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CHRONOLOGIE, ASTRONOMIE

ce comput , se trouvera placé en (ilia avant notre ère'. L’ëpitaphc de l’Apis né sous Tarhaka franchit i’époc[ lie difficile de la dodérarcliie; ainsi que l’a montré M. Mariette, cet Apis vécut ai ans. 11 est mort la vingtième année de Psamétik; il était né la aG° année de Tarhaka. C.e document rapporte donc la première année du comput officiel de Tarhaka à 69 a avant Jésus-Christ.

Ici s’arrête, en ce moment, le véritable domaine des chiffres chronologiques, et nous entrons sur le terrain glissant des conjectures et des appréciations. D'une part les monuments sont criblés de lacunes, au point de vue chronologique, et d’autre part , la confrontation des listes de Manëthon avec les séries authentiques des dates sorties de la tombe des Apis n’a pas donné des résultats de nature à concilier aux chiffres de ces listes la confiance des critiques. Pour l’exactitude des chiffres, des fautes considérables ont pu être relevées dès le temps de la xxvi° dynastie, non-seulement dans les nombres partiels, mais encore dans le total chronologique de la dynastie. Pour la méthode, en insérant entre Tarhaka et Psamétik 1" les trois règnes de Stephinates, Nekepsos et .Nekao 1 er , les listes contiennent un double emploi au point de vue chronologique a . Que toutes ces erreurs soient du fait des copistes et des faiseurs d extraits, cela est extrêmement probable, car il est impossible de supposer que Manélhon n’ait pas eu dans la main les documents les plus complets et les plus exacts, au moins sur la famille de Psamétik. M. de bougé axait depuis longtemps constaté la même discordance pour la xu° dynastie : ni les chiffres partiels des règnes, ni le total même de la dynastie, donné par le papyrus de Turin, n’étaient conservés fidèlement dans les listes grecques 5 .

11 est donc certain que l’addition des chiffres partiels de Manélhon, même après les corrections que les monuments fournissent cà et là, 11 e saurait constituer ce qu’une critique exigeante pour-

1 Voyoz M. «I»* Rongtf, Notice de quel- * M, dr Rougtf, Cours du College de quai textes publiés par M. Greeue, i855 France, i8(»5.

( Bulletin de CAtkénéum fronçais). * Exnuu n de !’ ouvrage de M. de Bunsen.

rail appeler une chronologie. On ne s'étonnera pas, après cel exposé, si l’on constate qu'il existe autant île systèmes que d'auteurs ayant abordé le problème de la chronologie des dynasties égyptiennes. 11 est cependant juste de remarquer que la discussion contenue dans le Livre des Rois d'Egypte de M. Lepsius mérite toute attention par le soin extrême avec lequel elle a été conduite et par une connaissance approfondie des matériaux chronologiques qui pouvaient servir à celle vaste reconstruction des temps. Les concordances bibliques garantissent tout au moins le comput contre une trop folle chance d’erreur jusqu’au moment de la prise de Jérusalem par Scliesclionk 1" (première moitié du x' siècle). Mais la concordance de temps entre .Moïse et le grand Ramsès II, quoique précieuse pour l'histoire, ne fournit pas à la chronologie un secours aussi assuré, parce que l'époque de l'Exode est restée, du côté de la critique biblique, l’objet d’une controverse sans issue certaine, les divergences sur la longueur de la période des Juges embrassant plus de deux siècles.

A côté de nombreux calculs d'ensemble, sans bases critiques et sans portée scientifique, et qu'il serait vraiment inutile d’énumérer ici , il est juste de faire remarquer que la plupart des égyptologues ont toujours tenu un compte suffisant de ces difficultés Déçus du côté de lu sincérité des listes et par les lacunes de l'histoire monumentale, quelques-uns se sont retournés du côté de l'astronomie et lui ont demandé le secours de ses calculs pour planter quelques jalons dans l’espace, en déterminant l’époque précise de quelque événement consigné sur les monuments. Mais ici toutes les bases elles-mêmes du comput étaient à découvrir. Il fallait d'abord se faire une idée exacte des connaissances astronomiques des anciens Egyptiens, déterminer l’objet et l'exactitude possible de leurs observations; il fallait surtout connaître la valeur, la forme et l’emploi de leurs divisions du temps, la longueur de leurs années

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