CHARENTE-INFÉRIEURE
Circonscription de JONZAG.
M. E. DUPON,
Élu au 1"^ tour de scrutin.
Mes chers concitoyens,
J’ai accepté de porter le drapeau rêpublicaiu en 1881, c’est-à-dire à une époque où il y avait quelque mérite à le faire.
Je l*ai tenu avec honneur î 21)2 voix dé plus et la lutte était victorieuse.
Tel j’étais alors, tel je suis aujourd’hui. Je n’ai pas besoin de vous faire de
profession de foi. Vous me connaissez.
Je me présente au nom de vingt-cinq ans de travaux pour la cause du progrès et de la liberté.
Je me présente comme un cultivateur, un rural, comme vous.
Je me présente comme un homme populaire, vivant toujours au milieu de vous, un homme que vous pourrez aborder à toute heure, et qui défendra vos intérêts avec un dévouement absolu.
C’est à La Rochelle aussi que ao débattent ces mterôts. Conseiller général écouté, je pourrai les soutenir avec efficacité.
Aujourd’hui, tous les candidats se présentent comme républicains.
J’ai fait mes preuves.
Il est temps d’aborder les réformes vraiment démocratiques.
Vous connaissez le programme que je défends tous les jours par la plume
et la parole. , , ,, . .
Fort de vos suffrages et maître du journal le plus répandu du département, je ferai en sorte que l’arrondissenient de Jouzac cesse d’étre le grand déshérité du département.
E. DUPON.
Circonscription de MARENNES.
M. Frédéric GABI^IER,
Éiu au 1" tour de scrutin.
Chers concitoyens.
Auï élections législatives du 22 septembre 1889, cédant à de nombreuses sollicitations venues de toutes nos communes, fai posé ma candidature à la députation.
Je l’ai posée par devoir, sans autre ambition que de battre la coalition boulangîste et de prêter mon modeste concours à raffermissement des institutions républicaines.
En faisant appel à vos snifrages, je vous disais ;
« Comme vous, je suis inébranlablement attaché à la République, le seul régime qui satisfasse nos aspirations de citoyens libres, le seul capable d’assurer la paix et la grandeur de la patrie.
Œ Ennemi des agitations stériles, blâmant la politique dissolvante des groupes, voulant le progrès et non la réaction, la liberté et non la dictature, je désire une République qui donne à la France l’assurance du lendemain, un gouvernement tutélaire et fort permettant à notre grand pays, qui vient d’enfanter la merveilleuse Exposition du centenaire, de se livrer, sans réserve, à son labeur fécond.
« Je serai surtout un député d’affaires, demandant l’économie dans les finances, des lois de prévoyance et de protection pour les travailleurs, c’est-à-dire des lois de justice sociale. »
Je crois, mes chers concitoyens, avoir été fidèle à mon programme, — et les sollicitations que je reçois, l’acclamation spontanée dont ma candidature est l’objet sur tous les points de l’arrondissement, m’encouragent à vous redemander vos suffrages.
Si, dans plusieurs circonscriptions, les adversaires de la République semblent avoir désarmé, nous n’en devons pas veiller avec moins de vigilance à la garde de nos institutions. Je n’ai donc rien à modifier à ce que je vous disais en 1889 ; je suis demeuré aujourd’hui ce que j’étais alors, un républicain sans épiihéte, tenant à ce qu’aucune atteinte ne soit portée à nos lois sur l’instruction publique et sur le service militaire ; et, si je suis votre élu, je prêterai d’autant plus mon concours au Gouvernement qu’il marchera avec plus de résolution dans la voie démocratique.
Quant aux intérêts directs de nos populations maritimes et agricoles, qui sont ceux de tout l’arrondissement, vous savez, mes chers concitoyens, que je continuerai à les défendre de toute ma sollicitude et de toute mon énergie.
Frédéric GARNIER, député sortant.
Circonscription de ROCHEFORT.
M. E. BRAUD,
Élu au 1" tour tîe scrutin.
Mes chers concitoyens;
Les Comités républicains de l’arrondissement do Rochefort, réunis en Congrès, le 30 juillet dernier, m’ont fait l’honneur de me désigner, une seconde fois, pour porter ie drapeau de la République.
J’ose espérer que vous ratifierez leur choix, et vous pouvez être assurés que, si vous me choisissez de nouveau comme votre représentant, je continuerai il lutter avec énergie pour assurer le triomphe de vos intérêts.
Mon passé vous répond de mon dévouement à la chose publique.
Vous avez certainement suivi mes votes pendant le cours de la législature qui vient de prendre lin, et vous avez pu apprécier si je me suis conformé loyalement à mes engagements.
Je suis aujourd’hui ce que j’étais hier. Ma couleur politicrue n’a point varié.
Vous connaissez déjà mon programme, mais je crois devoir en soumettre, néanmoins, les points principaux à votre appréciation :
PROGIU-MME POLmoUE.
