‹ [Programmes, professions de foi et engagements électorauxChapitre 98 sur 266 · GERS · texte numérisé non relu

GERS

Circonscription d’AUGH.

M. Paul DECJŒH-DAVID, Élu au 2' tour de scrutin.

Chers coadtoïens,

Vous êtes appelés, le 20 août procham, à élire votre représentant à la Chambre des députés*

Le congrès du 30 aviil 1893, oû se trouvaient réunis les délégués de soixante-dix-neuf communes sur les (juatre-vingt-cinq qui composent l'arrondissement d'Aucîi, m'a fait Fhoüûeur de me désigner comme le porte-drapeau de la Répnbiique. Cest la raison pour laquelle je viens solliciter vos libres suffrages- La République, définitivement fondée, n'est plus en discussion* Elle est, aujourd’hui, acceptée par ceux-ia même qui se disaient, autrefois, ses irréconciliables adversaires* Elle ouvrira largement ses portes à ceux qui viendront à elle, loyalement et sans arrière-pensée* Il serait donc absolument inutile de voter pour des candidats qui nourrissent encore l'illusion de la détruire*

La seule question qui se pose est celle de savoir dans quelles conditions et sur quelles bases doit être organisée la République*

Ce qui importe, avant et par-dessus tout, c'est d^ aborder résolument l'examen des réformes économiques et sociales qui sont, depuis si longtemps, réclamées par l'immense majorité de la nalion.

En première ligne, voire représentant devra placer les réformes agricoles ; car, il ne faut pas l'oublier, sur trente-six millions de Français, vingt-quatre millions vivent du travail de la terre.

Les agriculteurs, tout comme les industriels, les commerçants et les ouvriers des villes, — dont, quoi qu'on en ait dit, les intérêts sont les mêmes, et dont les revenus sont ai aléatoires, — ont, seuls, supporté jusqu'à ce jour les chargea publiques, alors que tant d'autres, dont les revenus ne courent aucun risque, en ont été injustement et scandaleuseoient affranchis*

11 faut donc, dans la répartition de l'impôt, comme partout, introduire le principe d'égalité qui est l'essence même de la République.

Électeurs,

Vous connaissez mon programme, car je l’ai développé devant vous dans de nombreuses réunions publiques. II se résume ainsi :

Révision de la Consütution de 1875 dans un sens plus conforme aux aspirations de la démocratie et aux principes de la Révolution française ;

Maintien intégral des lois scolaire et militaire;

Réduction du service militaire à deux ans;

Impôt progressif sur tous les revenus;

Réduction des gros traitements ;

Politique coloniale réduite à la conservation des territoires acquis;

Assurance obligatoire des récolÈOB par l’État ;

Organisation du Crédit agricole ;

Autorisation donnée au ministre de l’agriculture de fixer, par simple décret, le chiffre des droits sur les blés étrangers, de façon à ce que le blé français se vende an prix minimum de vingt francs l’hectolitre ;

Réduction notable des frais de justice et des droits excessifs qui grèvent la transmission de la propriété foncière ;

Prompte organisation de l’assistance publique dans les campagnes;

Suppression du principal de l’impôt foncier ; -

Suppression des octrois ;

Suppression du permis de chasse ;

Prompte exécution des chemins de fer d’Auch à Basas et dp Casfel-^Sgn'agip à tombez.

Yojlà, iRfiS çlierg coocitoyqus, les Jdéps que je m’efforcerai de faire préva- Joif, si j’ai l’hopneur d’étre votre élu, , ^

jigricpltevir, çpmipe la plupart d’fiptre vous, votre cause est la mienne, P’est vous difO qbP jo mettrai îa défendm toute ptPP énergie et tout mqp dévouement.

Vive la Réptiftlique |

Paul DECKER- RAVID,

ingénieup agrpnpme, CoRseiller ippniçipal d’Anch, président de la Société

d’encouragement à l’agriculture du Qerg.

