‹ Progrès de la Teratologie depuis isidore geoffroy saint-hilaireChapitre 28 sur 33 · LL QUE · texte numérisé non relu

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fréquentes anomalies dans ses diverses parties constituantes. Son activité n'est pas toujours la même ; mais ce sont là des variations dont l'influence sur la fécondation est impossible à déméler, par le fait même de la difficulté qu’il y a à définir le spermatozoïde type. Néanmoins l'observation a démontré à Prevost et Dumas, à Haussman sur le mulet, et à Wagner sur l’hybride du serin et du chardonneret, des différences remarquables de l'élément mâle avec celui des espèces parentes. Ceux du mulet seraient réduit à un simple globule sans filament, et ceux de l'hybride du serin seraient plus petits, moins nombreux, et ne seraient point pourvus du filament spiral caractéristique. Cest peut-être dans l'aptitude du spermatozoïde à acquérir des degrés de perfection plus ou moins grands qu'il faut chercher la raison de cette division de l'hybridité, faile par Broca, chez les mammifères 1° hybridité abortive ; 2 hybridite agenésique ; 3° hybridité dysgénésique ; 4 hybridité paragénésique; 5° hybridité eugénésique. Darwin et Gaspary ont noté également chez les végétaux hybrides, des déformations du pollen.

L'élément femelle peut, lui aussi, être le siège de fréquentes anomalies ; nous en avons cité de fréquents exemples dans la discussion que nous avons exposée sur l’origine de la monstruosité double.

Enfin la conjonction des éléments peut, comme l'a observé Fol, se faire d'une façon anormale ; il # a là toute une série de causes dont l'influence n'est pas encore très nettement déterminée, et dont la connaissance appelle de nouvelles recherches. Nous ne voulons pas terminer ce chapitre sans insister tout particulièrement sur une cause connue et admise depuis très longtemps, mais qu'on a fait revivre tout récemment en lui donnant un tour nouveau, et en imprimant un cachet plus scientifique à sa conception, nous voulons parler de l’atavisme.

$S 2. Atavisme.

Les premiers exemples d'atavisme fournis par la tératologie, qui méritent réellement d'être signalés, nous ont été laissés

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par Godeheu (1) et par Anna (2), vers la fin du siècle dernier.

Godeheu cite un cas de polydactylie héréditaire, et Anna un cas de bec de lièvre également héréditaire.

Berengario (3) admettait en outre que l'origine de l'hérédité pouvait remonter au bisaïeul, ou même à un parent plus élevé. |

Mais, ni les uns ni les autres n'avaient fourni les preuves de ces assertions, qui commencèrent à être données par les agriculteurs et les botanistes de ce siècle, parmi lesquels il faut mettre, en première ligne, Duchesne, qui créa le mot atavisme pour désigner cé phénomène. Aujourd'hui ce mot s'applique seulement à la présence d'un caractère ou d’une forme déjà perdus par une longue série de générations.

Dans le courant du siècle dernier, les éleveurs d'animaux domestiques ont noté bien des fois le retour de caractères depuis longtemps perdus dans la même espèce, et les naturalistes ont aujourd'hui recours à l’atavisme pour expliquer l'apparition de certaines anomalies, conime, par exemple, la présence accidentelle de deux doigts latéraux ou d'os sésamoïdes chez le cheval, normalement solipède : on sait aujourd'hui (4) quele cheval de l'époque miocène, l’Æipparion, avait trois doigts ainsi que les os correspondants du carpe.

De la même façon s'explique aussi la présence accidentelle des dents incisives sur le maxillaire supérieur des jeunes ruminants, Car la paléontologie a appris que beaucoup de ruminants, aujourd'hui disparus, avaient des incisives aux maxillaires (Xiphodon, par ex).

Ces faits, et un grand nombre d'autres que nous ne pouvons signaler, ont permis à Darwin (5) de poser comme principe

(1) Godeheu. Histoire de l’Acad. des sc., pour 1771. (2) Anna. Salzburg. méd. chir, Zeitung, 1805, t. IV. (3) Berengario du Carpi. Commentaria super anatomia Mundini, 1521, (4) Gaudry. Bulletin de la Soc. géologique, t. XXII, 1866. (5) Ch. Darwin. On the Origin of species. London, 1859. * The variation of animals and plants unter domestication. London, 1868, j

PES que : tous les organes rudimentaires devenus inutiles pour un animal, représentent des organes utiles pour ses ancêtres.

