‹ [Programmes, professions de foi et engagements électorauxChapitre 101 sur 266 · T. GOUJON · texte numérisé non relu

T. GOUJON

Maire de Gauriac, membre du Conseil général de la Gironde*

circonscriptioîi de BORDEAUX»

M, Th, L4BAT,

Élu au 1"^ tour <]e scrutin.

M* Lahat a adressé aux électeurs Tappel suivant :

L^Âssociation républicaine de ia première circonscription de Bordeaux m^a oiïert la candidature pour les élections à la Chambre des députés,

J^ai accepté et voici ma profession de foi :

Question politique*

Si Youg me faites Phonneur de m’accorder vos suffrages, je serai, après mon élection, ce que j’étais avant : un républicain convaincu et indépendant.

Arrivé à un âge où rambîtion n’a pas de raison d’être, n’appartenant à aucune coterie, ne portant les chaînes d’aucun groupe, n’étant inféodé â aucun journal, j’approuverai le gouvernement lorsqu’il fera bien, je le blâmerai lorsqu’il fera inah En toutes circonstances, je n’obéirai qu’à des considérations d’intérêt généra), je ne prendrai pour guide dans mes décisions que les inspirations de ma conscience d’honnête homme et de bon citoyen, et m’efforcerai d’obtenir dans la confection des lois nouvelles et l’application des anciennes, régalîté, la Justice et la liberté pour tous,

Ayant cousacré à l’étude des questions économiques et sociales la majeure partie des loisirs que me laissait ma profession, je crois être en mesure de discuter utilement ces importants problèmes.

Question économique et conventions commerciales.

Eu économie politique, le raisonnement démontre et l’expérience confirme, que les traités de commerce ou les conventions commerciales produisent d’excellents effets lorsqu’ils sont établis sur les basas d’une Juste et libérale réciprocité, Aussi, suis-je résolu â voter les plus larges concessions de tarifs en faveur des peuples qui nous offriraient des avantages corrélatifs*

Questions sociales, — Individualisme,

En économie sociale, je reconnais qu’il est absolument nécessaire de poursuivre l’amélioration du sort du plus grand nombre, mais je pense, et je prouverai, que le respect du droit de propriété individuelle doit être la base de cette amélioration. Le droit de propriété individueile est le levier le plus puissant de

l’activité, de la sagesse, de la dignité, de la prévoyance humaine, et le contrepoids indispensable de la liberté du travail. Sans lui, tous les hommes voudraient exercer les professions les plus agréables, et il faudrait employer la contrainte pour faire exécuter les travaux pénibles.

Une atteinte quelconque portée à ce droit serait donc un recul et non pas une avance vers le développement de la liberté et du bien-àre général ; aussi, est-ce au nom de l’intérêt de tous que jecombattrai le socialisme d’État ou collectivisme.

Sociàlisme cüÉlat et Collectivisme,

Ce serait rendre un bien mauvais service aux travailleurs que de leur laisser croire un seul instant que la réalisation de ces utopies venues d’Allemagne, si elle était possible, les conduirait à une amélioration quelconque de leur sort. C’est le contraire qui est vrai ; il ne peut sortir du collectivisme que la paralysie du corps social, la servitude des travailleurs et la misère pour tous.

Participation aux bén-éfices. — Association.' — Coopération.

Je connais bien les ouvriers pour avoir passé ma vie entière au milieu d’eux: à Lormont, dans mon enfance ; à Sainte-Croix, Bacalan et Queyries, pendant les quarantes années de ma carrière industrielle.

L’antagonisme qui existe entre eux et les patrons résulte d’un malentendu qu’il suffit de faire disparaître pour remplacer la contradiction apparente des intérêts par la plus étroite solidarité. La participation aux bénéfices ou mieux encore, lorsque cela est possible, le développement de l’esprit d’association et de coopération doivent très rapidement amener entre patrons, employés et ouvriers l’accord le plus intime.

A mesure que cet accord se fera, l’harmonie qui existe entre les intérêts de tous les travailleurs apparaîtra aux yeux de tous, et tout le monde comprendra quelles sont les réformes qui doivent permettre de résoudre les problèmes sociaux.

