GIRONDE
Circonscription de BAZAS.
M. Émile CONSTANT,
Élu au 1" tour ds scrutin.
M^s chers concito; ens,
Les conseillers généraux, les conseillers d’arrondissement, les maires elles déléguas républicains, régulièrement élus en réunion publique, mont fait l’honneur de me désigner, dans le Congrès du i" juillet dernier, comme le candidat unique de tous les républicains aux élections législatives du 20 août.
Ayant toujours vécu au milieu de vous, je n’aurai pas à m’étendre longuement sur un programme que vous connaissez déjà, car vous avez pu en suivre, au jour le jour, le développement dans les colonnes du Glaneur.
Itépublicain de gouvernement, je pense que le progrès est indissolublement lié au maintien de l’ordre, et que le pouvoir pourra être d’autant plus tolérant
qu’il sera plus fort.
Je défendrai ces lois démocraliques qui
s’appellent la loi militaire de trois
ans et la loi scolaire. . ■ j j ir
Enfant du peuple, je me consacrerai tout spécialement a 1 étude des réformes qui peuvent apporter une amélioration dans le sort des classes laborieuses, mais je combattrai avec toute mon énergie ces théories décevantes qui, en supprimant la propriété individuelle, amèneraient la ruine générale.
Respectueux de toutes les libertés et de toutes les croyances, je m’associerai à la politique d’apaiseDoeat dont M* Vigor, Ministre de 1 AgricuUnrei s est ai dernièrement, à Bazas, àl'occaBion de notre magnifique fête agricole, Tint^-rprète
éloquent. , .
Après avoir soutenu par la plume, durant ces douze dermères années, les intérêts multiples de l’agriculture bazadaise, je m’en ferai lé défenseur convaincu à la tribune de la Chambre.
Je suis pour l’essai loyal des tarifs de commerce, et pour des droits d entrée qui assurent au producteur une rémunération suirisante, sans peser trop lourdement sur le consommateur.
Partisan d^nne juste protection de notre bétail, de nos blés, de nos vins, de nos bois et de nos résines, je poursuivrai énergiquement le dégrèvement de fa propriété foncière, et rinstitutionj avec le concours de PÊtat, du crédit agricole.
Soucieux, avec tous les Français, de la défense et de Porgaolsation de notre domaine colonial, je pense que la créaiîoii d’une armée spéciale s^impose pour ne pas disperser nos forces et laisser tous ses enfants à la mère-patrie.
Eieclenrs!
A vous de vous prononcer entre ce programme et celui du candidat de la réaction, qui n'a marqué sou passage à la Chambre que par des votes d'uue opposition systématique,
La queslLon se pose entre la monarchie et la République, entre la France du passé et notre France démocratique, que, dans votre orgueil de patriotes, vous voyez grande et prospère, marcbaiit avecconûince vers des jours meilleurs, la main dans la main de la Russie, et venant, par le seul ascendant de son droit et de sa force, de remporter au Siam une 6 la' ante victoire diplomatique.
Clecleurs de Parrondissement de Bazas, mes chers compatriotes, je vous demande de vous associer, le 20 août, à rimmense majorité du paya, et d^émettre sur mon nom un vote qui signîQe à la fois : vive la France et vive la République t
Emile COiNSTAlST,
Avocat, directeur du « Ctoîcur n.
Circonscription de BLAYE,