La ressemblance des anomalies avec l’état normal se représente, pour un même animal, non seulement avec les ancètres directs, mais aussi avec des espèces qui sont plus ou moins éloignées.

Ces faits, qui témoignent en faveur de la transformation des espèces, n'étaient pas nouveaux dans la science lorsque Darwin les a mis en relief par ses remarquables démonstrations. Ils avaient déjà été signalés par Blumenbach par Grimaud (1); Brugnone (2 en avait compris l'importance pour un grand nombre de variétés musculaires chez l’homme; Meckel (3), Martini (4, et beaucoup d’autres savants avaient successivement étendu leurs observations à d’autres anomalies qui reviennent dans le corps humain.

De même Kielmaier (5) avait, dès l’année 1797, écrit que «tous les organismes sont des modifications d’un seul et même type », et que « ce qui est une monstruosité pour une classe d'animaux supérieurs, est chose normale pour une classe d'animaux inférieurs. » ;

- On sait avec quel talent E. Geoffroy-Saint-Hilaire développa ce principe fécond dans sa « Philosophie anatomique » ; il dit en substance que tous les organes des divers êtres dérivent d'un même type, et se transforment les uns dans les uns dans les autres; ces transformations se répètent encore dans les phases embryonnaires de chaque individu, de telle sorte que l’homme, avant d'arriver à son développement complet, passe par divers degrés de formation qui correspondent à des états permanents chez d'autres animaux. Les variétés, les anomalies, les monstruosités ne sont que l'effet d'un déve-

(1) Grimaud, Mémoire sur la nutrition. Montpellier, 1787.

(2) Brugnone. Observations myologiques. (Mém. de l'Acad, des se. Turin, 1802.)

(3) Meckel. Handbuch der menschlichen Anatounie, t. 1, 1816.

(4) Martini, Considerazioni sulle mostruosità animali. Milan, 1824.

(5) Kielmaier. Ueber die Verältnisse der organische Krüfte, etc. Tubingen, 1793.

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loppement incomplet qui représente un état inférieur (1).

Cuvier (2) fit ses réserves Sur la doctrine défendue par E. Geoffroy-Saint-Hilaire ; il ne put l’admettre que pour le crâne des animaux vertébrés.

Beaucoup d'objections ont été faites à cette doctrine, et, aujourd'hui encore, il répugne à beaucoup de tératologues d'admettre les rétrogradations extrêmement grandes qu'il faut imaginer pour expliquer certaines anomalies par l’atavisme, et la possibilité qu'aurait un organe à revenir à l’état primitif d’un seul trait, alors qu'il a employé un temps infini

pour arriver à sa forme parfaite.

Aussi un savant italien, Civinini (3), soutenait, en 1836. que l'’analogie entre l'organisation de l’homme et celle des animaux peut bien justifier l'hypothèse d’une loi générale dans les formations animales, diversement modifiées suivant les êtres, mais non l'identité entre les divers organismes, et le retour d’une forme à l’autre.

Quoi qu'il en soit. il est juste de reconnaître que les savants, soit avant, soit après Darwin, ont tantôt exagéré et tantôt diminué les différences, quand ils ont cherché à comparer les anomalies d'un animal avec les formes normales d'un autre animal. Par les travaux les plus récents, on est arrivé à constater que beaucoup d'anomalies n'ont pas d’analogue dans la nature, et qu'elles sont seulement la conséquence de ce que l'on pourrait appeler une aberration de développement : tels doivent être considérés le bec de lièvre, la bifidité de la langue, le spina bifida et l’exstrophie de la vessie, etc.

Pozzi (4) a démontré que l'on donne comme anomalies musculaires de l'homme des faits qui ne se rencontrent dans aucun autre type animal.

