‹ Projet de chemin de fer, de Paris à ToursChapitre 11 sur 48 · TRACÉ DU CHEMIN DEPUIS LE PONT DE SÈVRES JUSQUA VERSAILLES · texte numérisé non relu

TRACÉ DU CHEMIN DEPUIS LE PONT DE SÈVRES JUSQUA VERSAILLES

A partir du pont de Sèvres, le chemin s’élève sur la côte de Sèvres suivant une pente de 7 mill. 6f>8 par mètre et sur une longueur de 8,911 mèt. 3o cent., c’est-à-dire jusqu’au point d’arrivée à Versailles.

En quittant le pont, il sera établi une série d’arcades qui traversera une maison et son jardin et qui entrera ensuite dans le parc de la maison de campagne de M. Delisle pour s'arrêter entre deux grands pavillons détachés, situés à micôte de la petite montagne de Sèvres. Là se termineront les arcades, et à cause de l’escarpement extraordinaire de ce terrain, le chemin entrera presqu'imrnédiatcmcnt sous une galerie de 280 mèt. qui traversera celte petite montagne. Celle galerie sera const ruite de la même manière que celles de Paris. Presqu’au débouché de cc souterrain commencera un remblais considérable. Après avoir traversé sur un pont-porte l’aven ne de Bellevue et le quinconce de la manufacture, il s’arrêtera

an pied dn mnr de soutènement du petit parc de la manufacture royale. A In gauche du chemin et sur le sol de ce même quinconce, une place de stationnement sera établie ; elle aura une longueurde i 3 ^ met. et une largeur de 1 1 mèt. en sus de celle du chemin , ce qui permettra de construire «leux voies de plus. Ici le chemin laissera à to met. sur la droite les bâtimens de la manufacture et traversera le petit parc qui en dépend. Le sol étant très escarpé on sera obligé de pratiquer une tranchée qui aura 4 m èt. dans sa partie la plus élevée et 170 met. de longueur. Après ce déblais commencera un remblais de 35 o mèt. de longueur dont la plus grande profondeur sera de 9 mèt. 11 continuera de traverser le parc de la manufacture puis cinq ou six jardins et il passera sur un pont-porte qui sera construit sur une petite rue dcSèvresqui conduit sur la montagne de Bellevue; enfin il entrera dans deux mures jardins et s’arrêtera nu chemin qui conduit aux élendoirs des blanchisseurs. L^à , le chemin décrira une courbe tracée sur un rayon de 1000 mèt. dont le centre est au sud et dont le développement est de 85 mèt. Sur ce même point prendra naissance une grande tranchée de 5 a 5 mèt. de longueur dont la plus grande hauveur sera de 8 mèt. 5 o cent. ; elle traversera environ 3 o pièces de terre qui servent à l’élendage du linge et se terminera tout

Î n ès d'une maison située à 5 mèt. à droite du chemin de fer.

)ans cette partie de la roule, l'exploitation des tranchées produira des pierres et du moi lion calcaire qu’on pourra employer utilement, soit pour la confection des dés, soit pour la mâçonncrie des pouls-portes.

Le coteau de Sèvres est si fortement escarpé et si profondément coupé par des rues ou des chemins ravinés qu’on sera très souvent forcé de passer successivement d’un déblais à un remblais; aussi là ou se terminera la précédente tranchée commencera un remblais qui n’aura pas moins de «47 mèt. de longueur sur 8 met. 5 o cent, dans sa plus grande profondeur. Ce remblais , après avoir parcouru la courbe , coupera plusieurs pièces de terre et louchera, sur la droite, l’angle sud de l’un des bâtimens de la maison dont il a été parlé ci-dessus ; il passera ensuite sur un pont-porte qui sera construit sur une rue ou chemin conduisant de Sèvres sur la montagne de Bellevue, et il s’arrêtera au pied du mur de terrasse d’un grand clos appartenant à M.

