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La prochaine législature, si elle est débarrassée des entraves d'une opposition irréconciliable, devra être plus féconde.
Nous devrons rechercher l’équilibre du budget, non pas dans la substitution d un impôt à un autre, mais dans la diminution effective des dépenses. Dans un budget sans excédent de recettes, toute suppression d’impôt que n’accompagne pas une suppression de dépense n’est qu’un leurre.
La réforme administrative et judiciaire devra être abordée et résolue, afin de mettre l’organisation de nos services publics en harmonie avec le nouvel état de notre société ; elle aura pour conséquence ia suppression de gros traitements qui obèrent sans utilité le budget.
Le boni à provenir de la conversion de la rente française devra être consacré exclusivement au dégrèvement des impôts, notamment à la suppression des prestations et à la diminution des droits de mutafiofl qui grèvent la propriété foncière.
L’agricnlturej cetté mère nourricière de' la fortune publique'; ddvrS être suffisamment protégée contre la concurrencé étrangère.
Ce programme, quoique modeste, devra suffire è l’aétürtté dé la prochaine législature.
Électeurs,
Les vicmires que nous avertis remportées ebsemble contré léé enriétois de nos institutions ont assuré à cet arrondissèment- unè trànqüilKté et une union dont nous avons le droit d’être fiers.
L’autorité du parti républicain est telle que personne n’ose plus affronter là lutte coutrè son candidat.
Personne, en effet, ae prend aü Sérieux la candidature césariénnè et plébiscitaire que vient, à la dernière heure, de nous expédier un journal parisien.
Conscients de votre force et de la justice dé notre cause, vous affîrmefez dé nouveau, au scrutin du 20 août, votre foi dans la République résolument' pro^ gresmste que nous aVoas fondée ensemble, et qui a assuré à cé pays üh quart de siècle de pais et de proèpéri té.
Léopold GÔiRANi).
1'® circonscHption de NIORT.
M. G. DiSLEAU,
Éiu au 1"^ tour de scrutin.
Messieurs et chers concitoyens,
Je me présente à vos suffrages sous les auspices du congrès républicain du 27 juillet dernier.
Jamais il n’a été plus nécessaire d’apporter autant de clarté en allant au scrutin; mais jamais, par bonheur, grâce au Congrès, caractère d’une candidature n’a été d’une netteté et d’une précision plus absolues.
Dans cette circonscription républicaine, personne ne peut aujourd’hui se méprendre en présence des altaf^ues dont le candidat du Congrès est seul l’objet de la part des éternels adversaires de la République,
Ce candidat, messieurs, n’a pas à vous faire une longue profession de foi.
C’est un républicain de la veille et, à ce titre, il entend avant tout ne pas laisser diminuer l’œuvre émancipatrice des précédentes législatures.
Dans l’avenir, une impulsion vigoureuse doit être donnée à la direction des affaires publiques.
Avec une Chambre nettement et exclusivement républicaine, il faut une majorité d’action tout à fait dégagée des anciens groupes et des anciennes coteries, qui mette à sa tête uii Gouveruement décidé et hardi au besoin; tous deux ayant un sentiment plus net de la mission politique qu’ils ont à remplir.
11 reste beaucoup à faire. Mats, pour réussir à réaliser des progrès, il faut rompre avec les programmes ambitieux et renoncer aux promesses irréalisables qu’on ne peut pas tenir.
On a le véritable sentiment du progrès dès qu’on s’attache à l’étude des questions pratiques dont l’esprit public est prêt à recevoir la solution.
Dans cet ordre d’idées, il faut réformer l’Impôt, le rendre moins lourd aux travailleurs et le mieux proportionner à la véritable situation de chacun des contribuables.
Pour atteindre ce but, il faut, d’abord, s’astreindre à ne pas créer de nouvelles administrations d’État avec de nouveaux fonctionnaires.
L’agriculture doit être une des grandes préoccupations du prochain Parlement. Il faut continuer à la protéger comme l’industrie, par les tarifs de douanes, sans cesser de l’enseigner, de l’instruire, et ce par des moyens plus pratiques, si possible.
Tous les travailleurs doivent être l’objet d’une sollicitude constante. La prétention qu’ils ont d’améliorer leur sort est juste et ne peut porter ombrage à
personne. N’aTons-nons pas inscrit fraternité et égalité dans les plis de notre drapeau 7
Il y a, notamment, à faciliter Taccèa du crédit aux ouvriers des champs comme é ceux des villes, et it protéger les uns et les autres dans toutes les tentatives qu’ils peuvent faire pour l’amélioration de leur condition matérielle et morale.
Il y a là toute une œuvre législative à faire ou à compléter. 11 faut y réussir promptenaent, en prenant bien garde d’exagérer le rôle de l’État ou de porter atteinte au principe de liberté.
Telles sont, messieurs, mes déclarations. Elles sont modestes, mais sincères. Le courage républicain dont j’ai, maintes fois, fait preuve, m’incite à penser que TOUS me croirez décidé à y conformer ma conduite.
le m'y engage et je vous demande de crier avec moi :
Vive la République!