‹ [Programmes, professions de foi et engagements électorauxChapitre 80 sur 266 · COTES-DU-NORD · texte numérisé non relu

COTES-DU-NORD

1™ circonscription de DINAN.

M. JAGQUEMIN,

Élu au !“■ tour de scrutin.

Messieurs,

Je viens solliciter de vous le renouvellement du mandat de député que vous m’avez fait l’honneur de meconfier une première fois, il y ^ quatre ans Je ne vous apporte pas un programme nouveau ; mes convictions n ont pas

changé; elles étaient profondes; le temps n’a fait que les

fe vous disais, eu 1889 : « Républicain, je détendrai la République ; cat 0lique, je défendrai la religion, sans souffrir qu’il soit porté atteinte a la l b de conscience. » J’ai été üdôle à l’une et h l’autre de ces deux promesses.

Mon dévouement à la République me fait doute pour personne, m à m Chambre, ni dans cet arrondissement. L’adhésion unanime donnée a ma candidature par le comité républicain du drapeau tricolore en politique ne date pas d’hier : depuis que je suis arrivé a lâge d homme, je

Mfs^sÏlimSmTSgieus ne sauraient davantage être contestés : durant la lédslatura qui prend fm, j’ai voté en toute occasion contre la séparation de lïglise et le l’État, pour le maintien du Concordat, dont j^e veux * lovde de part et d’autre, pour le maintien intégral du budget des coites. J ai voté avec^ mon ami, l’éminent docteur Desprès, contre les laïcisations d hôpitaux Je suis, avecM. Francis Charmes, l’auteur de l’amendement a augmenté de 500.000 francs le crédit des secours pour reconstructions d églises; j-ai également signé et voté. avecM. Clausel de Coussergues, 1 avait pour but de corriger, dans ce qu’il a d’excessif et injuste, le droit dao-

croissement imposé aux coûgrégations religieuses.

J’ai eu le bonheur de voir les idées que j’avais exprimées en 1889 consacrées par les encycliques du souverain pontife. Le pape Léon XIII na p^ voulu permettre plus longtemps aux monarchistes de compromettre en en^faisant un instrument de parti et en la représentant comme mcompa

A üea ïirdftieBSëS VàgUeë» je répondrai par dés promeasëâ îorltJeJleai je voterai contre tout impôt nouveau et pour le dégrèvement total d$ i’iinpOt fOUCiei*. Dès la rentrée déâ GhàiriIïreB, je demanderai un droit d’entrée de dia francs sur les blés étrangers, l’abrogation de la îoi du diVorce et là révision, dans Un eefté chrétieEi, des lois scolaires et militaires:

Mi Pellioni candidat officiel du gouvernement des juifs accapareurs et des francs-maçons, du gOuvferneiüent (Jüi opprime noscOrtsoiBboes ét ruine les cul Livateurs, du gouvernement qui semble accorder sa protection aux voleurs de Pâuama, poürràit-ii VOUS BU ptOlnettre autant î

Je o’al jamais refusé un service que vôUS lU’àÿes dèmaildé.

Malgré les âllégaUohs dêsobligéautêS doOt je Suis l’Objet êb éê lùômeUt, allégations Vraiment peu sérieuses, voué pOUVéa comptêf süf ftloi, ffiBë chers coaeitoyeus, eamme je cdmpté sur vous.

R! OUST DE LARGENTAYE.

birt;bns6riptl6fl dé dÜliîGAMP.

M. le comte de TRÉVENEUC,

Élu au 1“'’ tour de scrutin.

Messieurs et chers compatriotes.

Un grand nombre de Vos représentants, empruntant à des mandats électifs une autorité particulière pour parler au nom de l’opinion publique, m’ont fait le très grand honneur de m’offrir la succession de M: le comte de Goyon.

M, le prince Ferdinand de Lucinge-Faucigny, qui était déjà entré dans la lutte, eatimaot que le long passé politique de mon père était, pour le parti conservateur, an sérieux élément de succès, vient de se retirer spontanément et avec un désintéressement dont nous no saurions lui ôtro assez reconnaissants. Cet acte de dévouement assure l’unité de notre parti et affirme une fois de plus là diScipiihe Qui, jUSQu’à pfSseüi, a toujours aésuré son süccôS daüs notre dépamméht: Devant un aussi BUCourugeant concours de sympalhléS, j’ai âecëpté sans hésiter.

