SI
ü renie, IWe d'a.r.nCie-
sement des lois scolaires qui. ont assuré l’instruction de vos enfants, en plaçant
l^éccile en dehors dos diBsensions religieuses- .r-x - ' « ^ï^nîn
ns mÏent d’égalité,., et ils protestent contre la lo nuhta.re qui a voulu
monarclnqne la notion du
gouvernement que nous saurons défendre contre toutes les attaques.
La Républi^e nationale, c’est-é-dire indépendante de toute influence extérieure n’attendant pas de l’étranger soc investiture m sa direction.
La République pacifique, sans. faiblesse ni forfanterie, trouvant dans s . admirable armée et dans la certitude qu’elle a des amis en Europe, la plei garantie de sa sécurité et de sa dignité.
^ pdM^e.. U de
l’impôt des boissoL, par exemple, doit aboutir, m^s il faut que * si
vexatoire pour les débitants, disparaisse, sans qu on le reporte sur les propr
liberté de conseience jusqu’à la liberté du travail, qui doivent et
bien des tyrannies syndicales que de l’autocratie patronale ;
De réaliser enfin la pacification des âmes françaises et leur un o effort commun, au profit des faibles et des humbles, contre les misères et
infortunes sociales.
Mes chers Concitoyens,
Cette République, si vous me confiez l’honneur de la défendre gôra aucun de vos intérêts légitimes ; car, agricoles ou industriels, ils “
dairesdes intérêts de la Patrie, au service de laquelle je mettrai mon a t entière et tout mon dévouement.
Vive l’Ardèche 1 Vive la République!
MarcSAÜZET,
Professeur agrégé à la Faculté de droit de Paris.
Mes cliers Concitoyens^
En donnant, dimanche dernier, la majorité ans deux candidats républU cains, vous avez répondu aux attaques furieuses, aux calomnies méprisables d^adversaires qui, décidément, aiment mieux rinjure que la discussion*
Le S septembre, vous achèverez, dans notre circonscriptîoü, la déroute de ces ralliés, combattants honteux^ blottis prudemment dans leurs réunions privées, où ils rééditent les accusations les plus ineptes de leurs journaux, sans oser convoquer ou laisser parier leurs contradicteurs*
Les élections générales du 20 août viennent de montrer la répulsion de la France pour cette nouvelle forme de l’hypocrisie politique* Elles indiquent aussi que la prochaine Chambre saura former une majorité capable de donner à la République le gouYernement que nous voulons :
Dévoué aux intérêts apicoles qui tiennent une si grande place dans la richesse nationale \
Respectueux de nos libertés publiques, — assez fort pour les protéger toutes également, assez vigilant pour assurer, sans violence, cette protection égale qui constitue Pordre ;
Économe avant tout, et très scrupuleux dans la gestion de nos finances, — convaincu que P élaboration sérieuse des budgets et des réformes fiscales doit être la tâche principale de cette législature ;
Soucieux aussi de défendre notre empire colonial et d’en utiliser les îmraenses ressources, sans se lancer, au hasard, dans des expéditions ioinlames ;
Capable, enfiD, par Pesprit de suite, la vigueur et la maturité des décisions, de maintenir notre crédit moral aussi haut que notre crédit financier, de porter fièrement partout le drapeau de la France, qui est le drapeau de la paix.
Mes chers Concitoyens,
C'est là la politique républicaine dont j'ai Phooûeur de rester le seul cham-' pion*
Fidèle aux engagements que nous avions pris Pun et l'autre, l'honorable M* Gallix retire sa candidature.
H nous donne ainsi une preuve nouvelle de sa loyauté et de son esprit de dîBCipline ; la démocratie ardéchoise u'atteudait pas moins de lui.
Il a montré à ses amis où était le chemin du devoir ; nous sommes assurés de les y rencontrer tous, et nous n’oublierons pas que la victoire de la République, dans notre circonscription, aura été due à leur abnégation autant qu'à nos efforts*
Vive la République !
Marc SAUZET, professeur agrégé à la Faculté de droit de Paris.
2« circonscription de TOURNOW, M. le vicomte E. Melchior de VOGUÉ, Élu au l*' tour de scrutin .
