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M. DESHAYES

Élu au tour de scrutin.

Messieurs les électeurs,

Lorsque, il y a un an , la majorité du Conseil généra! de la Vendée se trouva être une majorité républicaine et qu'elle eut à désigner Pun des siens pouroccu-

per la présidence de cette haute assemblée, personne ne lui parut mieux appelé à ce poste difflcile, ui plus digue de cet honneur, que l’éminent Conseiller général, maire de Luçon, M. Desbayes. —

C’est que, depuis de longues années, M. Deshayes avait su se taire une place exceptionnelle dans l’esprit de tous, se conciliant l’estime generale par l’intégrité de sou caractère, puisant l' autorité de sa parole et de ses vues dans la rapidité et la sûreté de son jugement, enfin, suivant dignement la trace profonde qu’a laissée son père dans les débats de la représentation dépar-

tementale, , ,

Une pratique déjà ancienne des affaires administratives, une position de

fortune indépendante, ont valu à M. Deshayes une connaissance parfaite des besoins du pays, comme des moyens d’y répondre, en même temps qu lien recueillait des relations étendues, honorables pour lui, avantageuses pour les

intérêts dont il se fait l'interprète. ■ j

Messieurs les électeurs, au lendemain des désastres inouïs que 1 Empire, de funeste mémoire, a attirés sur notre chère et malheureuse patrie, M. Deshayes a été des premiers à acclamer le Gouvernement dfe la Défense nationale, à lui donner son concours, enfin, à se faire le partisan déterminé de cette République que de prétendus conservateurs, indignes de ce beau nom, pires anarchistes, au contraire, se sont de mille manières évertué à vilipender, depuis le premier jour jusqu’à aujourd’hui môme ; de celte République qui a passé l’âge de majorité et qui s’avance, calme dans sa force, dédaigneuse des basses intrigues, consciente d’avoir relevé la France dans toutes ses forces vives, dans sa manne, dans son armée, dans ses finances, et. par-dessus tout et devant le monda entier, dans sa dignité nationale.

C’est à ces titres que la majorité républicaine de l’Assemblée départementale reconnut, en M. Deshayes, le plus digne d’entre les plus dignes, et en fit le

Président du Conseil général de ta Vendée. , „

Aussi, est-ce sous un auspice de si haute valeur que se place le Comité républicain de la seconde circonscription de rarrondissement de Fonten ay-le-Comte, et que, plein de confiance en vous, chers concitoyens, il vous présente comme candidat au corps législatif, pour l’élection du 20 août prochain, l’honorable

maire de Luçoo T M. Desbayes.

Déjà proclamé par les 300 délégués venus à Luçon de tous les points de la circonscription, M. Deshayes vous verra ratifier de vos suffrages l’acclamation dont il a été l’objet. U a accepté ce nouveau et lourd mandat par devoir etpatrio-

tisme, ■ , r. .

Nous avons, de notre côté, la foi que, dans votre amour pour la France et

votre souci pour la sécurité de ses destinées, vous saurez, par l’élection de M. Deshayes, renforcer la phalange d’hommes éclairés et sages, dévoués à nos institutions libres, conservateurs vrais de l’ordre établi, amis d’une paix solide, que la nation convoquée va se donner pour mandataires.

Au jour du vote, que ce soit donc un beau et grand succès pour la cause libérale républicaine; que l’on puisse dire, par toute la France, que la Vendée intelligente répudie les bouderies et les ca^e-cou politiques, et qu’elle en aassez de la tactique réactionnaire, puérile et sans fruits, des bâtons dans les roues.

— 1057 — pjo 532

Pour cela, messieurs les électeurs, ouvriers, agriculteurs, commerçants citoyens de tous ordres, tous vaillants Vendéens et bons Français, serrons les rangs ; ne nous laissons pas troubler par les manœuvres, parlées et écrites, de nos adversaires aux abois; même se diraient-ils républicains, méfions-nous; et, au 20 août, avec sang-froid et avec ensemble, votons tous pour

M. DESHAYES, Maire de Luçon,

Président du Conseil général de la Vendée,

Le Comité républicain.

Monsieur le Président de la Commission des programmes électoraux,

Je n’ai publié ni signé aucune circulaire ou affiche électorale, programme ou engagement. Je n’ai fait que des réunions publiques.

Je ne puis donc vous fournir aucune pièce.

Agréez, monsieur le président, l’expression de mes sentiments dévoués.

DESHAYES, Député de la 2® circonscription de Fontenay-le-Comte (Vendée).

l'® circonscription de LA ROCHE-SUR-YON.

M. Aristide BATIOT,

Elu au l®*‘tour de scrutin.

A l’unanimité, les délégués de la première circonscription de La Roche, réunis en congrès, m’ont conûé le drapeau de la République.

