EURE-ET-LOIR
1" circonscriptibn de CHARTRES, M. Gustave LHÛPJTEAü,
Élu au 1“ tour de scrutin.
Mes chers concitoyens,
Je viens solliciter vos suffrages pour faire triompher les idées vraiment républicaines et progressistes qui sont les vôtres.
Né dans la circonscription, éleve au milieu de vous, j'appartiens à une famille de cultivateurs fidèlement attachée au sol beauceron.
Ma profession m a ten u en rapports constants avec tous, cultivateurs, ouvriers commerçants. '
Mes goûts et mes études m’ont mis en situation de défendre utilement vos intérêts.
Nouvellement entré dans la vie politique, je vous dois l’exposé de mes doctrines et de mon programme.
Témoin des désastres de l’agriculture, profondément pénétré de ses besoins, j’estime qu’elle ne peut vivre sans protection, et qu’à son existence est lié le aort du pays tout entier.
Je veiœ comme vous le maintien des tarifs douaniers, et je suis prêt à m’associer a toute autre mesure de protection qui pourrait devenir utile.
Il faut résoudre la question du crédit agricole agitée depuis si longtemps, et créer enfin des chambres départementales d’agriculture.
La Chambre dont le mandat prend fin s'était résolument engagée dans la voie des réformes économiques lorsque éclatèrent les scandales du Panama, exploités avec la plus insigne mauvaise foi par des adversaires sans vergogne.
Après en avoir retenu cet enseignement, qu’un mandataire du peuple ne doit compromettre son mandat dans aucune affaire d’argent, il faut poursuivre l’œuvre de réformes commencées :
La révision du cadastre, ou tout au moins la révision des évaluations des propriétés non bâties, qui doit servir de base à une répartition plus éguitable de l’impôt foncier;
La guppressioiï des preatations ;
La suppressioii de T impôt des portes et fenêtres;
Le remaüiement des taxes snr les boissons, de façon à les rendre moins vexatoîres.
Telles sont les réformes çpii me paraissent être les plus urgentes et les plus immédiatement réalisables.
Les i|ueBtiûns ouvrières s'imposent à la sollicitude du législateur-
Sans \iolences, sans agitations stériles, les travailleurs doivent obtenir
satisfaction. ,
Les violents nuisent à ceux qu'ils prétendent servir, en môme temps qu ils sont une cause permanente de troubles et un obstacle à tout progrès*
Seul, le bulletin de vote peut assurer aux ouvriers la réalisation de leurs légitimes revendications :
Organisation de Tinstruction professionnelle par les écoles manuelles d'apprentissage ; .
Création d’une caisse de retraites pour les ouvriers vieux et infirmes;
Suppression des octrois ;
Amélioration des services de Tassistance*
Les commerçants réclament avec raison la révision des tarifs de chemins de fer, dans le sens de runification, ou tout au moins, dès a présent, la suppression de ce qu’on a appelé ft ritinéraire légal n.
Enfin tout le monde est d’accord sur la nécessité de réformer l'organisation administrative-
C'est pour travaüler en ce sens que je sollicite T honneur de vous re-présenter*
C’est aussi avec la ferme intention de rechercher par l'étude du budget les économies à faire-
Pour ce qui est de la politique pure, mon concours est acquis à un gouvernement ferme au point de vue des relations extérieures, capable de faire respecter la dignité du pays ; à l'intérieur, franchemeDi républicain, progressiste, libéral, tolérant des opinions adverses, mais inflexible sur la stricte observation des lois*
Rigoureusement neutre, TÉtat doit assurer à chacun la liberté de ses opinions religieuses ou philosophiques*
Il doit rester étranger à toutes les religions, sans en protéger ni n'en opprimer aucune-
Je m’inspirerai sans cesse de ces priDciques qui s'implantent chaque jour plus profondémeut dans les esprits et sous la pression desquels les liens qui rattachent encore TÉtat à diverses Églises se rompront d'eux- mêmes, sans choc, sans heurt, par la seule impulsion des mœurs et des idées.
