ARDENNES
Circonscription de MËZÏÈRES- M. A. de WIGNACOURT,
Élu au 2“ tour de scrutin.
Messieurs et chers compatriotes,
ün grand nombre d’électeurs de l’arrondissement de Aléeières, qui, depuis bientôt quatorze ans, n’ont jamais cessé de m’accorder leur confiance, me font on devoir aujourd'hui de briguer à nouveau vos suffrages.
Je rentre donc, à leur demande, dans l’arène électorale, non en rallié, par la raisoo bien simple que je n’ai jamais fait une opposition quelconque au Gouvernement de la République. Sans avoir à renier aucun acte de ma vie passée, je reste aujourd’hui ce que j’étais hier.
La République? Oui, disions-nous, à la veille des élection de 1889.
La République? Oui, répétons-nous aujourd’hui encore.
Et, conséquent avec moi-même, conséquent avec toutes mes déclarations politiques antérieures, soit privées, soit publiques, je me présente à vos suffrages comme candidat républicain.-
Partisan de toutes les réformes et de tous les progrès, respectueux de la liberté de conscience et de toutes les croyances religieuses, partisan enfin de toutes les améliorations possibles dans l’ordre financier comme dans l'ordre social.
Je ne suis pas de ceux qui, en deux traits de plume, dans un programme, viennent faire miroiter aux yeux des électeurs, des promesses de < réforme complète du système fiscal n, de dégrèvements d’impôt, d’allégements de charges de toutes natures, quitte, lorsqu’ils sont arrivés au pouvoir, à s’y in.'stal- Icr carrément de leur mieux pour faire leurs propres affaires, à piétiner sur place, à maimenir les mêmes impôts et à aggraver de plus en plus toutes les charges du pays.
Avant de (obt détruire, il faut savoir d’abord comment on édifiera ensuite.