Ayant, tout dëtnièfêhlënt, quitté la caiTlèrô mîtitairé pour rentrer dans nôtre Cher pays, fflUh plus vif désir était de m’y rendre Utile.

Je oè Vous ferai pas udë longue proféssiou de foi. Pendaht prés d’un demisiêeiê ŸtJUs àVèi, saué jatoalS la dêmefllir, témoigné votre tônûànée àihôupêrê. Ses actes, ses Voles, tbtite Stt vie COhsàCrée à la défense de nuS gràrtdéS lihériés, âüi lois de Salut publie qUl portent sôh hom, soût IBs plus Sûreâ garatltiés que je puisse vous offrir.

J’eotre pour la première fois dans la vie politique. l’y entre sans être inféodé à aucune coterie. Je vous apporte une jeunesse entièrement consacrée au service de la patrie i elle VdiJia répgnii de mon désintéressoBJent et vous assure un mandataire à l’abri des soupçons qui ont déshonoré la dernière législature.

C’est une lourde tâche, mais en même temps une tâche tout particuliérement flatteuse, que celle d’aspirer à la sucççBsion de M. le comte de Goyon.

J’ose voua promettre de continuer le dévouement dont U m’a donné l’exemple.

Au milieu des troubles et des scandales que vient de traverser la Chambre qui disparaît, ii a consacré toute son intelligence et toutes ses forces à la solution des quesligns sociales qui intéregsept si directement nps popplalious agricoles, Si çgltg solutioii p’a pu aboutir, la faute n’en est pas aftx hoiPRies debOQBB volonté dqnt il faisait partie,

Très occupé pioi-iipêine de I3 situation faite aux habitants dé PbS nai»pa'gnea, m’inscrirai en tête de moQ programnae la protection rééiléi efficace, dgg prpduits de nolrg sqj contre renvahiseement des produits étrangers et la rÉpU* sation de promesses toujours sacrifiées à des intérêts électoraux. Mes efforts aq porteront en temps gqr le dégrèvement immédiat de 1? propriété fuRcière si lourdement frappée ; aqr le retrait d? la Itontense loi. du divoroOi çette atteinte portée à la fois à la conception civile et au principe religieux de la famille ( sur la modificatipO dang le seps le plus libéral de la loi scolaire qui noue enlève Jg pîus sainte denoe libertés, çe)!e que doH avpir )b père de famille do veiller enr le cœur et sur l’âme de son enfant. La iiiiaê qq équilibre d’up budget §iiiguliè=’ rement compromis ue peut plug être dilfèréq j dPâ éçOBPinio§ péfieusea gffecluées deviennent çhgqqq jggr pjqs urgentes ISêteb te-tePS dU® PteS difficiles.

Viendront encore prendre place dans le cadre dp nos revend icstfona l’prganisatign du crédit agricole et des aaanraqpeé qui s’y rattachent 5 lu mQdffiçation de l’assiette de l’impôt, la réforme des taxes sur les hOisS0B3i Is auppreisiondei octrois.

Enfin, mes connaissances spéciales me permettront, je l’eapére» d’intel'^e^ir d’une façon qui peut-être aura sa valeur dans le remaniem§nt prOKIue coipplet qui s’impose pour la loi militaire, loi de sectaires s’il en fut, et doPt l’effet principal doit être de compromettre le recrutement des ministres de notre religion, sans aucun bénéfice pour la défense nationale.

Pendant le temps dapt je pourrai disposer entre les travaux parlementaires, vous me trouverez au milieu de vous, en relations intimes avec tous ceux de mes concitoyens qui voudront bien m’honorer de leur confiance, toujours prêt â mettre un dévouement sincère et désintéressé au service des intérêts publics ou privés de mes concitoyens.

Comte de TRÉVENEUC, ancien capitaine de cavalerie breveté.

2“ circonscription de GUINGAMP.

