et physique ; ù faire de la science, de l’art et de b ensemble des connaissances humaines, le patrimoine de tous, accessible à tous.
Nous allons donc plus particulièrement engager la lutte, au Parlement et dans le pays:
Contre une nouvelle inflation, par le rétablissement de l’équilibre budgétaire.
Contre la guerre, par le désarmement matériel et moral.
Contre l'insécurité du travail, le désordre de la production et la spéculation capitaliste.
Contre l'ignorance et l'iniquité politique.
Pour le respect de la loi du 14 avril 1924. Pour la péréquation intégrale et automatique de toutes les pensions, avec relèvement du pourcentage en faveur des quartiers-maîtres, des marins et leurs assimilés, les chefs-ouvriers et ouvriers ex-ummatriculés. Pour que les chefs d'équipe et les ouvriers auxiliaires des arsenaux, les ouvriers de ville, les employés de toutes catégories, aient les mêmes retraites que les ex-immatriculés, avec le même relèvement à la base et la même péréquation. Pour les revendications des veuves sans pension.
Pour 1-3 salaire national, la semaine de quarante heures sans diminution de salaires et toutes les réformes préconisées par la C. G. T. en faveur des ouvriers de l’Etat, des fonctionnaires, des retraités, des victimes de la guerre et des mutilés du travail, des travailleurs de l'agriculture, du bâtiment, du commerce, des transports, de la marine et de l’industrie.
En ce temps de crise et de chômage, mon premier souci sera de faire tous mes efforts pour que soient assurés aux ouvriers de ville, du bâtiment, du port, aux travailleurs de l'industrie et du commerce, les travaux qui leur permettront de subvenir honorablement aux besoins de leurs familles.
Il est à peine besoin de dire que je suis toujours décidé à travailler en plein accord avec les syndicats et les coopérateurs, la Chambre de commerce, le SyndicaL d’initiative et les organismes qui s’y rattachent, les groupements muLuahstes, économiques, sportifs, ctc.T le Gomité des fêtes et les municipalités de cette circonscription, pour la défense de tous les intérêts de la région.
si; ^
Et maintenant, travailleurs de la lr* circonscription de Brest, puisqu’au cours de cette campagne électorale, mes adversaires, qui sont les vôtres, n ont apporté, contre votre député et ami, aucune critique qui vaille la peine d’être retenue, permettez -moi de reprendre tout simplement, avant le scrutin, les termes mêmes de mon premier appel :
Voilà vingt-deux ans, déjà, que j’ai l’honneur de vous représenter ai! Parlement ; vingtdeux ans de critiques acerbes, vous le savez, mais pendant lesquels nul nTa jamais cherché à établir que je n ai pas rempli consciencieusement le mandat que vous m’avez incessamment renouvelé.
On a fini par s apercevoir, au contraire, de la compétence, de Ténergie que nécessite la défense des intérêts multiples de la circonscription.
On veut bien reconnaître que, véritable partisan de la liberté de conscience, j’ai tou* jours accueilli,, sans distinction d’opinions politiques ou religieuses, tous ceux qui ont fait appel a mes conseils ou à mon appui.
C est donc avec la plus entière confiance, certain de pouvoir vous être utile dans 1 avenir, fier de la sympathie qui nous lie depuis vingt-deux ans, que je sollicite à nouveau vos suffrages.
Vive la République laïque et démocratique I Vive la République sociale I
Emile GOUDE
Député sortant*
2* circonscription de BREST.
M. Paul SIMON, démocrate populaire.
Elu au premier tour de scrutin. — 7.349 voix.
Chers Concitoyens,
Il y a près de vingt ans que j'ai le très grand honneur de vous représenter au Parlement >et vous me rendrez ce témoignage que je suis toujours resté fidèle au programme sur lequel vous m’avez élu. Aussi c'est avec la pins grande confiance que je viens à nouveau, et pour la sixième fois, solliciter vos suffrages.