Je défendrai avec obstination les progrès réalisés jusqu'à ce jour et surtout la loi scolaire et la loi militaire-
Ces deux lois, nos deux plus précieuses conquêtes, sont particulièrement menacées par les adversaires de la République, qui se disent aujourd'hui ralliés et qui n-ont changé d'opinion que pour solliciter vos suffrages.
D'autres encore se présenteront à vous avec une étiquette libérale. Leur
soi-disant libéralisme consiste surtout à maintenir le statu quo^ à piétiner sur place.
Leur politique à Tappui de tous ceux qui ont la haine des sentiments démocratiques.
Républicains, leur donnerez-vous votre confiance ?
La République doit être ouverte à tous. Personne n’a le droit ni le pouvoir de la fermer. Mais faut-il en confier la défense à ceux qui n’ont de républicain q[ie f étiquette?
Fidèle à mes convictioiiSj je n’ai jamais varié.
Je suis un républicain franchement progressiste, voué par mes goûtsàFétude des réformes sérieuses.
Tout en gardant mon indépendancei j’irai grossir^ si je suis votre élu, celte majorité de républicains de gouvernomeot, partisans de la stabilité ministérielle, ennemis de toute compromission avec les ralliés.
En votant pour moi, vous voterez pour un des vôtres, et vous affirmerez une fois de plus votre inébranlaMe attachement aux institutions que vous avez tant contribué à donoer à la France.
Vive la République!
Gustave LHOPITEAU, conseiller général.
cîrconficription de CUiARTRES.
M. Émile MILOCHAU,
Élu au tour de scrutin.
Mes chers concitoyens,
Depuis huit ans^ j’ai l’honneur de vous représenter à la Chambre des Députés.
J’ai toujours soutenu une politique nettement républicaine; les idées de modération que j’ai eu pour but de faire prévaloir n’excluaient aucun progrès sérieux, ni aucune réforme pratique.
Vous savez la part que j^at prise, pendant la dernière législature, à la défense des intérêts agricoles, qui sont ceux du pays tout entier, dans la Commission générale des douanes, dont j^ai fait partie, et à la tribune; mon passé est, à cet égard, le garant de ravenir.
Aujourd’hui, la République n’est plus discutée dans son principe; elle n’a plus besoin de lutter pour rexistence; mais elle doit s’affirmer de plue en plus comme un gouvernemeot d’ordre, de liberté et de progrès.
La Chambre prochaine aura un vaste champ pour déployer son activité.
il ne manque pas de réformes à faire :
Dans notre système financier, pour assurer l’équilibre véritable du budget
et l’amortissement de la dette;
Dans notre sytème administratif, pour simplifier les rouages d une administration trop compliquée ;
DaoB notre système judiciaire, pour rendre la justice plus rapide et moins
coûteuse; . . - 1.1 j
Dans notre système fiscal, pour établir une répartition plus équitable des
impôts, en faveur de ceux qui travaillent et qui produisent, en faveur de l’agnture, qui plie sous le poids de charges écrasantes.
La Chambre prochaine devra poursuivre aussi l’étude des améliorations sociales qui intéressent les populations ouvrières des villes et des campagnes, développer l’assistaoce publique, et faciliter la création d’associations de coopération et de mutualité, de caisses de secours et de prévoyance; il y a là une
question de justice et de fraternité qui s’impose.
Mais elle devra repousser de toutes ses forces les théories dangereuses du socialisme et du collectivisme, qui auraient pour résultat de supprimer la liberté du travail et la propriété individuelle.
L’agriculture attend depuis longtemps la création de Chambres consultatives qui puissent parler en son nom, avec autorité, aux pouvoirs publics ; il est nécessaire de lui donner satisfaction.
C'est à ces réformes utiles, mes chers concitoyens, que les représentants du pays auront le devoir de consacrer leurs efforts, en évitant les mesquines querelles des partis et les discussions stériles, mais aussi en veillant avec un soin jaloux à la garde de nos institutions.
J’apporterai mon concours à cette œuvre, si voua me conservez votre
confiance.
l’apporterai mon concours à l’affermissement d’une Bépublique honnête et respectée, libérale et tolérante, ouverte à tous les dévouements sincères.