Bemanüment des impôts.

Parmi ces réformes, un remaniement profond de notre régime fiscal s imposera au premier rang.

Cette question si grave qui, pour être menée à bien, exige des mains si prudentes et si exercées, est déjà agitée depuis nombre d’années au Parlement.

Impôt de consommation. — Octrois. — Boissons hygünigues. — Exercice.

On a discuté d’une manière générale la suppression des impôts de consommation et, en particulier, celle des octrois. Pour ces derniers, je suis partisan du projet de loi qui laisse aux municipalités la responsabilité et le soin de les sup-

àS

prinaer lorsqu'elles auront, trouvé des impôts de lemplac&meat plus ja&tas et d*UJaie perception plus sdre et moine ouéreuse.

Ûû a discuté auaii^ depuis longtemps, la suppressioiü! de FimpM sur les boissons hygiéniques et du privilège des bouâileuFS de cru* Je suis partisau. de ces réformes, qui auront pour CMséquence la suppiresaioit; de Fexeretce et faciliteront le coramerce dans m aena très favorahle aux débomdiéa de nos pÆoduita*.

Frocbs-vei'baux de régie, d'octroi^ de douane et ^adminislration*

La nécessité de faire disparaître dans la procédure suivie en matière de procèsrverhaux de. régie et d’octroi tout ce qui place les agents de T administration en dehors du droit commun a été reconnue par la Chambre : elle na Fa pas été par LoiSénaL II n’ea sera plus de même lorsque la question,, au lieu d’être présentée d’una façon tronquée et ineidentet sera portée daûs son easemhle devant le ParienmLt,

Il ne faut pas croire, en effet, que les pouvoirs draconiens réservés à Tad-, mînistration pour les procès-verbaux de régie et d’octroi ne s’appliquent qu’à ces institutions, rts s^'ètendent, en général, à toutes les contraventions, notamment en matière de douane ou en matière de dommages causés aux travaux publics. Le nombre de procès-verbaux abusifs et injustifiés dressés par les agents de l'administration, en verlu des pouvoirs qui leur sont réservés par les lois et décrets, est si grand qu’il suffira d’en citer queïques^uns pour qu’un simple exposé suffise à faîne conclamner cette ïégislatioîi d'an autre âge.

Développement du Dmail mlionjah

Maïs, à côté de ces réformes, beaucoup d’autres, tout aussi importantes, s’imposent, qui doivent avoir toutes pour objectif de faciliter la production, le transport, la coosommation des produits et le développement du travail.

En facilitant les transports et les rendant moins onéreux, on développe le commerce intérieur au profit du travail national dans le pays tout entier, et, en particulier, au grand profit de nos ports de commerce. Si on a soin, en outre, de donner au capital Fassurance qu’il peut se lancer en toute sécurité dans les opérations du commerce, de Findusirie et de Fagriciilture, on don^ nera au travail de nouveaux aliments; les ouvriers, les employés^ les travailleurs de tous ordres, seront demandés en plus grand nombre* et nécessairement il devra s’en suivre la hausse des salaires et des appointements.

Procurer du travail aux travailleurs^ c’est Le moyen infaillible d’augmenter leur bien-être. C’est un moyen dont Je suis sûr, pour l’avoir longuement expérimenté; il m’a permis de faire vivre, autour de moi, à Bordeaux, un très grand nombre de famUies.

Institutions de prévoyance. — l^ntualitë.

Mais ce iFest pas tout qne d'augmenter le bien-ôire des ouvriers valîdoa

oa des eoaployés de tout ordre en leur procurant du IraTail; il faut encore souger à ceux qm l’âge <mi une falaëbé imméritée coudamneiit à Piuactîon; pour eeineià* la création d*inmi1utioiis de voyance encouragées ipar TEtat, B*iimpose^ surtout cdles ijui sont lésées sur la nuiLtualité.