Révision de la Constitution et réforme administrative ayant pour objet de faire disparaître de noü'e législation les legs des régimes monarchiques ;
Loi sur les associations, destinée à rendre possible, à bref délai, la séparation des Églises et de l’État;
Diminution des frais de justice ;
Réformes sociales conçues, non dans le sens collectiviste, mais dans l’esprit de la Révolution française, c’cst- à-dire tendant à accroître la liberté et les moyens d’action de chaque citoyen, l’État intervenant en faveur des humbles pour leur faciliter la lutte pour la vie ;
Établissement de la responsabilité effective des ministres ;
Obligation pour le Gouvernement de déposer, chaque année, le projet de budget au début de la session ordinaire ;
Interdiction absolue aux membres du Parlement de voter par procuration les uns pour les autres;
Modification profonde de l’organisation du Sénat ; suppression de ses prérogatives actuelles, en matière budgétaire aussi bien qu’en matière législative, le dernier mot devant toujours appartenir à la Chambre des Députés ; désignation des électeurs sénatoriaux par le suffrage universel.
peogmmmg administratif et économique.
outre les réformes constitutionu elles ci-dessus éoumérées, ie suis d'avis que les questions suivantes doivent être sérieusement étudiées et tranchées le
Réforme de l’impôt foncier principalement, par l’établissement de l’impôt
sur le capital ou sur le revenu ;
Abolition du cumul des fonctions rétribuées ;
Suppression de l’impôt des portes et fenêtres ;
Amélioration du traitement des petits fonctionnaires ;
Relèvement des salaires des ouvriers des arsenaux î ^ , >/■.+ * j,
Uniûcatfon des retraites, aün de mettre les anciens serviteurs de ILtat à
* ^^^Établissement du Crédit populaire agricole {Caisse nationale de prêts pour
tes agriculteurs) ; . .
Création d’une Caisse de retraites pour les ouvners civils ;
Séparation des Églises et de l’État et, par suite, suppression du budget des
cultes et dos b ions do nia-inmorlo.
PROGRAMME D^lNTÉRËT LOCAL.
Vous connaissez tous l’heureuse solution donnée, par les pouvoirs publics, à mon projet de loi sur l’approfouclissement du Ut de la Charente mais, ce premier succès obtenu, noua ne devons pas en rester là, tant dans 1 intérêt d notre cité et-^de tout l’arrondissement que dans celui de la patrie, 1 extension du port de Rochefort étant, au premier chef, une question nationale. ...
Je continuerai donc à revendiquer les droits de notre arsenal maritime à une équitable répartition du personnel, à des commandes de constructions neuves, à des armements et des désarmements.
le réclamerai encore l’augmentation du nombre des apprentis dans noire arsenal et celle de l’effectif de la garnison permanente, effectif dont les fluctuations fréquentes sont si préjudiciables aux intérêts de notre commerce local.
Je demanderai, enfin, le prompt achèvement du troisième bassin, afin d^assiirer la prospérité de notre port de commerce.
Vous me connaisseî tous, vous m^avez vu à Teeuvre * à vous de aire, mes
chers concitoyens, si Je suis resté fidèle à mes promesses.
Quant h moi, j^ai le sentiment du devoir accompli ; c^est donc avec confiance que je me représente à vos suffrages. Je ne répondrai donc pas aux attaques injustes ou calomnieuses qui pourront être dirigées contre moi par mes adversaires, m’en rapportant, pour en faire justice, à votre boa sens et a votre
sagesse.
Tel est Vesposé sommaire de mon programme* le serais heureux quMl roQÛt votre approbation.
Et je m’engage formellement à y conformer mes actes.
/lux urnes 1
Vive la République ! ^
Circonscription de LA, ROCHELLE*
M* Édouard GHÂBRUYER,
Élu au 1*^ tour de scrutin-
Mes chers concitoyens,
Vous ôtes de nouveau appelés à statuer sur les destinées de la France,
Vous penserez que :
Pour secouer le joug pesant de Popportunîsme,
Pour vous rendre Pindépendauce et la liberté vraie,
Pour rendre à la France son prestige et son renom de probité,
Il faut des hommes nouveaux-
Seuls, des hommes indépendants, n’ayant jamais été mêlés anx luttes violentes des partis, peuvent rapprocher et unir des citoyens qui souffrent d’avoir été divisés.
L’œuvre de la prochaine législature doit être surtout une œuvre d’assainissement, de salubrité et de moralité nalioüales.
Vous avez songé à moi pour contribuer à cette noble tâche ; je voua remercie de m’avoir ainsi offert Poccasioo de mettre à ia disposition de mon pays toutes mes aptitudes et toute mon activité- Je suis républicain sincère*
Je veux l’ordre, la paix, avec îa liberté et la justice égale pour tous.
Je veux la République ouverte et accessible à tous.