Circonscription de CONDOM.

M. LANNELONGÜE,

Êlü au !<*' tour de scrutin.

Aies chers cotnpatriotes»

Je devais, cette fois, répondre aux appels pressants qui tio’ont été adressés avec insistance par de très nombreux représentants de tous les cantons de l’af*rondissement de Condom. Un nouveau refus de ma part eût été considéré comme une résistance inexplicable à des manifestations où s’ajoute une part considérable d’affection et d’estime au grand mouvement d’opinion qui se pro^ duit dans notre contrée.

N’ayant pas à vous dire ni d’où jé viens ni qui je suis, j’entre résolument dans les questions qui sont aujourd’hui vitales pour vous, qui me touchent aü*tant que vous et dont je Serai, croyezde bien, le défenseur le plus opiniâtre ét le plus décidé. Le temps n’est plus à des paroles dont on vous a leurrés, ni à des promesses toujours renouvelées, jamais tenues, alors qu’on se savait im*puissant à les remplir. L’heure est aux faits et aux actes.

Pour l’honneur de la France èt la sécurité de la République, il faut, à tout prix, constituer dans la Chambre nouvelle une majorité d’hommes fidèles aux principes de la Révolution française et à l’espfit démocratique de notre temps, ne voulant que d’une politique faite de justice et d’honnêteté, décidés à rompre avec ceux que les passions aveuglent et entraînent au delà de co que commandent la raison, la tolérance et le bon sens.

Pour la prospérité du pays il faut, à tout prix, désormais, qu’une égale sollicitude soit accordée à tous les intérêts et qu’il n’y ait plus de ces ajournements qui deviennent un parti pris d’exclusivisme contre les besoins matériels les plus urgents.

Tous mes elîofts seront dirigés vers les améliorations et les réformés ; c’est dans Cet esprit, et par une étude mûrie et profonde de chaque question, qu’on trouvera la solution des divers problèmes sociaux et, avec le temps, de toutes les questions sociales, sans restriction.

Je l’ai dit bien des fois, et c’est une de mes formules préférées « qui n’avance pas recule ». Cela est aussi vrai dans la possession de la propriété et de toute fortune que dans les sciences, les lettres et les arts. Telle est, en effet, une des modalités de l’évolution à laquelle nul ne peut se soustraire sans déchoir et marcher à sa ruine. Le propriétaire qui n’augmente pas son capital du h’aihéliore pas sa terre pour eh obtenir un rendement plus élevé, décroîtra sensiblement chaque année et sera moins riche au bout de peu de temps. Lui aussi

doit donc progresser, c’est-à-dire grandir, ne serait-ce que pour maintenir sa

Ce sont surtout les périodes de crise qui fixent l’attention sur 1 agriculture ; il est trop tard et l’on remarque alors qu’au esprit de sage prévoyance n a pas

toujours prévalu dans les conseils de l'État. Un des éléments les plus menaçants pour elle, parce qu’il entraîne d’irrémédiables conséquences, émane de la concurrence étrangère. On doit donc résolument s’opposer à ce que les marchandises de l’extérieur circulent sur le marché français à des conditions plus avantageuses que les nôtres, ce qui revient à dire que les droits de frontière sont une nécessité et que nous devons nous protéger, tout en n aliénant pas cependant DÛS tarifs. . ^ i 4.

Mais s’il importe de rendre efficace îa protection à la îrontiêrej 1! est non moins indispensable de faciliter l'écoulement des produits à l’intérieur par la suppression des droits de circulation et d’entrée, par la diminution des droits d’octroi La fraude sera d’autant plus atteinte que le régime de la liberté sera plus grand et on ne livrera plus alors à la consommation que des produits naturels Cet ensemble de mesures permettra d’établir des liens beaucoup plus étroits entre la démocratie ouvrière des villes qui consomme et la démocratie

rurale qui prodoit* ^ . r . xt

Je veux l’augmentation du prix dn blé, et je défendrai énergiquement le

droit du propriétaire de faire de l’eau-de-vie en dehors de tout contrôle et d’en disposer à sou gré tant qu’elle ne sortira pa.s sur la voie publique.

