‹ [Programmes, professions de foi et engagements électorauxChapitre 255 sur 266 · YONNE · texte numérisé non relu

YONNE

l”* circonscription d’ AUXERRE, M. Paul DOUMER,

Élu au 1“ tour de scrutin.

Mes chers concitoyensi

Il y a bientôt deux années, vous m’avez fait le grand honneur de me nommer votre représentant à la Chambre des députés.

Je viens vous demander le renouvellement de mon mandat.

J’ai conscience de l’avoir loyalement et intégralement rempli.

Tous mes votes à la Chambre, tous mes actes et toutes mes paroles ont été en conformité absolue avec les engagements que j’avais pris. J’en ai rendu compte dans des réunions publiques, tenues dans les diverses communes de la circonscription, et une grande assemblée des électeurs, réunie à Auxerre le 26 juillet, après avoir entendu mes explications détaillées, m’a donné un éclatant témoignage de sa confiance.

Elle a reconnu et déclaré que j’avais suivi la politique de défense des institutions républicaines, de réformes démocratiques et de progrès social que vous avez approuvée par vos votes.

Que j’avais défendu les intérêts dont on m’avait confié la garde et que, de l’avis de tous les hommes de bonne foi, sans distinction de parti, j’avais largement contribué à maintenir dans le présent et à sauvegarder dans l’avenir le droit des bouilleurs de cru.

Devenu, de par vos suffrages, un fils du département de l’Yonne, je me sois établi au milieu de vous, me mettant à la disposition de tous ceux qui veulent bien avoir recours à moi.

Mes chers concitoyens,

La situation est aujourd’hui ce qu’elle était en 1891, et le programme que je dois vous soumettre est celui au bas duquel j’apposais alors ma signature.

Il comprenait :

Une réforme profonde dans la réparliuoü de Pimpôt, qtïi y fasse régner Inégalité et la jus lice, qui ne laisse pas peser lourdement les charges de FÉtat sur le petit contribuable, sur le travailleur de la campagne et des villes, stir le cultivateur, le vigneron, le commerçant, Fouvrier, faisant une situation privilégiée à roisivetè et à U fortune ;

La suppression, notamment, des impôts les plus injustes et les plus vexatoires, comme les taxes sur le vin, sur les objets de première nécessité, sur les instruments de travail ;

Une transformation de notre organisation judiciaire, dont les lenteurs et les frais ne permettent pas aux petits de se faire rendre justice;

L'institution d'un grand service de solidarité nationale par Fassistance aux malheureux et aux vieillards, par la retraite aux travailleurs;

L'émancipation de la société civile de toute tutelle cléricale; la séparation des Églises et de FÉtat et la suppression du budget des cultes;

Une révision démocratique de la Constitution qui nous conduise à Funité du pouvoir législatif, à une action plus directe et plus sûre de la souveraineté nationale.

Il y a lieu d'espérer, aujourd'hui que vous n'avez plus h procéder à une élection partielle, mais à prendre part à la consultation du pays tout entier, que ce programme réunira Fadhésion de la majorité des élue du suffrage universel.

Je vous promets, en tout cas, de travailler énergiquement à sa réalisation.

Tous mes efforts tendront à rendre féconde la prochaine législature, à protéger FagricuUure et F industrie nationales, à organiser, par des lois d'égalité et de justice, la défense dm travail, de la petite propriété, contre la féodalité financière qui les menace,

La politique que je soutiendrai sera celle que j’ai toujours soutenue. Elle peut se résumer en ces mots : à Fintérieur, la liberté, le progrès démocratique; à Fextérieur, une paix vigilante et fière qui sauvegarde les intérêts et la dignité de la France,

Vive la République!

Paul DOUMER, député sortant.

2° circonscription d’AUXERRE, M. Pierre MEELOU,

Élu au 1" tour de Bcrutin.

Mes chers coocitoyens,

Je remets entre vos mains le mandat que vous m’aviez confié : j’y suis resté fidèle.

