‹ [Programmes, professions de foi et engagements électorauxChapitre 117 sur 266 · C. JOUFFRéY · texte numérisé non relu

C. JOUFFRéY

maire de Vienne, député sortant.

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2' circonscription de VIENNE.

M. Simon PLÎSSONNIER, Élu an I" tour de scrutin.

Mes chers concitoyens,

Un grand nombre d'éleveurs, appartenant aux cinq cantons de la deuxième circonscription de Vienne, m'ont offert la candidature a 1 élection législative du 20 août.

J'ai louglemps hésité avant de céder à leurs vives instances, car je ne me dissimule pas la lourde responsabilité incombant à l'élu qui veut remplir fidèlement son mandat.

Mais je me sens la volonté de faire le bien ; votre sympathie et votre confiance doublent mes forces.

Toutefois, il faut qu'entre nous il n’y ait ni équivoque ni malentendu. Vous m’avez fait connaître ce que vous attendez de votre candidat. De mon côté, je veux que vous sachiez bien qui je suis.

Ma profession de foi sera l’expression sincère de mes sentiments.

Républicain d’origine, homme de progrès, je Q’ai jamais varié dans mes convictions.

La République est aujourd’hui )e gouvernement nécessaire; mais, telle que je l’entends, elle ne doit pas être dirigée par un esprit do coterie, de favoritisme et d’intrigue. Mon caractère s’oppose à toute compromission de ce genre. Je suis et je resterai indépendant de toute attache, et n’obéirai qu’à ma conscience.

Je veux que la République tienne ce qu’elle à promis, et en un mot, qu’elle ne s’inspire jamais que des intérêts de la démocratie.

Respectueuse de tous les droits, ennemie de tous les abus, s’appuyant sur la justice, elle doit à la France : l’égalité vraie, la fraternité vraie, la liberté vraie.

Tout progrès est compris dans sa sublime devise. Il faut qu’elle le lui donne dans la mesure possible des choses humaines. Le temps des belles paroles et des beaux discours est passé. Ce que le pays attend, ce sont les réformes promises et non des mots.

Notre circonscription est essentiellement, agricole. Je suis moi-même agriculteur, au milieu de vous, connaissant vos intérêts et vos besoins, je m’attacherai à mettre cette première industrie nationale en état de lutter contre la concurrence étrangère et assurer sa prospérité. Toutes les mesures, toutes les lois qui lui seront favorables auront mon concours le plus dévoué, et, au besoin, mon initiative.

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Eq tête des réformes depuis si loog temps attendues, je place en première ligne :

1*’ La réforme de 11m pot foncier et des preatationsî

T Celle devant assurer l^abaissement des droits de justice et des petites successions ;

3^ La réduction des dépenses de tous genres;

Enfin rinstituiioo d’nne Caisse nationale de Crédit agricole.

Votre bon sens a compris que c’est à ceux qui connaissent par eux-mêmes les besoins de Tagricullure qui! appartient de défendre ses intérêts.

Depuis de longues années, je suis à la tête d’uoe grande- industrie* Les rapports constants qu’elle m’a permis d’avoir avec la classe ouvrière m’ont appris à connaître celle-ci, à rapprécier et à Taimer. Vous pouvez compter que tous mes efforts tendront à faciliter et à mieus organiser la prévoyance, de de même qu'à encourager et à développer les sociétés de secours mutuels*

Il y a des lois économiques, des principes nouveaux à appliquer, de grandes réformes à faire. Il est indispens ible qu'elles aboutissent. Leprogrès veut qu’on marche I marchons 11

Vous connaissez mainteDauî de quel esprit je m’inspirerai, et quelle sera ma ligne de conduite dans mes actes et dans mes votes*

îe ne vous tromperai pas : j’ai fait, de la loyauté, la règle de ma vie*

Elevé à fécole du travail, du devoir et de l’honneur, je resterai fidèle aux traditions qui m’ont été léguées par mon père, l’artisan courageux auquel notre troisième république a décerné sa première décoration de la Légion d’honneur pour servicijs rendus àPagriciilture et à son pays.

Si du candidat vos sulTrages font un député, je consacrerai toute mon activité à racr-omplissement de mon mandat; je n’aurai qu’une seule préoccupatiop : justifier la confiance que vous aurez mise eu moi; mon ambition ne va pas au delà!

Vive la République progressiste!

Simon PLISSONNIEH, Ingénieur,

Directeur du Lrédit agricole, conseiller général du canton de Beaurepaire, propriétaire-agriculteur à Primarette*

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