PRÉPARATION UES BLEUS UE KOSANILINE
parvient à le fixer sur les tissus par l’impression, en appliquant sur les pièces de colon un mélange épaissi à la gomme de chlorhydrate d’aniline, de chlorate de potasse et d’acide acétique, exposant à l’air pendant deux ou trois heures et passant ensuite dans un bain d’alcali ou de bichromate de potasse.
Nous ne décrirons ici que les bleus de rosaniline, dits bleus de Lyon, et les bleus solubles. Je dois les indications qui vont suivre à l’obligeance de M. Poirrier, qui a bien voulu m’admettre à plusieurs reprises dans sa magnifique usine, et me mettre à même de suivre le détail des opérations.
Préparation des bleus de rosaniline.
Elle s’effectue aujourd’hui dans des chaudières de 250 litres, munies d’un agitateur et qu’on chauffe au bain d'huile. On y introduit 20 kilogrammes de rosaniline cristallisée qui présente une teinte grenat, et une quantité d’aniline qui varie de 4 à 8 kilogrammes, suivant la nuance que l’on veut produire. On ajoute 10 p. 100 environ d’acide benzoïque cristallisé. On chauffe à 180 degrés. Un thermomètre accuse la température du bain. Pendant l’opération, une certaine quantité d’aniline distille et est condensée dans un serpentin. Suivant les proportions d'aniline employées et la durée de l’opération, on obtient un mélange de rosaniline monophénylée, de rosaniline diphénylée et de rosaniline triphénylée, mélange dans lequel domine, soit le premier, soit le second, soit le troisième de ces corps. Le bleu formé est plus ou moins teinté de rouge, la rosaniline monophénylée donnant le bleu le plus rouge, la diphénylée du bleu et la triphénylée du bleu bleu. Pour juger du degré d’avancement de l’opération et de la nuance obtenue, un ouvrier prélève de temps en temps une « tâte » qu’il dépose sur une assielte à côté d’un échantillon servant de type. L’un