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(1) À ce propos, M. Darest, dans une réponse aux tératologistes suisses, fait remarquer que, comme Panum, ces derniers se sont mépris sur la nature des adhérences de l'embryon avec la membrane vitelline et coquillière, ce ne sont point des adhérences vitales, c'est plutôt une adhésion, un agglutinement qui disparaît très vite sous un filet d'eau ou d’alcool et qui est produit par une extravasation du sang hors des vaisseaux embryonnaires. Cette extravasation ne se produisant que lorsque l'embryon est déjà profondément modifié, il s'ensuivrait qu'il faudrait restreindre considérablement le rôle des adhérences avec les membranes vitelline et coquillière. La nature anhiste de ces membranes éloigne l'idée de tout travail phlegmasique de ce côté.
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à admettre la possibilité d'évolution normale dans le cas d'absence de l'amnios, puisqu'il a eu lui-même l’occasion de constater le fait une fois; il faut croire que dans ce cas, de même que dans l'expérience de M. Varynski, l'embryon avait échappé à la compression qu’il aurait dû subir de la part dela membrane vitelline ou. de la coquille par des changements successifs de position, changements qui dans le second cas ont été la condition voulue et sine qua non, du succès de l’opération.
Quant aux deux dernières observations de Varynski, elles ne peuvent en rien infirmer l'opinion du tératologiste français. De ce que l’amnios s'était développé normalement malgré des lésions provoquées dans une ou plusieurs parties de l'embryon, il ne s’ensuivait pas qu'il eût dû amener des déformations dans les parties non lésées de l'embryon; tout au contraire, puisqu'elle revêtait sa forme ot sa constitution normales, cette membrane ne pouvait intervenir comme agent de compression.
En résumé, la tératogénie contemporaine, d'accord sur l'origine mécanique des anomalies, comporte deux camps bien tranchés au point de vue de l'agent auquel est attribué le rôle compresseur. Pour les uns, à la tête desquels se place M. Dareste, cet agent est presque toujours l’amnios, rarement la membrane vitelline, ou la coquille; pour les autres qui ont fait revivre en l’appuyant sur des faits précis, une des idées de G. Saint-Hilaire et de Panum, idée qui d'ailleurs était sans fixité dans leur esprit, ce serait dans la grande majorité des cas pour ne pas dire exclusivement ces deux dernières membranes, vitelline et coquillière qui interviendraient dans la compression.
Sans vouloir trancher cette question délicate, nous croyons que la théorie de M. Dareste, basée sur l'observation d'une quantité innombrable de faits, a pour elle un grand avantage, sa portée est plus grande que celle de la précédente ; elle ne s'arrête pas en effet au groupe des vertébrés ovipares pourvus d'un amnios; elle peut être généralisée et s'applique à tout le groupe des vertébrés dont.l'embryon vit et se développe dans l’utérus de la mère. C’est là un argument qui, bien que