Je ne veux ni retour on arrière, ni secousse violente en avant; mais je veux le progrès continu et régulier vers l’application des grands principes de liberté, d’égalité et de fraternité, qui ont été proclamés par la Révolution française.
Émile MILOCHAO, député sortant, Maire de Béville-le-Comte.
Gîrconscription de CHATEAUDUN.
M. Gustave ISAMBERT,
Élu au 1"' tour de scrutin.
Mes chers concitoyens,
Je soumets avec conûance à votre jugement l'usage que j’ai fait du mandat dont vous m’avez honoré il y a quatre ans.
Républicain, élu par des républicains, j'ai travaillé dans la mesure de mes forces à maintenir et à développer ce qui est l’œuvre de la troisième République.
Dans l'élaboration du nouveau tarif de douanes, qui était la tâche principale de la Chambre élue en 1889, j’ai voté constamment pour la protection du travail national et particulièrement de la production agricole, si éprouvée; j’ai résisté à toutes les propositions faites pour remettre en question, môme à titre temporaire, les droits votés, estimant que les cultivateurs et le commerce ont surtout besoin, en pareille matière, de stabilité.
Sur le terrain flnancier, je me suis appliqué, tant par mes votes que par ma part de travail dans deux commissions du budget successives, à faire pénétrer un peu plus de justice dans l’assiette de l'impût, à arrêter, par une gestion sévère, l’accroissement continu de la dette publique, première condition pour en aborder l’amortissement.
Résolument opposé à l’esprit de désordre, comme aux doctrines qui tendent à menacer la propriété individuelle ou à énerver le sentiment patriotique, j’ai donné tout mon concours aux mesures propres à améliorer, d’une façon pacifique et légale, la condition du mode de travail.
C’est en restant fidèle à cette ligue de conduite que je me mets de nouveau à votre disposition.
Vous me trouverez déterminé à n’admettre aucune atteinte an système d’éducation nationale créé par nos lois scolaires, non plus qu’au principe d’égalité inscrit dans notre loi militaire.
Il ne suffit pas de garder intactes les conquêtes de l’esprit démocratique : il faut les étendre.
La République a courageusement émancipé la parole, la presse, les réunions; seule, la liberté d’association reste, en dehors des syndicats professionnels, soumise à l’arbitraire. Le problème à résoudre a deux faces : le droit pour les citoyens de s’associer, qui doit être entier; la faculté pour les associations d acquérir, qui, dans l’intérêt général, doit être contenue et subordonnée à des garanties d’ordre public.
L’œuvre première qui s’impose à la Chambre nouvelle, c’est une réforme de l’impôt, rapprochant de plus en plus le taux des perceptions du revenu réel ;
les études faites permettent, au moins dans un délai rapproché, de corriger la répartition de l’impôt foncier sur les terres et de la contribution personneiïemobilière, de transformer les prestations el cet impôt des portes et fenêtres, condamné dans sa conception même, d’opérer la déduction des dettes de Tactif des successions, enûn de faire aboutir une réforme du régime des boissons comprenant, si le conflit des intérêts ne permettait pas davantage, la suppression de r exercice et du droit de détail.
Parmi les projets que les lenteurs parlementaires ont légués a la Chambre nouvelle. Je citerai au premier rang la création des chambres d’agriculture, qui donneront aux vœux de nos populations des campagnes tm organe régulier et autorisé.
Dans les questions de politique extérieure, vous me trouverez toujours aussi éloigné de conseiller ou d’approuver une faiblesse que de jeter le pays dans une politique d’aventures, La République française a montré dans des circoustaDces récentes qu’elle est partout en mesure de faire respecter son drapeau.
J’ai la certitude de rester le ûdèle interprète de vos volontés en ayant sans cesse les yeux sur les intérêts supérieurs de la patrie et eu défendant contre la réaction sous toutes ses formes Pliéritage que nous tenons de nos pères de la Révolution française.
Vive la République!
Gustave ISÂMBEET, députe sortant, Maire de Saint-Denis-les-Fonls.
Circonscription de DREUX,
M. Louis TEdRïER,
Mes chers concitoyens,
Vous m’avez: élu, en 1889, député de l’arrondissement de Dreux, Je vous demande à nouveau, en 1893, ce témoignage de votre confiance.
