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PAS-DE-CALAIS

1" circonscription, d' ARRAS.

M. Tfa. ROSE,

Élu au 2® tour de Bcrutin.

Mes chers concitoyens,

Cédant auK sollicitations d’un grand nombre d’électeurs républicains, je viens faire appel à vos libres suffrages.

Mon premier devoir est de voua inditjoer nettement la caractère de ma candidature. - , , ti

Elle répond aux besoins nouveaux qui sont nés de la situation dans laquelle

se trouve aujourd’hui le pays.

A l’heure actuelle, la République est fondée ; elle est sortie triomphante de toutes les- épreuves ; elle n’est plus menacée dans son existence.

La victoire est définitive, et, devant la volonté si souvent exprimée par le suffrage universel, les anciens partis se sont inclinés.

Le pays est las des luttes stériles de la politique, II veut un gouvernement stable, ferme et économe, une Chambre laborieuse, indiscutée, capable de mener à bien toutes les réformes démocratiques.

Notre devoir, à nous qui avons toujours eu foi dans les destinées de la République, qui avons combattu pour elle aux heures difficiles, est de lui faire donner au pays tout ce qu’il est en droit d’attendre d’elle.

A cet égard, j’ai la conviction d’être en parfaite communauté d’idées avec vous sur les différentes questions qui préoccupent l’opinion publique.

Au poiut de vue religieux, je peuse que la pratique loyale du Concordat doit suffire à un gouvernement ferme pour , régler les rapports de l’Église et de l’État, en assurant, avec le respect des droits du pouvoir civil,. la paix religieuse et la liberté absolue des consciences.

Au point de vue social, je suis pénétré de ces idées modernes qui s'emparent de tous les esprits justes, et les obligent, tout en respectant les droits acquis, à se préoccuper constamment du sort des travaillenrs.

Désireux d’assurer leur vieillesse, de faire cesser les incertitudes de leur vie laborieuse, je m’associerai à toutes les propositions qui auront polir objet

Torganisation de sociétés de secours et d^assurances agricoles» de caisses de retraites pour les ouvriers mineurs, avec ^assistance et sousle cputrôlederÉtat*

Je m’occuperai surtout d’assurer à nos populations rurales, trop souvent sacrifiées une protection large et efficace ; je n’oublierai pas que c’est au milieu d’elles que je suis né, que fai vécu. Par un contact quotidien, j’ai appris à les connaître, k ies estimer, à les aimer. Tous mes efForts. seront consacrés à défendre lenrs intérêts, à faire aboutir leurs légitimes revendications.

Je suis convaincu qii’en le faisant, je sauvegarderai aussi les intérêts du commerce de la ville d’Arras dont la prospérité est essentiellement liée à celle de l’agriculture.

En matière fiscale; nous devrons aborder la grande réforme de l’impôt, pour qu’il soit à Favenlr pliis équitablement réparti entre tous les citoyens, suivant leur fortune et leur ressources.

Le produit de la conversion du 4 i/2;0/0 doit servir au dégrèvement de l’impôt foncier, afin de rétablir l’équilibre entre l’impôt sur le revenu de la terre et Timpôt sur le revenu des valeurs mobilières.

En matière judiciaire, il est urgent de reviser le code de procédure, de rendre les formalités plus simples, plus expéditives et moins onéreuses ; le régime hypothécaire actuel est îa ruine de la petite propriété ; il importe de diminuer les frais de saisie et d’ordre, et de donner ainsi à l’agriculture le crédit hypothécaire à bon marché.

Ed matière administrative, de grandes économies de temps et d’argent peuvent être faites en supprimant les formalités trop complexes* Une large décentralisation serait la base de cette réforme et donnerait des pouvoirs plus étendus aux communes et aux départements.

Au point de vue militaire, je serai partisan de la réduction du service à deux ans dès que cette durée sera Jugée suffisante par les hommes compétents.

Telle est, à mon avis, roeuvre que le Gouvernement républicain doit accomplir*

En y travaillant avec méthode, avec mesure, mais aussi sans relâche, il intéressera ses amis, il absorbera progressivement ses derniers adversaires et découragera les esprits violents dans leurs tentatives menaçantes pour Tordre et pour la société.