Voua allez choisir le 29 août entre deux politiques : l’une menace d’une ruine fatale notre République française ; l'autre peut seule élargir, fortider consolider pour un long avenir cette République. ' ’
Vous allez choisir entre la République de la division et la Répu'blique de l’union nationale. ^
La première veut perpétuer nos discordes civiles, continuer entre Français une lutte qu’on dit nécessaire, éternelle. Elle réclame, pour quelques politiciens de carrière, le privilège exclusif de servir la France, ou plutôt de s’en servir en occupant seuls toutes les places. ’
Elle reconstitue une nouvelle féodalité au profit des petits tyrans d’arrondissement, qui s'arrogent, dans chaque commune, le droit de désigner leurs créatures pour tous les emplois, toutes les faveurs, qui menacent et oppriment les citoyens indépendants, étrangers à la coterie régnante. Elle exige que l’on accepte comme des dogmes infaillibles toutes les lois rédigées par d’anciens combattants, dans un esprit d’hostilité déclarée contre le sentiment religieux. Elle condamne ainsi à l’opposition des hommes libres qui rèfusent de sacrifier les di’oits de la raison et de leur conscience. Elle prépare ainsi, par l’accumulation des mécontentements, un second boulangisme, un retour certain du césarisme.
Je ne veux pas de cette République.
La seconde appelle tous les Français à se réunir définitivement sous sou drapeau libéral. Elle leur offre à tous indistinctement justice, égalité des droits, récompense des services rendus à la patrie et non plus à une coterie, fiberté de conscience, espoir de faire triompher leurs opinions par la libre discussion et deles faire passer dans les lois. Elle entend reconstituer, dans la France unie, le gouvernement fort et stable qui nous manqüe,;et garantir, par là l’ordre àl’interieur, la paix à 1 extérieur, la securité et la durée de nos alliances diplomatiques.^ Elle réclame de sesserviteurs les réformes sociales qu’attend notre démocratie, réformes toujours ajournées par des législateurs qui s’attardaient aux querelles de personnes, aux controverses sectaires contre la conscience chrétienne, aux tripotages louches et à la poursuite de leurs intérêts particuliers.
Telle est la République dont je veux l’avènement et le maintien.
Également ennemi de toutes les réactions césariennes ou jacobines, je crois
— yy — pjo 532
qu'il faut des idées simples et nouvelles aux jours nouveaux qui se lèvent sur notre démocratie pacifiée. Quelques mensonges qu’on vous débite, sachez que le regarde vers l’avenir et non vers le passé. ^
Électeurs,
Si vous pensez comme moi, je demande vos suffrages pour faire entendre au nom de l’Ardèche, les revénûicatious les plus urgentes de l’opinion ;
L’entière liberté d’association pour tous tes citoyens, ouvriers, religieux ou laïques, qui veulent mettre cette grande force au service d’une idée ou d'un intérêt ;
La cessation du divorce entre la conscienceet l’école; le couronnement de oeite grande œuvre républicaine, la diffusion de l’enseignement primaire, par la Imerté rendue aux cominunes et aux pères de familles de subventionner les maîtres de leur cîioixj
La loyale et bienveillan te application du Concordat; dans un esprit de respect pour les principes religieux, de ferme répression contre les personnes qui voudraient empiéter but les attributions du pouvoir civil ;
L'exacte et stricte interprétation de la loi militaire, par l’emploi de chaque fraction du contingent, en temps de paix, au service que cette fraction devra accomplir en temps de guerre ;
,, , du Code de procédure, l’abaissement des frais de justice et
1 abréviation des délais qui éternisent toutes les instances judiciaires;
La rédaction méthodique d’un code qui manque encore à notre démocratie le code du travail industriel ;
La réorganisation de notre système financier, une répartition de l’impôt plus équitable pour l’agriculteur, trop fortement chargé aujourd’hui ;
La mise en valeur de notre empire colonial par rinitiative privée, par des Compagnies à chartes, seules responsables de leurs entreprises, au lien des expéditions militaires coûteuses et stériles qui entraînent l’État dans des difficultés sans compensations pratiques.
Électeurs,
En vous proposant ces revendications d’ordre général, je m’engage à servir les intérêts particuliers de notre région, le réclamerai la protection raisonnable de apiculture, le développement de nos voies de communication; le maintien énergique de la tolérance légale en faveur des bouilleurs de cru, le reboisement de nos montagnp, une défense plus efficace de nos bois nationaux contre l’importation des bois étrangers. Je m’engage surtout, parce que vous me demandez ceci avant tout, à délivrer notre circonscription de ce joug arbitraire, pire que celui des barons féodaux, de ce syndicat des faveurs et des menaces dont voua avez souffert depuis trop d’années.