Une si longue collaboration a créé entre nous des liens d'amitié dont je reçois tous les jours des témoignages qui me touchent profondément. Fort des concours cpii me viennent de tous les côtés, je suis convaincu que le l°r mai prochain nous remporterons ensemble, dans la deuxième circonscription de Brest, une grande victoire républicaine et qu'en faisant triompher une fois de plus les idées de liberté, d'ordre et de justice sociale, nous servirons la cause de l'intérêt national.
Électeurs,
Au moment où, appelés aux urnes, vous allez orienter pour quatre ans la politique française, vous devez mesurer la gravité dès-circonstances actuelles et l'importance du vote que vous allez émettre.
Une inquiétude générale et une crise économique sans précédent tourmentent l'Europe.
La France, jusqu'ici, a joui d’une situation privilégiée dans le marasme universel; elle est aujourd'hui encore une des nations les moins profondément frappées.
Elle le doit à ses vertus traditionnelles d’épargne et de modération qui l'ont détournée du gaspillage dp ses ressources, à la prudence et au courage avec lesquels elle a consenti les sacrifices que réclamait sa restauration financière.
Electeurs, vous aurez à décider si vous voulez poursuivre çettejpolitique de sagesse pratiquée par les Gouvernements Poincaré, Briand, Laval, Tardieu, ou] si vous voulez revenir à l'aventure des Gouvernements du cartel qui, de 1924 à 1 920, nous ont, en quelques mois, mis au bord de l'abîme, et causé des ruines dont la réparation nous à coûté si cher et dont les conséquences pèsent encore sur notre situation économique et financière.
Le pays ne commettra pas certainement la faute de confier à nouveau le pouvoir au cartel. 11 ne s’en relèverait pas.
En face des problèmes de l'heure présente, l'accord de tous les républicains et de tous les citoyens que préoccupe l'intérêt national doit se faire.
Sur quel programme ? En voici les grandes lignes :
Politique extérieure.
Nous voulons la paix par la collaboration des peuplas, dans le respect du droit et des contrats internationaux, nous voulons la paix organisée dans le cadre do la Société des Nations.
La vieille Europe n est pas encore parvenue à se libérer des dangers d'agression* Les progrès inquiétants en Allemagne de l’esprit de violence, l’existence dans certains pays de régimes dictatoriaux et la tyrannie soviétique, sont autant de raisons de tenir alertée notre vigilance.
Partisans résolus de l’arbitrage international, désireux d’arrêter la course aux armements et d’allcger le plus possible le fardeau des charges militaires de tous les pays, nous ne voulons pas cependant compromettre la sécurité de la France pacilique.
Nous approuvons donc sans réserve la position prise à Genève par M. Tardieu, faisant dépendre la limitation des armements d’un renforcement de la sécurité internationale.
Vouloir désarmer le pays sans obtenir cette contre-partie serait une folie criminelle.
Politique financière et fiscale.
La stabilité monétaire si chèrement acquise ne doit pas être compromise par une politique démagogique de surenchère électorale, La tâche impérieuse du Parlement sera de maintenir rigoureusement et sans impôts nouveaux l’équilibre budgétaire, en comprimant les dépenses, et aussi de poursuivre l’œuvre d'amortissement nécessaire de notre dette publique.
C’est servir le pays et en particulier l'intérêt de tous ceux qui, par leur travail et leur épargne, alimentent le budget que de tenir courageusement ce langage de sincérité.
Ancun Français ne serait à 1 abri d'une politique Imancicre imprudente qui entraînerait une aggravation immédiate de la crise économique et du chômage ain~û qu’une augmentation du coût de la vie dont les travailleurs seraient les premières victimes,
La justice fiscale exige un meilleur aménagement des impôts, la réforme des imposL tiens communales et départementales, notamment de ia patente, la substitution Dégressive a une taxe unique au monde actuel de perception du chiffre d'affaires.
Politique sociale.
