PYRÉNÉES (BASSES
1'“ circonscription de BAYONNE.
M. ÉTÉ. LAEONT,
Élu au 1" tour de scrutin.
Mes chers concitoyens,
Au mois d’avril 1890, vous m’avez choisi pour votre député.
Je crois avoir rempli fidèlement et loyalement mon mandat; je viens vous en demander le renouvelleinent.
Je vous avais dit que, ai j’étais votre élu, mes efforts tendraient à faire triompher le programme de la majorité républicaine, qui se résumait en ces mots i Paix à l’extérieur, apaisement à rintérieur.'
La reconstiiulion complète de nos forces militaires nous assure tous les jours davantage la paix nécessaire au développement des ressources considérables de notre pays. L’amitié qui lie la France et la Russie, si hautement affirmée à Gronstadt, rend encore plus solide la paix honorable que nous souhaitons; et, grâce aux sacrifices et aux efforts de tous sas enfants, sans distinciion de partis, la France a retrouvé dans le monde sa grande et prépondérante situation.
A l’intérieur, l’apaisement est en voie de progrès. Malgré les incidents qui ont signalé la fin de cette législature, et que les adversaires de la République ont vainement essayé d’exploiter contre elle, le pays, confiant dans les institutions qu’elle s’est librement données, n’a pas cessé de conserver le calme et la tranquillité au milieu de celte crise pénible. Et aujourd’hui plusieurs de nos adversaires les plus résolus, ralliés ou résignés, déclarent que la question de la forme de gouvernement n’estpIuB enjeu.
J’ai la conscience d’avoir, par mes votes, contribué à cette politique d’apaisement.
Partisan de la stabilité gouvernementale, je n’ai point contribué â ces changements fréquents de ministères, qui causent tant de satisfactions aux ennemis de la République.
Partisan d’une large tolérance et du respect mutuel des convictions, con-
vaincu, du reste, (luel'exôoutîon loyale et réciprocjne du Concordat doit être la base des rapports entre l’É^dise et l‘État, j’al repoussé toutes les propositions qui me paraissaient de nature à envenimer les questions de cooscieoce et de religion qui, dans ces dernières années, n’ont que trop divisé les citoyens de notre chère patrie.
Pendant la législature dernière, je me suis associé à toutes les mesures utiles votées par la Chambre, telles que le dégrèvement de l’impôt sur la grande vitesse et de l'impôt foncier, lus lois sur les accidents, la réglementation du travail, l’assistance médicale gratuite dans les campagnes, l’hygiène publique, la marine marchande, etc., etc.
Mais, d autre part, j’ai combattu le nouveau régime douanier, par principe, et parce qu’il devait compromettre sérieusement les intérêts de notre région, qui a de si fréquentes et si anciennes relations avec l’Espagne.
Si la Chambre, dont les pouvoirs arrivent à leur terme, a fait, quoi qu’on ait pu dire, quelques œuvres utiles, la prochaine Chambre en aura de très importantes à accomplir.
Elle devra se préoccaper de la situation ûnanctère et, tout en ne négligeant rien pour assurer la défense du pays, restreindre au minimum indispensable les dépenses publiques, constituer un fonds d'amortifisem eut sérieux, et, appliquant les nombreuses études déjà faites ^ réformer Timpôt dans un sens plus démocratique et plus équitable.
Les diverses réformes sociales de nature à améliorer le sort des travailleurs des villes et des campagnes, caisses de retraites pour la vieillesse, lois de prévoyance et de mutualité, devront attirer spécialement son attention, et, quant au pays, il acceptera virilement les charges qui pourraient lui mcomber de ce chef.
Mais, d^autre part, ü est nécessaire, dans FintérÔt des travailleurs eusméraes, de repousser ces doctrines collectivistes et communistes qui sont la négation des principes de la Révolution française et qui, en supprimant toute initiative individuelle, auraient pour résultat de ramener la France en arrière.
Tel est, dans ses grandes lignes, le programme dont je poursuivrai Fapplication, si j*ai Fhonneur d’être de nouveau votre député.
Electeurs de la T*" circoiiscription.