Au pied de ce mur commencera une tranchée qui n’aura ( pas moins de c,o 5 o mèt. et qui se développera ainsiqu’il suit : spr une droite de 5 o mèt. ; sur unecourbede 197 mèt. tracée d’après un rayon de 1,000 mèt., avant son centre au sud,

<ur une droite de 178 mèt- : »nr une courbe de ôoo tnèl. tracée égalemenl'd’aprcs un rayon de 1,000 mil. ayant aussi son centre au sud, sur une droite de 217 mèt. y cl enfin sut la portion d'une courbe tracée de même que les précédentes «l'aprés un rayon de 1,000 met. nvecle centre nu sud. Sa plus grande hauteur sera de 4 in. 5 o cent. Ce déblais traversera le clos de M. , une grande propriété dans la-

quelle il y a deux grands trous de carrières qui serout également coupés par la ligue du chemin de fer et qui recevront une grande partie des terres qui proviendront du déblais de la tranchée ; en continuant il coupera les propriétés de M.

aubergiste à Sèvres, le petit parc de l’ancienne maison de campagne de feu M. Brayère, inspecteur général des ponts et chaussées, la route du Bas Chaville à Mcudon , une pointe des bois de Chaville dont, il traversera une route dédiasse, et enfin la propriété de M. Oison, agréé près le tribunal de commerce ; il viendra finir à zéro sur la route de

• basse qui borde la propriété de ce dernier et qui conduit à Doisu.

A peine aura-t-on quitté cette route de chasse qu’il faudra ouvrir à travers les jardins du Bas - Chaville, une nouvelle tranchée de. 284 met. qui aura dans sa plus grande hauteur 4 met. 6’o cent. Cette tranchée suivra une partie du restant de la courbe déjà définie et qui est parcourue aussi en partie par la tranchée précédente.

Continuant toujours à travers les jardins qui se trouvent en cet endroit plus bas qoe le plan du chemin de fer, on sera obligé défaire un remblais de 207 mèt. de longueur. Ce remblais facilitera le passage de la rive gauche à la rive droite du vallon qui est formé par les deux collines de la vallée de * Sèvres; il aura aussi l’avantage d’éviter un tournant trop brusque qui n’aurait pas permis de tracer la courbe qui doit le parcourir sur un rayonassez grand. Le chemin continuera de suivre pendant qo mèt. le restant de la courbe déjà décrite, puis il continuera suivant une autre courbe de même rayon dont le centre sci a au nord et qui s’unira avec la première.

Du dernier remblais on passera immédiatement à une tranchée de 1 44- mèt. de longueur, et dont la plus grande hauteur, prise sous la rue qui conduit à la maison de Sully qu’elle traverse souterrainement , sera de 4 mèt. A la rue de Sully, on quittera les jardins du Bas-Chaville pour entrer dans la pépinière de M. Moielte.

Un nouveau remblais commencera pour faciliter de nouveau le passage d’une rive à l’autre du vallon. Sa longueur

sera de ia8mèt. et sa plus grande profondeur de a met. ; il » suivra toujours la même courbe.

Une tranchée nouvelle devient indispensable pour faciliter le passage sous les routes de Viroflay à Meudon etduHaut- Chavillc à Paris. Cette tranchée est encore commandée par le changement de direction du chemin quelle facilitera. Ce changement est nécessité par les dispositions naturel les du terrain, et par celles de la grande roule de Versailles que l'auteur de ce projet s’est fait une loi de ne pas couper. Celte tranchée n’aura pas moins de5o6mèl. delongucur et de 7 met. daus sa plus grande hauteur. Cette partie du chemin se composera de 1 17 met. de la courbe précédemment décrite, d’une partie de 277 met. en ligne droite et d’une autre partie de i3a mèl. prise sur une courbe tracée d’après un rayon de 1,000 mèt. ayant son centre au nord. La tranchée arrivée à un point élevé de 85 met. 4*4 mill. au-dessus du niveau de la mer, lequel est situé vis-à-vis la grilledu parcdcM“ e Bonneville , sera réduite en cet endroit à une profondeur de 5o centimètres.