De bonnes finances permettront de maintenir et de développer la législation sociale si heureusement améliorée an cours de cette législature afin d’assurer aux classes labor ieuses la sécurité du lendemain et de meilleures conditions d’existence.
A cet égard la loi des assurances sociales leur apporte un bienfait certain. Sans doute leur application a révélé la néces-ité de sérieuses retouches, notamment pour l’adapter au système ma tu dis te et simplifier les formalités administratives, mais nous n’accepterions pas e renoncer à ce que nous considérons pour les ouvriers dos villes et des campagnes comme une œuvre de prévoyance eL de sécurité.
Au cours de cette législature, le groupe démocrate populaire a fait voler la loi sur les allocations familiales obligatoires. Nous continuerons à détendre les droits des lamilles nomreuses le vote familial et d’une manière générale toutes les mesures de nature à encourager la n ai alité et à protéger la famille.
Anciens combattants et viclimes.de la guerre.
Nous continuerons aussi à défendre avec tout notre coeur les droits des anciens combattants et ries victimes de la guerre, ces « créanciers privilégiés de la nation ».
Au cours dé celle législature, nous avons voté diverses mesures en faveur des- grands mutilés des aveugles, des amputés, des tuberculeux, des veuves et ascendants, mesures Z le total a comporté une dépense de 2 milliards et demi environ. Nous avons le droit de rappdJ U- enl que .•«. noir* .mi Cham potier de Ribes, Minime te Pensums, qn. a
fait' ad'opter la retraite du combattant.
Mânùis et retraités*
Nous rappellerons aussi que la pension des inscrits maritimes vient d’être augmentée et portée de 3 600 francs à 4 200 francs. Enfin le projet de-péréquatmn des retraites présente mr lb Gouvernement et que nous venons de voter, apporte aux retraites une ame horation Ugaime râ 4Iov.nl te. pension, * de. coefficient, qui, jamais inférteurs . '"f
jusqu’à dix.
Politique agricole .
Nous voulons que les cultivateurs aient dans la vie nationale la place à laquelle ils ont droit Nous voulons que leur dur travail leur assure un légitime bien-ctre.
Au cours de la législature qui s’achève, nous avons voté la révision, en faveur des fer. miers des baux ruraux. Nous ïxigerons que le Sénat adopte à son tour cette‘ loi indien- S c-me nous avons ré'clamé°de lui le vote de notre projet, adopté par Va Ghumbre; sur 1 ’înflpm ni té de rdus-vaUie aux fermiers sortants, * *
Pour conjurer le. effels de la crise qui menaçait nos principale. prodnctmn, agricoles,
pou/ le/ soustraire * la spéculation et 4 l’accaparcmcnt, M. T.rdteu a pm ditecnlc.
mesures législatives et douanières que nous avons tippiouvecs. .. . déclarant
Les associations d’agriculteurs ont rendu un juste hommage a son action en declaran que depuis Mèlîne, l'agriculture n’avait pas trouvé un défenseur plus énergique et m.eur
“V" c:„t cette politique qui peut «nie porter remède aux difficulté, de l’heure présente. Le
contingentement jndteieueeniMil appliqué doit permettre récolement de ne denrree sur le.
marchés de l’intérieur et sauvegarder nos exportations. . . la
Nous somme, intervenu, fréquemment anpré. de. pouvoir. publics pour querdatri te discussion de. accord, commerciaux, 1e. intérêt, de no, producteurs eu lagum«.t en soient énergiquement détendns. Noos avons conscience d avoir fait a “t «S ■ avec le, chambre» de commerce et d’.gricollnrc et les diverses association» protcsionnelles,
tout oe qu’exigeait le maintien de noa marchés- extérieurs.. . . i';mt,orlation;
La défense de notre élevage exige que nos frontières restent fermer a 1 importation,
^nous nous somme, «reniés,» projet T.Uli.ndi.r que non» par la Chambre, projet qui par des droite de douane olevc- s oppos-.a en 'ee chevaux. étrangère! Il e.l regrettable que le Sénat ne l’ait P» vote avant.la séparation du
Parlement.