Le pays, plein de confiance dans les institutions républicaines et désireux de travailler en paix, enverra à la Chambre une majorité fermement progressiste.
Si je suis votre élu, je suis persuadé de répondre à vos sentiments et à vos désirs en faisant partie d’une majorité sincèrement attachée aux réformes et au principe des lois républicaines déjà votées, en même temps que résolue à faire le bien du pays et à soutenir un gouveruemeot de progrès .
Quant aux intérêts de notre région, vous voudrex bien me rendre cette justice que je n ai pas négligé de les défendre, et vous pouvez compter que je continuerai àm^employer de mon mieux à faire aboutir toutes vos revendica-
tions légitimes, en général, et, en particulier, celles concernant l’exploitation des richesses minières qui doit contribuer puissamment à la prospérité du port de Bayonne et de notre arrondissement.
Si ces idées sont les vôtres, mes cbers concitoyens, et si vous estimes que j’ai rempli loyalement le mandat que vous m’aviez donné, vous pouvez me le confier à nouveau avec la certitude que je n’en userai que dans l’intérêt exclusif de la France et de la République.
Ern. LAFONT, Député sortant.
2‘ circonscription de BAYONNE.
M. HARRIAGUE SAllNT-MARTiN,
Élu au 1" tour de scrutin.
Chers concitoyens,
Pour la seconde fois, et cédant aux instances de mes nombreux amis, j’ai accepté la candidature républicaine dans la 2*’ circonscription de Bayonne.
Je viens donc solliciter vos suffrages pour le scrutin du 20 août.
Vous me connaissez depuis longtemps. Je vis au milieu de vous, je connais vos besoins, et soyez persuadés que, si j’ai l’honneur d’étre votre élu, tous mes efforts tendront à améliorer, dans la mesure de mes moyens, le sort des agriculteurs et à sauvegarder au mieux vos intérêts.
Je crois inutile de m’étendre sur la question religieuse. Vous savez le respect que je porte à tout ce qui touche à la religion, et je suivrai toujours la voie de paix et de conciliation que le pape lui-méme a tracée.
La loi militaire, ainsi que la loi scolaire existent; mais je tiens à vous dire que je serai toujours partisan des réformes utiles et conformes aux vérH tables aspirations de notre pays.
HARRIAGUE-MORROCHCO,
Candidat républicain de la 2* circonscription de Bayonne.
Circonscription de MAULÉON.
M. xMartial-lIenri BERDOLY,
Élu au 1*^' tour de scrutin.
Mes chers compatriotes,
Je fais appel à vos suffrages.
Vous me connaissez de trop ancienne date, vous savez trop bien mon passé pour qu^entre nous il soit besoin de longues déclarations.
, Ce que j’étais hier, je le suis aujourd’hui et le serai demain : un républicain ferme dans sa modération, attaché à la grandeur de la patrie et entièrement dévoué à la prospérité de sa région.
Mon programme ne dépassera pas les limites de ce qui peut être réalisé pendant la durée d’une législature.
Ennemi de l’oppression, d’où qu’elle vienne, je défendrai les lois qui assurent la liberté de conscience dans la religion ; les lois qui garantissent la liberté du travail et la propriété contre les menaces du socialisme révolutionnaire.
Partisan résolu d’une protection efficace des produits de l’agriculture, je m’associerai à toutes les mesures ayant cet objet. J’appuierai les propositions de crédit, d’assurance ou d’assistance agricoles. Je demanderai, en outre, le dégrèvement total de l’impôt foncier, et, par une répartition plus équitable de l’impôt, l’allègement des charges qui pèsent sur l’agriculture.
Ces réformes, si importantes pour notre arrondissement, peuvent être obtenues au cours de la période législative si la Chambre prochaine renferme une majorité de gouvernement, une majorité capable d’assurer le progrès et la marche paisible di^s affaires par la stabilité gouvernementale.
De la constitution de cette majorité dépendent la cessation des vaines querelles, des interpellations stériles, et l’accomplissement des réformes désirées. C’est dans ces rangs que je siégerais si j’avais l’honneur de vous représenter à la Chambre.
