M. T. GOUJON
Élu au 2® tour de scratlo.
Mes cliers concitoyens,
Gomme en 1889, Je me présente à vos suffrages sous les auspices du Congrès répubiicaîn de notre arrondissement. Mais combien plny favorables sont les circonstances dans lesquelles nous nous retrouvons 1
Il y a quatre ans, attaquée sans mesure, contestée dans son principe même, menacée par un aventurier, la République luttait pourFexistence, Elle a maintenant surmonté tous les obstacles et conquis Fimmense majorité du corps électoral.
C'est qu’en dépit des calomnies et des attaques le gouvernement républicain, fidèle à son origine et à ses promesses, a poursuivi son œuvre- La légisîalature qui finit a dégrevé les transports d'une somme considérable, favorisant ainsi le commerce, abaissé l’impôt foncier, porté l'ordre et la clarté dans nos finances.
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Eu même temps, des manifestaiions dariL vous avez certainement gardé le souvenir affirmèrent au dehors lerelôvement et te prestige de U France, que sont venus confirmer nos récents Buccès diplomatiques dans rEstrôme-Orient.
Aussi, voyons-nous les adversaires de la République mettre bas les armes et mon concurrent lui-même acceplerj pour la forme, le régime républlcaiih Le pays ne ee contentera pas do ces adhésions suspectes, mais il faut s’en réjouir comme liqm hommage involontaire rendu à ce gouvm nement dont hier encore 00 prédisait ta chuto.
Quant à moi, mes chers concitoyens, je o’ai pas besoin de déclarer que, persévérant dans la voie que je suis depuis plus de trente-cinq années, je reste le partisan décidé des réformes que nous devons à la République,
Mais il ne s^agit pas seulement de défendre les conquêtes déjà faites, il faut marcher dans la voie du progrès, sans oublier jamais que les réformes ne BOEt fructueuses que si elles s’opèrent avec sagesse et maturité.
Personnellement connu de la plupart d’entre vous, je n’ai pas k faire un ■vaîu ôtaLige de théories ni de promesses* Qu’il me suffise de déclarer, une fois de plu^ qu’à mes yeuK la République doit être libérale, ouverte a toutes les adhésions sincères, protectrice de toutes les libertés, respectueuse de tous les droits.
Le pays réclame aussi la stabilité ministérielle; il veut un gouvernement fort, imposant à tous le respect de la lui et sachant résister aux exigences des partis.
Je me placerai au Parlement à côté de ceux qui défendront ces idées, m’efforçant d’écarter les controverses inutiles pour faire prévaloir une politique d’apaisement et de concorde. Je n’ai cessé, depuis vingt-cinq ans, d’en donner la preuve en ouvrant ma porte à tous sans dislinction de partis,
Les questions économiques et financières ne s’imposent pas d’une manière moins pressante à L’attention de votre mandataire. La crise vinicole que nous subissons doit spécialement appeler tous ses soins, N’ai-Je pas le droit de dire que, si d’autres sont prodigues de pandeset de promesses, je puis, quant à moi, vous apporter des actes ? Au Conseil générai, j’ai toujours défendu les intérêts viticoles de notre pays et, tout dernièrement encore» je devais à la confiance de mes collèges l’honneur de faire adopter des mesures protégeant nos produits contre Tinvasion des vins d’Espagne. Ce que j’étais hier, je le sera! demain : d’ailleurs mes intérêts sont les vôtres.
Electeurs I
Je garde un souvenir reconnaisEant des huit mille suffrages dontvous m’avez honoré en 1S90. Vous direz que je n’ai pas démérité et, sur mon nom, vous acclamerez un gouvernement qui nous a donné plus de vingt années deprogrôs^ de liberté, d’ordre et de paix.
Vive la République!