Si ces idées sont les vôtres, mes chers compatriotes, vous répondrez par le mépris aux indignes calomnies que l’on propage secrètement contre un enfant de votre pays, contre sa famille, sa personne et ses opinions. Nul n’a osé les relever devant moi dans un débat contradictoire. Ma vie s’est écoulée au grand
jour ; soldat, diplomate, écrivain, j’ai servi la France de mon mieux depuis vingt-trois ans. Je défie qu’on trouve, dans les livres où j’ai déposé ma pensée, un engagement politique contraire à ceux que je prends aujourd’hui devant vous, une opinion différente de celle que je proclame une fois de plus à cette heure en demandant que la République démocratique, libérale et réformatrice devienne un abri pour tous au lieu d’une proie pour quelques-uns .
C’est pour elle que vous voterez, le 20 août, en donnant vos suffrages au fils de l’Ardèche qui vous dit hautement ce qu’il veut, ce qu’îl est : un républicain indépendant qui dévouera au service de vos intérêts tout son cœur de chrétien, de Français, d’Ardéciiois.
Melchior de VOGUÉ.
Extrait d’un article de M. Melchior de Vogué, en date du 21 juillet 1893, intitulé Ma candidature :
« J’apporte dans la République mes idées personnelles, avec la ferme intention de les faire prévaloir par la libre discussion. Si l’on veut me sommer d’accepter telle ou telle exigence de tel ou tel groupe républicain, je ne comprends môme pas ce langage. ÎS’ayant jamais combattu, je ne suis pas un vaincu, je n’ai rien à accepter d’un vainqueur; je suis un homme libre qui entre aux affaires pour y revendiquer certains principes, certaines réformes. Je n’accepte pas la République, je la revendique. De môme pour toutes les autres revendications que j’apporte. J’énumère sommairement les principales; je les développerai plus tard dans ce journal.
« D’abord et avant tout, un gouvernement fort, un gouvernement qui gouverne, avec un plan, avec suite. Cela, c’est depuis quelques mois le vœu de la France entière, sans distinction d’opinions. De l'aveu de tous, ce n’est pas la liberté qui aujourd’hui en péril, c’est l’autorité. Lisez les grands journaux de Paris et de province, ceux de gauche comme ceux de droite ; chez les plus libéraux, il n’y a qu’un cri d’effroi devant la molle anarchie où nous glissons, devant les capitulations perpétuelles du pouvoir. On pense avec angoisse à ce qui adviendrait de nous si une crise éclatait au dedans contre l’ordre, au dehors contre la sécurité nationale, si elle nous trouvait sans chefs expérimentés et obéis, avec un gouvernement à la merci des injonctions contradictoires de quelques journaux, La prochaine Chambre devra concilier à tout prix son droit légal de contrôle avec son devoir d’instituer et de laisser vivre uu pouvoir exécutif plus solide, plus maître de ses actes; sinon, nous ne tarderions pas à voir sombrer dans une réaction inévitable les principes lu tétai r es du gouvernement libre.
M Je veux l’égalité de tous les citoyens, les charges également supportées par tous, les emplois également accessibles à tous. Quoi qu’on en dise, nous n’avons pas cette égalité. Nous ne l’avons pas, parce que la richesse est en train de recréer au profit de quelques financiers les privilèges que la naissance avait créés sous l’ancien régime. Nous ne l’avons pas, parce que le formalisme, la
complication de nos lois, la lenteur de la procédure et l’élévation des frais de justice rendent certains actes de la vie civile et certaines instances en justice très difûciles, souvent même impossibles aux plus pauvres, aux plus faibles. Nous ne l’avons pas, parce que des ciloyens sont frappés d’indignité pour beaucoup d’emplois, à cause de leur façon de penser, à cause de l’habît qu’ils portent.
« Je veux la liberté d’association, qui est le grand levier du monde moderne, aussi largo que possible pour tous, quels que soient l’intérêt, l’idée qui associe les citoyens, la règle ou l’habit qu'ÎI leur convient d’adopter.
« Dans les rapports de l’Église et de l'État, je veux la loyale et bienveillante application du Concordat; l’indépendance du pouvoir civil vis-à-vis des églises, selon la tradition de tous les gouvernements dignes de ce nom qui se sont succédé en France, de Louis XIV à Napoléon F', de Napoléon 1" jusqu’à nos jours; le respect du sentiment religieux que ces églises ont mission d’entretenir et que je tiens pour nécessaire à l’existence d’une société. Malgré toutes les dénégations, il est évident pour l’observateur impartial que, depuis quinze ans, l’État a tenté de substituer certaines doctrines philosophiques à une religion qui lui déplaisait. Ce n’est pas le rôle de l’État. Il n’a rien à voir dans la direction des âmes.