Mes chers compatriotes,
La République, unanimement respectée au dehors, et dont la puissance vient do s’affirmer avec tant d’éclat dans le rapide règlement de l’affaire de Siam, touche au moment où ses derniers adversaires renonceront à la contester à l’intérieur.
Un Pape, dont le nom restera dans l’histoire à l’égal du nom des plus grands pontifes, a rassuré la conscience des catholiques, trop longtemps trom-
pés sur les intentions et les actes d'un gouvernement qui n'a cessé de garantir la liberté de tous les citoyens, La haute parole de Léon XIII a été entendue. Le mouveraent d'adhésion va chaque jour s’accentuant, et ceux-là mômes qui l'ont Je plus ardemment combattu aJBrment, en s'y ralliant, lindestructible force du régime républicain et son établissement déOnitlL
il n'y a, il n'y aura bientôt plus que des républicains. Mais ces républicains ne sont pas de même essence, et, si )a forme du gouvernement se place audessus de la discussion, il ne s'ensuit pas que Faccord soit fait sur la meilleure manière de gouverner.
Vous jugerez, dans votre bon sens, de ceux qui présentent le plus de garanties à cet égard, des républicains anciens on des nouveau venus*
Je suis des anciens et j'ai confiance dans votre verdict*
Martial-Henri BERDOLY*
Circonscription d'OLORON, M. Louis BARTHOU,
Élu an tour de scrutin*
Mes chers concitoyens,
Je sollicite le renouvellement du mandat que vous m'avez, il y a quatre ans, fait l'honneur de me confier*
Ma profession de foi sera courte* îl n'est pas on canton où je n'aie, depuis que je suis votre député, tenu au moins une réunion publique* Je parcours en ce moment toutes les communes de l'arrondissement, sans excepUon.Vous pouvez ainsi me Juger sur mes actes, sur les travaux auxquels j'ai été mêlé, sur les discussions auxquelles j'ai pris part. Je me suis efforcé de bien représenter Parrondissement d'Oïoron ei de servir utilement ses intérêts. A vous de dire si j'y ai réussi* J'attends avec confiance votre verdict et je vous promets de me rendre digne de vos suffrages*
Vive ia République I
Louis BARTHOU, député sortant.
Circonscription d’OUTHEZ.
M, CLEDÛÜ,
Élu au 1*' tour de scruüa.
Mes chers coocitoyeDs,
Le 22 février 1891, vous m'avez confié le mandat de vous représenter à la Chambre des députés.
Vous m'avez accordé cet honneur, parce que vous me saviez un républicain éprouvé, ami de l’ordre et du progrès, respectueux de vos croyances religieuses et vivement désireux d’améliorer le sort des agriculteurs et des classes pauvres, sans dépouiller ceux que l’épargne de plusieurs générations de travailleurs, ou leur propre travail ont rendus plus heureux.-
Ma conduite à la Chambre a-t-elle justifié votre confiance ?
Ma conscience ne me reproche rien.
Tous vos représentants au Conseil général et au Conseil d’arrondissement, ainsi que le vaillant comité républicain d’Orthez, auxquels j’ai cru devoir demander leur avis sur ce point, avant de m’adresser directement à vous, s’en sont montrés satisfaits et m’ont offert leur concours le plus actif et le plus dévoué.
Je n’ai qu’à vous promettre de suivre la même voie.
Je ne serai jamais l'esclave d’un homme, ni d’une coterie quelconque, mais je resterai fidèlement attaché à l’idée républicaine, pour le triomphe de laquelle j’ai toujours lutté et lutterai saus cesse.
Je suis convaincu qu’elle procurera à la France l’ordre au dedans, la paix au dehors, la prospérité publique et la réconciliation de tous les bons citoyens.
Ce but sera atteint lorsqü’ellè aura définitivement fait passer dans les mœurs du pays, par de sages lois fermement appliquées, les généreux principes de notre Révolution.
J’y consacrerai tous mes efforts, si vous me faites l’honneur de renouveler mon mandat.
D' CLÈDOO,
Député, membre du Conseil général des Basses-Pyrénées.
1” circonscription de PAU.
M. Léon SAY,
Élu au l"tour de scrutin.
A Messieurs les électeurs de ia 1" circonscription de Pau.