(1) E. Geoffroy-Saint- Hilaire. Philosophie anatomique. Paris, 1810, (2) Cuvier. Annales des sciences physiques. Bruxelles, 1821, t. VII. (3) Civinini. Sul muscolo anomalo gluteo. Pisa, 1836. (4) Pozzi. De la valeur des anomalies musculaires. {Comptes rendus de l'Association française pour l'avancement des sciences. Lille, 4874.) Princeteau. 7

Taruffi (1) combat la ressemblance du cœur triloculaire de l'homme et du cœur des Sauriens.

Riccardi (2) n'admet pas que la division de l'os malaire soit un Caractère pithécien.

Aleby (3) démontre que la microcéphalie, et Ahlfeld (4) que la polymastie sont deux états anormaux essentiellement spéciaux à l’homme. | |

Nous savons que Hippocrate croyait à l'hérédité de la microcéphalie, Aristote et Pline, à l’hérédité des cicatrices. Gela était admis généralement lorsque, au commencement du siècle dernier surtout, l’on commença à recueillir des faits qui contredisenti l'opinion des anciens.

Par exemple, de La Mothe (5) signale des parents mutilés qui avaient donné naissance à des enfants parfaitement conformés ; Hoffmann (6) voit toujours naître de jeunes chats possédant une queue, de parents à qui on l’avait coupée.

Mais les observations contradictoires faites dans le siècle dernier servirent plutôt à réveiller la question de l'hérédité par cause traumatique qu’à la résoudre, et, dans ce siècle, on continua pendant longtemps à accumuler des faits opposés jusqu'au moment où les savants s’accordèrent enfin à admettre que la discussion devait porter non sur le point de savoir si les conséquences d’une lésion sont ou non transmissibles, mais sur les causes qui favorisent ou qui s'opposent à cette transmissibilité.

L'histoire de cette période est fort intéressante toutefois.

En 1847, un vétérinaire hollandais, Numan (7) enleva par

(1) Taruffi. Delle anomalie del cuor, (Mem. della Società med. di Bologna; 1875.

(2) Riccardi. Archivio per l’Antropologia. Florence, 1878.

(3) Aeby. Ueber das Verhältniss der Microcephalie zum Atavismus. Vorträg auf der Natur. Vers. in Canel. Stuttgart, 1878.

(4) Ahlfeld. Missbildungund Rückschlag. Centralblatt für Gynæcol,. Berlin, 1879.

(5) De la Mothe. Sur la génération. Paris, 4718.

(6) Hofmann. De generatione fœtus, Francfort. 47149,

(7) Numan. Considérations sur les cornes de l’espèce bovine, Amsterdam, 1847;

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trépanation un disque osseux sur les parties qui supportent les cornes des veaux et des génisses ; les cornes ne s'étant pas développées, il accoupla entre eux ses sujets d'expérience et, à sa grande surprise, il observa sur tous les produits la naissance et le développement des cornes.

Tout le monde à observé avant et après ! Numan que l’amputation des membres chez les hommes et chez les animaux vertébrés est sans conséquence sur leurs descendants.

La perforation des oréilles chez les femmes, des narines chez les sauvages, le tatouagé'de ces derniers, la circoncision des Juifs, la déformation artificielle, des pieds des femmes chinoises répétés pendant des siècles n ‘ont jamais donné lieu à une transmission héréditaire.

La question semblait donc résolue négativement.

Mais déjà, en 1802,Blumenbach (1) racontait qu ‘un homme, qui avait eu le petit doigt en partie coupé et remis obliquement, donna plusieurs fils qui avaient tous, comme leur père, le petit doigt de la main droite tordu, oblique.

Plus tard, Burdach (2) rapporta plusieurs observations d'après lesquelles des chiens qui avaient eu la queue coupée, donnèrent naissance à des petits semblables ; ceux-ci perpétuèrent les caractères de leurs ancêtres.

Lucas (3), dans un traité de l’hérédité, relate le fait d’une chienne, dont la colonne lombaire avait été cassée par suite d'un coup reçu sur la colonne vertébrale au moment de l’accouplement. Cette chienne donna naissance à des petits paralysés ou mal conformés dans la partie postérieure.