Mais il cBt uoe autre nécessité beaucoup trop longtemps méconuiie et qui s’impose- à l’heure actuelle, je parle de la protection du so! et de son

outillage. . .

Il faut favoriser les acquisitions et les mutations du soi par une diminution

des droits qui s’y rattachent, de même qu’il convient de l’exonérer d’une bonna partie des impôts qui le frappent.

L’assurance des récoltes contre les fléaux de l’atmosphère, sous la forme d’un système applicable, est devenue promptement une de ces vérités qu’on est étonné de n’avoir pas vu découverte plus tôt et dont l’honneur et le mérite reviennent en entier à M. Quintaa.

Tout crédit en découle, car le cultivateur ne pouvant compter sur un revenu, se trouve par cela même dans rimpossibiliiè de contracter des engagements qu'il n’est pas sûr de tenir. En présence d’espérances qui ne seront plus désormais ni illusoires, ni décevantes, celui qui aime la terre et la cultive, malgré des résultats si inconstants, apportera, j’en ai la conviction profonde, la plus grande vaillance à des améliorations et à des transformations qui rendront son travail infiniment plus fécond. Parlé, il assurera l’abondance des produits qui, à son tour, rendra la vie matérielle plus facile et à meilleur marché pour tous, pour l’ouvrier principalement.

Électeurs,

En parcourant votre contrée et en voyant votre pénible labeur quotidien, on est pris de la même foi que vous dans de meilleures destinées, on a d’in-

vindbles e-^pérances parce qu’on sent vivement que sous un gouvernement dont Progrès est l’essence, comme celui de la République, îa prospérité de lagnculture et la grandeur de la patrie sont indissolublement liées.

Docteur LA.NNELONGUE,

Maire de Castéra-Verduzan, professeur à la Faculté de médecine de Paris, officier de la Légion d’honneur.

Circonscription de LECTOURE.

M. Thierry GAZES,

Élu au 1" tour de scrutin.

Mes chers concitoyens,

Au moment où vous êtes appelés à renouveler la représentation nationale i'ai considéré comme un devoir civique d’accepter la candidature “ oLrte par un grand nombre d’électeurs de cette circonscription, pour aller défendre à la Chlmbre la politique de réformes et de justice sociales, depuis trop lonetemns abandonnée par le Gouvernement républicain.

Jô L viens pas demander vos suffrages pour aller grossir les ^

députés complaisants, inutiles et muets qui encouragent, par leur silence et au Sn payeurs votes, toutes les défaillances et toutes les fautes du pouvoir.

Républicain convaincu depuis les premières années de,ma Jeunesse, fortifié dans mes convictions par l’étude attentive de notre

ù me faire l’interprète de votre volonté souveraine en exposant à la tribune de la Chambre une politique franchement démocratique et sociale.

Ent« dloîs d’ce pays don. Je oonnsi. le. aspirsllon. et le. b= om. m.téLls, von. me iroTOre. tooiour. pr6l à prendre I. parole pour la délense

de vos intérêts.

Électeurs,

C’est la première fois que j’ai l’honneur de solliciter un mandat électoral, fo 1, doi. donc de. e’pliction. détallto sur mon programmo pol.t.que,

économique et social.

Mes déclarations seront nettes. ^

Au point de vue politique, je suis partisan ! donnant

1“ De la révision de la Constitution monarchique de 187o, qui, en Q

aü âéiiat lè droit exorbitant d’aunuler toutes les décisions de la Chatnbre subordonne le SulTrâgê universel au suffrage restreint, organise la stéfilite parlementaire et livré la République à une oligarchie.