M. LE MOIGN,

Élu au tour de scrulÎD,

Mes chers compatriotes,

Je me présente à vos eufîrages comme républicain j convient-il d^ajouter comme catholique, alors qu'il n^y a pas de Breton de pure race qui ne le soit.

Je tiens à vous dire seulement que la grande question qui se posera devant le Parlement dès sa rentrée, celle qui prime toutes les autres, sera la question sociale, A oelIe*ci viendront se souder d'une fagon inéluctable des problèmes de la plus haute gravité, qu'il faudra étudier et résoudre dans le plus bref délai possible.

Quant à notre agriculture, tombée dans la détresse la plus profonde depuis nombre d* années, il faut qu’immédîatement on avise à la relever.

11 ne faut plus qu'on rencontre, à genoux, sur le bord des chemins, sous une chaleur torride, de malheureuiî pères de famille, de pauvres fermiers cassant des cailloux, alors que sur tous les chemins de fer du monde cette barbare besogne est faite par des machines à vapeur.

Mes biens chers compatriotes de Cornouaille,

La liste de nos revendications, vous le savez, est fort longue :

Voulez-vous vous fier à moi?

Pai Phabitude de me défendre.

En me défendant, c'est vous que je défendrai, puisque tous au même titre nous sommes Cornouaillais,

Gloar da Vreiz-Izel I ^ ^

Vive la France!

Votre dévoué compatriote,

LE MOIGN, maire de Gouarec,

Président du Comice agricole, conseiller général.

ITo circonscription de LANNION.

M. le comte de KERGÂRIOU,

Élu au tour de scrutin.

Monsieur le Président^

Souffrant encore au moment des élections gênéraîes, j'ai cédé aux instances de mes amis et je me suis présenté au scrutin du 20 août, mais il m’était impossible de m’occuper sérieusement de ma candidature et je n’ai pas cru devoir faire de déclaration particulière.

Je vous prie d’agréer, monsieur le Président, Thommage de mes sentiments respectueux.

Comte de KERGÂRIOU.

2* circonscription de LANNION.

M. LE TROADEC,

Élu au 2® tour de scrutin*

Messieurs et chers concitoyens,

Vous êtes appelés, le 20 août, à élire votre député. J’ai l’honneur de solliciter vos suffrages.

Enfant du pays, élevé au milieu de vous et parlant votre vieille langue bretonne, je connais vos intérêts et rien ne vous sera plus facile que de venir en causer avec moi. Je mettrai à votre service pour les défendre tout mon dévouement et toute mon activité.

Je m’occuperai particulièrement des cultivateurs et des gens de mer, je volerai toutes les lois qui favoriseront l’agriculture et la marine. Je voterai la loi si humaine et si juste qui assurera dans sa vieillesse une retraite à l’ouvrier agricole et à l’ouvrier des villes. Je voterai des droits sur les blés étrangers, de manière à vous permettre de vendre toujours le vôtre douze francs.

Je ferai tout ce qui dépendra de moi pour obtenir ramélioration de nos petits ports de la côte* Je demanderai, sanscompter, des secours pour les anciens marins qui s’adresseront à moi, ainsi que pour les veuves et orphelins de ceux que la mer aura enlevés*

Jusqu’à présent, nous n’avons pas beaucoup reçu. Pourquoi? — La raison

en est bien simple. — Parce que, depuis vingt- trois ans que nous sommes en République, nous n’ayqpg pas cessé d’envoyer au Parlement des ennemis de nos inatitutions.

Qu'a fait, depuis seizg qq’ü nous représente, notre député actuel, M. Le Provost de Launay?

Il a fait de l’opposition syatélPSt.^we, de l’agitation pour l’agitation. Il a dénigré tous les républicains et apporté dans toutes les affaires un parti- pris passionné.

Qu’en est-il résulté? C’est que toutes les portes se sont fermées devant lui et qu’on ne l’écoute plus lorsqu’il demande (juelgite chose pqpr sa circonscription.

Croyez-moi, mes chers concitoyens, ne nous attardons pas plus longtemps dans une politique stérile.

