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Nous avons dit plushaut que les monstres omphalosités simples trouveraient leur place à côté des monstres doubles, et à propos de la gemmélité; c'est qu’en effet l'histoire de ces monstres se rattache à celle de l'existence de deux germes: E. Geoffroy-Saint-Hilaire avait déjà remarqué que ces monstres accompagnaient toujours un fœtus bien conformé; son information était juste. Ces monstres, appartenant aux différents types des paracéphaliens et des acéphaliens, Sont caractérisés par une absence plus ou moins grande de l'extrémité céphalique ; le cœur manque ou bien est trop insuffisant pour donner au sang son impulsion. Evidemment, c'est là un embryon avorté dont l'extrémité céphalique ne s'est pas développée, ce manque de développement entraînant avec lui d'autres anomalies nom moins graves, comme l'absence du cœur; il s'ensuit que cet embryon, ainsi tronqué et privé de cœur, ne se développerait pas le moins du monde s'il ne trouvait à côté de lui un frère jumeau assez bon pour lui fournir
des vaisseaux. C'est ce qui arrive, en effet, et si ces monstres
se développent jusqu'à la naissance, la raison en est là. Pour M. Dareste, bien que ses expériences ne Jui aient pas fourni de preuves directes, les monstres doubles parasitaires euxmêmes seraient assimilables aux monstres simples omphalosites, et il faudrait chercher l'explication des premiers dans celle des seconds. Il n'y aurait chez tous ces monstres qu’un degré de rapprochement plus où moins grand qui ferait que, dans les uns, la séparation serait manifeste el l’union établie seulement par des liens vasculaires, tandis que, chez les autres, la cohésion serait assez grande. Dans la duplicité parasitaire, la théorie du coalitus fournit, en effet, la raison suffisante d'un grand nombre de faits; mais la plupart des défenseurs de cette théorie se sont arrêtés devant l'explication de certaines formes de monstruosités par excès; ils ont dû alors recourir en partie au bourgeonnement et en partie à la migration de fragments embryonnaires d'un même individu. La difficulté consiste donc à établir la limite entre les trois théories.
Le problème est ardu, et il semblerait que de ce côté les études contemporaines n'aient pas apporté de lumière nouvelle pour en éclairer la solution.
Nous n'avons point parlé du mode de formation des anidiens et des s00myliens, parce qu'on n'est réduit qu'à des hypothèses sans fondement sur leur compte. Cependant, eu égard aux derniers (zoomyle), M. Dareste ne serait pas éloigné d'y voir quelque chose d'analogue à ce qui se passe dans le développement du blastoderme, où les feuillets se constituent et envahissent le vitellus sans qu'on voye apparaître d'embryon.