Politiqm intérieure.
Républicains de cœur et de raison, ardemment attachés au régimc/démocratiquc’ et aux institutions parlementaires, nous admettons comme nécessaire la riva ite es par 1S rémuTation pour le bien public, mais il nous paraîtrait dangereux d ouvrir nouveau ^ des discordes intérieures qui, avant la guerre, ont agité et divisé si pro on emen o P
No 2145
Depuis sis ans, Gouvernement et Parlement ont travaillé au relèvement de la nation dans le respect sincère des consciences. Cette tâche doit être poursuivie et elle ne sera menée à bien que si après la bataille électorale, Lous les républicains qui ne se laissent pas séduire par les utopies dangereuses des partis révolutionnaires font entre eux Fumon nécessaire pour sauvegarder les intérêts vitaux du pays et assurer sa grandeur et sa securité.
C’est pour cette œuvre nationale et républicaine que je lais appel à vos suffrages.
Vive la deuxième circonscription de Brest!
Vive la République I
Paul SIMON
Membre de la Commission des alTaïres étrangères.
Président du groupe démocrate populaire.
Candidat républicain de concorde nationale.
3e circonscription de BREST.
M, INIZAN, union républicaine démocratique. Elu au premier tour de scrutin. — 12.. 029 voix.
Mes chers Concitoyens,
Maire de K er noués depuis trente-deux ans ; président ou secrétaire général de la Société hippique de l’arron dissent ent de Brest depuis trente ans, c'est le 16 novembre 1919 que vous m’avez élu pour la première fois député du Finistère, par 60.600 voix.
Votre confiance, vous me Favez renouvelée 'le 11 mai 1924, par 67.207 suffrages et dans le cadre de la 3° circonscription de Brest, le 22 avril 1928, par 10/715 suffrages contre quatre concurrents qui en réunissaient moins de 3.000.
D’un tel honneur je suis particulièrement fier et d'une telle fidélité je suis profondément touché.
Je viens de nouveau nie présenter à vos suffrages. Entre nous, point ne sera besoin d'une longue profession de foi.
Vous me connaissez et nous nous comprenons.
Travailleur comme vous, je vis au milieu de vous et au grand jour.
Le mandat de député que vous m'avez confié n'a rien changé à ma manière d'être et de vivre. Par le cœur et les habitudes, je reste des vôtres.
Vous savez quelle admiration je professe pour l'œuvre du président Poincaré, qui nous a rendu la sécurité de la monnaie! nous a sauvés de la ruine et peut-être de la Révolution, Cette œuvre, il faut la continuer par F union entre les citoyens, par la fin des luttes stériles, des sectarismes démodés, par la collaboration des classes.
Voilà pourquoi j’ai voté pour les Ministères qui ont continué cette politique et particulièrement les Ministères Laval et Tardieu qui ont toujours eu la confiance de la nation et que les élus du suffrage universel ont toujours soutenu par de solides et fidèles majoriLés, Je considère la paix comme le premier des biens. J'en suis un partisan résolu. Je la veux entre les peuples certes, mais je la veux d’abord entre les citoyens de notre beau pays de France. J'ai horreur de ces luttes fratricides et périmées où s’usent vainement les forces
du pays, que des sectaires attardés voudraient ressusciter pour la plus grande joie des ennemis de la France, Dans la République incontestée que soutient la grande majorité de la nation, i! n y a pas de place pour des citoyens de première, de deuxième ou de troisième zone Egalité totale, absolue, effective pour tous. Tel esL mon programme*
Cultivateurs, marins-pêcheurs de nos côtes, ouvriers des villes et des campagnes, commerçants, industriels, retraités, mutilés, veuves de gucirc, ascendants, anciens combattants, je veux avant tout m’attacher à améliorer vos conditions d'existence et à vous faciliter le Dien-être,
Je veux pratiquer la politique réaliste dont le programme se résume dans ces principales réformes : dégrèvements, compression des dépensas, protection de T épargne, outillage national, développement du crédit agricole, du crédit maritime, du crédit à l'artisanat et au petit commerce, amélioration de nos ports, entretien et extension de notre réseau routier et en particulier de nos voies rurales, transport plus facile et plus rapide des denrées, lutte contre le taudis et les fléaux sociaux, encouragement à la natalité et protection des familles nombreuses.