Je viens à nouveau solliciter vos suffrages.

Mon programme, vous le connaissez, il est celui de 1889.

Il comprend ;

La réforme générale de notre régime fiscal ;

L’établissement d'uu impôt sur la fortune, qui demandera quelques sacrifices au riche pour diminuer les efforts du pauvre;

L’organisation de l’assistance publique et du crédit au travail ;

Les mesures législatives qui, garantissant les droits de la société laïque, permettront d'opérer la séparation des Eglises et de l’État;

La révision de la Constitution, pour assurer la souveraineté du suffrage universel, jusqu’à ce jour asservi par le cens électoral.

Tel est le minimum de nos revendications.

On nouveau parti s’est affirmé. Renonçant à des espérances chimériques, les monarchistes se « rallient » à la République et prétendent la diriger. Impuissants à détruire les réformes que vingt années de luttes ont édifiées, mais, comptant sur les défailiances des timorés, ils veulent camper sur les positions conquises. en attendant que ies circonstances leur permettent de battre en retraite.

Les républicains d’avaut-garde portent leurs regards en avant : ils pensent que la vie d’une démocratie doit être un effort incessant vers le progrès et ta justice sociale.

‘ Je suis avec eux.

Vous êtes mes juges; j’attends votre verdict.

Pierre MERLOU,

Circonscription d’AVAULON.

M. Étieune FLANDIN,

Élu au 2® tour de scrutin.

Mes chers concitoyens,

En acceptant la candidature que m’ont offerte vos représentants au conseil général, au conseil d’arrondissement et les chefs élus de vos municipalités, j’ai contracté vis-à-vis de vous l’obligation de m’expliquer avec une franchise absolue sur la ligne politique que j’entendrais suivre si vos suffrages m’appelaient à siéger à la Chambre des députés.

Profondément dévoué à la République, j’ai toujours considéré cette forme de gouvernement comme devant être l’expression la plus haute et la plus pure de la liberté humaine et de la justice sociale. C’est vous dire que je ne m’associerai jamais qu’à des mesures ayant pour but l’affermissement des institutions républicaines.

Pour achever de les établir sur des assises indestructibles, une politique nouvelle, au lendemain d’une victoire définitive, me paraît s’imposer, politique non de combat, mais de pacification, politique non de suspicion intolérante ou de récrimination stérile, mais de foi généreuse dans l’avenir de la démocratie.

Il faut que le Gouvernement, sachant user légitimement de ses prérogatives et assumer les responsabilités qui en découlent, puise dans la certitude de son autorité incontestée l’ascendant nécessaire pour assurer à la France, avec des alliances durables, une politique extérieure digne du rang qu’elle doit occuper,

11 faut que le Parlement, se résignant à ajourner les questions irritantes, consacre, dans le large domaine des questions économiques, toute son activité à l’accomplissement de réformes démocratiques depuis trop longtemps attendues, à la meilleure organisation de l’impôt, au développement du crédit, à la réduction des frais de justice, à la simplification des lois de procédure et des onéreuses formalités qui grèvent et entravent la transmission de la propriété immobilière, à la protection efficace de notre industrie et de notre agriculture, sources primordiales de notre richesse nationale.

Il faut enfin que les pouvoirs publics aient le courage d’aborder résolument l’étude des problèmes sociaux. Ce serait faire acte d’imprévoyance singulièrement dangereuse que de laisser aux socialistes révolutionnaires, comme l’enseigne exclusive de leur parti, la solution des questions sociales. La République ne saurait oublier que c’est aux plus pauvres et aux plus déshérités qu’elle est tenue de réserver une sollicitude particulière. Rien ne serait pire que de vouloir ignorer des souffrances trop réelles. Nous avons le devoir, en conciliant dans une alliance féconde le principe de la liberté individuelle avec celui de la solidarité

Immame, de chercher à assurer auïtravailleurB des champs et des villes plus de bien-être dans le présent, plus de sécurité pour l’avenir, et de poursuivre celte

œuvre âvec une ardButfi fraternité .