Tai Thonaeur de aolliciter de votre conûaace la contiauatîoü du mandat dont vous m’avez honoré en 1889,
Tel vous m’avez connu pendant la dernière législature, tel vous me retronverez dans la nouvelle-
Depuis que vous m’avez choisi pour vous représenter à îa Chambre, il s’est passé, dans notre pays, bien des événements à TinLéneur et à rextêrieur, et ces événements ménleraieîit certainement d'être exposés avec détail devant vous et jugés avec impartialité.
J’espère avoir, au cours de Ta période actuelle, plus d’une occasion de le faire, — Je profiterai de ces occasions pour voua parler des intérêts municipaux de la ville de Pau: travaux publics^ contributions directes, foncière et mobilière, tarifs de chemins de fer si importants pour la région industrielle de Nayî reiaiions commerciales et monétaires avec l’Espagne qui touchent de si près aux intérêts agricoles des quatre cantons de la circonscription.
Mais ce qui a eu, et qui aura le plus d’action, dans le présent et dans Pavenîr, sur le développement de la politique intérieure, c’est le progrès qui a fait l’idée républicaine dans toute la France,
Ce progrès a été, on peut le dire, incessant, et s’est affirmé avec une régularité merveiliense, sans être arrêté, un seul instant, par aucun des incidents de notre vie publique,
La République n’est plus contestée, ou du moins la minofitéqui aurait envie de la contester n"a plus aucun moyen de lui nuire-
Les vieux partis se sont petit à petit désagrégés.
Cette évolution s’est consommée au profit de la République, aux heures môme oh les péripéties de la dernière session donnaient, pour exercer leur empire, plus de facilité que jamais aux passions hostiles désireuses de perpétuer r agitation dans les esprits et de semer T inquiétude sur la solidité du gouvernement républicain.
Rien n’y a fait. Le lieu républicain, qui unit les Français, s’est an contraire resserré davantage, et les unit dans une politique de plus en plus sage et déplus en plus gouvernementale.
La désagrégation des vieux partis est un fait capital, gros des plus heureuses conséquences.
L'extrême droite et tes deux extrêmes gauciies se sont isolées au profit de la République modérée,
A l’extrôme droite nous voyons une monardiie mourante.
A l’extrême gauche une confusion do toutes les idées antigouverncmentaies, c’est-à-dire révolutionnaires et socialistes.
Une droite républicaine est en train de se constituer avec des hommes dont le suffrage universel aura à apprécier la sincérité, appréciation toute personnelle, qui ne peut avoir rien de général, et dont seuls les électeurs locaux peuvent être juges.
Le vieux centre gauche où je suis pour ainsi dire né et le vieil opportunisme avec lequel j’ai combattu la réaction, il y a seize ans, deviennent une gauche modérée, dont je fais partie, gauche résolument gouvernementale, groupée autour du drapeau de la Révolution française, prête à défendre les principes libéraux de 1789, afin de garantir plus efficacement que jamais, dans un état naturellement laïc, à tous les citoyens français :
La liberté du travail dans l’industrie,
La liberté de conscience dans la religion,
La liberté de jouir de ses biens dans la famille par l’inviolabilité de la propriété individuelle.
Telle est et telle sera, de plus en plus je l’espère, dans le pays et à la Chambre des députés, la situation réciproque des partis.
A la monarchie, souvenir déjà lointain du passé,
A la Révolution en permanence, ennemie de toute tranquillité présente et future,
Au bouleversement social dû à la violence dans les rues ou à des lois tyranniques,
II faut opposer :
La République vivante du temps présent j
La Constitution de 1875 consolidée, pour abriter la France et lui permettre de se livrer à ses travaux ;
Le progrès social par la liberté suscitant les efforts individuels, encourageant l’initiative privée et entretenant l’énergie des citoyens.
Mais il ne faut pas se faire d’illusions. Cette République constitutionnelle, progressive et libérale, il faut qu’elle soit fermement gouvernée; et je répète avec tous ceux qui ont le souci de la grandeur et de la force de la patrie : Il nous faut un gouvernement.
