VENDÉE
Cri r conscription de FONTEiNAir-IjE-GOMTE
M. Gaston GUîLLEMETj #
Élo an 1^^ tour de scrutin.
Glierd concitoyens,
Est"il bien utile que je fasse mie profession de foi?
Vous me connaissez. Vous m'avez vu à Toeuvre, vous n’ignorez pas mes espérances.
Par U plume, par la parole, j*aî poursuivi sans relâche et partout ramélio-^ ration du sort des humbles, des petits, des travailleurs,
i’ai défendu les intérêts des agriculteurs par le crédit et Tassurance agricoles,
Pai défendu les intérêts ouvriers en proposant la participation aux bénéfices.
J*ai défendu les intérêts de tous par mes propositions sur la suppression des octrois (votée à Punaiîimilé), le dégrèvement de la grande vitesse (voté également à runanimité), le remboursement des trop-perçu en matière de transport, la réforme du contrôle des cbemius de fer et la réforme générale de rimpôt.
J'ai défendu vos enfants par mes propositions de loi sur ranuèe et Pâmélioration du régime des transports de l’État.
J'ai défendu vos libertés électorales en demandant la nomination des délégués sénatoriaux par tous les électeurs.
J’ai défendu la liberté littéraire.
J’ai défendu vos intérêts locaux en demandant sans relâche, mais non sans succès, P achèvement de notre réseau de voies ferrées.
J'ai réclamé la suppression de Pimpôt foncier, des patentes, des contributions personnelle, mobilière, des contributions indirectes, et leur remplacement par le monopole de la rectification de P alcool.
Membre de la commission d’enquête, j’ai défendu les intérêts des porteurs de titres de Panama en établissant la culpabilité des entrepreneurs et en réclamant la poursuite de ces pillards.
Cq que je veux, c'est qu^on vienne au secours de l'agricuiiure, qu'on allège la misère, principalement dans nos campagnes, qu'on répartisse plus équitablement rimpôt, qu'on songe enfin à assurer les vieux jours des travailleurs.
Ce que je veux, c'est îa tolérance la plus grande pour toutes les coDvictioüs religieuses, et amnistie pour ceux qui hier nous combattaient et veulent maintenant travailler avec nous à la grandeur et à la prospérité du pays*
Ce que je veux, c'est l'ordre à rintérieur, la paix avec Pétranger, mais en maintenant intégralement nos droits et nos intérêts.
Electeurs,
Je suis le candidat de tous ceux qui veulent la liberté, la justice, Pégalité et réprouvent les révolutions violentes \
De tous ceux qui souffrent, de tous ceux qui travaillent et qui peinent ;
De tous ceux qui veulent avec mol Paméîioration sociale et la marche progressive de la démocratie.
Quant à ceux qui, avec un changement de régime, voudraient ouvrir de nouveau Père des révolutions et précipiter le pays dans les plus dangereuses aventures ;
Quant à ceux qui s'obstinent à s'attacher aux épaves vermoulues de la royauté, plutôt que de chercher le salut sur le navire rapide du progrès ;
Que ceux-là ne votent pas pour moi, mais pour le candidat de la réaction* Je ne suis pas leur homme*
Mon drapeau, c'est celui de ïa République, Si voua me le confiez de nouveau, je saurai le porter avec la même énergie et la même indépendance ; car ou me rendra cette justice que, quoique partisan du régime actuel, je n'ai jamais été le plat valet des hommes au pouvoir.
Choisi par Passemblée plénière des répubMcains, je ne relève que d'eux et de mes électeurs.
Gaston GUILLEMET, député.
2® circonscription de FONTENAY-LE-GOMTE.