Appelé encore une fois au grand honneur de le défendre, je ne faillirai pas à mon devoir.

Il y a quatre ans, nos adversaires ont mené, à visage découvert, l’assaut contre nos institutions.

Aujourd’hui, dans la lutte qui s’engage, ils changent de tactique. Ils essayent de tromper les électeurs en cachant leur drapeau.

Mais le pays, dans son bon sens, ne sera pas dupe de cette manœuvre. Il leur dira : Vous ôtes toujours les ennemis de la République et de ses lois fondamentales.

La prochaine législature devra surtout s’occuper .d’affaires et de réformes, et inscrire en tête de son programme ;

ProtectioB de l’agriculture, et, comme conséquence, défense énergique des

intérêts agricoles, industriels et commerciaux.

Création du crédit agricole et populaire pour venir en aide aux cultivateurs victimes des intempéries, pour perfectionner leur outillage et améliorer leur ex-

Régime de justice et de solidarité démocratique par l’amélioration des classes laborieuses*

Organisation de Caisses de retraites ouvrières pour assurer aux travailleurs des villes et des champs le repos et la sécurité dans la vieillesse.

Développement de la mutualité et subvention aux Sociétés de prévoyance

et de secours mutuels.

Organisation de l’assistance publique dans les campagues.

Réforme des impôts et du régime des boissons.

Réduction des patentes.

1 Réforme des frais de justice.

Développement de l’instruction populaire.

Réduction du service militaire sans porter atteinte à la défense nationale. Respect de toutes les croyances.

Maintien des droits de la société civile.

Si je suis votre élu, je mettrai au service de vos intérêts mes relations amicales avec les pouvoirs républicains. .

Je combattrai tout retard dans l’exécution de la section de ligne de Cesais-

Vouvant à Ghantonnay. , ^ .

Je demanderai l’achèvement à bref délai de la ligne de Fontenay-le-Comte à Cholet, et la prompte construction de nos chemins de fer à voie étroite.

Je ferai tons mes efforts pour obtenir du Ministre de la Guerre qu’il choisisse La Roche pour l’installation d’une fabrique de viandes de conserves.

Mes intérêts, tous en Vendée, où je suis né et où j’ai constamment vécu au

milieu de vous, sont les mêmes que les vôtres,

Je fais appel à votre patriotisme. Le 20 août, vous affirmerez une fois de plus votre dévouement et votre amour pour la République, qui a mis la France au premier rang des nations, qui lui a procuré de précieuses alliances et donné une force qui impose le respect et la crainte aux ennemis du dehors.

Vous resterez avec les vrais amis de l’ordre et de la paix.

Vous marcherez en avant avec la justice, la liberté, l’égalité et la frater-

nitép

Vive la France 1 Vive la République l

Aristide BÂTIOX,

Conseiller général, député sortant*

2' circonscription de LA ROCHE-SUR-YON.

M. Paul BOURGEOIS,

Élu au l" tour de scrutin.

Mes chers concitoyens,

Vous me connaissez tous, depuis longtemps : aussi ma profession de foi sera courte.

Je n’ai jamais dissimulé, je ne dissimule pas encore mes préférences personnelles pour un Gouvernement monarchique libéral... Avant tout, je sers mon Dieu et mon pays.

Je serai toujours, comme dans le passé, l’allié de tous les honnêtes gens préoccupés des intérêts sacrés de la religion, de la liberté des consciences et de l’amélioration du sort des travailleurs.

Docteur Paul BOURGEOIS,

Maire de la Verrie, Conseiller général de la Vendée, Député sortant.

Electeurs,

M. Bourgeois, notre candidat, mérite notre estime, nos sympathies et notre confiance. Votez avec vos Conseillers généraux et d’arrondissement pour M. Bourgeois.

De Cornulier, conseiller général de Montaigu; de Suzanet, conseiller général de Saint-Fulgent; de la. Vrïgnais, conseiller général du Poiré; de la Grandière, conseiller général de Rocheservière ; de Süyrot, conseiller d’arrondissement de Mortagne.

l*® circonscription des SABIÆS-D’OLOÎJNE M. Georges BATIOT,

Elu ao 1®' tour de acriuin.

Mes chers concitoyens,

Le Congrès républicain de la première circonscription de l’arrondissement, réuni aux Sables-d’OIonne, le 9 juillet dernier, m’a désigné à l'unanimité comme candidat pour l’élection législative du 20 août.

En présence d’une telle manifestation, j’ai accepté !a candidature qui m’était offerte et je viens solliciter vos suffrages.

Enfant de la Vendée, ayant toujours vécu au milieu de vous, je me suis pénétré de vos désirs, je connais vos besoins : j'ai dans ce pays toutes mes affections, tous mes intérêts.

Je suis, et j'ai toujours ôté républicain.