Marchons avec la France, marchons avec notre siècle. Et, puisqu'ils ne veulent décidément pas nous suivre, laissons derrière nous ces hommes que le passé retient 1

Allons à l’avenir, au progrès. Acclamons à notre tour la République. Les Bretons du Finistère ne viennent-ils pas de nous en donner l’exemple?

Envoyons à ta Chambre des hommes qui en fassent un gouvernement fort et modéré, respectueux de toutes les croyances et de toutes les libertés ; — des hommes qui, à l’extérieur, nous conserveront la paix et, à l’intérieur, nous la donneront.

Pour moi, mes chers concitoyens, si vous me faites le grand honneur de me choisir pour vous représenter à Paris, firai siéger au milieu de ces libéraux qui depuis si longtemps combattent pour conserver la République; et j’unirai tous mes efforts aux leurs pour réaliser, h ehaque fois que ce sera possible, une amélioration nouvelle dont profitera la France entière en même temps que notre cher pays de Bretagne.

Paul LE TROADEC, conseiUgr géRéral. fflaire de I^ézardrieux.

Oipçonscpiption de LOTJDÉAG, M. R. LE CERF,

Élu au i‘-" tqur d§ ^cîutip,

Messieurs les électeurs,

Je viens vous dsfoaqdqF le feppqyelleipeaî de mapdat que ypus ffl’pveg deux fois eonüé.

Vous connaissez mes sentiments politiques et religieux; presque tpHS vQiil les partagez.

La CHambre Douvelle se trouvera eo faee âe deux quesUoQS capitalSa : la question sociale et ia question religieuse/ Sur ces deux poinis, voua êtes d’ac- Êord avec moi : il y a sans doute des réformes â introduire dans notre société j mais il ne faut pas, sous prétexte de l’améliorer, la bouleverser de fond en comble et renverser nôtre légiglatioilt sans connaître ia valeur de celle qui la remplacerait.

Quant à la question religieuaéj vous votilez avec moi que la France resté chrétienne ; que les prêtres ne soient paS Inquiétés par des lois qui, sous pré»^ texte d'éfealité/ les envoient à la caserne et les forcent à portér les armeS, alors que leur place eët dans les pafoisses ou dans le service hospitalier} vous vOuleé que les congrégations ne soient pas dépouillées et réduites à rimposêibillté de Vivre} par des itesurês ûacales qui, sous prétexte do oompenset les droits de mutation, leur enlèvent les biens confiés à leurs soins par les générations précé*dentés pour secourir les malheureux j voue voulez que le catéchisme ne soit pas banni de l’enseignement et qu’on ne ferme pas les écoles où il sera trouvé dans la poché de vos enfants/

Vous voulez que le cultivateur ne Soit pas surchargé d’impôts ; que les dégrèivements, si on peut en obtenir sans coin promettre l’équilibra dü budget, lui soient tout d’abotd a^ectés.

Gès ideSs sont les vôtres et les miennes, je les ai soutenues jusqu’ici, je Gontinaefai à Iss Soutehir) et je n'hésiterais pas à seconder un tôiaistère qui les mettrai eu pratique, alors môme qu’il représenterait un gouvernement Seht la forma politique ne serait pas conforme à celle qui est au fond de nds senti* mSnts.

S. LË CÈ8f.

!'■* tilTcônéôripiioâ dê SAlJjf-BttiÊtfC.

M. Louis AflVtEZ,

Élu âu 1" tôiif de scrutin.

MëS tihéfs doncitôyênS,

En 1889, j'ai été réélu sans concurrent.

Je vous suis connu diipuis tant d’années et nous sommes unis par tant de liens, par Unè thutuelle confiance tant de fois éprouvée, que de longues explications ne sont pas nécessaires entre nous.

Je me tiens en contact continuel avec ma circonscription, je puis même dire avec vous tous; je m’occupe sans relâche de vos intérêts, tout le monde le sait. Depuis vingt ans, nous vivons véritablement d’une vie commune.

Si mes adversaires politiques ont pu croire qu’une union si intime et si profonde pourra se détruira en un seul jour, nous leur prouverons, le 20 août, que tous leurs calculs seront déjoués, comme toutes leurs manœuvres sont déjà

confondues. , fx

Los monarchistes m*oppûsenl aujourd’hui un candidat étranger an pays,

étranger au département, qui n’eat même pas Breton, un candidat soutenu par les aaciens et éternels ennemis de la République et qui se présente avec étiquette trompeuse de républicain catholique.