La révision est, à mes yeux, la réforme primordiale, car je suis de ceux qui pensent que sans révision 11 n’ÿ a point de réformes possibles,

2“ Do l’organisation d’une Chambre économique, composée des élus do la classe moyenne, des agriculteurs, des industriels, des commerçants, des ouvriers agricoles, des ouvriers des villes, pour que l’on soit bien en présence d’une sincère représentation des producteurs et travailleurs de toutes catégories.

3» De la liberté de conscience. Lamartine disait, en 1848 : « La Révolution de 89 a conquis la liberté pour tout le monde, excepté pour Dieu ». Au grand soleil de la liberté, tous les cultes doivent êire libres, indépendants et respectés.

La liberté de conscience ne peut être assurée déûoiiivement, à mon avis^ que par la séparation des Cglises et de l’État, séparation précédée du vote d’une loi sur les associations et sur la liquidation des biens de mainmorte. Du reste

le peuple, par l’application du refh-endum, doit être directement consulté sur la question religieuse.

4® Be la gratuité de la justice et de rioatUuuon d^ua jury correctionnel destiné à atténuer les rigueurs souvent in explicables des magistrats vis-à-vis des pauvres et des malheureux, alors qu’on les voit trop indulgents, comme

dans l’affaire de Panama, pour les gros voleurs et pour les criminels- de haute marque-

Au point do vue social, je réclamerai :

1“ La réforme radicale de notre système d’impôts, la suppression des octrois et de toutes les taxes de consommation, et leur remplacement par un impôt sur la richesse acquise (revenu et capital).

Ce sont les travailleurs des villes et des champs, les petits propriétaires, les petits commerçants, les petits industriels qui supportent aujourd’hui U plus grande partie du poids de l’impôt.

Par contre, lè capîtaüsto chargé d’or ne contribue que pour une part dérisoire âux charges publiques.

Cette inégalité choquante de notre système Rscai, contraire aux règles de 1 équité et aux lois de la j ustioe , doi i d ispa raitre .

. suppresBîon des grands monopoles financiers ét industriels par la nationalisation de la Banque de France, des coinpaguies de chemins de fer et

1 n de ces grandes entreprises eniroront ainsi dans les caisses de

la République et profiteront à tout le monde an lieu d’enfler la poche d’actionnaires oîsiis, à qui la fortune vient en dormaot.

3 La création d un ministère du travail et le vote de toutes les lois sur les aûcidents, sur la liberté des syndicats, sur les sociétés de secours et sur les càisseè dé fetï^àitès, réclamés vainement jogqu^à ce jour,

é“ Réforme militaire : réduction du service militaire à déilx ans pour tous les rraoçais. ,

Cultivateurs [

Ouvriers agricoles]

Vous Gonatituez U grande înajorité du coïps électoral dans notre airopdis- ^emept.

Je connais les devoirs que ççl.te situation in impose. .

C’est à vous que je dois' cnn sacrer le plug grande partie de mes efforts et de

mon dévouement. ,•

Comptez sur moi pour faire triompher YPS légitimes reYendicatipns 1 Lu lîépuhlique, dont vousltes le fondement le plus splide, dpit Ypus venir en aide dans votre détresse.

‘Assez d'encpurageroents platoniques ! :

il faut des actes ’

Je veux avec vous : .

1“ Une protection douanière vigilante pt efficace pppr gu© VOS deprées soient vendues à UQ taux rémunérateur ; . . .. -v .

9" L’ôtahlissement d’pqp taxe mphUe sur les blég, de mamére a éviter l’avilissement des pritf, Un rpinwnin 4e,?0 francs l’bpçtplitre.ppur la vente dn

blé ' . .

