‹ [Programmes, professions de foi et engagements électorauxChapitre 149 sur 266 · L. MORILLOT · texte numérisé non relu

L. MORILLOT

docteur en droit, député sortant.

Mes chers compatriotes,

Du scrutin du 20 août 1893, il me paraît surtout se dégager ce fait, c’est que vous vous ôtes prononcés en très grande majorité contre une politique sectaire et dangereuse. Cette politique a malheureusement et pendant trop longtemps prévalu dans le Gouvernement de notre paya ; vous avez acclamé, en même temps que la République, la politique de conciliation, d’apaisement et de respect de la liberté de conscience dont je me suis fait le champion.

Or, comme par suite des circonstances, je me trouve être aujourd’hui devant

vous le seul représentant de ces idées, je o’ai pas le droit d^hésiter et je viens de nouveau soUicîter vos suffrages.

Par vos votes, vous avez approuvé ma profession de foi : vous savez que je ne suis pas un réactionnaire, que je suis un républicain, bien décidé à accomplir les réformes reconnues utiles, mais bien décidé aussi à repousser toutes les utopies qui sont les plus sûres euDemies du progrès,

lï est superüu d’insister. Voua aurez, le B septembre, à choisir entre îe représentant des idées radicales et celui des idées libérales et modérées ; entre Tenfaut du pays, habitant le pays, et le Maire d'un des arrondissements de Paris.

Si vous me faites Phonneur de me nommer à nouveau] votre représentant, je m’inspirerai des principes que je vous ai exposés ; je ferai tous mes efforts pour faire appliquer, dans nos lois et notre administration, des pratiques véritables de justice et de liberté, qui, ramenant le calme dans les esprits et faisant disparaître les divisions, contribueront à la prospérité de notre pays, à la gloire de la France et do la République,

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