Trcwaux ^ort ûb Bordeaux et du fleuve^

rd eu si souvent PooGadon, dans des eonférenees ^bliques^ des hroofeures, 'des articles de ^oiiraBUX, m bien dans les séaBCÊS îa ^Caiambre de commerce, 4e donner des preuves de ma soUicftude et de mon dévouement absdu et corn plat pour SordeauK, son commeroe spéciaï, son port et son §etrve, que je crois inutile d'en parler longuement ici; je tiens à dire cependant que, parmi les couBidêratlons qui m -ont oondiîit 4 accepter ia candidature qui nf était offerte, la mnindre n"a pas été l'oupèranGe d'éire mis à même de défendre avec pHus d’autorité et d'inflnetace ces intérêts vitaux qui me sont m cbers.

'Politique des affaires ùt du travaîL

En un mot, je in’attacberai surtout 4 h politique des affaires et du travail, persuadé que u’ est encore là le raelllenr moyen de Taire rendre à la République tous les fruits qu’on est en droit d'attendre d’elle, le meiTleur moyen de 'montrer qd* c4le seule potrt permettre déporter à son maximum le bien-être de tous et, par suite, le meiileur moyen de la fan^e aimer et d'accentuer le mouvement qui porte de plus en plus vers eîle tous les bons citoyens.

Vive îa France! * .

Vive la RépubTiqpiel

Th. LAR AT, constructeur maritime,

"Membre delà Chambre de commerce.

AaP£L ïiBfiEËSÉ NUI toCTElHlS

PM us nûMITJÉ /QUI A PAULU^JÎO- LA CAIRIUDATUilE Bh: M, LABAT,.

Électeurs républicaios,

Le 20 août courant, vous allez être appelés à uominier ;Mi'àépa5té. Noue présentons avec confiance à vos suffrages M- Tfa- Labat, ^construeteur maritiffie et membre de lâ ûlîainbre de^cûmjneice de Bordeaux^

Républicaiû convainen et ancien, M, Th* Labat n’a dans son passé pdlîtiquo ni défection ni équivoque* La ferjuteté qu’il a tofujours apportée dans la défense des principes démocratiques tous est nu sûr giErant do la sincérité deses conviotioDS ^et do qu'il saura Aoüjours apporier à les défendre.

Au surplus, M, Labat n’esCpas un inconnu pour vous. Toute sa vie indus*

triellô et commerciale s'est écoulée dans notre ville, où par son travail, sa probité et son intelligence il a su conquérir Testîme et ia sympathie universellea.

Directeur d'une importante maison de construction navale, U est, mieux que tout autre, et par son expérience iournalière, au courant des intérêts de notre navigation et de notre port. Nos concitoyens n’ont pas oublié toute l’activité qu’il a déployée dans la défense des intérêts maritimes de la ville de Bordeaux, et ils se souviendront quOj si la question des appontements dePauülac n'est pas encore résolue dans un sens défavorable aux intérêts de la ville de Bordeaux, nous le devons à la lutte énergique que M. La bat a soutenue contre radministration au nom de la chambre de commerce et aux argumenta techniques à l’aide desquels il a su faire hésiter le Parlement, généralement peu au courant des questions d’intérêt local.

Cette question des appontements dePauillac, celle de l’amélioration du port de Bordeaux, sont encore pendantes. Pour les résoudre dans le sans favorable a DOS intérêts locaux, nous avons besoin d’un représentant qui joigne à l’autorité qu’il trouvera dans vos suffrages, celle qu’il puisera dans sa compétence technique et dans l’étude détaillée qu'il a faite depuis longtemps de celte question vitale pour les intérêts de notre ville,

M, Th, Labat se présente encore à vous comme un défenseur résolu et éclairé de la liberté commerciale. Convaincu qu’il y a une étroite solidarité entre les intérêts delà production, du commerce et du travail, et que tous les trois doivent profiter deTexteosion de nos relations extérieures et des facilités accordées à la consommation de nos produits à l’intérieur du pays, il réclamera des traités de commerce de réciprocité et la suppression des droits sur les boissons hygiéniques.

Enfin, M. Labât, par la connaissance qu’il a acquise dans son industrie des besoins des ouvriers, saura mettre son dévouement et son expérience au service de ces derniers. Mais aussi il sera assez indépendant pour se dégager des Formules creuses qui ne tendent qu’à troubler les rapports sociaux et à apporter U perturbation dans l’activité commerciale et industriel le de noire pays. Il limite ses promesses aux choses possibles, car il croit comme nous que l’on ne peut honnêtement promettre que ce que l’on est sûr de pouvoir réaliser.