’ 3’ L’organisation du crédit agripplq syr des bases démPeratiquee en l’apport avec la baisse de la valeur de l’argent et comportant des délais d’emprunt suffi sams pour voua permettre de rétablir votre situation ébranlée;

l," La suppression de l’impôt foncier et celle du droit de mutation pour les nropriétés dont la valeur est inférieure à 5 . 000 francs ;

5= Une indemnité de plus-value à Gn de bail pour les fermiers ou métayers qui auront augmenté, par leur travail et leurs deniers, la valeur de la terre;

6“ La constitution d’une réserve insaisissable — en cas de gène — comprenant les instruments aratoires, les quantités de récoltes, fumiers et tôtes de

bétail, indispensables pour votre niètjer;

7° La révision du cadastre ;

8” Le développement de l'instruction agncplq î , - . .

P” La création de laboratoires régionaux de cHirnie agricole, destinés a renseigner exactement les cultivatpyrs sur ja qftnrg dep sols, la valeur des engrais

chimiques et la qualité des graines; - i j *

10= Un minimum de salaire et une retraite pour les ouvriers agricoles, dont le sort n’est pas moins intéressant que celui des ouvriers des villes ;

11» L’orgauisation d’une assurance agricole sur les bases de la proposition

Voilà, cultivateurs, ce que m®’^ jnmpis cessé de réçfamer pour

Ce gu’il Ym%> résumé, c'est relever votre œudiüon, vous rendre mtégralemem la propriété de la terre que vous arrosez de votre speur, qt vous arracher a T exploitation des gens d’affaires et dos usuriers. ^

sul^ çonvainçu que vous seconderez ces efforts, èn luj. témoigîtaïi vo re

confiance eii ma personne.

Mes chers concitoyens, .

Vous savez maintenaut qui je suis 'et ce que je veqx; vous approuvez mes .idées; ai vous croyez que Theure est venue d'inaugurer uqe poitique nouvelle;

Si vous pensez qu'il est temps de faire de la République une réalité bienfaisante pour les masses laborieuses trop longtemps négligées ; si vous croyez qu’il est nécessaire, pour conserver !a paix sociale et pour éviter les révolutions et les ruines qui en sont la conséquence, d’apaiser les mécontentements popu^ laires en ouvrant la soupape de sûreté des réformes;

Vous vous rallierez, sans hésiter, à ma candidature.

Et, en faisant cela, vous suivrez les vieilles traditions du parti républicain, vous marcherez clans la voie tracée par vos pères de la Révolution française.

Vous resterez, en un mot, fidèles à vous-mêmes, fidèles à votre passé ; car la circonscription de Lectoure a toujours marché à Pavant-garde de la démocratie du Gers.

C’est un titre d’honneur qu’elle tiendra à conserver.

Je ne suis qu’un modeste soldat de la grande cause démocratique et sociale; mais vous pouvez compter suritout mon zèle, sur toute mon activité et sur toute mon énergie pour tenir dignement et vaillamment le drapeau que vous remettez en mes mains.

Vive la République démocratique et sociale î

Thierry GAZES,

Professeur de rUniversité.

Girconscriptîoix de LOMBBZ.

M. Émile THOULOUSE,

Élu au 1*' tour de scrutin.

Mes chers concitoyens,

Vous êtes appelés, le 20 août, à nommer votre député.

Je viens solliciter Fhonneur d’êire votre représentant, moi qui, depuis sept ans, suis à la peine et à la bataille pour le triomphe des principes républicains dans rarroûdissement de Lombez.

En 1S89, au moment du péril boulangiste, j’ai tenu haut et ferme le drapeau de la République. La défaite glorieuse d’alors se changera aujourd’hui en une éclatante victoire.

Le pays est venu en masse à nous. La République n’est plus discutée. Le Gers, qu’on appelait la Corse continentale, est à la tête du mouvement qui entraîne les populations vers les idées de progrès, de justice, d’ordre et de liberté, qui sont l’apanage de la démocratie.