Quelques années après, en 1857, Scoutelten (4) présenta à l'Académie de médecine de Paris les modèles de deux pieds et de deux mains difformes, en faisant remarquer que la difformité se répétait depuis quatre générations, c'est à-dire depuis qu'un des ascendants de cette même famille avait perdu deux doigts de pied à la suite d’une chute d'un lieu élevé.

(1) Blumenbach. /n Treviranus. Biologie. Gôttingen, 1802-22, t. III. (2) Burdach. Die Physiologie, t. II, 1887.

(3) Lucas. Traité de l'hérédité, 1850. Paris.

(4) Scoutetten. Gazette hebd,. de méd. et de chir., 4 déc. 1857,

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Récemment Wolkmann (1) a cité les cas de deux femmes ayant des luxations par suite d'accident qui ont donné des enfants avec luxation congénitale de la hanche.

Plus récemment encore, Hæckel (2) a rapporté qu’un taureau des environs d'Iéna, qui avait eu par accident la queue coupée à la racine, procréa deux veaux privés de queue.

Dans ses Essais sur les déformations artificielles du cräne, Gosse (3) posait ce principe que la microcéphalie est transmissible aux fils, à la condition toutefois que non-seulement le père, mais aussi la mère, soient soumis aux mêmes déformations artificielles ; il s'appuyait sur ce fait que la transmissibilité n’est point produite dans les tribus où la compression du crâne se pratique seulement sur les mâles. Mais Périer (4) a montré que ce fait est inexact, car il y a des tribus en Amérique où la déformation du crâne est pratiquée même sur les femmes, et, cependant pour conserver le type, il est toujours nécessaire d'exercer sur chaque nouveau-né la compression céphalique. Au reste, les tribus qui ont cessé cette habitude barbare, comme les Aymaras, ont aujourd'hui le crâne aussi bien conformé que les autres Péruviens, ce qui est attesté par : d'Orbigny (5) et confirmé par Virchow (6°. d

On a voulu encore admettre la transmissibilité de la circoncision. Quatrefages (7, raconte avoir appris de personnes bien informées que souvent les enfants des Juifs viennent au monde avec le prépuce rudimentaire ou absent. Et plus tard Hæckel (8) à affirmé que le prépuce se trouve souvent plus ou moins atrophié chez beaucoup de peuples sémitiques, spécia-

(1) Wolkmann. Handbuch der Algem. und sp. Chirurgie. Erlangen,

(2) Hceckel. Histoire de la Création. Trad, franç. Paris, 1874.

(3) Gosse, père. Essais sur les déformations artificielles du crâne, Paris, 1855.

(4) Périer. Bull. de la Soc. d’anthrop., t. II. Paris, 1861.

(5) D’Orbigny. L'homme américain, t, I.

(6) Virchow. Jagor's Philippinen.

(7) Quatrefages, Divers bulletins de la Soc. CHATRPOR

8) Hæckel. Ziele und Wege, 1875.

lement chezles Arabes et les Maures. En 1877, Leidersdorff (1) confirmait les assertions de Quatrefages. Mais il a été contredit par le célèbre anthropologiste Broca qui, après une enquête sérieuse, a pu affirmer définitivement que les nouveauxnés juifs contemporains ont le prépuce aussi long que ceux du temps d'Abraham ét que seulement, dans des cas très rares, on voit le prépuce réduit à de petites dimensions.

En résumé, on ne peut pas considérer pour le moment comme absolument démontrée la faculté héréditaire de la microcéphalie et de la circoncision.

Mais voici les résultats des expériences précises de Brown- Sequard (2) qui semblent résoudre définitivement la question de Ja transmissibilité des mutilations. M. Brown-Séquard a constaté les faits suivants :

le Le changement de forme des oreilles chez les nouveauxnés d'animaux qui avaient présenté un changement analogue par suite de la section du grand sympathique cervical ;

2 L'occlusion partielle des paupières chez les descendants d'animaux dont les paupières s'étaient fermées après la section du sympathique cervical ou du ganglion cervical supérieur ;

3° L'exophtalmie chez les nouveaux-nés d'animaux dont le globe oculaire était devenu saillant par la lésion du corps restiforme ;

4° L'absence d'une phalange à trois doigts des membres postérieurs chez les animaux dont les parents s'étaient mangé les mêmes organes rendus insensibles par la section du nerf sciatique seul ou du nerf sciatique et du crural en même temps.

