‹ [Programmes, professions de foi et engagements électorauxChapitre 73 sur 266 · G. DUFAURE · texte numérisé non relu

G. DUFAURE

Circonscription de SAINT-JEAN-D'ANGÉLY.

M. F. BOURCY,

Élu au 2* tour de scrutin.

Mes chers concitoyens,

Une assemblée très nombreuse, composée des élus du suffrage universel de l’arrondissement, m’a désigné, à l’unanimité, comme candidat à l’élection législative.

Par dévouement pour la cause que j’ai toujours servie, j’ai accepté le grand honneur de porter encore le drapeau de la République dans la journée du 20 août.

Encouragé par leslO.640 voixpbtenuesen 1889, fortifié par les témoignages de sympathie dont vous m’avez honoré aux électionsaénatoriales, toujours plein

de reconnaîssance pour la confiance constante que la ville et le canton de Saint- Jean-trAngèly n'onl cessé de m'accorder dans les élections municipales et départementales^ je me présente à vos suffrages en faisant appel à mes amis et à tous ceux qui auront confianc-3 en moi.

Avec la République : liberté, justice, honnêteté, sincérité, patriotisme, voilà ma profession de foi.

Après vingt-trois ans d'existence, de l'aveu même de ceux qui ont été nos adversaires, la République, qui a conquis sa place et son autorité dans le monde et mérité la sympathie d*un grand peuple, reste toujours le seul gouvernement possible, durable et accessible au progrès, avec des lois perfectibles basées sur régalité de tous les citoyens devant la loi et le respect absolu de toutes les consciences.

Avec le maintien des lois scolaire et militaire, avec la loi sur le travail des femmes et des enfanta et la mise en pratique de ïa nouvelle loi sur l'assistance médicale gratuite, |e poursuivrai la réalisation des lois démocratiques étudiées par la précédente législature, notamment celles qui doivent régir les associations et diminuer les frais de juaiiccï je rechercherai surtout les moyens de diminuer de plus en plus Vimpôt foncier qui pèse sur la terre et qui n^est plus en rapport avec ses produits.

Sans marchander les dépenses nécessaires à la grandeur et à la défense de la patrie, sans récriminer contre les dépenses que son honneur lui a imposées et qui ont été votées à runanimité par le Parlement, .j'appellerai de tous mes vœux et j’appuierai de tous mes efforts les mesures destinées à établir l’équilibre de nos budgets par une économie résolue, prudente et prévoyante, en limitant les dépenses et en proportionnant les charges de Timpét aux facultés des contribuables.

Président du Comice agricole, vivant au milieu des agricultears, témoin de leurs travaux incessants et parfois de leurs déceptions, je saurai m’inspirer de leurs besoins pour les encourager, les protéger et leur assurer des ressources par l'organisation du Crédit agricole, en attendant qu’il soit possible de créer des caisses de secours et de prévoyance pour les travailleurs usés par Page et par la maladie.

Les vignes étaient la richesse et la gloire de notre pays, aussi m’efforceraije, par tous les moyens possibles, de faciliter la reconstituiîon de nos viguobles et de favoriser l'écoulement de leurs produits.

Les questions sociales sont toujours à l’ordre du jour ; le capital ne peut se passer du travail, et celui-ci a besoin des moyens qui le mettent en œuvre ; je souhaiterais que, par une entente paciûque et raisonnée qui assurât toujours la liberté des travailleurs, il s'établit entra toutes les parties intéressées, dans les villes et dans les campagnes, des rapports fraternels empreintsd’une réciproque philanihropie-

Au Conseil général, avec mes honorables collègues, je n’ai cessé de demander la création de noü*e réseau de chemins de fer à voie d’un môlre. — Grâce à un accord imaninie sur les voies et moyens, nous touchons à la réalisation de nos vœux. — Tout ce que nous avons voté et réclamé de la hienveil lance de l'État nous a été accordé; la Compagnie concessionnaire est déjà en oeuvre.

— isa —

Vous coDuaisseï moa dévouement sans bornes à tout ce qui intéresse la prospérité de rarrondissementï je n'ai donc point à vous vanter mes mérites et mon influence. J'ai fait énergiquement et loyalement mon devoir, La grande influence que vous pouvez me donner aujourd'hui sera consacrée à la prompte exécution de DOS chemins de fer,, avec respêrance, dans l’avenir, de pouvoir créer d'autres voies ferrées qui donneront satisfaction à des intérêts non moins légitimes.

Mes chers concitoyens,

Si vous me faites l’honneur de me choisir pour votre représentant^ j'irai grossir la majorité républicaine qui doit, en rendant les ministères durables, assurer la force et Tautorité du Gouvernement pour accomplir les réformes nécessaires î je serai heureux de consacrer le reste de ma vie à notre cher arrour dissement où je suis né et où, pendant trente-huit ans, J'ai exercé la médecine-

Puissions-nous enfin, après les progrès républicains des dernières élections municipales, après tant de luttes, tant de persévérance et de généreux sacrifices, voir rarrondissement de Saînt-Jean-d’Angély représenté, comme les autres du département, par un député vraiment républicain, qui n'ait jamais varié et qui n’ait d’autre ambition que de rendre quelques services.

Électeurs, si vous le voulez, je serai celui-là.

Veuillez agréer, mes chers concitoyens, Tassurance de mes sentiments les plus respect ueuï et les plus dévoués.

D" P. BOURCy,

Conseiller général, président du Comice agricole.

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