Maintenant qae la question poliliqua ne Fe pose plus, nous pouvons, débarrassés de toute entrave, mardi er résolument eo avant dans la voie da progrès, aborder Téiude des rérormes réclamées par le pays : à rhenre actuelle, tous les elTorts doivent tendre à la solution des problèmes sociaux, économiques, agric^des-

ie suis pour la liberté entière du travail pour une équitable répartition des salaire?, pour la réglementatioo des rapports de Touvrier et du patron, de fai;on à faire m archer ensemble et d'accord te travail et le capital, ces deux facteurs de la richesse nationale.

restime qu'une société civilisée comme la nôtre doit assurer la gratuité des soins aux indigents malades, la sécurité des dernières années aux vieux travailleurs des champs et de la ville, but qu'on ne pourra atteindre qu'eo créant une caisse de retraite pour la vieillesse, en établissant le service de la médecine gratuite pour les pauvres dans les campagnes, tel qu'il vient d'être voté par une loi récente.

Au point de vue agricole, qui intéresse surtout notre région, qualre choses sont essentielles : le dégrèvement de Timpot foncier, rinstitution du Crédit agricole, de l'assurance agricole, le relèvement du prix du blè.

C'est dans ce sens que j'ai, an Conseil général, déposé de nombreux vœux avec mes collègues républicains, soucieux de tout temps des intérêts du cultivateur.

3'ai réclamé :

La suppression on, tout au moins, le remaniement de l'impôt foncier;

L'organisation la plus rapide possible du crédit agricole ;

L'institution d'une caisse nationale d'assurance agricole.

Et, le 12 avril 1893, je demandais : « Que les droits de douane sur les blés, actuellemeni de 3 à 5 francs, puissent être portés à 10 francs, et que le Ministre de rAgracLiUure fixe directement le taux du droit selon les intérêts de fagriculiure, de manière à entraver la spéculation qui a, jusqu'à ce jour, rendu les droits absolument illusoires, » de façon à assurer le prix moyeu de 20 fr. par hectolitre, donnant satisfaction à la fois au producteur et au consommateur.

Je proposerai ;

Une plus juste répartition des charges publiques ;

La diminution des frais de justice ;

Le droit pour le propriétaire de chasser sur sa propriété.

Rapporteur du chemin de fer de Toulouse à Boulogne, j’ai fait voter cette ligne d’intérêt local, si instamment et depuis si longtemps désirée, elle va im*^ médiatement entrer dans la voie d'exécution.

La Chambre des députés et le Sénat viennent, sur la proposition du Ministre des Travaux publics, de voter èOO.OOO francs pour continuer les travaux de la ligne déjà commencée de Castelsarrazin à Lombez. Tous mes soins sont acquis d’avance à la prompte réalisation de cette vole ferrée, si imporlante pour notre arrondissement,

hii

Électeurs,

Je D*ai pas à vous faire de longues promesses. Voua mé connaissez* Depuis que je suis entré dans la vie politique, j'ai constamment été à votre disposition î je n’ai ménagé ni mon temps ni mes forces pour la défense de vos inlérêiSî j’ai mis à votre service toute Pindtience dont je pouvais disposer* Si vous me jugez capable de continuer, vous voterez pour moi et vous acclamerez ainsi, sur mon nom, la RépubiiquoI

Emile THOULOUSE, docteur en droit, président du Conseil général du Gers, maire de risle-Jourdain.

drconscription de MIHANDE.

M, Olivûr BASCOÜ,

Élu au 2® tour de scrutin*

Mes chers concitoyens,

Ayant eu ThonneuT d’être désigné comme candidat par le Congrès républicain de Parrondissement, je me présente à vos sulTrages,

Pai tou]oars eu la ferme conviction que la République seule peut exprimer la volonté nationale, garantir nos libertés et nos droits de citoyens*

Après vingt ans de lutte, nous voyons enfin les partis monarchiques, vaincus, s’incliner devant son principe supérieur,

Cest le moment de profiter de la victoire, de lui faire porter ses fruits eu organisant la démocratie, en s’inspirant des idées de justice et d’humanité proclamées par la Révolution.