Vous n’avez à me reprocher ni faiblesse, ni compromission.

rai vu la République naître et s’affermir, et, grâce à elle, la France, après ses grands malheurs, a pu reprendre dans le monde le rang élevé auquel tous les patriotes pensent qu’elle a légitimement droit.

Je vois dans nos libres institutions, avec presque tous les Français d’aujourd’huii la sauvegarde de la paix intérieure dont le pays a si grand besoin.

Ennemi résolu d’une politique de personnes, de tracasseries et de rancunes, je n’appartiens à aucune coterie.

Je veux on gouvernement basé sur l’honnêteté, la tolérance et la liberté.

Je veux aussi un gouvernement d’une fermeté inébranlable dans l’application des lois et des institutions républicaines.

II est nécessaire, aujourd’hui plus que jamais, de s’occuper sérieusement du sort des travailleurs.

Cest pourquoi je suis on partisan énergique de toutes les mesures pouvant assurer une protection efficace à notre agriculture et à notre industrie nationales, dans leur lutte contre la concurrence étrangère.

Tout spécialement, je m’efforcerai de résoudre les questions si complexes et si graves qui ont pour but, tout en respectant les droits acquis, d’améliorer le sort des déshérités de la fortune.

Je porterai surtout mon attention, ainsi que je l’ai déclaré au Congrès, sur l’établissement d’hospices cantonaux, l’institution de caisses de secours et de retraites, tant pour les ouvriers des villes que pour ceux des champs, sur une répartition plus équitable de charges publiques, sur l’organisation pratique de l’assistance dans les campagnes, et, enfin, sur les questions d’hygiène, qui en France, jusqu’à ce jour, ont été si délaissées. '

Tels sont les principaux termes du programme dont je m’inspirerais si j’avais l’honneur de vous représenter.

Électeurs,

Vous me connaissez tous.

Depuis 1889, époque à laquelle j’avais renoncé à mes fonctions de conseiller de préfecture de la Vendée, pour répondre à l’appel d’un grand nombre d entre vous, je me suis exclusivement consacré à la défense de vos droits, à la protection de vos intérêts. ’

Vous m’avez vu à l’œuvre 1

Le 20 août, vous aurez la parole !

A vous de dire si j’ai su mériter votre confiance I

Vive la France I Vive la République 1

Georges BATIOT,

Ancien vice-président du Conseil de préfecture de la Vendée,

Maire de Talmont.

2* circonscription des SABLES-D’OLONNE.

M. A. de BAUDRY D’ASSON,

Élu au 1" tour de scrutin.

Mes chers compatriotes.

Je ne crois pas devoir abandonner la lutte que nous avons soutenue ensemble depuis dix-sept ans contre les ennemis acharnés de la religion catholique et contre ceux de la France laborieuse et honnête.

Oui! tant que durera la persécution, je serai là pour combattre les hommes néfastes qui ont juré de déchristianiser la nation française. Ami du peuple, je veux en sa faveur l’instruction nécessaire pour qu’il puisse gérer lui-même ses affaires ; mais je repousserai partout et toujours les lois attentatoires à la liberté de conscience.

Je repousserai la loi des laïcisations.

La loi des écoles inutiles, qui contiennent peu ou pas d’élèves, et qui grève les communes d’une façon révoltante;

Je repousserai la loi d’expulsion contre les congrégations religieuses;

La loi qui interdit aux sœurs de charité l’entrée des hôpitaux ;

La loi du service militaire pour les séminaristes;

En un mot, je protesterai sans relâche contre toutes les lois antireligieuses votées par la majorité de cette Chambre inoubliable, corrompue, qui vient enfin d’expirer et qui n’a eu qu’un but :

Arracher du cœur des enfants de la France chrétienne la foi de leurs pères!

Tous les intérêts de ma circonscription électorale feront l’objet de mes constantes préoccupations.

Je hâterai, par tous les moyens possibles, l’exécution du chemin de fer de Challans à Fromentine, desservant Saint-Urbain, Saint-Gervais, Beauvoir, qui, depuis plusieurs mois, a été concédé par le Conseil général, et dont le décret d’utilité publique devrait déjà être rendu, si noos avions un gouvernement vraiment soucieux des besoins du pays.

Je m’efforcerai de faire décider, sans retard, la construction des lignes

ferrées :

De Saint-Iean~de-Monts à Montaigu, passant par le Perrier, Challans, Froidfond et Falleron ;

De la Roche-snr-Yon à Légé, par Palluau et Saint-Étienne-du-Bois ;

De Saint-Gilles aux Sables-d’Olonne, par Bretignolles, Saint-Rico!as-de- Brem et Saint-Martin-de-Brem.

Toutes ces lignes sont déjà classées et votées en principe par l’assemblée départementale; il faut qu'elles aient leur prompte et complète exécution.