C’est qu’en effet les royalistes reconnaissent partout aujourd hiii l impossibilité de renverser la République en l’attaquant directement; ils en sont réduits à cacher honteusement leur drapeau et ils se déclarent sournoisement ralliés a un rt%irne qu’ils détestent et qu’ils espèrent détruire en s’introduisant dans la

place sous un masque. , j, i

La France entière s’apprête à faire bonne justice de ces procédés hypo-

critCBi .

Elle ne veut plus de révolution ; elle tient à conserver des institutions qui lui assurent à l’intérieur l’ordre sans violence, à l’extérieur la paix sans faiblesse, et qui garantissent à tous la liberté de conscience.

Quant à vous, mes chers compatriotes, vous ferez comme le reste des Fraoçais vous ne vous laisserez pas tromper par des promesses irréalisables, ni surtout par des libéralités de trop fraîche datepoiir être désintéressées. Vous avez d’ailleurs le souci de votre dignité et vous savez qu’on vous méprisé en voulant

VOUS acheter. , .

Vous vous souviendrez, je l’espère, des services que je crois avoir rendus dans la mesure du possible, non seulement à tous ceux qui se sont adressés à moi, mais à la circonscription tout entière que je représente, en m occupant sans relâche de vos écoles, de vos églises, de vos ports, et en faisant aboutir enfin la construction d'un chemin de fer depuis si longtemps promis.

Le programme de nos travaux maritimes est loin d’être achevé ; vous savez que l’ai mis toute mon activité à faire approuver par le Gouvernement ceux qui concernent ma circonscription, notamment àBinic, à Paimpol et au Légué.

D’un autre cùté, j’ai toujours soutenu les véritables intérêts des cultivateurs, et je n’hésite pas à prendre de nouveau l’engagement de m’associer à toutes les mesures propres à protéger efficacement l’agriculture dans nos can-

voua, braves marins, on dit avec raison que vous m’êtes fidèles; vous savez aussi combien je vous suis et vous serai toujours fidèlement attaché.

Entre le candidat étranger, inconnu, nouveau venu dans le pays, et le Bre* ton îLU quel vous unissent depuis dix-sept ans les tiens dune mutuelle con ance, vous n’hésiterez pas, vous voterez pour votre compatriote-

Louis ARMEZ.

2® Circonscription de SAlNT-BRIEüG.

M. le vicomte de LA NOUE,

Élu au i" tour de scrutin.

Messieurs les électeurs,

va prmidrrfln ^ l’honneur de me confier, il y a quatre ans,

Je vous avais promis de défendre énergiquement vos intérêts religieux et niât6n6ls*

J ai protesté contre les lois qui veulent déchristianiser la France en introduisant le divorce dans nos mœurs, ce qui détruit la famille, —en envoyant les s miuanstes à la caserne, ce qui tarit la source du recrutement dn clergé, — moraT°'^^^°^ prépare une génération athée et sans frein

J*ai protesté contre les expéditions lointaines, qui n'amênent que l’éparpillement de nos forces militaires et l’inutile emploi de nos ffiillions. dont nOus

poumons faire bien meilleur usage.

fi’imnAf gaspillage inouï de nos finances. Contre ces procédés

et oui renouvelés, bien que plus ou moins déguisés,

cL^ine ^ le pays à une banqueroute fatale et pro-

J’ai demandé des dégrèvements pour l’agriculture dans la terrible crise q e e traverse} un sursis de trois mois aux cultivateurs pour lé payement de impôt foncier, la suppression du principal de ce même impôt. La mâîorité républicaine et le Gouvernement, plus préoccupés d’étouffer la scandaleuse affaire do Panama, ou ils étaient si tristement engagés, ont préféré ne rien proposer et ne rien voter en faveur des agriculteurs. ^ ^

îo c électeurs, ce que j’ai fait, et la ligne de conduite que

20 "oût procLTn™ “ ■'

Cb. de LA NOUE.

Page 1