CH3C
JÇIF)5
Chlorure ,
Chlorure
Rosanil
ine
de benzyle.
Rosaniline
de
trimétli
ylée.
tribenzylée.
méthyle.
La rosaniline tribenzylée, formée dans cette réaction, peut fixer une ou plusieurs molécules de chlorure de méthyle pour former un chlorométhylate analogue à l'iodométhylate mentionné plus haut et qui est soluble dans l’eau.
Il faut ajouter que dans la réaction précédente ta substitution du benzyle au méthyle peut ne pas être complète, un ou deux groupes méthyliques restant dans la molécule pour former une rosaniline méthylbenzylée.
ACIDE BENZOÏQUE.
l’on fait arriver le courant de chlore dans le liquide, de telle façon que le tube de verre qui termine le tube de plomb plonge à une petite distance au-dessous de la surface. La réaction s’établit principalement dans l’atmosphère du ballon, entre le chlore et la vapeur de toluène. Il se dégage du gaz chlorhydrique, et il se forme du chlorure de henzyle. Celui-ci se condense, avec le toluène entraîné, dans un serpentin en grès qui surmonte le ballon, de façon que les liquides condensés refluent sans cesse dans ce dernier. Le gaz chlorhydrique, qui arrive seul à l’extrémité du serpentin, est conduit dans des bonbonnes renfermant de l’eau dans laquelle il se dissout.
Le chlorure de benzyle formé est lavé avec de l’eau renfermant une petite quantité d’alcali. C’est un produit incommode qui irrite les yeux.
Appendice. — Préparation de L'acide benzoïque.
Nous placerons ici la description du procédé qui sert à préparer cet acide, que l’on emploie pour la fabrication du bleu. On l’obtient en oxydant le chlorure de benzyle ptrr l’acide nitrique. L’opération s’exécute dans de grands ballons de verre surmontés de serpentins en grès, qui servent d’appareils cohobateurs. Les ballons sont placés dans un bain de chlorure de calcium. De fait, les appareils sont analogues à ceux qui servent à la préparation du chlorure de henzyle et qui viennent d’être décrits. Pour 1 partie de chlorure de henzyle, on emploie 5 parties d’acide nitrique à 55 degrés, que l’on étend d’une certaine quantité d’eau. On entretient l’ébullition jusqu’à ce que le chlorure de benzyle ait disparu ; l’opération dure ordinairement deux jours.
Une partie de l’acide benzoïque se sépare à l’état fondu ; une autre partie reste en solution dans le liquide bouillant
VIOLETS BENZYLES.
el se dépose en cristaux par le refroidissement. L’oxydation étant terminée, on transvase le contenu des ballons dans des vases en grès, où on le laisse refroidir. On recueille l’acide benzoïque dans d’autres vases en grès percés de trous. Pour le purifier, on le convertit en benzoate de chaux qu’on fait cristalliser deux fois, au besoin après addition de charbon animal, dans le but de décolorer la liqueur. Finalement, la solution chaude de benzoate de chaux est décomposée par l’acide chlorhydrique. L’acide benzoïque se sépare à l’état cristallisé. On peut se dispenser de le sublimer.
Préparations des violets benzylés-
Dans une chaudière en fonte, d’une capacité de 200 litres et munie d’un appareil cobobateur, on introduit :
Chlorure de benzyle 1 partie.
Violet de méthylaniline 2
Alcool 2
Soude. q. s.
La cornue est placée dans un bain-marie qn’on chauffe à 80 degrés. La réaction s’établit. Les vapeurs d’alcool qui s’échappent sont condensées par le cohobateur et refluent. La réaction terminée, ce qui arrive au bout de six à huit heures de chauffe, on laisse refroidir, et l’on ajoute à la masse une quantité d’acide chlorhydrique suffisante pour saturer la liqueur. On introduit le tout dans l’eau bouillante et l’on filtre. On sépare ainsi les matières résineuses, tandis que le chlorhydrate du violet benzylé passe à l’état de solution. On le précipite en ajoutant à la liqueur du chlorure de sodium. Les eaux mères qui en retiennent encore une petite quantité sont précipitées par la chaux; le précipité est repris par l’acide chlorhydrique, et le chlorhydrate soluble est précipité par
V15RTS D’ANILINE.
le sel marin, comme il a été dit ci-dessus pour le violet de Paris.
Violet benzylé, marque très-bleue sur soie.
Lorsqu’on veut produire des violets plus bleus, on chauffe sous pression dans un autoclave, de 80 à 100 degrés.
VERTS D’ANILiNE
r veut a l’aldéhyde.
On sait que la première matière colorante verte, dérivée de l’aniline et qui ait été employée en teinture, a été découverte par M. Cherpin, chimiste chez M. Eusèbe, à Sainl-Ouen, près Paris. Le brevet relatif à l’exploitation de cette découverte a été pris par M. Eusèbe en octobre 1862. Le procédé employé consistait à traiter la rosanilinc, dissoute dans l’acide sulfu-
VERTS D’ANILINE
rique étendu, d’abord par l’aldéhyde, de manière à former la eouleur bleue, magnifique, mais fugace, découverte par M. Ch. Lauth (bleu à l’aldéhyde), et puis par une solution d’hyposulfite de soude. Après quelques minutes d’ébullition, il se développe une matière colorante verte qui reste en dissolution et qu’on précipite par l’acide tannique ou par l’acélate de soude. L’histoire de celle découverte et le procédé employé pour la rendre applicable à l’industrie ont été décrits en détail dans le Rapport sur l’Exposition de 18G71. Nous n y reviendrons pas. Aussi bien cette fabrication est-elle abandonnée aujourd’hui. Mentionnons seulement un travail de M. Hofmann qui a fixé la composition du vert à l’aldéhyde. Ce chimiste en exprime la composition par la formule C" 1 1" ‘ Az"S20, qui fait voir que l’hyposulfite intervient d’une manière nécessaire dans la formation du vert, en lui fournissant du soufre, mais qui laisse dans l’ombre l’interprétation précise de cette réaction, ainsi que la constitution du produit engendré.
2° VEUT A I.’lODE.
Le Rapport de 1 867 mentionne brièvement une autre matière colorante verte dérivée de l’aniline ou plutôt de la rosaniline, et qui est connue sous le nom de vert à l'iode. Ce produit prend naissance en même temps que le violet llofmann (iodhydrate de triméthylrosaniline) dans l’action de l’iodure de méthyle sur la rosanilinc. En épuisant ces violets méthylés par l’eau bouillante, on obtenait une solution d’un bleu verdâtre qui renfermait la matière verte. On ajoutait a cette solution du carbonate de soude, de manière à séparer une cer-
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