Est-il donc si difficile de faire fonctionner un gouvernement digne de ce nom, un gouvernement qui gouverne luî-môme sous la haute direction du Président de la République, un gouvernement qui administre avec des agents dont il soit le maître et qui applique les lois dans un esprit de modération et de tolérance, sous le contrôle de Chambres toujours maîtresses de leur retirer leur confiance, s’ils ne donnent pas une satisfaction suffisante aux aspirations du pays? Je ne le crois pas. Dans le nouveau classement probable des partis, on peut trouver une majorité républicaine de gouvernement.
L^adminisiraiion dans le gouvememenl elle contrôle dans les Chambres, voilà ce qui nous permettra de réaliser les trois conditions nécessaires de toute existence nationale :
Des finances en bon état;
Une politique intérieure ferme sans violence ;
Une politique étrangère prévoyante et gardienne^ sans forfanterie, de la dignité et de Thonneur de la France.
Léon SAY,
2" circonscription de PAU.
M. J. QUINTAA,
Elu au 1" tour de scrutin.
Mes chers concitoyens,
Lorsque vous m'avez fait Phonneur, en 1S89, de me confier, pour la première fois, le Mandat de député, la Bépublique traversait une crise redoutable dans laquelle son existence même était menacée.
Je fis appel au dévouement éclairé de mes compatriotes pour concourir à la défense de nos institutions attaquées par lei/rs éternels adversaires.
Mon appel fut entenda par la grande majorité des électeurs de notre circonscription qui n’héBitérent pas à s'associer à ce grand mouvement de la France rurale dont on a pu dire plus tard que les paysans, après avoir accueilli d’abord la République avec une certaine mèflahce, en étaient devenus les plus fermes défenseurs-
Vous avez compris, en effet, que les troubles politiques et les révolutions ne pouvaient que nuire au développement du progrès et à l'accomplissement des réformes.
Vous m'avez envoyé à la Cliambrepour appuyer par mes votes tont gouvernement qui aurait pour but d'assurer à la France la liberté et la tranquillité au dedans et la paix au dehors.
Malgré les critiques et les injures dont on nous a abretivés, nous avons la satisfaction de constater que le pays, grâce aux sacrifices supportés avec une patriotique constance, et à l'application d’une politique à la fois ferme et modérée, est parvenu à conquérir une situation respectée parmi les nations. Cette môme politique a produit à Fiatérieur de tels résultats que les adversaires de la
Républrque, découragés, domandent de tous côtés à s’abriter sous Vé^ide de noa iastitutioos que, naguère encore, ils essayaient en vain de détruire.
En présence du désarmement ou tout au moins de Fimpuîssance des partis hostiles, il nous aéra permis désormais de consacrer nos sessions à l’étude des réformes qui intéressent à un si haut degré le travail nationaL
Représentant d’nne population essentiellement agricole, je poursuivrai dans la prochaine législature Fachévemenl de la tâche que vous m’aviez assignée* Si vous me faites l’honneur de renouveler mon mandat, je m’efforcerai d’obtenir la solution de ces grands problèmes du crédit et de l’assurance agricole, laquelle conjurera pour toujours, je l’espère, les crises dont nous soufirous depuis trop longtemps.
ïravaüleurs des champs, vous êtes les maîtres de vos destinées I il ne dépend que de vous d’amener un état social dans lequel le bien-être, la richesse et la sécurité du lendemain vous seront impartis aussi abondamment qu’aux travailleurs de rîndustrie.
Vous êtes le nombre, vous êtes la majorité.i Si vous avez conscience de votre force, vous obtiendrez ces réformes et ces lois de salut qui doivent régénérer notre agriculture.
Mes chers concitoyens,
Vous pouvez .poïppter que j’apporterai à la défense de nos communs intérêts Ja même conviction et la même ardeur que par le pa^é. Allez aux urnes sans hésitation. Les nombreux suffrages de mes amis de la 2® circonscription seront pour moi le plus puissant encouragement à persévérer dans la voie dont j’ai déjà parcçuru la première étape et au bout de laquelle j’aperçois l’émancipation définitive du paysan.
Agréez, mes chers concitoyens, la nouvelle assurance de mon entier dévouement.
D" J. OUINTAA,
Vice-Président du Conseil général, Député sortant.