Cette même tranchée qui ne s'arrêtera qu’au point d’arrivée à Versailles, suivra une direction tantôt droite , tantôt courbe. Ici elle traversera le parc de M“ e Bonneville en suivant la même courbe pendant 291 mèt., puis elle pénétrera dans la propriété de M. Garnier qu’elle coupera suivant unedroile de 139 mèt. à l’extrémité de laquelle prendra naissance une courbe qui est tracécd’après un rayon de 1,000 mèt. et qui a son centre au nord ; elle se développera dans le parc du haras de Viroflay et se terminera au milieu de la route du liaul- Viroflay à Paris, après avoir parcouru un espace de 335 mèt. Le chemin passera sous cette roule par le moyen d’une galerie. Ici la tranchée aura une hauteur de 5 mèt. Après avoir franchi la route, le chemin de fer prendra une direction rectiligne pendant 1 85 mèt. En cet endroit une grande courbe devient indispensable et le chemin se dirigera vers le sudouest, en suivant une courbe tracée d’après un rayon de 1,000 mèt. dont le centre est au sud; celte courbe aura 770 mèt. de développement. A 507 mèt. 5o cent, de sa naissance, se trouvera le point le plus élevé delà tranchée dont la hauteur sera de i3 mèl. 3o cent.; à 678 mèt. 5o cent, elle aura encore 3 mèt. 4o cent, de hauteur, et au terme de cette courbe le déblais sera de 5 mèl. à partir de la surface du sol. En cet endroit elle passera sous le chemin de Viroflay au grand Montreuil. Ce chemin est d’un mètre plus élevé que le sol.

Partant du chemin de Viroflay, la tranchée suivra une droite de 1 c)» mèt. en traversant deux jardins et une partie

(la clos de M. Fessa rd ; vile décrira ensuite une courbe de 61)6 met. 5 o cent. ; à une distance de 197 mèt, 20 cent, elle coupera la grande avenue de Viroflay , et en cet endroit elle aura une hauteur de 6 met. 70 cent.; celle du couronnement de l’avenue sera de 8 met. 5 o cent., et une voûte y sera construite pour le passage du chemin de fer. Cette courbe passera ensuite sur l’accord du rond-point de la grande avenue de Paris à Versailles, se continuera h travers la prairie de Porclié-Fonlainc, coupera l’angle nord-ouest formé par les grands fossés pleins d’eau qui entourent cette ferme , et traversera souterrainement l’avenue de cette ferme à une profondeur de 5 met. 20 cent.

Après avoir traversé l’avenue de Porché-Fontainc , le chemin de fer, à une distance de 35 mèt. , suivra une ligne droite et s’ouvrira un passage à travers les prairies et les grauds jardins qui occupent les bas-fonds situés au bas de la grande avenue de Paris. Celte droite sera de 588 mèt.; elle passera sous une chaussée qui sépare la prairie de Porche-Fontaine de celle de madame veuve Bosc. Celle chaussée a sans doute etc construite pour faciliter le passage des conduits d’eau venant du pont Colbert et sc dirigeant dans le quartier du Grand-Montreuil. I.a tranchée du sol étant en cet endroit de 7 met., une voûte sera construite sous la chaussée. Ici le chemin entrera dans les pépinières et les jardins de madame veuve Bosc cl les traversera dans leur plus giande largeur; il coupera encore les prés des deux autres propriétaires. La le chemin de fer changera de direction.