Je poursuivrai avec ardeur la solution de toutes les questions de nature à apporter un remède prompt et efiicace aux souffrances des travailleurs des villes, des campagnes et de la mer-
En particulier, je m’attacherai à obtenir ï La création d’un crédit agricole,
La suppression du principal de l’impôt foncier sur les propriétés rurales non bâties,
La suppression des octrois,
La création d’une caisse de prévoyance ou de retraites pour les travailleurs, La gestion intègre et prudente de nos deniers publics.
Telles sont les grandes lignes du programme que j’ai i’hooneur de vous soumettre et pour Taccomplissemeiit duquel je consacrerai tout mon temps, toute mon énergie.
Vous connaissez ma famille, vous savez quelles traditions de dévouement la rattachent à ce pays d^Aunis.
Ces traditions, je demaDde à les continuer en travaillant au bonheur de mes coacjtoyens et à la prospérité de la Bépubîique-
Édouard GHARRUYEB, ingénieur des Arts et Manufactures, Candidat républicain.
circonscription de SAINTES, M. Anatole LiEMERClER,
Élu au tour de ^craliot
Mes chers concitoyens,
Il y a quatre ans, vous êtes venus me proposer de tenir à Saintes, à Pons et à Burie le drapeau de la République et de la liberté contra le candidat boulangiste ; j’at accepté ce devoir, et nous avons triomphé*
Pendant les quatre années de la deruièrelégislature, j’ai continué à défendre la République et la liberté contre les attaques de tous les adversaires du Gouvernement,
Je vous ai rendu compte de mon mandat, îl y a peu de jours, et plus de 1,200" d'en-tre vous m’oiat accordé un vote dé confiance et m’ont proclamé, de nouveau et à Tunanimité, le candidat républicain de la première circonscription de Saintes,
J’ai accepté ce grand iionneür,etje viens aujourd’hui renouveler cette accep^ talion devant tous les électeurs delà circonscription*
Dans la prochaine législature, mes chers concitoyens, nous n’aurons plus à défendre la République, que personne n’attaqoe plus; nous aurons à la faire aimer davantage et à bien convaincre le pays tout entier qu'elle est la seule forme du gouvernement du pays par le pays, la seule compatible avec le suffrage universel.
Quant à la liberté que nous affermirons, ce sera la liberté qui laisse faire à ses adversaires môme ce qui déplaît, sous la seule réserve du respect des lois.
Mais Pœuvre primordiale, essentielle delà nouvelle Chambre, sera de rétablir l’équilibre de nos budgets, d’entrer rèsoluraent dans la voie des économies, et de chercher tous les moyens, compatibles avec la force et la prospérité de la France, de revenir à ramortissement de notre dette*
Voilà cinquante-deux ans que je m’occupe des aBfaires
<5aintnnEïe VOUS me conaaissez donc tous ei. vuuîj ^ l
profession de foi. car mou passé, déjà si long. YOus répond do mon avemr
I=*ïKr.'S-"=^r-~:=
fond du cœur le cri nàtional de : Vive la République .
Anat. LEMERGIER.
2“ circonacriptio» de SAINTES.
M. G. DUFAÜRE.
Elu au 2' tour de scrutin.
Messieurs fît cHers concitoyens,
Encouragé par un grand nombre d’entre vous, je sollicite l’iionu^ur de vous reprèseuter à la Chambre. ^le ia norte ie ne subordonnerai
Fidèle aux grands souvenirs du oom que je porte, j
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“““”iTbèrtf comm«n.le, yiolSe par lea pratlTiaa à l’aide de.,«ell,=a l’Admi-
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devant la jaetlee noue ont montré 1. plnpart dos homme! qui oot été poo
pays honnête et laborieux ne leur pardonnera pas et réprouve, à fout jamais, des procédés de gouvernement indignes de notre grande et chère patrie.
L’étude des questions sociales, dont il ne faut pas méconnaître Timportance, la réforme d’un budget qui n’a cessé depuis quinze ans de se solder en déficit s’imposent à vos mandataires ; mais ceux-ci ne pourront résoudre ces dÜEciles problèmes que s’ils sont élus librement par vous, en dehors de tout patronage omciel. °
Engagé de ma personne et de ma fortune dans l’œuvre commune de la reconstitution du vignoble saintongeais, propriétaire dans trois des quatre cantons do la circonscription, je connais, mieux que d'autres, vos besoins et vos désirs ; je couoprends la nécessité impérieuse de- diminuer les charges qui pèsent sur l’agriculture, et je suis bien décidé à m’opposer à toute restriction sur le privilège des bouilleurs de cru et à toute augmentation des droits sur l’alcool.
L amélioration de nos ports, l’achèvement du réseau des tramways, la construction, si longtemps atttendue, des chemins de fer qui doivent desservir le canton de Saint-Porchaire, vous préoccupent à juste titre. Mes études spéciales et les vingt années de ma vie d’ingénieur me permettront, j’ose le dire, de contribuer activement à la solution de ces graves affaires.
Libre de tout engagement, indépendant de toute coterie, c’est de vous seuls, mes chers concitoyens, que je veux tenir un mandat dont je sens toute l’importance et l’honneur.