Les électeurs de la circonscription savent qu'aux promesses je préfère des actes. Ils savent que le 4 décembre 1930, j’avais déposé une proposition de loi qui, votée par le Parlement en mars 1931, a eu pour résultat de compléter la loi douanière et de permettre au Gouvernement d’augmenter par décret les droits de douane sur les viandes de porc et leurs dérivés. Ils savent qu’avec mon collègue et ami Tailliandier, j'avais déposé une proposition de loi pour augmenter les droits de douane sur les chevaux. La Chambre Fa votée* lis savent aussi qu’avec de nombreux collègues bretons, j’avais pris l'initiative (pour procurer du travail aux gnémonniers) d'une autre proposition qui augmentait les droits de douane sur Tiode étranger* La Chambre l’a également volée ; mais ils regretteront avec moi que le Sénat n’ait pas voulu examiner ces propositions. Us sauront que devant la carence du Sénat et jusqu’au vote définitif de ces lois j’ai obtenu des Ministres compétents la promesse formelle que des contingentements provisoires seront pris pour l’entrée des chevaux étrangers et de l'iode. Ces mesures auront presque l’efficacité de l’augmentation des droits de douane qu’il était rlu devoir de la Haute Assemblée de voter*
Mes chers Concitoyens,
Je me borne à cette énumération rapide et forcément incomplète. Mon passé politique suffit d’ailleurs à vous éclairer sur mes sentiments et mes idées. Républicain convaincu, partisan résolu de la liberté de conscience et de la liberté d’enseignement, ennemi des lois d’ exception, attaché aux principes de progrès et de justice sociale, voila ce que je suis.
C’est sous ce jour que vous me connaissez, c’est sous ce jour que voua m’avez vu à l’œuvre jusqu’ici Mon passé est une garantie pour l’avenir.
Vous pouvez compter sur moi, je sais que je peux compter sur vous et c’est avec confiance que j’attends votre verdict, dont je vous remercie par avance.
Vive la France î
Vive la Bretagne !
Vive la République I
Vincent INIZAN Député sortant.
Membre de la. Commission supérieure du créd t maritime.
Vice-Président de Ea Commission des douanes et du Groupe de Ja défera paysanne.
Candidat républicain-
lri circonscription de CHATEATJLIN.
M. DANIELOU, radical indépendant.
Elu an deuxième tour de scrutin, — 7,341 voix.
Electeurs,
Une lois encore, je sollicite vos su fl rages.
Après un quart de siècle de vie politique, au milieu de vous, j’ai appris a connaître vos tendances et vos besoins. Je me suis efforcé d’être l'interprète fidèle de vos sentiments démocratiques et de répondre, dans toute la mesure où mon activité a pu le faire, aux appels que vous m’avez adressés.
Demain comme hier, vous êtes assurés de tout mon concours.
Confrontant avec le programme que je vous soumettais il y a quatre ans mes actes et mes votes, j'ai le droit d'affirmer qu'en accord le plus complet avec l'ensemble du grand parti républicain, j'ai loyalement tenu tous mes engagements.
Les nombreux témoignages de sympathie et de reconnaissance que j’ai reçus de vous au cours de ces quatre années en sont la meilleure preuve. Us ont créé entre vous et moi des liens étroits de solidarité et d’affection qui dépassent les manifestations ordinaires de la politique, Ils nous ont unis dans une mutuelle confiance qui est aujourd'hui pour moi la plus sûre garantie d'une nouvelle victoire.