(1 Dans les questions d'enseignement, je veux la continuation d’une œuvre qui honore la République, l'instruction largement dispensée à tous les enfants de notre peuple. Mais je n’admets pas que cette instruction soit systématiquement séparée de l’éducation religieuse. Partout, dans nos villages, j’admire la belle école, ce véritable palais du peuple, que la République a bâti à grands frais; je vois à côté la vieille église, qui a consolé tant de douleurs, et je dis que c’est une lourde faute d'élever un mur entre ces deux maisons sœurs. Ayant passé ma vie d’écrivain à chercher dans lés idées l’accord de la science et de la foi, je chercherai à réaliser dans la pratique le rapprochement de l’Église et de l'École. Les politiciens me traiteront de clérical. Libre à eux, je n’ai peur d’aucun mot, et j’ai la conscience d’être le moins clérical des hommes. Je sais que sous le tapage intéressé des politiciens, il y a le bon sens réfléchi de nos populations; elles écouteront un esprit convaincu qui leur parle de bonne foi et qui, s’il doit jamais prendre part au gouvernement de son pays, sera le premier à opposer l’inflexibilité des lois civiles au ministre du culte tenté de les enfreindre.
« En ces matières, je répondrai toujours à mes adversaires ce que le précurseur et le véritable fondateur de la République, Lamartine, répondait aux hommes du gouvernement de Juillet, quand ces mêmes débats l’appelaient à la tribune : « Il y a plus qu’une loi! Il y a le grand, le saint principe de la liberté H d’enseignement remis, restitué enlin à la famille; il y a cette liberté d’ensei- « gnement qui contient toutes les autres : la liberté religieuse d’abord, la liberté « politique ensuite; il y a la propriété d’elle-inûme restituée à la famille, car la* M famille ne se possède réellement eile-môuie que si vous lut reconnaissez le « droit de se transmettre, de se perpétuer elle- même dans ses enfants, avec ses (I mœurs, sa religion, sa foi, ses opinions. » — Or, il n’y a pas de vraie liberté
d^enseignement quand le contribuable doit payer deux fois, pour Técole dont il veut et pour Pécûle dont il ne veut pas*
« Î0 ne promettrai pas aux électeurs l’allègement des charges publiques, parce que ces promesses seront du pur cliarlataniame tant que les nécessités de la défense nationale nous obligeront à de lourds sacrilices, Mais Je crois que l^on peut établir une meilleure répartition de ces charges : je crois que Poa peut prometlre de ne pas les augmenter, malgré Tascension croissante, fatale, du budget des dépenses, parce que les ressources actuelles, mieux employées, doivent faire face aux nouvelles exigences des prochains budgets*
« La future Chambre verra certainemÊnt se poser devant elle les plus graves problèmes sociaux* Ce n*est pas le moment de les examiner en quelques mots, à la légère. Je ne puis qué répéter ici ce que j’ai écrit cent fois : avec prudence, avec une grande défiance de toutes les utopies, avec respect pour les droits de ce travail emmagasiné qui s'appelle le capital, je serai toujours du côté de ceux qui souffrent le plus, pour demander à ceux qui souffrent le moins les sacrifices inévitables,
a Développer ces propositions ne saurait être l’affaire d’un jour et d’un article ; j’y reviendrai en détail dans ce journal et dans les conférences publiques que je donnerai pendant la période électorale aux principales communes dé nos cantoDs,
« En ce qui concerne nos intérêts locaux, je recueillerai attentivement toutes les opinions, toutes les requêtes; pour toutes celles qui me paraîtront fondées, j’espère pouvoir obienir satisfaction du pouvoir central, qui ne verra pas en moi un ennemi*
O Je crois bien apercevoir ce que la circonscription d’Annonay attend de moi avant tout ; je le dirai sans détour. Cette circonscription est opprimée depuis quinze ans par une insupportable tyrannie, qui s’exerce en dehors des représentants légaux de la région conire ces représentants* On demande au futur député d’Annonay de briser cette tyrannie. J’ai quitté une vie tranquille pour venir engager cette lutte; je la mènerai jusqu’au bout, par tous les moyens en mon pouvoir, ou j’y succomberai, lî