Partie agricole
Article premier. — Minimum de salaire fixé par les syndicats ouvriers agricoles et par les conseils municipaux, tant pour les ouvriers à la journée que pour les loués à Tannée (bouviers, valets de ferme, filles de ferme, etc.).
Art. 2. — Gréaiion de prud’hommes agricoles.
Art. 3. — Interdiction aux communes d’aliéner leurs terrains communaux; amodiation, par TÉtat, aux communes, des terrains domaniaux, maritimes et autres actuellement incultes ; emploi des excédents des budgets communaux à Tagrandîssement de la propriété communale.
Art. 4. — Attribution, par la commune, des terrains concédés par TÉtat,possédés ou achetés par elle, à des familles non possédantes, associées et simplement usufruitières, avec interdiction d'employer des salariés et obligation de payer une redevance au profit du budget de Tassistance communaîe.
Art, 5. — Caisse de retraite agricole pour les invalides et les vieillards, alimentée par uo impôt spécial sur les revenus de la grande propriété.
(5, — Achat, parla commune^ de machines agricoles et leur location, à prix de revient, aux cultivateurs. — Création d’associations de travailleurs agricoles pour Tâchât d’engrais, de grains, de semences, de plants, etc., et pour la vente des produits.
Art. 7. — Suppression des droits de mutation pour les propriétés au-deS“ sous de 6.000 francs.
Art. 8. — Réduction, par des commissions d’arbitrage, comme en Irlande, des baux de fermage et de métayage, et indemnité aux fermiers et aux métayers sortants pour la plus-value donnée à la propriété.
Art. 9, — Suppression de Tarticle 2102 du Code civil donnant aux propriétaires privilège sur la récolte et suppression de la saisie-brandon, c’est-à-dire dés récoltes sur pied; constitution pour le cultivateur d’une réserve insaisissable, comprenant tes instruments aratoires, les quantités de récoltes, fumiers et têtes de bétail indispensables à Texercice de son métier.
Art. 10. — Révision du cadastre, et, en attendant la réalisation de cette mesure générale, révision parcellaire par les communes.
Art. 11 , — Cours gratuit d’agronomie et champs d’expérimentations agricoles.
Art. 12. — Impositions et patentes appliquées aux fermiers généraux dans les mêmes conditions qu’aux autres commerçants.
Alt. 13. ^ Assurances par TEtat des propriétés et des personnes et suppression du monopole des compagnies.
Vu : Le Candidat,
' Ch. SAUVAHETl’. ■
l"* circonscription de MOULINS.
M. Fèüx MATHÉ,
Elu au 1’" tour de scruüo.
DÉCLJUIATIOS,
Le Congrès républicain de la circonscription de Moulins-Est m’a fait l’honneur de me désigner comme candidat à là députation. , ^ 1
Enfants de Moulins, vous ine connaissez tous ; fils d’un représentant du neunle, proscrit en 1851 1 condamné moi-môme par l'Empire, c’est au milieu de vous que j’ai livré mes premiers combats contre le despotisme et pour la
Depuis huit ans, vous m’avez confié le mandat de vous représenter à la Chambre des Députés, j’y ai toujours soutenu fidèlement le programme répubiicain que vous avez accepté et qui est le môme que mon père a défendu toute
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De ce programme, je ne retrancherai que lesrésultats acquis, car il exprime, en les résumant, l’ensemble des réformes essentielles à la constitution même de la République ; c’est sur lui que l’union de tous les répubhcains s’est faite eu 1889 et il nous a donné la victoire sur la réaction. J’y ajouterai seulement quelques revendications nouvelles commandées par la situation et dont d’autres pays ont
déjà entrepris l’étude et la solution. . , . i •
Nos adversaires, après avoir combattu toutes les réformes sociales et politiques les plus élémentaires et fait tous leurs efforts pour renverser la République, ont inventé une tactique nouvelle.
Une coalition, formée de soi-disant ralliés et de cléricaux, menace encore une fois les institutions que la France a librement choisies.
Se souvenant de leurs défaites passées, ils n’osent plus attaquer en face la République, ils se cachent, pour mieux la combattre, sous les plis mêmes de son
Us exploitent les divisions et Ilmpuissance de la Chambre de 1889, comme si ces divisions et cette impuissance ne provenaient paSi en grande partie, de la présence d’une opposition systématique et factieuse de près de^ 200 députés mettant tout en œuvre pour empêcher la coustitution d’une majorité stable.
Les partis au pouvoir ont pu commettre des fautes, la République n en reste pas moins debout, lumineuse et pure, avec son programme intact et son idéal de
justice et de liberté* , . * ■
Les cléricaux qui, sur le conseil du pape, acceptent l’étiquette républicaine 5
les royalistes et Ies;bonapaitistes qui s’y rallient parce qu’ils voient bien que la
monarchie et l’empire sont reponssés par le suffrage universel, se groupent autour de l’Église pour s’opposer aux réformes que l’opinion réclame et pour détruire
celles que nous avons déjà conquises.
Avec eux, les états-majors des grandes compagnies, les grands proprietaires et les financiers feront toujours cause commune pour refuser tonte réforme radicale de la justice et de l’impôt, et, malheureusementaussi.'ün certairi nombre de trembleurs pour qui tout changement est synonyme de bonleyersement.
Mais le suffrage universel ne trahira pas, il saura demeurer la sentinelle incorruptible de cette patrie républicaine qu’il a fondée et dont il attend sa liberté politique et sociale.
Pour résister à cette coalitioUj tous ceux qui veulent le progrès et le ■maintien de la République formeront une masse inébranlable que rien ne pourra entamer, et l’on arrivera ainsi à fine situation parlementaire telle' qu’il n y aura plus que deux grands partis, celui du progrès et celui de la réaction.
Si, comme tout le fait espérer, lés élections du 20 août sont en faveur des progressistes, il se constituera dans la nouvelle Chambre une majorité stable par la concentration' de toutes les forces républicaines sur le terrain des réformés-
Cette majorité saura s’affranchir des lenteurs parlementaires et administratives qui énervent l’opinion et paralysent tout progrès; elle accomplira les réformes que le pays atteud depuis vingt ans et qui ont pour objets principaux : la séparation des Églises et de l’État, la réforme générale de l impôt, la gratuité de la justice, le crédit au travail et les retraites ouvrières.
Gardienne des grandes traditions de la Révolution française, elle tiendra le drapeau de la République, ouvrira ses rangs à tous les démocrates sinçèrœ et, sans haine, sans crainte, marchera droit devant elle, vers le progrès, la justice et
la fraternité. . . n - i
Électeurs républicains de toutes nuances, je vous convie à 1 union sur le même programme qui nous a' déjà conduits à la victoire en 1889.
Deux concurrents me sont opposés, l’unM. Blandin, avocat, jusqu’ici hostile à nos institutions, se déclare rallié à la République, il est soutenu par tous les réactionnaires; l’autre, M. Tbévenin, menuisier, se réclame du parti socialiste révolutionnaire dont le programme ne peut, à cette heure, recevoir de solation; sa candidature a pour résultat de diviser les républicains en face de la réaction cOâlisé&*
Si voua qu^une vio tout Bntièrs consacréGau fi6rvicôd6la: Répübli<ïii6
soit une garantie sulïisante de rexècution des promesses cont9aües:ian3 mon programmeî vous ratifierez le choix du Congrès républicain de Moulins en me donnant vos suffrages.