Il n'est pas inutile, surtout dans les temps que nous traversons, d'affirmer une fois encore les grands principes de notre charte républicaine : suprématie du pouvoir civil, opposition à toute dictature fasciste ou communiste, laïcité de l'Etat avec le respect de la liberté de conscience, sauvegarde de l’ordre démocratique dans la paix intérieure,
La protection de la famille :
Demain comme hier* nous protégerons la famille par les avantages accordés aux ramilles nombreuses, par la lutte contre les taudis et contre la tuberculose, par le développement des institutions d’hygiène et de prévoyance, par les facilités données par l’Etat à tous les enfants de recevoir gratuitement dans ses écoles un enseignement complet.
Les lois sociales ;
Demain comme hier, nous défendrons la petite propriété individuelle dont la Révolution française a promis !' accession à tous les travailleurs. Par l’amélioration et le développement des lois sociales, nous veillerons à donner au travail sa juste rémunération dans l’ordre des salaires, des traitements et des pensions. Nous nous efforcerons surtout, dans la crise redoutable que nous traversons de prévenir où de limiter le chômage et, là où il ne pourra être évité, de mettre le chômeur et sa famille à l'abri du besoin,
A toutes les victimes de la guerre nous continuerons d’assurer les réparations auxquelles leurs sacrifices leur donnent un droit imprescriptible,
La protection de l'agriculture ;
La surproduction mondiale qui s'est manifestée depuis îa fin de la guerre a atteint, non seulement le monde industriel, mais aussi f agriculture.
Il est urgent de remédier à la crise qui en est la conséquence Pour ceîa tout en main-
tenant notre programme passé en ce qui concerne le rendement de la terre, la simplification de la législation rurale, le remembrement des champs, la construction des maisons à bon marché, rabaissement fies prix des engrais azotés, le développement des chemins j vicinaux et ruraux, l'électrification des campagnes eL l'adduction des eaux, nous ajouterons a ce programme la lutte contre le dorjphora, la protection des produits de notre arrondissement contre la fraude, et, dans l'ordre des céréales ou de l'élevage, en matière d’importation et d'exportation, une politique de contingentement pour la défense de la production française contre l'afflux des produits étrangers et la création pour elle de -débouchés nouveaux en présence de la fermeture de certains marchés, A cette protection extrêmement complexe et qui appelle une politique économique nouvelle, nous consacrerons le meilleur de nos efforts.
Le petit commerce :
Le petit commerce et la petite entreprise, qui constituent la solidité de l’épargne nationale et sont une garantie de sécurité sociale, réclament un plan d’ ensemble qui leur rende une liberté et une aisance d'action dont ils ne peuvent se passer» Trop de règles, d’obligations, de charges entravent leur développement qui souffre d'une fiscalité abusive souvent vexatoire, toujours compliquée. Il faut que le commerçant laborieux et honnête soit à l’abri des difficultés avec rAdininUtration-'et de ces pratiques de suspicion et de ces -paperasseries que lui impose l'application des lois sociales dont il accepte le principe, mais repousse les complications*
L’équilibre financier
Une œuvre 'particulièrement difficile de restauration financière et ^équilibre 'budgétaire s'impose à nous. Trop de milliards ont été gaspillés en faveur d'Etats étrangers et d'entreprises privées déficitaires — sans que le Parlement ait été consulté. — Le Français moyen qui travaille pour l’Etat, au moins un jour sur trois, a le droit d'exiger que les sacrifices qu’on lui impose ne servent que des intérêts nationaux. Le dernier budget volé ma qu’un équilibre apparent fondé sur une équivoque. La tâche sera lourde — mais indispensable — de remédiera ces fautes en préparant le règne de l'économie organisée, seul moyen d’alléger les trop lourdes charges que — sous prétexte de prospérité — on a fait peser sur les contribuables.