Électeurs républicains I

Si vous voulez assurer à notre ville une représentation digne de sa population et capable de défendre utilement et efficacement ses besoins vitaux^

Si vous vouiez voir défendre sérieusement les intérêts commerciaux de notre région ;

Si vous voulez avoir au Parlement un représentant capable d’arracher notre port à la ruine menaçante ;

Si vous voulez un député profondément attaché aux conquêtes réalisées par ^ la République depuis sa fondation, et qui, étant toujours resté lidêle à la cause républicaine, nous semble le plus digne et le plus capable de la défendre,

Vous voterez tous, le 20 août courant, pour Th, Labat<

Aux urnes l pas d’abstentions I Vive la République 1

Le comité ( su ivent les signatures) .

2® circonscription de BORBBAUX»

M, Charles GRUET,

Élti au 2" tour de scrutin.

Mes chers concitoyens,

Eû me présentant à vos suffrages avec Rappiii du comité républicain, j*ai le devoir de vous dire comment j^enteudrais remplir le mandat de député si j'avaîs le grand honneur d'être voire éiu.

Fidèlement attaché aux înstitutîans rèpublicainea, je travaillerais à fortifier dans notre pays ce gouvernement de progrès, d'égal iié, de justice et de solidarité qui répond aux désirs les plus intimes comme aux intérêts les plus chers de la démocratie française et qui, seul, peut amener, d'une façon méthodique et sûre, rappUcation intégrale des principes de notre grande Révolution,

Ennemi de ces divisions intestines qui paralysent notre essor, défenseur des idées de concorde et d'apaîsement qui sont aussi les vôtres, fai toujours été partisan de la liberté de conscience comme de toutes les libertés ; je ne mentirai pas à mon passé.

Par mon attitude, par mes votes, parla nature de mes travaux, soit au Conseil municipal, soit au Conseil général, vous pouvez présumer ce que seraient mon altitude, mes votes et mes travaux à ta Chambre des députés.

Très enclin, par profession et par goût, à Vétude des questions d'affaires, je m'appliquerais avec ardeur à Texamen de celles qui louchent aux grands intérêts de ce pays et à la prospérité de cette belle cité à laquelle on ne saurait jamais asséî consacrer d'efforts, de labeur et de dévouement.

Pour cela je réclamerais :

L'unificatiûn budgétaire, qui permettra de réaliser, parrordre, la clarté et la régularité dans nos finances, d'importantes êcononûes ;

La réforme de Pimpôt, aûn d'en rendre la répartition plus équitable et surtout plus humaine ;

La réforme de l'impôt des boissons par la suppression des droits sur les boissons hygiéniques, par la suppression de l'exercice et du privilège des bouilleurs de cru et par le retour au droit commun pour les procès-verbaux de régie et d’octroi ï

Une législation douanière plus libérale ouvrant, par des conventions commerciales établies sur les bases de la réciprocité, de nouveaux débouchés aux produits nationaux î

La création d'un crédit agricole, la simplification des formalisés et la réduction des charges en matière de mutation des propriétés rurales;

Le développement des principes de prévoyance et de mutualité et FencoU"

ragement à l^épargoe m assuraot, au travailleur qui aura économisé avec persévérance, un pécule suffisant pour mettre sa vieillesse à l’abri du dénûment;

La libération de mm canaux;;

L’attribution aux travaux du port de crédits suffisants, afin de compléter, sans nouveaux délais, son outillage maailiiïie et de poursuivre avec efficacité l’améiioration des passes du fleuve et de la rade de Bordeaux.

Telle est, mes chers concitoyens, la série -des principales questions que le Parlement aurait, à mon avis, le devoir de résoudre elle pouvoir défaire aboutir pendant k prochaine législature, si vos qou veaux représentants savent s'entendre pour nous donner un gouvernement stable et fort.

Sachons faire à ce pays que nous aimons au-dessus de tout le sacrifice de nos rancunes et de nos querelles; soyons les uns vis-à-vis des autres conciliants, tolérants et justes pour tester unifs.