3'ai la foi, malgré de récents et cruels mécomptes, que la Bépublique est

avant tout le régime de l’intégrité et que son gouvernement de libre et incessant contrôle ne saurait être un syndicat d’exploitation de la chose pnblique.

J’ai la foi que la République implique, par définition, la tolérance ou, pour mieux dire, le respect de toutes les convictions sincères, qu’elle a pour mission de travailler sans relâche à réduire la part de l’ignorance, de l’égoïsme et de la

violence dans les affaires humaines.

J’ai ia conviction que, seule, la République, en fixant d’une inain sûre la limite qui sépare le progrès de Tutopie, peut déterminer la solution à donner aux grandes questions qui intéressent l’individu et la société.

Veuillez croire, mes chers concitoyens, à mes sentiments d’absolu dévouement.

Étienne FLANDIN,

Membre du conseil général de l’Yonne.

Circonscription de JOIGNY.

M. Henri LODP,

Gtoyeas, .

Il y a un an à peine, par plus de dix mille suffrages, vous m’avez donné la plus haute marque de confiance qui puisse être accordée par des citoyens d’un pays libre.

Vous avez témoigné sur mon nom votre profond attachement aux idées radicales, ai chères à ce département de l’Yonne.

Vous avez manifesté votre persévérance â réclamer la réalisation des réformes économiques et sociales, tant de fois promises, en grande partie ajournées, à la suite de manœuvres politiques fomentées par les ennemis invétérés de la démocratie.

Ce programme radical, ces principes sur lesquels, il y a moius d’une année, nous nous sommes expliqués et entendus, constituent un pacte auquel, pour ma part, l’entends rester fidèle.

Nous sommes toujours partisans de la réforme de l’impôt, portant à la fois sur le capital et le revenu.

Nous poursuivons la suppression progressive des taxes de consommation qui, sous forme d’impôts indirects, pèsent si lourdement, avec une proportionnalité à rebours, sur les masses des travailleurs.

Nous sommes tombés d'accord pour réclamer le retrait de la personnalité civile concédée aux congrégations, et, en même temps et avec vous, je suis partisan de leur disparition,

J’espôre qu’enün le pays enverra, cette fois, au 20 août prochain, siéger à la Chambre des députés une majorité républicaine résolument décidée à trancher la grosse question de la séparation des Églises et de i’État.

Vingt-cinq années d’un dévouement absolu è la République démocratique garantissent mon coucours à la solution de cette si importante question.

Je continuerai à voter la suppres.sion du budget des cultes.

Je réclamerai la réforme des frais de justice et de procédure et l’organisation de l'assi^nce publique dans les campagnes.

Je continuerai à poursuivre la réalisation du crédit agricole et du crédit au travail.

Je suis partisan de la révision de la Constitution par les républicains et au profit de la République.

Je voterai toutes les lois qui auront pour objet ramélioration du sort des travailleurs et les mesures favorables au développement de l’industrie et du commerce.

Je crois pouvoir dire que ma profession de cultivateur me permet de connaître les maux dont souffre l’agriculture et aussi ses besoins.

Plus que jamais, j’estime que l’agriculture a besoin d’être protégée.

Je continuerai à voter le maintien du droit des bouilleurs de cru qui, tout récemment, a couru de si grands dangers.

Il faut enfin que les destinées de la patrie soient remises entre les mains de véritables servitours de la République. Le pays, dégagé des entraves léguées par le passé, marchera résolument dans la voie tracée par son génie, à la réalisation effective des réformes radicales, économiques et sociales.

Vive la République!

Henri LOUP, Député sortant.

Circonscription de SENS.

M. Paul BÉZINE,

Élu au 1®' tour de scrutin.

Le mandat que vous m’avez confié en 1889 est sur le point d’expirer, et vous êtes appelés, pour le 20 août, à élire un représentant à la Chambre des députés.