J’offre au contrôle de tous les républicains mon effort personnel et mes votes pendant la législature qui vient de s’écouler. Ils y trouveront la fidèle exécution du programme sur lequel j’avais obtenu leurs suffrages.
Je crois avoir marqué, suivant ma promesse, une vigilante sollicitude pour les intérêts de ia production française et du travail national.
J’ai défendu l’ensemble de nos industries, et particubèrement l’agricülture, qui est la première de toutes, contre les coups meurtriers de la concurrence étrangère. Je demeure persuadé, avec tous les représentants du département, que le nouveau régime économique s’imposait à nous, comme la garantie nécessaire de la richesse publique et du salaire des travailleurs*
Je vous exprimaisj en 1889, la volonté de m’associer à la réalisation progressive des réformes sociales, que nous recommandent à la fois le sentiment de la justice et les devoirs de la solidarité. La Uépuhlique manquerait à sa mission si elle ne s’efforçait de répondre, en améliorant le sort matériel et moral des moins favorisés, aux légitimes espérances qu’elle a fait naître. Aussi la tâche a-t-elle été résolument abordée. II faudra continuer avec décision l’œuvre commencée. On devra s’y appliquer en poursuivant, dès le début delà prochaine législature, l’adoption définitive de la loi sur les accidents professionnels et sur l’assurance obligatoire. Je m'honore d’avoir affirmé, comme membre du Gouvernement, ce double et tutélaire principe, à l’abri duquel tous les travailleurs de France trouveront bientôt, sans délai ni marchandage, la juste réparation des accidents qui peuvent les frapper.
Mais une réforme s’impose par-dessus toutes : c’est celle de notre législation fiscale. Déjà on a fait vers ce but de louables efforts. La transformation de l’impôt des propriétés bâties, l’abaissement de la contribution qui pèse sur le sol, l’atténuation relative des frais de justice, la modification de la loi des patentes, en sont les résultats. Encore n’est-ce là qu’une préface à l’œuvre générale et profonde qu’il s’agit d'accomplir. C’est en révisant dans son ensemble, en perfectionnant dans ses'traits essentiels notre système d’impôts, qu’on résoudra le problème si pressant et si grave d’une répartition plus équitable des charges publiques.
Enfin l’étude d’une loi sur les associations ne saurait être plus longtemps retardée. H faut, par des textes précis, concilier sur ce point les intérêts supérieurs de l’État laïque avec là liberté de s’unir, qui doit être une des forces vives de la démocratie.
J’aurais voulu multiplier, comme en 1889, les réunions électorales. J’aurais eu plai sir à développer devant vous, sur ces questions comme sur toutes celles qui réclament l’attention du législateur, nos vues et nos aspirations communes. Mais je suis contraint, par ma fonction dans le Gouvernement, à limiter, faute de temp.s, le nombre de mes conférences, Laissez-moi du moins vous recommander avec instance de prendre part au scrutin du 20 août. Pour un républicain, voter n’est pas seulement un droit : c’est aussi un devoir. L’indifférence aux choses de la vie publique serait, vous le savez, un coupable acheminement de la démocratie vers sa propre déchéance. Vos représentants auront d’ailleurs, pour l’accomplissement de leur mandat, une autorité d’autant plus grande que le suffrage universel leur aura plus largement manifesté sa confiance.
Rendoz-vous donc aux urnes, mes chers concitoyens, et si celui qui, pendant quatre ans, vient de pratiquer en votre nom une politique de progrès, d’ordre et de liberté, n’a pas cessé de mériter votre affection et votre estime, accordez-lui vos voix, 11 consacrera tout ce qu’il peut avoir d’énergie et d'intelligence à représenter dignement une population éclairée, qui a su confondre dès la première heure, dans un. même aitachement, la patrie et la République.
Vive la France ! Vive la République !
Louis TERRIER, député sortant,
Ministre du Commerce, de l’Industrie et des Colonies.
