Partie économique
1, — Révision du systérae d'impôts. Suppression des octrois. Impôts sur le revenu et sur le capîtaL Révision du cadastre,
2, — Lîbre-écliange. Suppression des monopoles. Révision de la loi de 1880 sur les patentes.
3, — Réduction gradaellfi de la dette publique. Révision intégrale, dans le sens démocratique, de la loi de 1867 sur les sociétés. Augmentation des garanties de la liberté individuelle et spécialement révision de !a loi de 1838 sur les aliénés,
ü. — Interdiction aux patrons et à toute administration de frapper les salariés de retenues ou d'amendes. Interdiction absolue du livret d'çuvrier. Droit pour les chambres syndicales constituées légalement d'intervenir avec voix délibérative dans toutes les questions intéressant la police et l’hygiène des ateliers et portant atteinte à la liberté de PouYTier,
5, — Assurances contre les accidents. Création d'une Caisse des invalides du travail. Les conseils de prud'hommes accessibles à tous, employés, ouvriers, arlistes, etc,, etc,
6. — Création d’écoles d'apprentissage dont les profes?3eurs seront nommés au concours; les conseils d’administration de ces écoles seront formés pour les deux tiers au moins par les délégués des chambres syndicales,
7. — ^ Réorganisatiun de la Banque de France. Organisation du crédit aux travailleurs industriels et agricoles,
8, — Réforme du régime pénitentiaire. Le travail dans les prisons tariûé et surveillé par les conseils de prud'hommes et les chambres syndicales. Le travail dans les ouvroirs et dans tous les établissements religieux soumis aux lois qui régissent le travail dans les usines et les manufactures.
'Le président : V. Pânneueb, 76, avenue du Maine.
Les vicer-p^'ésidmis : BiuGAiti>,,99, avenue du Maine, — Rtfus, 27, rue du Champ-d’Asile,
Le secrétaire : G. Pmr, 70, avenue du Maine,
Le trésorier : Vernhbs, 21, rue de la Gaîté.
Le secrétüwe-adjoint : Sales, 4éi rue Didot,
Le irèsorim'-adjoint : Rondeau, îOÔ, boulevard Monlparnasse.
2® circonscription du 14® arrondissement de PARIS. M. Henri MICHELIN,
Élu au 2* tour de scrutin. ^
Mes chers concitoyens,
Dans le régime actuel, qui n’a de la République que le nom, le peuple n’a aucun pouvoir et il n’a de liberté que celle que nos gouvernants veulent bien lui laisser.
Le seul droit qui lui reste est celui d’abdiquer tous les quatre ans sa prétendue souveraineté entre les mains des députés, qui en traOquent avec les ministres et les fonctionnaires sous la sanction du Sénat.
L’oligarchie, imposée à la France, sous le nom de République; par les hommes qui décrétèrent les lois constitutionnelles de 1875 au mépris absolu des droits imprescriptibles du peuple, a abouti au gâchis, à l’impuissance et à un accroissement continuel des charges qui pèsent sur la nation.
Le budget de TÉtat est de trois milliards et demi. En y ajoutant les budgets des départements et ceux des communes, les contribuables doivent payer la somme énorme et annuelle de cinq milliards.
La dette publique de l’Etat, des départements et des communes dépasse le chiffre fantastique de trente-cinq milliards que nos gouvernants augmentent sans cesse au moyen d’emprunts contractés périodiquement pour essayer de combler le déOcit toujours croissant.
Et les impôts augmentent sans cesse avec le déficit.
Il serait pourtant bien temps de cesser d’emprunter et de songer à l’équilibre sérieux du budget ainsi qu’à ramortissement de la dette publique, si l’on veut éviter la banqueroute I
Partisan de la République nationale et de la souveraineté réelle du peuple, je veux la France forte et respectée au dehors comme je veux à l’intérieur tous les progrès par la liberté.
Pour répondre à l’appel d’un grand nombre d’électeurs du XIV® arrondissement, je viens solliciter de^.vos suffrages le mandat à la fois législatif et constituant, d’élaborer une Constitution franchement républicaine et nettement démocratique qui, après avoir été votée directement par la nation, réalisera la stabilité dans le Gouvernement, tout en assurant au peuple la liberté et la prospérité.
Voici mon programme :
A l’extérieur.