LIS VOVAGEUR5 À TRANSPORTER SUR LE PLATEAU DE SA1HT-CTR
Toutes les [ici sonnes qui ont été à même de faire des études approfon lies sur la direction tle Paris à Versailles ont reconnu que le projet le plus economique coûterait de 7 a 8 millions et que les pioJuils probables, qui ne peuvent résulter que du transport des voyageurs , seraient in>ulfisau» pour faire face aux intérêts du capital et aux frais annuels de l'etablissement. Il est donc démontré que Vet vailles ne peut avoir un chemin de fer spécial sans que ceux qui voudront l'entreprendre courent le risque de se ruiner. Ve rsailles, parconsëquent, ue peut jouir des avantages d’un chemin de ce g-nre qu'.mtaut .pie ce chemin fera partie d'unegrande ligne qui présentera dans sonparcour, des'con'tructions moins coûteuses, ce qui permettra de fit i 1 c face au surcroît de dépense qiiP nécessitera la partie du chemin de Versailles .1 Paris, -ans que le prix moyen de la ligue totale soit par lroj»eleV‘ .C’est pour arriver à ce résultat que que nous avons propose la ligne de Paris à Tours qui réunit les deux conditions sus-rnoncées et qui présente en même temps l'avantage d'être la plus directe de Paris à Bordeaux , de traverser toute la Beauce dans son milieu, de parcourir les \ allées les plus riches et les plus peuplées de toute celte contrée et enOn d'amener sur Paris, par la ligne la plus courte, les farines qui lui sont indispensables, une grande partie des vins qu’il consomme, les paves dont il manque et que produisent abondamment les riches carrières d’Epernon , de Saint-Hylarion , de Rambouillet , des Essarta; la pb-rre meulière de Montigny , de Bue, etc., etc.; le Lois provenant des forêts de Rambouillet , de Trappe , des environs de Versailles , etc. Enfin le tracé que nous avons adopté permettra de transporter dans ces contrées la houille, le plâtre , les produits manufacturés tant pour la consommation des habilans de la Beaucc que pour celle îles départemens du sud-oue-t. La masse des produits:! transporter sur la ligne de Tours dépassera de beaucoup aoo.ooo tonnes : ces produits seront élevés sur le plateau de Saint-Cyr, par les moyens que nous allons faire connaître.
L’usage établi pour les communications entre Paris et Versailles est d’ofTrir aux voyageurs uu départ tle quart-d’heure en quart-d’bcure en été et «le demi-heure en demi-heure en hiver. Les départs commencent à sept heures du malin et finissent a dix heures du soir; mais comme le chemin de fer rendra le traje,
plu» court , il s'ensuivra que beaucoup d’habilans de Versailles viendront passer les soirées au sp<'clade à Paris et voudront s’en retourner après; on sera donc obligé de prolonger les heures «le départ jusqu’à minuit. ce<|iti portera à 1 7 le nombre d'heures pendant lesquelles on sera forcé de mettre en mouvement un moteur toutes les demi-heures et ce qui donnera parconséqucnt 5-4 départs par jour tant pour Paris que pour Versailles. Comme les machines locomotives destinées à ce service devront être d'une force de 10 à 12 chevaux, qu'elles n’auront à transporter qu'un nombre de voyageurs qui variera de 20 a 40 par départ, ce poids permettrait de faire remorquer par la machine locomotive de 18 à 20 tonnes sans que la marche fut retardée de beaucoup; et av«c celte charge elle ferait très-facilement, sur des pentesde^ rtiill. 1/2, 8 lieues à l'heure. I.es marchandises qui doivent pr< ndre la direction «le Tours ayant été évaluées à un poids de a, 10,000 tonnes, on aurait à transporter par jour 5 j 8 tonnes ; le nombre des départs étant fixe h 3 j il s’ensuivrait que chaque machine n’aurait à transporter avec les voyageurs que i(î tonnes par voyage, ce qui ne gênerait en rien sa marche. En employant te moyeu toutes les marchandises seraient 1 levées Mtr le plateau de Sr'ainl- Cyr sans qu’il en coûtât un centime de plus.
A. ConnÉsnn.
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