Fort de la confiance qne vous m’avez donnée, je n’ai pas cessé un seul instant d’étre ie serviteur dévoué de la République et le défenseur énergique des intérêts agricoles qui sont ceux de notre arrondissement.

Fidèle à mon mandat, j’ai toujours mis mou activité et mes forces au service des travailleurs; j’ai, dans toutes les circonstances, demandé, voté et soutenu les lois de réformes politiques, économiques et sociales qui ont été adoptées, discutées ou seulement étudiées à la Chambre.

Mon programme est celui que j’ai suivi depuis quatre ans, et qui émanait

de vous. 1 ■ ■

1, Protection agricole de plus en plus énergique et de plus en plus vigi-

lante^^ Béforme générale de l’impôt, répartition des charges publiques d’après la richesse et la force contributive de chacun. Établissement de l’impôt progressif sur les revenus, remplaçant les impôts indirects, les taxes et les quatre

contribîitioDs.

5, — Suppression dos prestations^

— Suppression des octrois.

5^ __ Maiûtiep du droit des bouilienrs de crUi

Liberté de conscience assurée à tous les citoyens par la séparation

des Églises et de PÉtat

Suppression du budget des cultes.

7. — Révision de la Constitution dans un sens démocratique. Suppression du Sénat, Chambre unique renouvelable par tiers,

^ Interdiction du cuinul des fonctions électives,

9* suppreasion des gros traitements et des sinécures. Suppression des

fonds secrets.

10^ Organisation de l’assistance publique dans les campagnes.

11! — Assurance contre les accidents qui privent subitement le travailleur

de ses ressources. . . .

j2. Égalité de tous les citoyens devant l’obligation du service militaire ;

suppression de tout privilège. , , ■

13^ Garantie de toutes les libertés politiques (d’association, de réunion,

de parole, de presse).

H. — Lois de protection pour les invalides du travail.

^5. Réforme des droits de justice, de succession et de vente.

16. — Liberté des syndicats pour leur pormeiire la défense de leurs intérêts.

17, — Organisation du mandat impératif.

De nouveau, comme en 1889, je vous apporte ma bonne volonté, doublée cette fois de l’expérience que j’ai pu acquérir. Si vous m’honorez d’un nouveau mandat, je saurai rester digne de votre confiance et vous me trouverez toujours au premier rang, luttant pour la justice et pour l’égalité.

11 ne suffit pas que la République soit acceptée par tous, il faut que le pro-

grès démocratique vieuoe la fortifier et la grandir, il faut que des lois salutaires viennent apporter dans son sein plus d’immanité pour ceux qui souffrent, plus de justice et de bien-être pour ceux qui travaillent et qui peinent.

Il faut que la France choisisse, cette année, des représentants énergiques, décidés à marcher résolument avec nous à la conquête des réformes démocratiques et sociales si longtemps attendues.

Ces réformes, en donnant la sécurité aux travailleurs, rendront la République inattaquable et en feront définitivement le gouvernement du peuple par le peuple.

Vive la République!

Paul BÉZINE, député sortant.

Circonscription de TONNERRE.

M. Jean RATHIER,

Élu au l®' tour de scrutin.

Mes chers concitoyens.

Vous êtes appelés à nommer, dans quelques jours, un représentant à la Chambre des députés. Eu sollicitant le renouvellement du mandat que vous m’avez donné il y a quatre ans et qui vient d’expirer, je vous dois des explications sur la façon dont j’ai accompli la mission que je tenais de votre con- Cance.

J’ai conformé mes votes et mes actes à la doctrine du parti que j’avais l’honneur de représenter et aux engagements pris devant le corps électoral. Chaque fois que la réaction a cherché à battre en brèche les institutions démocratiques, j'ai considéré comme un devoir de m’associer, pour les défendre, à tous les représentants de ropinion républicaine.