D ores et déjà, nous, nous déclarons contre toute politique d’impôts nouveaux pour le rétablissement de 1 équilibre budgétaire qu'il est possible d'obtenir par un aménagement rationnel de la législation fiscale existante* Nous entendons surtout protéger la petite épargne contre les razzias opérées dans le monde des épargnants par les consortiums financiers, eo instituant un contrôle rigoureux des organisations bancaires.
■La protection de la pêche :
S il est une corporation qui, moins que tout autre, ne saurait douter de mon attachement et de ma sollicitude, ce sont nos marins-pêdheurs.
Ministre de la Marine marchande, plus que qui que ce soi t, j’ai été à même de connaître leurs besoins et demain comme hier Ils peuvent compter son moi pour trouver des solutions favorables à tous les problèmes qui les Intéressent, comme je Fai déjà fait pour le développement des ports de manière à leur donner des abris sulüsaifts, pour Faugoientation des pensions et pour laide indispensable que l’Etat doit aux sinistrés de la mer, dans les dommages aux biens et aux personnes* Il convient d’y ajouter une organisation plus parfaite pour la vente et le transfert du poisson, des facilites pour la construction par le développement du crédit maritime et — - comme pour l’agriculture — ila protection des produits de fabrication française contre renvahissement des marques étrangères.
La sécurité et la paix :
Nul plus que moi n’a le souci de la sécurité du pays. J’en ai donné assez de preuves comme Président et Rapporteur de la Commission de la Marine militaire à la Chambre* Mais il n v a pas d’espérance de paix possible si nous ne poursuivons pas en même temps, et avec la ferme résolution d’aboutir, cette politique d’arbitrage et d’accords internationaux dans le cadre de la Société des Nations, dont M. Aristide Briand a été le plus illustre artisan et qui doit permettre — * notre sécurité étant assurée — dans les termes de 3a proposition présentée à Genève parla France — d’entreprendre une limitation progressive des armements avec un minimum de durée du service militaire.
Les affaires d’intérêt local :
En ce qui concerne les affaires d’intérêt local, parmi les plus urgentes — avec lus adductions d’eau et l’électrification dont j’ai parlé plus haut — il convient de prévoir un nouvel aménagement des chemins de grande communication par L empierrement des bas cotés des routes goudronnées pour faciliter la circulation dès voitures attelées, le développement du service des postes par la multiplication des recettes, des agences postales et des cabines téléphoniques, et la création dë nouvelles écoles pour éviter aux enfants de trop longs parcours et de nouvelles classes dans lés écoles trop peuplées. Au reste, pour ces affaires et toutes autres qui intéressent vos communes, je continuerai à me LCnir en contact ctroitavee vos municipalités, comme je n’ai cessé de le faire dans le passé, et je m’efforcerai cPoblenir dès administrations départementales et de l’Etat des solutions rapides à toutes les questions d’intérêt local sur lesquelles mon attention aura été appelée.
Citoyens,
Le programme que vous venez de lire continue et complète celui que vous approuviez en 1928 par une majorité de 2.330 voix et que, pendant quatre années, j’ai activement et loyalement défendu*
lies jours qui viennent posent de nouveaux et graves problèmes pour la solution desquels Inexpérience des choses- publiques est aussi indispensable que la bonne volonté*
Je dois h .-votre1 confiance ■souvent renouvelée -d’avoir pu acquérir celte expérience dans un labeur continu*
Gétte confiance, je sais; que vous nie la renouvellerez demain*
Je mets toutes mes forces à votre service pour défendre les intérêts de notre bell& région et pour assurer, dans l’ordre et dans Ja paix, lai continuité pays.
Vive la lrc circonscription de Ghâteaulm 1
Vive la. République !
C i ï ak les DAN I Ë L.Û U
Maire de Le c^na n *
Au c'en Ministre*
Député sortants*
Candidat de concentration r 'puhlfëdne*
2e circonscription de GHATEAULIN.