Vive k BèîWi'bl^uel

Obarks &EU£T.

3^ ciriîoiiscription de BORDEAUX,

M- A, ïomm,

Elu au 2® tour de scrutia.

Électeurs de J-a4^ circonscriptiorL,

Arrivé au terme du mandat qne vous m’aviez faât Phianneur de me confier, je me Teprésent© devant tous et je solMte à nouveau Tosstiffrages.

©epufô 1889, JB vous ai rendu compte réguiièrenaeTit, plusieurs fois chaque année, de mes travam pariementairea ; vous connaissez donc la conduit© que j’ai tenue à k Chambre.

jogÆfPoz, le 20 aoét, si j'aî accompli mon devoir à votre satisfaction.

Dans ma profession de foi, en 1889, je vous disais que fêtais réputdicain et sookîiste : je n’ai pas Changé,

Beaucoup d'entre vous me connaissentj ils savent que je profess© sincère* merit, kyàlem^t, résolument, les opinioosdTa parti républicam soekiiste auquel j"* appartiens.

îe euk répubHcaiîi, parce qiie k République de tous, pouT tous, peut seule conduire à ia vérité et à la* justice.

le “Suis Bookliste, parce que, sans 4b profondes réformes 'sociales, la République ne serait qu’une étiquette hypocrite.

Ces réformes auxquelles je ne cesserai de consacrer tous mes efforts, je les résume d’un mot :

Assurer à tous le droit à la vie parle travail.

Mais, pour que oes réformes sociales se réalisent, ii est indispensable de

reviser la Constitution moDarGhique de 1875, et de la remplacer par une Consti’* tution vraimeiil républicaine.

Les bases principales da cette nouvelle Constitutioa seront, à mon sens :

Le referendum, c^est-à-dîre la sanction donnée aux lois essentielles par un vote du peuple, qui doit rester souverain;

Une chambre unique, par conséquent, la suppression du Sénat, que Texpérience montre comme un rouage parlementaire nuisible au progrès politique, au développement pacifique des institutions républîcamea.

Je voterai i

L'impôt progressif sur les revenus dépassant 3,000 francs, en faisant rentrer au Trésor public l'héritage en ligne collatérale, à partir, au moins, du 4® degré;

Une législation régleraeutant les condiiions du travail réduisant les heures de labeur et interdisant à l'homme de faire travailler un autre homme pour un salaire au-dessous de celui qui est nécessaire au^ besoins naturels de F exis^ tence ;

La liberté commerciaie entre les nations. par le retour aux traités de com-^ mercé basés sur la rédprocîté;

La liberté complète de la presse, de réunion et d'association ;

Une caisse de retraite mettant tous les travaiHeurs h JTabride la misèr&dans leurs vieux jours;

^ L'aonulatiou de tous les contrats ayant aliéné k propriété publique i Banque, cheml®s de fer, mines, etc,, pour en faire retour à la nation ;

La protection au travail honnête, au commerce, à l'indusftrie et à Pépargne, contre les entreprises et les^ pratiques scandaleuses de la haute finance sans patrie et sans scrupules;

La gratuité de la navigation sur les canaux du Midi? en attendant l'étabîiS'sement du cîinal desDeux^Mers;

L'abrogation de la loi contre l^Association intemadonaie des travailil'euirs?

Le respect, dans. le droit commun, de toutes tes croyances philosophiqueaou religieuses ;

L’amnistie pleine et entière pour faits politiques, de presse, de grèves et pour faits connexes.

Mo que électeurs puissent suivre, delà façon la plus complète, lés tra?* vaux de leurs mandataires, je rédamerai la mise en vente, au prix de dnqceatimes le numéro, des comptes rendus des Chambres publiés par le J-owmal offlcieL

Voilà, mes chers concitoyens, selon moi, les principales questions- qui doivent s'imposer fout d'abord à F attention du lègislalieur; pour être résolues avec clair*voyance et bonne foi.

Si nous sommes d'accord, mes chers concitoyens, mon dévouememt tout entier vous est acquis, et si vous avex confiance eo moi, vous ieproclamerei, par VOS; bulletins de vote, le 20 août

Vive la République démocratique eû sociale 1

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