C’est une politique de réformes et d’affaires que je veux poursuivre, une politique sage, largement progressiste, nettement républieaiue, toute dévouée à la patrie et à la démocratie.

Electeurs,

La parole est au suffrage universel, le maltré souverain*

A ceux qui répudient tout esprit de secte et de parti, qui désirent grouper sur le terrain de la République loyalement acceptée, toutes les intelligences, toutes les bonnes volontés, toutes les forces vives de la nation qui s’épuisent à se combattre.

A ceux qui veulent Tapaisement dans les esprits, la sécurité dans les affaires, la justice pour touSn

^adresse aujourd'hui un loyal appel en mettant h. leur disposition pour la réalisation de ce programme tout ce que j’ai de force et d'énergie.

Le moment est venu de faire oublier des luttes politiques qui ont partagé jusqu^au fond de nos villages la France en deux camps ennemis.

Le drapeau de la République est assez large pour envelopper dans ses plis tous les enfants de la France,

Th. ROSE,

Conaeilier général.

2® circonscription d'ARKAS,

M. Henri TÂ1LL1AN01ER,

Élu au 1“ tour de scrutin.

Je viens, pour la troisième fois, solliciter vos suffrages, et j’ai la ferme confiance de me retrouver en parfaite communauté de sentiments avec vous.

Nous sommes en présence d’une situation nouvelle.

Ü faut reconnaître que l’autorité de l’opportunisme est profondément compromise par les scandales d’un système de corruption érigé en pratique de Gouvernement.

Le temps des politiciens est passé.

Le régime qui s’impose aujourd’hui est celui des affaires.

La France veut se reprendre et s’unifier.

Il s’est formé, tant au Parlement que dans le pays, rni grand parti qui s’inspire à la fois de la volonté nationale et des traditions conservatrices.

C’est à ce groupe indépendant et patriote de la droite républicaine que J’étais inscrit, dans la précédente législature.

C’est dans ses rangs, grossia par le bon sens populaire, que je retournerai siéger si votre confiance me renvoie à la Chambre,

Électeurs,

Mon programme vous est connu :

Plus d’emprunts, plus d’impôts nouveaux.

Plus de persécutions religieuses.

Plus de folles éutreprises coloniales, où se gaspillent nos forces les plus vives sans avantages pour le pays.

Plus de tripotages indignes d’un gouvernement français.

En ua mot : l’uniou de tous ies partie modérés, la République honnête, tolérante et libéralement ouverte à tous les citoyens qui supportent également le poids des impéts et des charges publiques.

Si vous m’honorez de vos suffrages, vous reverrez à l’œuvre, avec une conviction fortifiée par l’expérience :

Le membre de la commission des douanes, qui lutte depuis huit ans pour . la protection du travail national et de tous nos produits agricoles.

Le partisan de la liberté de conscience et des droits du père de famille.

L’adversaire des utopies subversives de l’ordre social, mais aussi le défenseur de la classe ouvrière dans ses aspirations légitimes vers un état économique plus équitable.

Je continuerai d’étudier, avec le ferme désir de les résoudre, les problèmes qui sont à l’ordre du jour de l’opinion :

La réduction des frais judiciaires.

Le dégrèvement des boissons hygiéniques, notamment de la bière, sans la surtaxe de l’alcool non moins onéreuse pour la production que pour la consommation de notre région.

L’organisation de l’assurance, des retraites ouvrières, de l’assistance publique dans nos campagnes.

Respectueux de nos institutions, homme d’ordre et de travail, cultivateur, comme la plupart d’entre vous, je me ferai ua devoir de consacrer à l’accomplissement de mon mandat de député tous mes soins et toutes mes forces, en m’inspirant des besoins de notre agriculture, des intérêts de nos laborieuses populations, de la prospérité et de la grandeur de la France,

Henri TAILUANDIEB,

Cultivateur,

Conseiller général, Député sortante

1'* circonscription de BÉTHUNE.

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