Les communes de Commequiers, Saint-Gilles, Croîx-de-Vie, Soullans,Cliallans, la Garnache, ont demandé que le train qui part de la Roche-sur-Yon à 6 heures 28 du matin et qui séjourne à Commequiers continue jusqu'à Mantes. Je me suis empressé de faire voter par le Conseil général un vœu favorable à cette réclamation si importante pour les intérêts commerciaux de ces localités : il leur sera donné satisfaction.

Nommé, par mes collègues du Conseil général, depuis plus de dix-huit ans, rapporteur de la Commission d’agriculture, en ce qui concerne l’industrie chevaline, je n’ai jamais cessé de m’occuper activement de cette branche si importante de l’élevage vendéen.

Constamment, je me suis rendu au Ministère de l’Agriculture pour réclamer un plus grand nombre d’étalons, et surtout des sujets meilleurs qüe ceux envoyés chaque année au dépôt de la Roche-sur-Yon. Mes efforts n’ont pas été inutiles, puisque nous avons obtenu quinze reproducteurs de plus. C’est une première satisfaction.

J’ai eu Tavantage d’amener le Ministre à déclarer à la tribune que le département de la Vendée tenait aujourd’hui le second rang parmi ceux qui s’occupent de la question hippique.

Ce n’est pas tout, le Ministre que je devais interpeller sur ce môme sujet, lors de la discussion du dernier budget, m’a promis que l’effectif de notre dépôt serait désormais porté à 195 étalons sur 200 que nous lui réclamions.

Les éleveurs de Saint-Gervais et de tout le Marais, peuvent compter sur moi pour faire exécuter cette promesse. C’est alors qu’il sera possible de créer de nouvelles stations et de renforcer celles déjà existantes.

Il est de toute nécessité que le port de Saint-Gilles soit terminé au plus tôt: aussi je ne négligerai rien pour arriver à ce but tant désiré.

La chasse aux vanneaux, dans ce canton, devrait être permise en tout temps, ainsi que Je l’ai longuement exposé au Conseil généra! : je ferai tout pour faire accepter les justes revendications qui ont été formulées en ce sens par les communes de Saint-Gilles, Croix-de-Vie, le Fenouiller, la Chaize-Giraud, Lande-

vieille, PAigaillon, Saiet^Nicolaa-de-Brem, Saint-Hîlaire-de-Biez, Saint-Maixent, Notre-Dame-de-Biez, Saint-Martin-de-Brem, Givrand, Samt- Révérend, Brelignolles et Commequiers,

Les courses de Challaos, dont je suis le fondateur, et les admirables concours de Bain t-Ger vais auront toujours moa appui Le plus aotil et la plus dévoué.

Je m’intéresserai fortement à TÜe de Noirmoutier,si déshéritée et à laquelle on a tout promis et rien donné!

Quant à mes opinionfl politiques, vous les connaissez ; je les ai, du reste, rappelées à la tribune dans un récent discours qui finissait par ces trois mots :

Fidélité! Fidélité! Fidélité!

Ce qui pour moi voulait dire ;

Dieu! France! Monarchie!

Messieurs les électeurs,

Au moment ou j’ai Fhonneur de me représenter à vos suffrages, ma devise est la môme; convaincu par rhistoire et par les scandales dont j^ai été le témoin attristé au Parlement, surtout dans ces derniers temps, que h France ne peut être sauvée que par un gouvernement respectant Dieu, ses lois, ses ministres;

Par un gouvernement s’occupant de Fagriculture, pour laquelle ceux qui détiennent le pouvoir ne veulent rien faire^ pas même relever le prix du blé, tombé aujourd’hui à moins de 15 francs ectolitre;

Par un gouvernement n’écrasant pas le peuple d’impôts toujours croissants;

Par un gouvernement faisant passer les affaires du pays avant les questions politiques et trop souvent personnelles;

Par tm gouvernement de liberté, de justice et de paix;

Par un gouvernement qui ne sera pas composé de juifs, de francs-maçons ou d’amis des francs-maçons.

Ce gouvernement, messieurs, nous le trouverons, selon moi, dans la monarchie, à laquelle Je suis et resterai dévoué jusqu’à la mort; car, en la servant, je crois servir la pairie.

Est-ce à dire, ai je suis renommé, que j’établirai une distinction entre les républicains et les conservateiirsp quand il s’agira d’un service à rendre, do démarches à faire dans un ou plusieurs ministères, d’une chose à obtenir?

Non, absolument non !

J’agirai comme par le passé, me disant : Je dois, je veux être le député de tous !

Voilà, messieurs, la profession de foi que j’avais à vous adresser ; elle est Texpression nette et franche de ma pensée.

J’attends votre verdict avec confiance, en criant ici bien haut, comme je l’ai fait à la Chambre :

Vive la France catholique!

A. DE BAUDEY D’ASSÛN, conseiller général, député sortant.

^ loea —

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