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BASES ET ALPHABET DE CETTE LANGUE

IV. — Bases. Avant de parler des difFérentes parties qui composent la langue que nous proposons et d'en fixer les règles , nous établissons les bases suivantes (1) :

1"* Toutes ses lettres se prononcent toujours et sans exception de la même manière^ quelles que soient leur position et leur combinaison avec d'autres lettres.

â"" On établit toujours , et pour toutes les matières , des règles fixes , constantes et fondées sur la nature des choses, en excluant toute exception et toute anomalie.

S"" L'espèce de chacun des mots qui la composent

{i) Ces bases, et particulièrement la cinquième, pourront d'abord paraître obscures; elles deviendront très-claires par les déyeloppements qu'elles reçoivent dans le cours du Projet.

10 LANGUE UNIYERSBLLB.

(substantifs, adjectifs, verbes, adverbes, prépositions, conjonctions, etc.) est déterminée par leur lettre finale, d'une mdiiière si simple et éi sûre qu'on ne peut jamais se tromper ni les confondre avec d'autres mots.

4*" Le genre, le nombre, le cas des noms; la voix, le mode, les temps et les personnes des verbes; la formation, la composition et la dérivation de tous les mots sont établis aussi par des moyens si simples et si constants qu'il ne peut y avoir ni doute ni méprise,

S'* La significatioti de totis les mots et de chacun d'eux est fixée par la place qu'occupe dans l'alphabet chacune des lettres dont ils sont composés; en outre elle est déterminée d'une manière si claire qu'elle ne peut non plus se confondre avec la signification d'autres mots.

V. — AlphabeL L'alphabet de cette langue est composé de vingt lettres que nous plaçons dans l'ordre suivant : A, e, h 0, II— jB, c, rf,/, jjyj, /, r/i, n, p, r, s, t^ t/, qui est toujours consonne dans cette langue, 2 (1 ) .

(4) On trouvera au no 63 les motifs qui nous ont engagé à ne pas ad* mettre , au moins pour le moment , un alphabet plus étendu.

L'ordre philosophîqtie exigerait qu'on divisât les lettres en labiales, dentales, linguales, nasales, palatiales et gutturales. Mais cet ordre pourrait nuire à la clarté , et il ne serait pas uniforme pour tous les peu* pies. D'ailleurs l'utilité de cette division serait presque nulle, tandis que l'embarras serait très-grand pour les nations nombreuses qui sont habituées à l'ordre que nous avons adopté.

Nous y ajoutons, coihme accessoires seulement fjbiir lés càô indiqués au n^ 28, Th plus ou moiris aspiré ei Té plUè ou lùoiné muet , d'après les règles et les explications que nous y donnerons.

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