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tébrés, l'embryon tire son origine du cercle marginal, par l'apparition de la ligne primitive, qui s'étend dans l’aire transparente (radiation), et se convertit en une gouttière plus ou moins profonde ; peu de temps après apparait le mésoderme, qui se développe symétriquement des deux côtés du sillon et finalement le bout céphalique qui apparait à l'extrémité antérieure de la gouttière primitive comme un épaississement de l'entorderme ; du processus céphalique naît ensuite la corde dorsale. Les mêmes phases initiales se répètent quand, au leu d’un embryon, il s'en développe plusieurs dans une aire germinative. Etant donné ces faits, ces derniers devraient affecter des rapports assez variés entre eux. Maïs, d’après l’auteur, quand il existe deux embryons, ils décrivent deux lignes convergentes vers le centre et la variété de l'angle qu'ils circonscrivent est due au degré d’éloignement de leurs extrémités périphériques.
Ces degrés, Gerlach les réduit à trois correspondant précisément aux diverses espèces de sycéphatiens et de thoracopages.
Dans le premier degré, il comprend les cas dans lesquels les embryons se rapprochent et donnent lieu, suivant leur degré de rapprochement, à des produits différents expliqués par l’auteur de la façon suivante : quand deux sillons primitifs sont voisins, à cause de la portion de mésoderme interposée entre eux, il s'ensuit un changement de position de ces sillons qui n'est pas toujours le même. À cause de la disposition angulaire des embryons, la quantité de mésoderme est, en effet, plus considérable entre les extrémités périphériques qu'entre les céphaliques et le mésoderme est plus abondant dans certains cas que dans d’autres. Alors le degré de déplacement des deux extrémités céphaliques règlela destinée ultérieuredes deux embryons, puisqu'il arrive que ces derniers viennent se presser réciproquement l’un contre l’autre dans une direction ou parallèle, ou faiblement convergente, ou légèrement divergente. En outre, la distance qui sépare les deux cordes dorsales varie suivant la force du déplacement. Si les gouttières médullaires naissent seulement lorsqu'apparaîssent les lames dorsales, un grand rapprochemont des cordes dorsales
devra, dans ces cas, produire infailliblement des troubles du développement. En fait, chaque fois que les deux cordes sont rapprochées l'une de l’autre à une certaine distance, le sillon dorsal devient simple et au-dessous de lui se voient des portions des deux cordes. Si, par exemple, les portions antérieures des deux cordes sont à une légére distance l’une de l'autre, elles seront, en ce point, recouvertes par les lames dorsales contigues qui viendront se souder au-dessus d'elle et former un sillon simple; on peut appeler ce processus, processus de copulation. Enfin, les autres parties de la notocorde peuvent se réunir comme les antérieurs et dans une étendue plus ou moins grande par le même procédé de copulation.
La copulation qui réunit primitivement deux embryons dans les premières périodes est bien distincte de l'union secondaire. Car la première a pour effet lasimplification partielle des canaux médullaires et des colonnes vertébrales, tandis que dans les seconds cas de duplicité, les colonnes vertébrales restent séparées, Dans les deux modes d'union, les embryons atteiguent toujours la même hauteur par leur parties homologues à cause de leur disposition rayonnée, ce qui fait qu'ils peuvent s'unir tantôt par des portions céphaliques, tantôt par le tronc ou bien encore par les deux régions à la fois. Et l'effet de cette union, qu'elle soit primitive ou secondaire, sera une pénétration plus ou moins intense des parties antérieures ou des parties postérieures ou même des deux à la fois.
Dans le second degré de monstruosité double, Gerlach place ces embryons qui, en s’irradiant vers le centre de l'aire embryonnaire, forment un angle droit ou obtus, et dans le troisième degré ceux qui, s'irradiant dans une direction opposée, forment un angle de 180°. A l'égard de ces deux groupes, l’auteur déclare qu'une union primitive ne peut pas avoir lieu, mais qu'ils présentent, en revanche, des conditions favorables à la rencontre des extrémités céphaliques des deux embryons. En réalité, dans les monstres appartenant au second degré, on observe tantôt la fusion plus ou moins profonde des deux têtes, tantôt leurs adhérences superficielles, combinées avec celles du cou et de la poitrine (sycéphale thoracopage). Dans
les monstres appartenant au troisième groupe, dont les embryons s'irradient en sens opposé, les têtes s'unissent direc tement entre elles, donnant lieu aux diverses formes de céphalopages.
De cette analyse, il résulte que l'auteur n'a point attribué à un processus unique la formation des monstres doubles symétriques, mais il a dû dans la duplicité de l'extrémité antérieure, avoir recours à une sorte de bourgeonnement et dans toutes les autres formes au coalitus de deux embryons développés par voie de radiation convergente.
Les résultats fournis par ses ingénieuses expériences nous expliquent pourquoi l'auteur n’admet pas une seule et même
héorie pour tous les cas. Nous avons vu, en effet, plus haut, comment il avait été amené à penser que les troubles de la fonction respiratoire de l'embryon étaient capables d'engendrer la bifurcation d'un sillon primitif originairement simple.
Il fait des réserves très sages sur l'importance de sa découverte, car il estime que ce serait une erreur de n'admettre que les troubles respiratoires comme condition étiologique de la monstruosité. Il se croit en droit de supposer que la déviation du développement d'un sillon primitif et sa bifurcation peut, non seulement être le résultat de causes extérieures, mais encore celui de causes intérieures : comme la qualité et le nombre des éléments mâles ou des vésicuies germinatives, il pense que les spermatozoïdes et les vésicules peuvent engendrer dans l'œuf, avant même l'apparition de la ligne primitive, une activité insolite qui se traduit dans la suite par la formation de deux embryons.
Rauber (1), dans le travail que nous avons déjà cité, contrairement à Gerlach, affirme que lorsque la ligne primitive est formée, les causes extérieures ne peuvent plus agir pour déterminer la monstruosité double. Il croit que dans tous les cas elle est déjà en puissance dans l'œuf avant sa mise en évidence par la fécondation. Il dit que le protoplasma de l'ovule se concentre d’abord en deux ou plusieurs points et
(1) Rauber, Virchow's Archiv., 1883, loc. cit.