Dans l'ordre économique, j’ai eu le souci constant des intérêts de notre paya,

La législature écoulée a eu la tâche d’élaborer le tarif général des douanes, destiné à assurer une protection efficace à l’agriculture, à l’industrie et au commerce français. Cette œuvre considérable, qui a demandé environ deux ans pour être réalisée, n’est pas encore parfaite : elle demande à être complétée par des élévations de tarifs qui permettront aux produits nationaux de se défendre d’une façon pins efficace contre la coucurrence étrangère, de jour en jour plus redoutable.

J’ai voté toutes les mesures de protection qui m’ont semblé indispensables au salut de l’agriculture, notamment sur les animaux vivants, les raisins secs,

lôB viDs Italiens et espagnols et les maïs étrangers, qui ruinaient la production française-

J*ai défendu, à la tribune de la Chamiire, les bouilleurs de cru, menacés par une réforme incomplète de Pimpôt des boissons. Grâce aux efforts de quelques-uns de mes collègues et aux miens, les droits des vignerons sont maintenus et la liberté est et reste entière pour les bouilleurs de cru.

Enfin, je me suis préoccupé des intérêts particuliers de rarrondissement et des communes, et je n'ai rien négligé pour que satiefaction leur soit donnée.

Electeurs î

Les ennemis de la République, après avoir tenté contre elle les plus grands efforts et essayé par tous les moyens de la renverser, cherchent h réussir par la ruse, là ou ils ont échoué parla violence. Depuis vingt ans, leurs tentatives sont restées vaines, et voici que maintenant ils protestent de leur dévouement à la démocratie, uniquement dans le but d’arriver au pouvoir et pour s’efforcer de barrer la route aux réformes désirées.

Cette manoeuvre hypocrite ne saurait réussir dans un pays de franchise et de loyauté. Il convient de la déjouer en lui opposant des opinions nettement républicaines.

Je me présente à vous en maintenant tous les articles du programme sur lequel vous m’avez élu en 1889, parce que je crois qu’il exprime l’ensemble des réformes sans lesquelles la République ne peut vivre, se développer et réaliser ridéal que nous poursuivons.

Je demande notamment :

La réforme générale de l’impôt dans un sens démocrülique, de façon que, selon les termes de k Déclaration des droits de Phomme, chacun contribue aux charges publiques selon ses facultés et ses moyens. Pesiime que cette tâche doit être l’œuvre maîtresse de la législature prochainef et qu’il faut Fenlreprendre de suite, afin de mettre un terme aux injustices et aux iniquités flagrantes que l’on constate actuellement dans la répartition de l’impôt.

Cette réforme est k clef de toutes les autres.

Je réclame encore :

La suprématie absolue du pouvoir civil sur le pouvoir religieux ;

La séparation des Églises et de TÉtat.

Au point de vue économique, fappaierai les propositions qui auront pour but de reiever les droits de douane sur les céréales et les laines étrangères, droits qui, dans les circonstances actuelles, me paraissent absolument insuffisants. Je défendrai, comme Je l'ai déjà fait, les intérêts de l’agriculture et de la viticulture, notamment le droit des bouilleurs de cru.

Je volerai la réforme de l’impôt foncier, à condition que le dégrèvement profite uniquement aux petites et aux moyennes cotes, et ne soit pas effectué à leurs dépens, comme le désirent ceux qui réclament la suppression de cet impôt pour les grands propriétaires.

Telles sont les réformes urgentes qui me paraissent devoir appeler l’attention de k prochaine Chambre et auxquelles je m'associerai sans réserves.

Mes chers conciloyens,

J’ai conscience d’avoir remplie mandat que vous m’arez confié, an mieux de vos intérêts politiques et économiques.

Je l’ai accompli avec loyauté, sincérité et dévouement.

J’en sollicite le renouvellement.

A toutes les injures, à toutes les calomnies dont j’ai été abreuvé par mes adversaires, vous répondrez en affirmant une fois de plus, sur mon nom, votre inébranlable attachement à la cause de la République et du progrès.

Vive la République 1

Jean RATHIER,

Député sortant, conseiller général de Tonnerre.

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