‹ [Programmes, professions de foi et engagements électorauxChapitre 220 sur 266 · Partie ècmiomîque · texte numérisé non relu

Partie ècmiomîque

Art, 9. — lûstruction intégrale et professionnelle de tons les enfants, mis, pour leur entretien, à la charge de la société, représentée par la commune et par l'État,

Art, 10. — Repos d'un jour par semaine ou interdiction, pour les employeurs, de faire travailler pîos dé six jours sur sept.

Art. 11. — Réduction de la journée de travail à huit heures au maximum. — Au-dessous de dix-huit ans, fixation de la durée de la journée à six heures.

Interdiction absolue du travail de nuit pour les enfants, — Pour les adultes, le maximum de la durée de ce travail, fixé à six heures.

Fixation du salaire par les corporations ouvrières.

Application du décret de 1848, qui interdit ie marchandage, sous peine d'amende et de prison.

Art. 12. “ Responsabililè des patrons dans tous Içs cas d’accidents; paiement d'une indemnité proportionnelle au dommage causé.

Art, 13. — A travail égal, salaire égal pour les travailleurs des deux sexes.

Art, 14. — Interdiction du travail dans les prisons au-dessous des tarifs

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élaborés par les corporatioos ouvrièrés. — Suppression absolue du travail dans les coti venta, ouvroîrs et autres établissements religieux.

Art. 15, — Interdiction absoluej pour les employeurs, de a^immiscer dans Padministralion des caiss es ouvrières. — Restitution aux ouvriers de T actif des caisses ouvrières existantes,

Aru 16, Interciîciîoû aux employeurs de toute réduction de salaire, par voie d'amendes ou autrement,

Aru 17, — La surveillance des ateliers, fabriques, usines, mines et services publics, concernant les conditions de travail, d'hygiène et de sécurité, sera exercée par des inspecteurs élus par les corporaiions ouvrières, — Les infractions aux cahiers des chargeSj aux lois et aux règlements seront jugées sans appel par les tribunaux réorganisés des conseils de prud'hommes.

Art- IS* — Annulation de tous les contrats ayant aliéné la propriété publique- — “ Suppression de la dette publique.

Art. 19, — Mise à la charge de la société des vieillards et des invalides du travaiL

Art. 20, — Abolition de tous les impôts indirects, — Suppression des octrois et de toute taxe de consommation, — Établissement d'un impôt unique et fortement progressif sur ravoir de chacun (capital et revenu), — Seront exonérés d’impôt les revenus ne dépassant pas trois mille francs*

Retour à la société des héritages en ligne collatérale. Pour les héritages en ligne directe, retour à la société de Texcédent au-dessus de vingt mille francs. Abolition du droit de tester.

Travailleurs, aux urnes! Votons tous pour Alexandre Avez,

APPJiL AUX ÉLECTEUaS.

Républicains,

Vous pensez comme nous qu'il est temps de reviser la Constitution bâtarde de 1875, établie par les bonapartistes, les royalistes et les cléricaux alliés aux opportunistes, dans l'espoir qu’un jour ils pourraient étrangler la « Gueuse » .

Le moment est donc venu de réclamer énergiquement le remplacement de cette Constitution monarchique par une Constitution républicaine et socialiste qui reconnaîtra les droits du travaiL

Ouvriera, employés.

Nous les pauvres, nous les humbles, nous qui sommes exploités, volés, depuis notre premier jour de labeur jusqu'à la fm de notre exfsteDce, nous les artisans, les producteurs de toutes les richesses nationales, et qui, cependant, vivons Êt mourrons dans la misère. Debout et aux urnes 1

La sociale bat le rappel, courage les « Miséreux I » Serrons les rangs et en avant, la victoire est à nous, nous sommes les plus nombreux, et nous avons de notre côté le droit et la justice-

Petits commerçants, petits patroBS, petits propriétaires.

Vous aussi vous êtes des nôtres, Texisfence n’est pas plus f icile pour vous que pour nous, car vous avez coiiiuie noos, contre vous, contre vos intérêts, [es barons du grand commerce, de la grande industrie, des prêts sur hypothèques, de la finance, etc.

Vous le savez, tfest la ruine pour vous, si vous n’obtenez pas des lois contre Textension, Tempiètement des Potin, du Louvre, du Printemps, du Bon Marché j si on ne prend pas des mesures contre les financiers et autres panamistes qui savent si bien vous enlever vos petites épargnes.

Votre intérêt comniaade de vous unir à nous pour faire triompher nos revendications; car, plus les travailleurs, ouvriers et employés gagneront, plus ils dépenseront; c’est vous dire que le commerce prendrait un nouvel essor, le jour où les travailleurs pourraient se nourrir, s’habiller, se loger conveoaMement.

Électeurs,

Si vous en avez assez des tripotages, des pots-de-viû, des scandales, qui sont la honte du dernier Parlement composé presque entièrement de nos ennemis de classe ; si vous êtes pour le triomphe de la probité, de l’honnêteté, de Péquité sociale, vous voterez avec nous pour le citoyen candidat du parti ouvrier.

A, AVEZ, employé.

Vu : lô candidat, A. AVEZ. Le Comité électoral

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