Aprè‘s avoir parcouru une droite, la tranchée continuera à s’ouvrir suivant une courbe de 1,000 met. de rayon ayant son centre au nord. Son développement sera de 273 mèt. 5 o cent., et elle coupera, à une distance de 106 mèt., la route de la Patl<-d’Oie. Sous la roule, la profondeur de la tranchée sera de g mè-t. Ap rès avoir franchi la route de la Patte-d’Oie, la tranchée se continuera dans le jardin de M. , puis dans celui de madame de Bonneval ,

et après avoir percouru une distance de 44 met. dans ce dernier jardin, elle suivra une ligue droite jusqu’à son point d’arrivée situé «à l’angle delà rue de la Chancellerie. Le parcours de celte droite sera de 1,263 met. 5 o cent.; elle traversera la ville de Versailles, en partie souterrainement, en partie au moyen de tranchées à ciel ouvert. Les travaux seront divisés de la manière suivante , savoir : toute la traversée du grand parc de madame de Bonneval ainsi que celle de deux petits jardins situés entre ce parc cl la rue

de Vergcnnes *’efTectucront au moyeu de tranchées dont Ja profondeur, dans le parc de madame de Bonneval , sera , de 9 mêt. 734 mill. et de ta met. 736 mill. à 10 met. de

l'entrée souterraine de la rue de Vergennes. A cette même distance de to met. de la rue de Vei pennes, commencera la construction d'une paierie souterraine de 4°° m ôl. de' k lon prieur, qui permettra d’éviter toutes les difficultés que présentent pénéralemenl les traversées de prandes villes. Cette paierie passera sous les rues de Verpennes, des Tuyaux, de Noaillcs, des Chantiers et Saint-Martin; elle débouchera dans les vastes terrains dépendant de la Grande-Maîtrise et à i 5 mêlics de la rue des Chantiers. Ici la tranchée, qui aura i 5 mètres 80 cent, de profondeur , se continuera J'espace de 3 o 8 mètres à ciel ouvert, jusqu’à la grande me de la Mairie; là elle n’aura plus qu’une profondeur de 5 met. 635 mill. Le chemin passera également sous celle rue au moyen d’une voûte de 58 met. de longueur; il continuera ensuite, à ciel ouvert, à travers les terrains de la Grande-Maîtrise, coupera un mauvais bâtiment et le jardin qui en dépend, puis passera soulerraincmenl au-dessous de 1 angle sud-est des bâti mens des petites écuris du roi; il traversera très-obliquement l'avenue, de Sceaux et s’arrêtera sur le bord de celte avenue en face l’angle du jardin de la Chancellerie, au carrefour formé par les rues de Sartory, de Graville et de la Chancellerie.

Le point d'arrêt sera à 131 mèt. au-dessus du niveau de la mer, à 5 mèt. 804 mill. plus lias que l’extrémité de l’avenue de Paris et à 5 mèt. o mill. plus bas que l’entrée des petites écuries «lu roi.

La rnsfanre du point d'arrivée à l’angle sud-est des petites écuries étant de 196 met., la pente sera de 7 mill. 668 par mètre, et par conséquent la différence entre le point d'arrivée et celui du couronnement du chemin de fer, pris sou.s cet angle, sera de t mèt. 5o3 mill. qu’il faut ajoutera celle de 5 mèt. 059 mill. exprimant, la hauteur du sol des petites écuries au-dessus du point d’arrivée du chemin de fer, ce ^ qui donnera nne hauteur de 6 met. 54 i mill. en contre-haut

du chemin «le fer. Cet espace sera plus que suffisant -pour permettre de faire passer sous les hâlimens des petites écuries une galerie souterraine dont la longueur sera de 170 mèt. Celte galerie se prolongera dans toute la traversée de l’avenue de Sceaux et aura une double largeur à cause de la qnadrupfc voie que prendra le chemin. Toute la partie construite sur l’avenue rie Sceaux sera recouverte par un remblais qui prendra naissance sur la place d’Armes , près

DigiîueqjlJ Goo^k

le pavillon «lu Palais, situé sur l’axe de l’avenue, et qui viendra finir à zéro au point d'intersection de la rue de la Mairie et de celte avenue. \ partir des casernes Saint-Marlin, le parcours, qui aura 47» met., sera destiné à l’exercice «les voitures locomotives, h préparer les convois et les chargemens de waggons.

Page 1