MORBIHAN
circonscription de LORIENT»
M. Paul GUIEYSSE,
Elu au tour de scrutin*
Citoyens,
Vous m’avez élu député sur on programme de vos comités républicains comprenant Tétude et la préparation des lois sociales et des réformes économiques qui sont la base de toute véritable démocratie. Ce programme, je Tai tenu et j’ai contribué à le mettre en œuvre, soit comme président de la commission du travail, où ont été préparées ou discutées la plupart des lois protectrices des travailleurs, soit comme auteur ou rapporteur de plusieurs de ces lois ; loi sur le trayail des femmes et des enfants, loi sur les accidents, loi sur Phygiêne et la sécurité dans les ateliers, loi sur les règlements d’ateÜers, loi sur les caisses de retraites et de prévoyance, etc.
Je serai toujours prêt à soutenir les lois qui doivent mettre les travailleurs en état de se dégager des puissances financières, en encourageant le développement légal des syndicats, des sociétés coopératives, etc,, et a continuer Poeiivre de transformation démocratique de Fimpôt commencée par la Chambre actuelle.
Mais, pour que oes réformes puissent s^accompUr, il est indispensable de régler les droits de la Chambre en face du Sénat, et cela ne peut se faire que par une révision de la Constitution au moyen d^une Constituante, autrement les engagements les plus sérieux resteront toujours sans valeur.
Je engage à soutenir à nouveau la séparation des Églises et de FÉtat, qui ne peut avoir lieu qu’au moyen d*une loi sérieuse sur les associations ; c^est une question de dignité pour tous. Pas de persécutions, [mais pas de compromissions : Papplicatioû de la loi pour tout le monde*
J’ai soutenu et soutiendrai toujours les vrais intérêts de Fagriculture, sans faire de ces manifestations trompeuses, uniquement faites pour jeter de la poudre aux yeux
Je défendrai, comme je l^ai toujours fait, sans relâche^ les intérêts étroitement liés de la ville de Lorient et de son arsenal maritime, dont le délaissement inexplicable cause tant de préjudice à notre commerce, et poursuivrai, avec mes collègues des ports militaires, notre réforme du travail dans les arsenaux de la marine.
Pour soutenir ce programme, je fais appel au concours de tous les républicains ; j'ai confiance qu*il ne me maûqpera pas.
Vive la République I
Paul GUIEYSSE, député sortant.
2° circonscription de LORIENT.
M, Eugène LE COUPANÈG,
Elu au ^2® tour de scrutin.
Mes chers concitoyens,
Un grand nombre d'amis républicains m’ont offert la candidature aux élections législatives du 20 août prochain.
Pai accepté.
Conseiller général du canton d^Hennebont, je devais à tous ceux qui ont lutté avec moi en 1892 de tenir haut et ferme le drapeau républicain que m’avait passé et confié Jules Trottier.
A tous ceux qui ne me connaissent pas encore, je dois dire ce que je suis, ce que je pense, ce que je veux.
Fils et petit-fils de paysans, comme me traitent dédaigneusement mes adversaires, je n’ai à vous présenter dans ma famille ni comtes, ni barons, ni marquis î mais je pourrais vous offrir, en grand nombre, des paysans, des pêcheurs, des ouvriers, des commerçants, et j'en suis fier.
Je suis républicain, et comme républicain je veux le maintien de toutes les lois, de toutes les conquêtes faites par la République jusqu'à ce jour.
Je veux que, sans faiblesse, en respectant la liberté de conscieoce, la religion de chacun, le gouvernement de la République fasse appliquer et respecter par tous les lois établies.
Je veux la diminution des impôts, si possible j en tous cas, leur répartition plus efficace, la suppression de l’impôt foncier, la suppression des prestations en: nature, qui sont un reste d’esclavage et, pour la Bretagne, la disparition du domaine congéable, ce régime qui ne sert qu'à r asserviseement du paysan.
Pour faciliter l’établissement de ces lois, je n’hésiterai pas à réclamer une