La République, en effet, n^est pas ce qu’elle doit être. Mais elle sera demain ce que nous la ferons nous-mêmes, après avoir balayé les derniers débris de la coalition réactionnaire.

Je veux un gouvernement ferme nt îibéral : — ferme, en faisant observer la loi par tous les cUoyejiB j — libéral, en respectant les droits de chacun, tout en maintenant l’ordre sociaPavec énergie. Il doit devenir réellement populaire, cherchant son appui dans la ma|oritô composée de tous ceux qui Iravaillenl et

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produisent. II ne doit pas être rexplüiiaiîon du pouvoir aii prolit de quelques- UQs, mais la gestion par des mandataires des intérêts de tous- Sa protêt Uon est due spécialement aux travailleurs des catnpagaes, car c’est là que gisent les forces vives du pays.

Il y a des iniquités* Il y a des abus.

Des réformes sont nécessaires, maïs sans désordre, sans violence, respectant les situations acquises, la propriété, îa famiHe, ces grandes assises de la société actuelle. Comme ces Iniquités, ces abus retombent principalement sur les paysans, mon programme est essentiellement agricole*

Aussi, j’y ai inscrit avant tout les mesures ou transformations de nature à améliorer la situation morale et matérielle des agriculteurs;

L*assurance des récoltes par FÉtat ou rintervention de l'État ?

L* organisation d*im crédit spécial offrant à la culture des capitaux à taux réduit.

ircompread : la réforme de notre système d’impôts, dont la conséquence est de faire retomber sur les faibles et les déshérités le plus lourd fardeau des chargea publiques ;

La suppression du principal de rimpôt foncier, si écrasant pour l’agriculture, et la modification de son assiette;

La réforme de Fiiupôt sur les successions, qui ne tient aucun compte des hypothèques grevant les héritages et cause la ruine de tant de familles de laboureurs;

Je demanderai la diminution des droits de mutation en ce qui concerne les propriétés rurales ;

La protection plus efficace du blé français contre la concurrence de3 blés étraugers ;

L’organisation de fassistance publique dans les campagnes, où tant de misères ©l de douleurs restent ignorées et sans secours ;

L’abolition des permis de chasse.

A un point de me plus général, je désire :

Le maintien intégral de la loi scolaire, de la loi militaire et celui du Concordat en ce qui concerne les relations de FÉgllse et de l’État;

Plus d’économie et de prévoyance dans la gestion des finances publiques, sans reculer toutefois devant aucun sacrifice pour la défense nationaîe;

En présence des scandales üaanciers qui ont ému l’opinion, l’État me semble avoir Pobligation d’exercer à l’avenir un contrôle rigoureux sur les sociétés faisani appel au crédit public ;

Je m’engage enfin à rendre compte de mon mandat une fois par an.

Tous mes efforts tendront à rester indépendant de toute coterie, à me pénétrer de vos besoins et de vos intérêts ai longtemps méconnus.

Électeurs,

Le 20 août prochain, souvenez-vous que vous allez émettre un vote dont la France entière attendra anxieuse le résultat.

En acclamant la République dans cet arrondissement, où a été personnifiée

Topposiiion la plus aveugle et la plus tenace, vous voudrez condamner le eystôrae d'obstruction qui, depuis longtemps, est la principale cause des fraudes commises et de rimpuissance du gouveroement républicain.

Ce vote aura une grande sîgaificatioo.

Il montrera surtout que vous êtes las. des agitations stériles, que vous voulez enfin Punion de tous les Français sous le même drapeau.

En travaillant à cette œuvre de réconciliation nationale, vous assurerez pour l’avenir la grandeur de notre clière Patrie, attendant dans la paix, avec la fierté d^une nation libre, et dans le rayonnement de sa gloire, Fbeure des triomphes suprêmes et des suprêmes réparations.

Vive la France I Vive la République 1

Olivier BASCOU,

Avocat, candidat républicain du Congrès ,

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