Amnistie générale
Citoyens,
Si vous voulez perpétuer les abus qui subsistent après vingt-trois ans de prétendue République, ne me donnez pas vos suffrages.
Si, au contraire, vous approuvez les réformes que je vous soumets et si vous jugez qu’il est temps de les réaliser, votez pour moi. Je ferai tous mes efforts pour fonder avec vous la République du peuple.
Henri MICHELIN, docteur en droit,
Ancien président du Conseil municipal de Paris, Ancien député de la Seine.
Circonscription du 15® arrondissement de PARIS. M. Alphonse HUMBERT,
Élu au 1®*“ tour de scrutin.
Comité radical socialiste de la l**® Circonscription du AT® arrondissement.
Citoyens,
Le comité radical socialiste de la 1” circonscription du XV® arrondissement a l’honneur de présenter à vos suffrages la candidature du citoyen Alphonse Humbert, président du Conseil municipal de Paris.
Sa vie politique, connue de tous, est faite de luttes et de souffrances pour la République.
Conseiller municipal du quartier de Grenelle depuis huit ans, il a rendu à la Ville les plus éminents services. Il n’est pas de question importante où son intervention n’ait été décisive. Tout récemment encore, il a fait voter, à l’unanimité de ses collègues, les conclusions de son remarquable rapport tendant à assurer remplacement du Champ-de-Mars à l’Exposition universelle de 1900.
Nous ne craignons donc pas d’affirmer que le citoyen Alphonse Humbert serait, à la Chambre, le représentant le plus autorisé que nous puissions trouver
pour prendre ea maîns, non seulemenÈ la causa da la France et de Paria, mais aussi les intérêts de Parrondissement, depuis si longtemps abandonnés.
Le citoyen Alphonse Humbert n’est pas de ceux qui accusent la République d'avoir failli à toutes ses promesses, car, d’abord, c’est nier la vérité, et ensuite, c’est nuire à la République elle-mênae. Mais il est convaindi qu’uo nouveau pas en avant doit être fait et que le moment est venu d’entrer hardiment dans la voie des réformes.
11 estime que la séparation des Églises et de PÉtat, la révision, la réforme démocratique de Pimpôt, la création d’insUtutioas propres à améliorer le sort des travailleurs, s’imposent à ratteDtion de la prochaine Chambre.
Nul, plus qu’AIphonse Humbert, n’est qualifié pour coopérer à cette grande œuvre républicaine.
Écrivain de premier ordre, orateur puissant, esprit pondéré, sa place est depuis longtemps marquée au Parlement, au milieu des plus ardents propagateurs de la République,’ et c'est, pour îe comité qui patronne sa candidature, une bonne fortune que d’avoir un homme d’une telle valeur à présenter à vos suffrages.
Aussi, sommes-nous certains que, le 20 août, son nom sortira de Purne, triomphant.
Vive la République!
Pour le Comité,
Le Président ; Garnier, 7 , impasse de PAstrolabe. Vu, le Candidat: Alphonse HUMBERT.
2® circonscription du 15* arrondissement de PARIS. M. E. CHAUVIÈRE,
Élu au 2* tour de scrutin;
Union des comités républicains i^adicaux socialistes et comités républicains
socialistes de la Seine*
Citoyens,
Les comités républicains radicaux socialistes et les comités républicains socialistes de la Seine ont pensé que ce serait donner plus de force anx revendications de îa dèmocralie que de les résumer en un programme minimum qui pourrait servir de plate-forme électorale à notre parti, aussi bien à Paris que dans les départements.
— 873 — lyo 532
Eq acclamant d’un bout de la France à l’autre, dans nos grandes cités et dans toutes les circonscriptions de la capitale, les réformes dont vous trouverez ci-dessous la courte énumération ; en envoyant siéger à la Chambre des mandataires bien décidés à les faire triompher ; en aflirmant bien haut que vous les considérez comme immédiatement réalisables et comme le minimum de vos revendications ; en donnant, en un mot, le môme mandat ferme au plus grand nombre possible d’élus, vous corrigerez les inconvénients du scrutin d’arrondissement, vous provoquerez une superbe manifestation de l’opinion publique, vous donnerez une force énorme à vos élus.
A l’heure où nous sommes arrivés, citoyens, les longs discours sont inutiles. Nous n’avons pas d’ailleurs à développer les articles de notre programme. Nous laissons ce soin au candidat qui l’accepte. Nous n’avons pas davantage à signaler à des républicains perspicaces le changement de tactique de nos éternels adversaires, qui ne s’efforcent aujourd’hui d’entrer dans la République que pour en chasser les républicains. Nous n’avons pas, enfln, à mettre en garde les bons citoyens contre le danger que courraient la paix publique et nos institutions si, d’ajournement en ajournement, d’avortement en avortement, la politique suis vie jusqu’à ce jour finissait par ébranler la confiance que les masses populairedoivent garder dans l’outil de leur émancipation politique et économique, dans le bulletin de vote.
Vous allez, dans quelques jours, exercer votre pouvoir souverain. Vous en profiterez pour acclamer le programme minimum élaboré par l’union de vos comités.
Vive la République !
PROGRAMME MmotUM.