Circonscription de TiOGENT-LE-ROTROU,
M. Paul DESGHANEL,
Mes chers concitoyens,'
La République est aujourd'hui hors de cause*
Il s'agît de saYoir dans que! sens, suivant quels principes, elle doit être organisée et gouvernée*
Nous ne sommes ni avec ceux qui veulent attribuer l’élection du chef de l^ÉUt au sulTrage universel ; ce système, en subordonnant le Parlement à un homme, aboutît au césarisme : la France en connaU par expérience les désastreux effets ï ” ni avec ceux qui veulent supprimer ou affaiblir la Présidence et le Sénat: ce système aboutit à la domination d'une Assemblée, c'eat-à-dire à rinstEibilité perpétuelle et à récrasement des minorités; despotisme pire que celui d’un homme, parce qu’il^est anonyme et irresponsable, et parce qu’il ne peut même pas donner au pays la tranquillité d’un jour* L’un, d’ailleurs, mène à l'autre. «
Au contraire, ûdèles aux enseignements des plus grands esprits politiques de tous les temps, nous pensons que les libertés publiques, la souveraineté nationale, la stabilité du gouvernement, ne peuvent être garanties que par la division et l'équilibre de pouvoirs différents en fonctions, équivalents en droits. Nous ne voulons être gouvernés ni par un homme ni par une Assemblée, mais par un Ministère respoésable, homogène et solidaire, sous le contrôle des Chambres,
C’est dire que, dans notre opinion, la Constitution actuelle peut suffire au gouvernement de la France, à la condition que les ressorts n’en soient pas inertes ou faussés, et que les règles essentielles du régime parlementaire, telles que la solidarité ministérielle, ne soient pas méconnues.
Par là seulement sera obtenue cette stabilité gouvernementale indispenBable pour consolider nos alliances au dehors et pour pratiquer au dedans une politique résolument progressiste et réformatrice*
Ces convictions, vous le savez, ont toujours été les miennes. Le spectacle des événements et la pratique des affaires n’ont fait que les fortifler dans mon esprit* On peut ne pas partager mes opinions, mais on ne peut pas me reprocher d'avoir jamais varié.
Voici les mesures législatives qui me paraissent le plus urgentes :
Réformes économiques: Protection du travail national; maintien du tarif des douanes; caisses agricoles d'assurances ; organisation de l’assistance publique dans les campagnes ; protection de la culture contre le vol, la mendicité et
'-•kl'
le vagabondage i représentation légal^ de Fagriculture ; achèvement du Gode rural.
Réformes budgétaires; Règlementation de Tînitiâtive parlementaire en matière de relèvements de crédits» afin d*empècher Paccroissement exagéré des dépenses et le déficit; changement de date dVuverture de Tannée financière, afin de guérir la plaie des crédits additionnels ; achèvement de Tunifîcation budgétaire.
Réformes fiscales dans un sens démocratique: Remaniement des bases de rimpôt direct» afin de pouvoir alléger progressivement les impôts de consommalion. Pas dHnquisitîon vexatoire dans les fortunes particulières*
Réformes administratives et judiciaires; la liberté comme en Belgique» comme en Italie; Pourquoi la République française serait-elle moins libre que les monarchies constitutionnelles qui Tentourent?
Réformes sociales» afin d’améliorer le sort des travailleurs : Développement des caisses de secours et de retraites, des institutions de prévoyance et de mutualité, afin de mettre la vieillesse et les invalides du travail à Tabri de la misère* En même temps, résistance énergique aux chimères du collectivisme et aux violences révolution naines; défense des conquêtes essentielles de la RévO" lîilion française: la propriété individuelle et la liberté du travail*
Enfin, en matière religieuse, je pense, avec la très grande majorité des Français, que, si la séparation de plus en plus grande des affaires civiles et des affaires religieuses est une loi de la civilisation générale, dans Tétât présent de la France Tapplicattoii du Concordat est encore le meilleur moyen d’éviter les conflits entre TÉglise et la société civile, et d’assurer la suprématie de TÉtat*
, Si j’ai Tinsigne honneur de vous représenter de nouveau, — toujours fidèle à vous, mes chers concitoyens, et à moi-même, — je continuerai de me rendre, comme par le passé, dans toutes vos communes, estimant que le devoir du mandataire est de rester en communication constante avec ses commetUnts.
Vive la France 1 Vive la République î
Paul DESGHâNEL, député sortant.