Un grand nombre d’autres recherches ont été faites sur l'hérédité ; les plus importantes sont celles qui ont trait à la durée de la transmissibilité. Dans ces recherches fut comprise la durée des caractères de la race, ce qui est du domaine de

(1) Leidesdorff. Wien. med. Wochenschr., 1877. (2) Brown-Sequard. On the hereditary Transmission of Effets of c2rtain-injuries to the nervous system., 1875,

la hiologie, et il à été constaté que dans ee Cas l'hérédité constitue la loi générale : Draper Mackinder {D affirme avoir vu dans une famille l'absence d'un doigt se continuer pendant six générations, ee qui revient à admettre deux degrés de plus que ne le faisaient les Grecs. Gette limite S'appuyait Sur ce que la nature à peu à peu éliminé l'anomalie pour conserver l'espèce : mais cette interprétation n'est plus admissible aujourd'hui et on à cherché d'autres raisons.

Il à êté observé depuis longtemps pour les tien to ou bien qu'elles finissent par détruire la descendance d'une famille, ou bien qu'elles vont s'atténuant par les croisements successifs. Le même phénomène peut s’admettre aussi pour les difformités: en effet, dans les fils d’un même lit, la lésion n'est jamais égale ni pour l'intensité ni pour la forme, et il arrive que ces fs venant à se marier, peuvent avoir une génération robuste suivant la qualité du mariage contracté.

Dans les animaux domestiques, la limite indiquée pour certaines anomalies ne semble pas constante.

A 1 fin du siècle dernier, Félix d'Azara (2) rapportait que les bœufs sans cornes du Paraguay provenaient d'un taureau aceidentellement privé de cornes, transporté du midi de l'Espagne et qui, accouplé avec des vaches qui en étaient pourvues, donna des fls qui lui étaient semblables, et ainsi de suite. é

Cette succession ne serait plus constante aujourd'hui, d'après Martin de Moussy (8).

Hæckel (4) rapporte ainsi le fait suivant : Un certain Set Wright, cultivateur de l'État de Massachussets, vit un jour naître dans son troupeau un agneau mâle bien conformé, ayant le ventre très allongé et les jambes courtes et courbes : ces qualités lui ayant paru précieuses, il veilla avec soin sur ce produit, l'accoupla plus tard avec des brebis bien choisies et il obtint une race de moutons ayant le caractère du procréateur.

(41 Draper Mackinder. British, med, journal, 1855.

(2) Félix d'Azara. Voyages dans l'Amérique môridionale, 1770.

(31 Martin de Moussy. Bull, de ta 50. ee de Paris, t, IL. * (4 Hæckel, Op. et.

Beaucoup d'autres faits sont Fepportes dans les œuvres de Darwin. '

Les médecins de ce siècle ont beaucoup discuté aussi sur la nature de l'hérédité. On croyait d'abord que les maladies se transmettaient matériellement du père au fils par les germes: mais les maladies n'apparaissent souvent chez le fils qu'après la naissance. On en a été réduit à admettre une sorte de prédisposition héréditaire.

Mais ce dernier mode d'interprétation ne peut encore être

considéré comme suffisant pour expliquer beaucoup de cas

tératologiques ; il peut bien étre appliqué quand on traite de hernie, de luxation, de crétinisme, etc.; mais quand il s'agit de difformités plus ou moins grandes des membres de Vectromélie, du bec de lièvre, etc., il est préférable de recourir à un défaut de développement qui auraït laissé en permanence l'état transitoire d'une partie. Cette explication est beaucoup moins bonne pour les cas d’accroissement numérique des parties, comme la polydactylie, la polymélie, car il n'est pas démontré qu'un défaut qualitatif ou quantitatif des tissus puisse accroître les organes ; il faut alors recourir à lhérédité positive ou matérielle, ou bien au parasitisme héréditaire, ce qui est une hypothèse toute gratuite.

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